1 mois en Nouvelle-Zélande !

Déjà 1 mois en Nouvelle-Zélande ! Que le temps passe vite… Il s’en est passé des choses, et que des positives.

Dès mon premier jour, j’ai rencontré Raji à mon auberge. Originaire de la région montagneuse du Nord de l’Inde, il est installé en Nouvelle-Zélande depuis 2 ans, et est en vacances à Auckland.

Je commence donc directement la visite de la ville avec lui, ainsi qui du quartier chic de Mission Bay, et ses maisons à plusieurs millions avec vue sur la baie d’Auckland. J’apprends aussi les premiers bons plans comme la carte de bus AT HOP, permettant des réductions de 25 à 50% sur tous les transports en commun de la ville.

Premières impressions sur le coût de la vie

Je savais la Nouvelle-Zélande chère à vivre. Ce n’est pas un mythe. Je n’ai jamais vu des prix aussi élevés, à commencer par les transports.

Bus, ferry, train de banlieue.

Compter 1$ la minute de ferry ou le kilomètre de bus, en plein tarif… Le train de banlieue, le AT METRO, est le moins cher.

En échange, on a droit à un service au top du top, un réseau tentaculaire hyper étendu, tous les équipements sont neufs, et toujours pile poil à l’heure.

Pour le transport terrestre, le réseau fonctionne selon un système de zones. Chaque zone a une tarification différente. En plein tarif, un ticket de bus coûte 5,50$ dans le centre-ville, 3,50 dans la banlieue la plus éloignée. Si on doit traverser 2 ou plusieurs zones, les tarifs de ces-dites zones s’accumulent.

AT METRO, le train de banlieue d’Auckland, en gare de Britomart.

Nourriture

Je n’ai jamais vu de nourriture aussi chère qu’ici ! Tout est importé, sauf quelques fruits et légumes, ou encore le lait et certaines viandes. Mais même pour ces produits cités, c’est cher.

Si je prends l’exemple des fruits : 7$ le kilo de kiwi néozélandais, 4$ le kilo de pommes néo-zélandaises. Même les bananes, connues comme le fruit le moins cher du monde, sont à 2,50 le kilo si ça vient d’Equateur, 3,50 si c’est d’Australie, pourtant à coté !

Pour résumer, les prix les plus bas sont similaires à ceux du Canada, comme les pâtes à 2,50 les 500 grammes. Les prix moyens sont similaires à ceux de l’Australie, comme le lait, le poisson ou la viande. Et les prix hauts sont totalement hors de prix, tout ce qui est « à l’européenne », ou nourriture bio/éthique etc.

Si on vient avec des Euros, ça passe encore, avec le taux de change (100$ NZD = 60 Euros).

Premier mois de visites

Pour se consoler, il y a les paysages et le style de vie néo-zélandais. Même en pleine ville, on est servi.

J’ai fait le Coast to Coast Walkway, promenade « historique » traversant la ville du Nord au Sud sur 16 kilomètres, en passant par le fameux Albert Park ou encore les cratères du Mont Eden et de One Tree Hill, offrants des vues à 360 degrés.

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill

Je suis également allé à Devonport, une petite péninsule résidentielle très calme en face de la grande ville. Belles vues depuis North Head.

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland

J’ai posé les pieds à Rangitoto Island, un paradis volcanique de 15 kilomètres de diamètre, vieux de seulement 600 ans, à la nature ultra protégée.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland.

Comme pour tous ses visiteurs, il faut nettoyer ses chaussures à l’eau savonneuse, brosser tous ses vêtements, et tout mettre dans des sacs hermétiques. Nombre de visiteurs limités, distillés par le petit nombre de ferry qui se rendent à l’île. Interdit de perturber l’écosystème !

Une journée de randonné au Hunua Ranges Regional Park. Très beau parc, à la Jurassic Park, donnant vraiment l’impression d’être perdu même si très bien balisé. Très sauvage, c’est un vrai havre de paix. Asseyez-vous sur un banc à un point de vue, regardez le paysage avec les chants tropicaux des Tui en fond sonore.

Hunua Ranges

Points négatifs : pas assez de point de vue, et les lacs, qui se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau, donnent l’impression qu’on est toujours au même endroit. Tout ne peut pas être parfait.

Toujours est-il que ce parc est encore une fois un exemple en terme de protection de la nature. Par exemple, aux croisements de sentiers, il y a des portiques où l’on doit s’arrêter pour brosser les chaussures et passer un désinfectant biodégradable sur les semelles. La propreté est exemplaire. Les néo-zélandais respectent absolument leurs espaces sauvages et veulent absolument les maintenir en l’état.

Auckland

Auckland, c’est là où vit et travaille 1/3 de toute la population du pays ! Quand on sait qu’en superficie totale c’est similaire à la France, ça fait très bizarre.

Quartier des affaires oblige, c’est aussi la ville la plus riche et la plus chère pour ce qui est d’y vivre. L’immobilier est aussi cher qu’en Australie, mais moins que dans une ville comme New York. Au centre-ville, aucune collocation potable en-dessous de 250$ par semaine. Un loyer ou une propriété, n’en parlons pas.

Pourtant, ils sont loin d’être pauvres. Au centre-ville, les hommes et femmes en costard défilent dans leurs voitures de luxe. Il est courant de voir des Lamborghini et Aston Martin passer dans les rues.

Salaire moyen à Auckland : 55.000$ par an (2015). Salaire minimum 16,50, soit 32.000$ par an à 40 heures semaine. Et on paie moins d’impôts qu’en France. Eh oui, c’est un autre monde !

Autre monde également pour ce qui est de la propreté et de la sécurité. C’est vraiment frappant. Et tellement plus agréable.

La Nouvelle-Zélande est classée 5ème pays du monde où il est le plus sûr à vivre.

Coté géographie, la ville est très, très étendue. C’est un peu le Los Angeles du coin, la verdure et les parcs en plus, bien sûr ! Centre-ville de 3 kilomètres par 3, et le reste s’étend sur des dizaines de kilomètres à la ronde.

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Deuxième semaine : recherche de boulot et de voiture.

Je voulais refaire du Pedicab (vélo-taxi), comme j’avais fait en Australie. Pour l’ambiance ultra cool, l’énorme liberté que procure le boulot, et bien sûr le côté sport et dépassement de soi. J’avais déjà contacté le manager et le patron de la société, et j’étais attendu.

Une fois sur place, j’ai découvert la réalité du terrain en parlant avec les « riders » déjà présents. Résultat : mauvaise saison. Les touristes commencent déjà à quitter les lieux, la pluie va se faire plus intense avec l’hiver qui arrive ici. Bon pour les 2 premiers mois, puis les 5 mois suivants, juste assez pour manger et se loger.

Du coup, je me suis rué sur les sites d’annonces pour le boulot et une voiture.

J’ai pu tester quelques breaks (histoire de pouvoir dormir confortablement dans le coffre pendant mon roadtrip). Très spécial de conduire à gauche, volant à droite. Heureusement, il n’y a ici quasiment que des boîtes de vitesse automatique, ça aide à se concentrer sur la route.

Le Nissan Wingroad, version 2006, un des modèles que j’ai le plus retenu. Se trouve de 3000 à 5000 dollars (1800 à 3000 Euros) selon moteur et kilométrage.

Trouver du boulot en 4 jours ?

En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup moins, que dis-je, énormément moins de PVTistes qu’en Australie. Et il y a encore plus de boulot qu’en Australie ou au Canada.

J’ai trouvé un site gouvernemental qui répertorie tous les sites de recherche de boulot et toutes les boîtes de recrutement. Une véritable mine d’or sortie de la magie d’Internet. Et là, croyez-moi, il y a le choix. La liste est d’une longueur interminable…

Là où il y a le plus de travail, c’est dans la construction, les centres d’appel, le Data Entry (entrer et manager des données sur Xcel, entre autre). Beaucoup de réceptionnistes / serveurs / vendeurs / représentants en vente sont cherchés. Et bien sûr dans le fruitpicking et fruitpacking, début de la saison des kiwis oblige.

Nettoyeur de voiture pour une agence de location, trieur de déchets métalliques en déchetterie, éboueur dans un quartier paisible de la ville, ouvreur de moules en usine… Ce sont ceux qui ont le plus retenus mon attention parmi une bonne dizaine auxquels j’ai postulé au total.

Certains recruteurs ne me parlent que par SMS, assez drôle. D’autres que par mail, sans me donner un numéro pour appeler. Une recruteuse m’a même proposé un rendez-vous dans un café en ville pour faire l’entretien. Je ne sais pas si on ferait ça chez nous.

En 4 jours, j’ai trouvé un boulot !!

Ouvreur de moules (mussel opener)

Le boulot parfait du backpacker. Ouvrir des moules.

  • Durée de 3 mois extensible à jusqu’à ce que je veuille arrêter (1 semaine de préavis).
  • Aucune charge lourde
  • Aucun effort à produire (si ce n’est manier un couteau)
  • En intérieur.
  • Boulot de jour de 7h à 15h30.
  • Tout l’équipement est fourni donc rien à acheter.
  • Paie au rendement, à partir de 16.50 de l’heure
  • Comme je suis en PVT, j’ai un bonus gouvernemental de 1$ par heure. Donc le 16,50 passe à 17,50.
  • Plus je vais vite plus je suis payé : une fois habitué au boulot, je peux être capable d’être payé autour de 22$ de l’heure.
  • Bonus de 8% par heure pour les vacances (compensation car je n’aurai pas le temps de bosser assez pour les avoir).

Et ce n’est pas fini.

Pour 130$ par semaine seulement, j’ai un logement tout inclus (partagé avec d’autres travailleurs de l’usine), à 15 minutes à pied de l’usine, et près d’un petit centre commercial.

Du coup, pas besoin de voiture !

En tout cas, je peux confirmer que trouver du boulot facilement en NZ, ce n’était pas une légende. Si très fluent en anglais et baraqué, absolument toutes les portes sont ouvertes, on peut bosser vraiment partout.

Première semaine de boulot

Ouvrir des moules, voilà qui est original. Encore plus improbable est l’ambiance.

Ici, on vient pour le pognon. Les meilleurs sont payés jusqu’à 32$ de l’heure. Nous sommes 40 ouvreurs, mais en vérité 40 compétiteurs. Dans l’atelier, croyez-le ou non, c’est ambiance salle des ventes de Wall Street, les billets verts remplacés par les moules, les téléphones et écrans remplacés par les couteaux.

Mes collègues sont Maoris, asiatiques, ou encore des îles du Pacifique. Multiculturel, tout comme j’adore !

! L’article complet spécialement dédié à ce job !

Ligne d’ouverture de moules. Photo d’entreprise

Chez Seafood Products, je ne fait pas que d’ouvrir les moules. Seuls les meilleurs ouvreurs ne font que ça. Les autres tournent à tous les postes en attendant de prendre de l’expérience. On nous place où il y a besoin de mains.

J’ai donc aussi fait du grading, c’est à dire le tri du produit fini. On enlève les coquilles vides, les moules qui se trimballent en dehors de la coquille, les moules abîmées, les crabes coincés, ou les coquilles fissurées, avant que ça parte au congélateur.

Je fais aussi du packing, l’emballage. Poste plutôt sympa, le plus calme de tous. Mais aussi là où il fait le plus froid (8 degrés) car près du congélateur à -25.

Super entreprise à la super ambiance et où tout le monde est là pour la même chose. Rien ne nous arrête. Et ça fait franchement plaisir.

Les trucs chiants : on est debout tout le temps. Suivant où on est dans l’atelier, il peut faire frai. Si proche du congélateur, 8 à 10 degrés. Si proche de la salle de cuisson 16 degrés. Il faut rester habillé sous les vêtements de travail.

Voilà donc un premier mois très chargé.

Pas une seule seconde pour m’ennuyer !

Ayant un boulot pour au moins 3 mois, je passe du mode voyage au mode économies. Économies qui me serviront à acheter une voiture et faire mon roadtrip dans le pays. Cela m’évitera d’utiliser mes Euros.

Voilà qui promet pour la suite. Je suis maintenant sûr à 100% que je pourrai rester en Nouvelle-Zélande une année complète !

Vous avez déjà fait un PVT en Nouvelle-Zélande ou autre pays? Comment s’est passé votre recherche de travail? Vous avez trouvé dans quel domaine?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *