Archives mensuelles : mai 2017

Comment se déplacer en Australie ?

L’Australie est un très grand pays.

En terme de superficie, il est en sixième position, derrière la Russie, le Canada, les États-Unis, la Chine et le Brésil.

Quand on regarde visuellement les différences de taille en superposant la carte de l’Australie à d’autres pays, voilà ce que ça donne :

Par rapport aux USA :

Par rapport à l’Europe :

 

Et par rapport à ce qu’on connaît le mieux : la France :

 

On se rend alors bien compte des distances phénoménales que l’on aura à parcourir pour rejoindre certaines villes ou autres endroit que l’on aimeratit absolument visiter !

Souvent, quand on prend le volant pour se déplacer, ce n’est pas pour faire 200 kilomètres comme chez nous, mais plutôt 500 ou 1.000 kilomètres… À chaque fois que vous vous déplacerez, c’est un peu comme si vous faisiez le trajet Strasbourg/Brest ou Lille/Marseille…

Faisons un peu le tour des moyens de transport en Australie !

Note : je ne parlerais ici que des moyens de transport classiques, pas d’autostop, covoiturage, vélo, marche, bateau, ou tout autre moyen possible et immaginable !

 

L’avion

Vous pouvez alors prendre l’avion, en utilisant les compagnies Low Cost australiennes ou asiatiques, comme TigerAir, AirAsia, Jetstar, Virgin Australia… J’ai déjà personellement utilisé les compagnies TigerAir et AirAsia sans avoir eu de problème. Pour un trajet Darwin-Brisbane, vous vous en tirerez pour un peu plus de 100$ le vol en aller simple.

Un avion de la compagnie JetStar.

Mais attention à la date que vous choississez ! Exemple : dans une même semaine, un vol sera présenté à 100$ le lundi, le même vol à 300 le mardi puis 150 le mercredi etc… Comparer les prix sur la semaine est primordial !

Des astuces pour trouver des vols le moins cher possible : je vous renvoie vers cet article du blog de Joh&Max, très détaillé et bien expliqué : Trouver des vols pas chers !

C’est bien sûr le moyen le plus rapide ! Seul point, qui peut être un défaut ou non : vous devrez payer une multitude de suppléments, selon ce que vous voulez. Les repas (en moyenne 10/15$), les bagages de plus de 7 kgs (de 15 à 50$), la sélection de sa place dans l’avion (environ 5$) etc… Tout est payant en plus du prix de base…

J’explique pourquoi et comment dans mon article « Comment fonctionnent les compagnies aériennes Low Cost« .

 

La voiture

Si vous avez le budget pour louer (ou acheter pour celles et ceux qui sont en PVT) une voiture, ou même mieux, un camping car ou un van, c’est super ! Vous allez adorer dormir au milieu de nulle part et profiter des commoditées offertes sur le bord de route, comme les campings, les Road House, ou les Homestead.

Vous vivrez une belle expérience, à coup sûr. De plus, c’est sans conteste le meilleur moyen de se déplacer en Australie : les infrastructures du pays s’y prêtent à merveille et cela vous permet un maximum de libertés.

Faites juste bien attention à prendre un véhicule en bon état !

Pour toutes les informations concernant le voyage en van ou comment acheter un van en Australie, je vous renvoie vers l’incontournable et très complet site internet « Océanie pour les Zéros », ainsi que la chaîne YouTube : Océanie pour les Zéros YT. Vous y trouverez toutes les infos !

 

Le train

Une autre solution atypique (pour les gros budgets !) est le train.

Vous pourrez relier chaque extrémité du pays en tout confort, en quelques heures, quelques jours, voire une semaine pour les plus longues distances. Les premiers prix vous donnerons un simple siège, tandis qu’avec les plus gros tarifs, vous aurez droit à la cabine privée avec couchette.

Le réseau est le plus développé (et donc le moins cher) sur la côte Est. Cependant, attention à la ponctualité médiocre, pour les longues et très longues distances.

Le train « The Ghan »

 

Les très longues distances sont faites par les trains The Ghan, Indian Pacific et The Overland. Sur ces trains, très chers, vous pourrez gagner quelques dollars en basse saison ou en achetant vos ticket très à l’avance.

Le site internet du train The Ghan, qui relie le pays du Nord au Sud, de Darwin à Adélaïde : http://www.greatsouthernrail.com.au/trains/the-ghan

Une idée de prix : le trajet Darwin/Adélaïde en basse saison se situe entre 2.000 et 3.300$ selon la classe et se fait en environ 3 jours.

 

Le bus

Le dernier moyen de transport dont je parlerai ici est le bus. C’est celui que j’ai utilisé pendant mes 3 mois dans le pays.

En effet, mon budget serré ne me permettait pas de prendre le train ou de m’acheter/louer un van ou une voiture. C’est le moyen de transport classique le moins coûteux en Australie. J’en profite pour vous partager mon expérience avec le bus !

Tout d’abord, il y a un choix assez important de compagnies. Tout dépend de ce que vous voulez faire et de vos attentes. Vous aurez la compagnie ultra haut de gamme, la compagnie qui travaille pour des agences de voyage, la compagnie qui se limite à une seule partie du pays, la compagnie bas de gamme etc…

Les deux compagnies principales et les plus usitées sont Premier Motor Service et Greyhound Australia,toutes les deux de gamme acceptable, de même niveau à ce que l’on peut trouver en France (Isilines, OuiBus, Flixbus etc…).

Rendez-vous dans toutes les gares de bus en Australie pour avoir un accès direct et physique avec les compagnies. Faites aussi vos recherches sur le net si vous le pouvez.

Attention cependant à bien savoir où vous êtes et où vous voulez aller !

Premier se limite à la côte Est entre Melbourne et Cairns. Greyhound Australia se limite en un rayon plus large, desservant les villes de Darwin, Cairns, Sydney, Melbourne, Adélaïde et proposant de nombreux arrêts aussi. En terme de tarif, les deux compagnies se valent, à quelques dollars près.

 

Premier Motor Service

J’ai utilisé cette compagnie pour me déplacer entre Brisbane et Cairns, pendant 1 mois.

Mon conseil : prenez un Pass Hop on Hop off !

Cela vous fera faire de supers économies et vous donnera une grande liberté !

Par exemple, si vous voyagez entre Sydney et Cairns, un Pass Sydney-Cairns vous permettra de vous arrêter à chacun des arrêts du bus et de le reprendre plus tard le temps de faire vos visites ! La vilidité du Pass est de 2 mois, extensible à 6 mois !! La seule condition est qu’il faut que vous vous déplaciez toujours dans le même sens (Nord-Sud ou Sud-Nord, selon d’où vous partez). Vous ne pouvez plus revenir en trajet inverse.

Exemple de prix : Pass Brisbane-Cairns : 250$ valable 6 mois.

Les bus de cette compagnie sont très ponctuels et les chauffeurs que j’ai eu ont tous été très sérieux dans leur travail, en plus d’être disponibles pour échanger quelques mots durant leurs pauses. Vous aurez le WiFi, les toilettes, diffusion de films, climatisation…

Le site internet : https://www.premierms.com.au/newhome/Home.asp

Un bus Premier Motor Service, en gare de Brisbane.

 

Greyhound Australia

J’ai utilisé cette compagnie pour rejoindre Cairns à Alice Springs, puis Alice Springs à Darwin, soit 3.900 kilomètres au total.

C’est la compagnie concurentielle de Premier, en tout cas sur la cote Est ! Ils font sensiblement les mêmes arrêts et proposent des prix et des Pass similaires comme le Hop on Hop off dont je parlais.

Par contre, ils ont aussi des destinations beaucoup plus lointaines dans le pays, agissants presque comme un intermédiare au coûteux trajets en trains.

Voyons ce qu’ils proposent de plus intéressent que Premier.

Le Pass kilométrique
Les pass qui peuvent être intéressents sont les pass kilométriques. Vous allez où vous voulez sur la carte de bus depuis où voulez, dans n’importe quel sens ou n’importe quel trajet, vous arrêter où vous voulez… Vous ne serez limité que par le nombre de kilomètres inscrit sur votre pass et sa date de péremption. Ils sont disponibles de 1.000 à 25.000 kms (190 à 2.700$) et valables 12 mois !

Les destinations
Ils font les mêmes arrêt que Premier sur la cote Est mais Greyhound Australia vont bien plus loin ! Tout en gardant des prix franchement attractifs. J’ai parlé de mon trajet de 36 heures entre Cairns et Alice Springs dans mon article sur le Red Center. Les 2.400 kilomètres se payent 220$ et le trajet passe bien plus vite que ce que l’on peut penser, grâce aux nombreux arrêts dans les Road House ou les quelques petites villes et villages du désert.

Un apercu des destinations proposées par Greyhoung Australia.

 

Les services à bord sont les mêmes que pour Premier : WiFi (sauf dans les désert bien évidemment !), toilettes, sièges inclinables etc…

Sur les longs trajets, vous aurez deux chauffeurs qui se relaient à chaque arrêt. Sur mon trajet de Cairns à Alice Springs, ce sont 3 équipes de 2 chauffeurs qui se sont relayées (Cairns-Mount Isa-Tennant Creek), assurant une grande sécurité !

Le site de Greyhound Australia : https://www.greyhound.com.au/

 

Ne reste plus qu’à choisir quel moyen de transport vous préférez et lequel vous pouvez vous offrir également !

 

Il y en a pour tous les goûts !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Pourquoi les avions ne volent pas plus vite ?

Imaginez-vous à Paris ou à Montréal, embarquant dans votre avion à destination d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Vous êtes super heureux à l’idée de passer les vacances ou le voyage de votre rêve. Vous êtes confortablement installé derrière votre hublot, la tête pleine d’images de rêve. L’avion décolle et, 2 heures plus tard, au terme d’une petite sieste, vous vous retrouvez à l’autre bout de la planète et réalisez un de vos plus grand projet.

Si comme moi vous avez déjà fait ce rêve fou, ce n’est malheureusement pas encore possible…

Pourtant, les projets de transport supersonique et autres projets sont relativement nombreux. Certes, ces projets ne seront pas en mesure de faire une telle distance en 2 heures de temps. Mais comparé à un vol avec escale obligatoire, au vu des kilomètres, troquer 20 heures contre 10 ou 15 est déjà un très bon début !

Mais est-ce que les avions peuvent voler plus vite ? Est-ce qu’ils peuvent voler plus loin et donc plus longtemps pour éviter les escales ? Est-ce qu’il sera possible un jour de faire 18.000 kilomètres en 5 heures ?

 

Gain de temps de vol, où en sommes-nous aujourd’hui ?

Les compagnies publient souvent des catalogues avec toutes leurs destinations, les temps de vol et parfois même les tarifs moyens. C’est le genre de brochure que vous pouvez trouver dans la pochette en avant de votre siège dans l’avion.

Une brochure European British Airways, datant de 1950.

Savoir que l’on peut rallier Paris à Montréal en 7h30, c’est bien. Mais pour savoir où on en est réellement sur les gains de temps de vol, il faut pouvoir le comparer à ceux qui étaient en vigueur il y a quelques décennies.

Commençons le travail de recherche.

Si l’on regarde la brochure de la compagnie American Airlines éditée en 1967, on peut alors comparer des résultats intéressants.

À cette époque, le vol entre New York et Los Angeles, le vol AA Flight 3, durait 5h43. Tous les jours, ce vol en question partait de New York à midi, et arrivait à L.A. à 14h43 (oui, ça ne fait pas 5h43, c’est à cause du décalage horaire 😉 ).

Ce qui est assez fascinant, c’est que ce même vol AA Flight 3 existe toujours aujourd’hui ! Mieux encore, il part toujours à la même heure, midi. Seulement, il arrive aujourd’hui à L.A. à 15h27, soit 6h27 de vol au lieu de 5h43 !

Comment ? Pourquoi ? Pourtant la technologie a grandement évoluée, les moteurs sont plus puissants, les contraintes techniques bien mieux maîtrisées. Cela devrait aller beaucoup plus vite qu’en 1967, non ?

Rappelons-nous : en 1967 pour reprendre l’exemple, l’Homme n’avait pas encore marché sur la Lune, et un simple ordinateur prenait alors la taille de votre salon, pour une puissance 1.000 fois moindre ! Par contre, nous volions aussi vite voire plus vite que de nos jours entre les villes et les pays.

Un ordinateur dans les années 60… Oui, il n’y a bien qu’un seul ordinateur sur cette photo… !

 

Laissez-moi vous le dire : la majeure partie des vols de nos jours prennent plus de temps que dans les années 60 !!

Le temps de vol, c’est à dire le temps que l’avion est « dans les airs », est le même qu’à l’époque. Un point très important en comparaison avec les années 60 intervient cependant. Aujourd’hui, le trafic aérien est tellement dense qu’il y a des bouchons dans les aéroports comme il y a des bouchons sur la route ! Imaginez, rien qu’aux Etats-Unis, ce sont plus de 4.000 vols qui se déroulent à chaque jour qui passe !!

En conséquence, les « routes » aériennes que prennent les avions d’aujourd’hui sont différentes, et parfois donc rallongées par rapport à l’époque. Plus de distance égal plus de temps.

Mais cela n’explique pas tout…

 

Que c’est-il passé ?

Quels ont été les progrès faits en aéronautique depuis 50 ans ?

Pourquoi un avion ne vole pas plus vite de nos jours malgré toutes ces avancées ?

Voyons tout ça de manière simple.

 

La prochaine partie est un peu technique, mais pour répondre à la question, il faut passer par là ! Rassurez-vous, je vous traduit tout ça de manière simple 😉

 

La technique : les moyens de propulsion

Au tout début, il y a eu les avions à moteur à piston et hélice. De nos jours, on les voit équiper les petits avions de tourisme de 2 à 4 places que l’on trouve dans les aérodromes de nos villes, ou les avions d’acrobatie ou de ravitaillement, pour citer quelques exemples.

De nos jours, pour faire simple, il y’a 3 principaux types de moteurs d’avion : le turbopropulseur (avions à hélices), le turboréacteur à simple flux (avions de chasse), et le turboréacteur à double flux (avion à réaction).

Chacun de ces types de moteurs ont leurs propres technicités, performances, points forts et points faibles.

Le turbopropulseur
Il équipe les petits avions parcourant de faibles distances (en moyenne 1 heure de vol ou 400 kilomètres). Un équipement de ce type ne pourra emmener un avion à plus de 700km/h et 8.000 mètres d’altitude. C’est le mode de propulsion idéal pour le transport régional. Il coûte peu cher a acheter et à entretenir.

Le turboréacteur à simple flux
Il équipe les avions de chasse. Il sont très puissants, d’autant plus qu’on peut leur ajouter un système appelé « Post-Combustion » qui injecte un surplus de carburant, augmentant très fortement la puissance (150% de la puissance de départ !). Cependant, ils consomment énormément de carburant et sont excessivement bruyants ! Ils coûtent chers à l’achat et sont coûteux et complexes à entretenir.

Le turboréacteur à double flux
C’est celui que vous voyez partout sur les pistes des aéroports. C’est celui qui équipe tous les avions de lignes et la plupart des avions commerciaux. Comment fonctionnent-ils ?

 

Le fonctionnement d’un réacteur à double flux

Pour fonctionner, un réacteur a besoin d’air et de carburant. Tout d’abord, la vitesse de l’air entrant dans le réacteur est accéléré par la grosse hélice que l’on voit de l’extérieur. Puis, au lieu d’aller directement dans le réacteur, le flux d’air créé va se séparer et prendre 2 chemins différents.

Premier chemin :
Le flux d’air rentre dans le compresseur basse pression du réacteur. C’est une série d’hélices de grande taille qui vient comprimer l’air.

Puis il passe dans le compresseur haute pression. C’est une série d’hélices de petite taille qui va encore plus comprimer l’air.

La température de l’air est alors tellement haute à cet endroit que le carburant injecté s’enflamme automatiquement, libérant un phénomène de « puissance d’accélération » qui fait alors « accélérer » l’avion.

Puis le mélange passe à nouveau dans un autre compresseur basse pression avant d’être directement évacué par la tuyère à l’arrière du réacteur.

Deuxième chemin :
L’air passe à l’extérieur des compresseurs, mais reste au sein du réacteur. C’est un chemin de contournement. Le flux d’air est uniquement accéléré par la grosse hélice visible de l’extérieur, aussi appelée la « soufflante ».

Cette technique permet de réduire le bruit créé par le réacteur, mais aussi sa consommation de carburant, d’une manière très efficace. Plus l’air non compressé (qui passe par le deuxième chemin) est important, moins le réacteur consomme de carburant et moins il est bruyant, sans faire perdre trop de puissance.

Le turboréacteur double flux est donc le type de moteur qui réalise le meilleur compromis entre réacteur à hélice, trop lent, et le réacteur simple flux trop bruyant et trop consommateur.

 

Le cas du Concorde

Un bel oiseau, n’est ce pas ? C’est lui qui, le premier, nous a fait rêver de voyager toujours plus vite ! De Paris ou Londres à New York en 3h30 ! Dommage qu’il ne soit plus en service… Il représentait une avancée technologique extraordinaire pour l’époque !

Bon, il a eu de graves accidents, on le sait. Il y avait aussi beaucoup de plainte concernant le bruit assourdissant de l’avion. Mais au-delà de ça, il y avait aussi un coût de maintenance qui explosait de manière exponentielle avec son ancienneté et des normes anti-pollution qui ne pouvaient plus être respectées. Le dernier accident à Paris en 2000 a en fait juste été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase…

Pour voler à une vitesse comme celle du Concorde, on ne peut plus faire appel à un turboréacteur à double flux, qui est bien trop peu puissant pour cette application. Il faut revenir à des réacteurs à simple flux, comme ceux des avions de chasse. De plus, ceux du Concorde étaient équipés de Post-Combustion. De toutes les manières, le Concorde était voué à l’échec avec les normes d’aujourd’hui, rien qu’en terme de consommation et de pollution.

Il faut aussi avoir le porte-feuille sacrément rempli pour prendre ce genre d’avion. En effet, en prenant en compte l’inflation des monnaies, cela coûterait de nos jours entre 4.000 et 6.500 Euros le billet d’avion !!

Adieu Paris-New York en 3h30, revenons à 7h30…

Cette photo en noir et blanc de 1970 montre bien les dégâts écologiques dont le Concorde était capable… Rien à voir avec les « trainées blanches » que l’on peut voir aujourd’hui !

La vitesse de déplacement, est-ce si important ?

Soyons clair, pour les compagnies, la vitesse n’est pas importante.

La vitesse n’est qu’un argument de vente pour les compagnies. C’est comme la personne qui roule en Bugatti : c’est principalement parce que c’est la voiture de route la plus rapide qui existe, et c’est ça qui attire ses clients.

Pour une compagnie, voler plus vite, cela revient à faire plus de vols, donc à rembourser plus rapidement l’achat d’un avion de ligne.

Mais on l’a vu dans un autre article présent sur ce blog, « Pourquoi prendre l’avion coûte si cher ? », ou j’ai détaillé le plus précisément possible tous les coûts qu’une compagnie aérienne avait à couvrir.

Le coût d’un avion est ridicule face à toutes les autre charges. La conclusion est simple : rembourser plus vite le coût d’un avion ne sert à rien.

Ce sur quoi les compagnies regardent le plus, c’est la consommation de carburant. Ils s’arrangent toujours pour faire voler leurs avions en consommant le moins de carburant possible. Car les normes de pollution sont drastiques mais bienveillantes pour la planète. De plus, ça réduit un tout petit peu la facture, aussi bien pour eux que pour nous dailleurs.

Comment consommer et polluer moins avec un avion ?

La méthode est simple : les fabricants de réacteurs d’avion font des tests et éditent des tableaux qui indiquent à quelle vitesse l’avion va consommer le moins de carburant. Il suffit de suivre ces tableaux à la lettre. C’est pour cette raison que tous les avions de ligne équipés de turboréacteurs à double flux de nos jours volent entre 800 et 885 km/h.

C’est très « lent », comparé à ce que l’on a connu avec le Concorde, ou avec les projets à venir qui sont encore plus rapides que le Concorde.

Mais c’est ce qui est pour l’instant la moyenne qui permet de répondre aux normes fixées actuellement. Si on veut aller plus vite, cela consommera beaucoup trop de carburant.

Il y a quelques années ont été introduits ce que l’on appelle les « Winglets ». Aujourd’hui, elles sont sur presque la totalité des avions de ligne. Ce sont les rebords que l’on voit remonter au bout des ailes.

Ces petits appendices aérodynamiques servent a rediriger le flux d’air qui passe au bout des ailes. Résultat, le flux d’air est rendu constant et stable, ce qui permet une réduction de la consommation à vitesse égale (on parle de 5% de réduction de consommation). C’est un peu comme si sur votre voiture, vous enleviez votre galerie de toit avec les skis ou les vélos dessus.

 

La réalité et l’avenir

Résumons tout ça : il faut trouver le meilleur compromis entre vitesse maximale et consommation de carburant minimale.

De nos jours, on peut aller beaucoup plus vite, mais on consommera forcément de trop. On peut aussi consommer beaucoup moins de carburant, mais alors on sera forcément beaucoup trop lent.

Le compromis que l’on a aujourd’hui, entre 800 et 885 km/h, est le meilleur que l’on a jamais eu !

Réjouissons-nous quand même : avec les vitesses de déplacements actuelles, les avions sont capables de voler partout sur la planète en moins de 24 heures. C’est assez rapide pour tout le monde, non ? Il me semble que la barrière pour la plupart des personnes voyageant est le coût, et non la vitesse.

C’est pour ces raisons que les fabricants d’avions et les compagnies continuent de concentrer leurs efforts a baisser les coûts des billets qu’ils vendent, et non à aller plus vite pour plus cher.

Je pense qu’il est préférable pour tout le monde de garder les coûts au plus bas, plutôt que de revenir à l’époque où l’avion était réservé aux riches à cause des prix de vente.

En attendant de faire Paris-Auckland en 2 heures, soyons patients et attendons les avancées technologiques des prochaines décennies !

Le projet français ZEHST, une sorte d’avion-fusée, qui permettrait à terme de rejoindre Paris à Sydney en 3h30 ! Il pourrait acceuillir jusqu’à 100 personnes à son bord.

 

Aymeric LECOSSOIS
Qui suis-je ?