Archives mensuelles : juin 2017

Australie #1 : Les îles Whitsunday en catamaran !

En arrivant à Airlie Beach, sur la côte Est australienne, on ne se rend pas vraiment compte de l’endroit où l’on met les pieds.

Petite ville « hype » de 8.000 habitants, avec ses petits immeubles de construction récente et colorés, serrés les uns aux autres sur la montagne qui surplombe la mer. Le centre ville est très simple : une rue principale où bars, restaurants et auberges de jeunesses se succèdent face au Lagoon, une piscine publique gratuite à ciel ouvert.

L’ambiance est très cool et calme de la journée passe à une ambiance vivante et assez festive la nuit. Une petite ville côtière australienne habituelle, où il fait bon vivre !

Le Lagoon d’Airlie Beach, avec une partie de la ville dans la colline en arrière plan.

Une partie de la ville vue depuis la petite nationale qui longe la côte.

 

Seulement, ce qu’on ne voit pas, c’est qu’à une trentaine de kilomètres au large se trouve un archipel de 74 îles paradisiaques nommé Whitsunday Islands. Parmis ces îles se trouve une des plus belles plages de sable du Monde. On y trouve aussi un des sables les plus purs du Monde. Pour aller découvrir tout cela, un nombre impressionnant de bateaux attendent les touristes au port d’Airlie Beach. C’est le business local.

Alors, bien sûr, en voyant cela, on se dit que les îles sont pleines à craquer de touristes et les lagons pleins à craquer de bateaux. Mais finalement, pas tant que ça. J’ai toujours le chic pour être au bon endroit au bon moment. En ce mois de Septembre, nous sommes ici encore en hiver, évitant la horde de backpackers et autres touristes. Pas plus de 25 degrés, nuageux. C’est aussi la période de migration des baleines, ce qui pourrait promettre un beau spectacle.

J’embarque avec 30 autres voyageurs sur le Wings 3, de la compagnie Whitsundays Sailing Adventures, pour 2 nuits et 2 jours de folie, au milieu du paradis ! C’est un catamaran de 18 mètres de long.

Là, pareil, je me suis dit « 30 personnes sur un bateau de 18 mètres, ça va être une horreur, on va se marcher dessus ! ». Il n’en a rien été ! J’ai même réussi, avec surprise, a avoir mes petits moments de solitude sur le pont ou à l’arrière du bateau !

Le bateau

 

Nous allons réaliser la route suivante

 

Premier jour

Pendant que nous faisons connaissance entre voyageurs sur le pont du bateau, le capitaine nous emmène à notre premier arrêt pour faire du snorkeling au Nord-Est de l’île principale, Whitsunday, à 3 heures de voile du port.

L’eau est à 22 degrés et, malgré la combinaison intégrale (obligatoire à cause des méduses-boîtes), on ne restera pas très longtemps dans l’eau ! 10 minutes pour ma part, 20 pour les courageux ! Quand on est habitué à 35 degrés depuis quelques mois, à 22 degrés, on sort presque le manteau 🙂

Le corail n’était pas très coloré et peu de poisson. Il y avait pas mal de courant. Les palmes m’ont bien servit ! Nous n’avons pas raté grand chose. Un poil déçu, mais j’attends de voir la suite.

Après un bon café bien chaud, de bonnes rigolades pour nous réchauffer et un petit casse-croûte, nous repartons pour Tounge Bay, 1 heure de voile plus loin, afin de manger et dormir. Sur le chemin, nous croiserons 3 baleines, dont une qui s’amusait à frapper la queue à la surface de l’eau.

Les matelots nous expliquent alors qu’elles font ça avant de replonger pour une longue durée sous l’eau. Elles étaient à 30 mètres du bateau ! C’était impressionnant !

Le soir et pendant une longue partie de la nuit, mon activité consistera à observer les poissons à l’arrière du bateau, accompagné d’un lyonnais. Sous la coque, des lumières puissantes éclairent juste sous le niveau de l’eau, attirant tous les petits poissons. Il y avait aussi quelques méduses.

Et vient maintenant la grande expérience de dormir sur un bateau, ce que je n’avais encore jamais fait ! Si vous êtes claustrophobe, ce ne sera pas pour vous. Si vous avez le mal de mer, non plus. Deux ou trois personnes ont dormi sur le pont. Sinon, mis à part le bruit de clapotis constant (prévoyez les bouchons d’oreille), c’était super confortable et très silencieux ! Vous êtes comme légèrement bercé par des petites vaguelettes.

 

 

Deuxième jour

Réveillés assez tôt avec un bon petit déjeuner et à grands coups de café, nous prenons le bateau pneumatique pour rejoindre la plage de la crique et entamer une courte randonnée de 30 minutes dans une forêt d’eucalyptus. Nous nous dirigeons vers le Hill Inlet Lookout. Et là, stupeur !

Le paradis existe ! Nous avons alors une superbe vue panoramique sur la plage Whitehaven Beach, qui figure au top 10 des plus belles plages du Monde (et ça le vaut). Un paysage extraordinaire, une eau transparente et des bancs de sable en forme de grands tourbillons à fleur d’eau. Complètement fou !!

Nous y descendrons ensuite, afin de fouler son sable dans lequel on retrouve 98% de silice ! Le plus pur du Monde ! Une blancheur éclatante ! Le matelot-guide qui était avec nous, Chad, m’expliquera que quand il fait humide, le sable devient craquant sous le pied ! Nous avons profité de la plage et de l’eau cristalline. Un décor féérique ! Il y avait des stingrays et des requins citrons (inoffensifss pour l’homme) dans l’eau.

Aussi, c’est parfait si vous avez besoin d’une petite pédicure. Sans vous en rendre compte, vous nettoyez sacrément bien vos pieds en marchant dans ce sable atypique. Pas besoin de frotter ! Le soir, on avait la plante des pieds toute rosie avec l’abrasion du sable.

En début d’après-midi, nous revenons au bateau. Nous partons dans une crique voisine pour faire du snorkeling. L’eau est toujours aussi froide, mais le récif est bien plus intéressant et les poissons nombreux ! C’était super ! J’en ai vu des bien gros ! Et les éternels tout multicolores qui se promènent en bancs. L’expérience est encore plus géniale quand ils te suivent en nageant à coté de toi !

Résultat, je suis resté 2 fois plus longtemps dans l’eau, alors qu’elle était à peine plus chaude. Comme quoi !

Nous levons l’ancre une fois de plus pour nous diriger au Hook Passage, au Nord-Ouest de Whitsunday Island. Nous aurons notre « sunset cruise », tranquillement sur le pont du bateau. Totalement incroyable… Encore des baleines, et même des dauphins qui suivent le bateau… Dans une lumière de coucher de soleil irréelle.

Alors que nous étions en train de manger d’excellents Nachos sur le pont, de grandes mouettes volaient à nos coté pour prendre leur part. Impressionnant !

Et que dire du ciel, de la lumière, du soleil, du coucher de soleil, des couleurs, du paysage, de l’eau… Incroyable !!

L’activité du soir sera la même, à observer et attendre patiemment le « gros poisson » à l’arrière du bateau…

Quand soudain, un énorme poisson vient casser la croûte dans le banc. Impressionnant ! Un vrai prédateur, très rapide malgré sa taille ! Nous appelons Chad le matelot. C’est un Trevally Géant, une sorte de gros Thon, mesurant jusque plus de 1m50 de long pour plus de 60 kilos !

Il tournait en rond, à la manière d’un requin, puis rentrait au hasard dans le banc de poisson pour le disperser. Puis, il coursait les poissons les plus éloignés du groupe. Une véritable course poursuite qui finissait par un petit saut hors de l’eau. Et comme c’est un poisson de 60 kilos, on avait l’impression que quelqu’un tombait du bateau ! Tout ça à moins de 3 mètres de nous. Fallait pas mettre la main dans l’eau !!

Puis, un autre Trevally Géant est arrivé. Et là, c’était la baston entre les deux, telles les oiseaux qui se battaient pour nos Nachos quelques heures avant. Impressionnant ! Le spectacle durera plus de 2 heures.

En voilà sorti de l’eau !! Énorme !!

 

Troisième jour

Encore un réveil matinal, car nous devons être de retour au port pour 11h. Nous mettons les voiles pour un ultime spot de snorkeling sur Hook Island, à Manta Ray Bay. Une baie totalement sauvage avec une superbe forêt, de toutes petites plages et un littoral rocheux magnifique. Il a plu en matinée et l’eau est toujours aussi froide ! … Mais le cadre est là !

Hook Island

Nous levons l’ancre pour une dernière fois, direction Airlie Beach, à 2 heures de voile…

Évidemment, 2 jours et 2 nuits dans un endroit pareil, c’est trop court. Bien trop court. C’est plutôt 2 mois que 2 jours qu’il faudrait ! Mais voilà, tout début à une fin, comme on dit. Aussi, c’est bien de ne pas trop abuser sur l’expérience, histoire de n’en garder que de bons souvenirs, et de toujours être dans un état second quand on se rappel des images que l’on a vues.

Mais ce n’est pas fini pour autant ! On ne se dit pas au revoir comme ça, quand même. Eh non ! Il y a des coutumes, des codes à respecter. Rendez-vous au bar du coin avec les gens du groupe et l’équipage pour un petit verre !

 

Conclusion

Mes amis, la conclusion de ce trop court voyage en bateau est très simple : le paradis existe !

Les mots ne sont pas assez forts. Tout était incroyable, du début à la fin, même si les spots de snorkeling et le climat n’étaient pas toujours au rendez-vous. Le groupe était génial, l’équipage au top. On a même super bien mangé du matin au soir ! Une super expérience en bateau.

C’était du tout en un : les baleines, les dauphins, les poissons, le snorkeling, la randonnée, la plage, les sunset cruising… On a tout eu, je vous dit !

Les îles Whitsunday sont absolument splendides ! Si vous passez un jour dans le coin, arrêtez-vous, c’est obligatoire !!

À faire une fois dans sa vie ! (au moins)

Des poissons bizarres, qui font du snorkeling !

 

Mes conseils

Ne pas avoir froid !
Amenez au moins un pull et un pantalon en plus. C’est pas parce qu’il fait 30 en ville qu’il fait 30 sur l’eau, croyez-moi… Les conditions ne sont pas du tout les mêmes en mer ! Vous risqueriez d’être très surpris… De plus, si vous êtes claustrophobe ou que vous n’aimez pas dormir en cabine, vous aurez bien plus chaud avec de bons vêtements si jamais vous voulez dormir sur le pont.

Ne pas être malade !
De même, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de vagues sur la plage qu’il n’y a pas de vagues en mer ! Vous risqueriez d’être très surpris à nouveau. Si vous avez le mal de mer ou que vous n’êtes pas sûr d’avoir le mal de mer, prenez ce qu’il faut !

Ne pas brûler au soleil !
On est en Australie, le pays du record du taux de cancer de la peau. Ici on ne parle pas d’un indice UV de 4 ou 5 mais de 9 jusque 15 ! Eh oui, il n’y a pas que les animaux, le soleil veut aussi te tuer en Australie. De plus, l’eau réfléchit les rayons, ainsi que le sol du bâteau et le sable des plages. Vous n’aurez pas grande ombre… Quand vous allez voir les paysages, vous passerez forcément tout votre temps dehors. Ecran maximal appliqué le plus régulièrement possible ! N’oubliez pas non plus un chapeau ou au moins une casquette.

Ramener de bons souvenirs !
Amenez votre GoPro ou un appareil photo étanche en plus du reste ! Ma GoPro n’étant plus étanche, j’ai pas grand chose des sessions de snorkeling… Si vous n’avez pas ou peu de matériel photo, l’équipage en fait pour vous et vous vend ensuite les photos sur clé USB ou sur CD à la fin du séjour. Sur mon bateau, c’était vendu au pris de 20$.

Le groupe !!

 

La vidéo !

Parce que les photos, ça bouge pas !

 

Si j’ai quelque chose à rajouter ? Non !

Si vous avez quelque chose à rajouter ? Dites moi en commentaire !

Sur-ce, je vous dit bon vent ! (voix de Jean-Pierre Pernault)

 

Aller plus loin…

Le site internet d’Airlie Beach : http://www.airliebeach.com/

Le site internet de Whitsundays Sailing Adventures : https://whitsundayssailingadventures.com.au/

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
 Qui suis-je?

Chaque voyage est-il un test pour un autre ?

Vous avez déjà voyagé plusieurs fois, que ce soit quelques weekend, quelques semaines, quelques mois, voire même un tour du monde organisé sur un an.

Avez-vous un jour déjà pris un peu de recul par rapport à vos voyages passés ? Vous êtes-vous déjà demandé si, au fond, il n’y avait pas une histoire qui liait tous ces voyages entre eux ? Avez-vous déjà remarqué que chaque voyage a en fait été une étape de plus pour le prochain ?

À l’heure où j’écris ces lignes, cela fait 9 mois que je n’ai pas repris la route, la vraie route, pas celle où je pars 2 jours de weekend au Luxembourg comme j’ai pu le faire. Et je commence à prendre pas mal de recul sur mes autres voyages. Avec le temps, je remarque les véritables raisons qui m’ont poussées à faire ces voyages.

Il y a quelques mois, j’ai remarqué une chose qui m’a intriguée : il y a une histoire dans mes voyages, un cheminement logique, alors même que je ne m’en était pas vraiment rendu compte et que donc je ne l’avait pas forcément voulu. Une sorte de destin invisible et insondable, mais pourtant tout tracé.

Voici une bonne citation de l’explorateur Mike Horn : « C’est en dehors de sa zone de confort que l’on vit ». Je me reconnais tellement dans cette phrase !

Mike Horn

 

L’expérience québécoise

Tout commence avec mon expatriation au Québec.

Je me souviens encore la manière dont ça c’est passé. J’ai bien sûr réfléchi beaucoup aux conséquences aussi bien positives que négatives. Mais dans la réalité, le choix s’est fait en l’espace de 10 secondes, le temps de tourner la langue 7 fois dans la bouche et de dire un simple mot : « oui ».

Quand vous avez fini votre entretien, que vous avez passé tous les tests, qu’on vous explique tout le fonctionnement, les avantages sur place, que vous avez un bon feeling avec ce qu’on vous présente, et que votre futur employeur vous sort de sa mallette directement le contrat de travail, vous ne réfléchissez plus de trop. C’est trop alléchant.

Alors, vous dites oui, et vous signez, tout en espérant que vous n’avez pas fait la plus grosse connerie de votre vie. Vous croisez les doigts comme jamais auparavant pour que tout se passe bien. Vous faites confiance à votre instinct. Maintenant, c’est fait. Soit vous passez pour un gros c*n et un lâche et vous vous retirez, soit vous allez de l’avant en ayant des plans B.

Je ne savais pas trop ce que je faisais, je ne comprenais pas tous les enjeux. C’est ça, faire des choix. C’est se mouiller. C’est prendre des risques. C’est avancer dans l’inconnu avec les yeux bandés.

Bien sûr, je n’ai rien regretté. Jusqu’à aujourd’hui, c’est le meilleur choix de ma vie. Et c’est ça le pire. C’est qu’on a peur comme jamais, mais au final, on se rend compte qu’on est des poules mouillées et on se demande pourquoi on a pas fait ce choix avant !

Soleil couchant sur la Rue Des Forges, la rue principale du centre-ville de Trois-Rivières, la ville que j’habitais.

 

Ressentir la plus grande sensation de liberté que l’on a jamais eue… Et ses conséquences

À peine 2 ans plus tard, j’ai eu un autre choix à faire : rester au Québec pour 2 années supplémentaires, ou rentrer en France. Rentrer en France, après tout ce temps à me libérer l’esprit et à comprendre tellement de choses par l’action de m’être déraciné à l’étranger : impossible. Le retour en arrière serait trop grand. J’ai pensé à cette option pendant 30 secondes avant de l’écarter définitivement.

Non, j’avais un grand besoin d’aventure. Je vivais alors dans un espace tellement grand, qui proposait tellement d’endroits où la vie humaine n’existait pas, que ça m’attirait suffisamment pour me dire de faire quelque chose avec ça.

En m’expatriant, j’avais comme découvert un autre monde, et je ne pouvais pas le lâcher comme ça. Aussi, au Québec, j’étais proche de plein de pays considérés comme lointains depuis la France. Pourquoi ne pas en profiter pour aller visiter l’amérique centrale, par exemple ?

J’avais aussi déjà réalisé mon premier roadtrip en solo, 3 jours le long du Saint-Laurent, entre Trois-Rivières et Kégaska, dernier village côtier relié par une route. C’était une première expérience qui m’avait plu, et où j’avais déjà appris pas mal de choses, même si c’était court.

Alors j’ai eu une idée.

Pourquoi ne pas faire un roadtrip en traversant le Canada d’Est en Ouest, puis de revenir vers l’Est par une autre route, histoire d’éviter la monotonie du retour et d’en voir encore plus ? Bingo.

Sans vraiment m’en rendre compte, j’allais me servir de mes premières expériences de roadtrip pour réaliser un des plus beau voyages de ma vie à ce jour, pour ses paysages, pour son atmosphère, pour ces rencontres via le réseau CoushSurfing que j’utilisais alors pour la toute première fois.

Pire encore ! Mes expériences journalières ont même modifié le trajet, puisque je ne suis pas revenu par le Canada, mais par les USA, en faisant toute la côte Ouest, puis en faisant la diagonale Los Angeles-New York, en passant par Chicago, et par Washington DC. Quel périple !

Le Temple Mormon de Salt Lake City, Utah. Cette ville paisible, un peu perdue entre Las Vegas et Denver, est trop souvent oubliée par les voyageurs. Elle vaut réellement le détour !

 

En traversant les étendues sauvages du Canada, comme les fantastiques Rocheuses, et même les champs à perte de vue de la Saskatchewan et du Manitoba, je ne me suis jamais senti aussi libre.

Quand vous êtes tout seul au milieu de paysages tout droit sortis de comptes de fées, et que la première vie humaine ou petit village se trouve à plus de 150 kilomètres, là, vous vous demandez si ce que vous voyez et ce que vous vivez à cet instant « T » est bien réel. Vous êtes complètement émerveillé, abasourdit par la beauté et le silence qui vous entoure à 360 degrés.

Mais vous commencez aussi à réfléchir au sens de la vie. Vous commencez à réfléchir à qui vous êtes, à pourquoi vous êtes là, à pourquoi vous avez fait ça, à quelle est votre mission, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? Et surtout, comment allez-vous y arriver ? Tant de questions philosophiques que malheureusement trop peu de personnes arrivent à répondre.

Le lac Moraine, au Canada le moment le plus superlatif de tout le roadtrip !

 

Ce que j’ai aimé, c’est que mon passage aux USA, même si cela faisait partie du même voyage, a été totalement différent. Car j’ai fait beaucoup de villes, et trop peu de nature. Mais j’en suis content car, sans le savoir, cela m’a permis de comparer facilement deux types de façon de vivre : l’aventurier qui vit libre dans une cabane au fond des bois, et le citadin qui passe sa vie enfermé dans le béton et la pollution de sa ville.

Malgré la différence, j’y ai aussi vécu des expériences tout aussi extraordinaires. En tant que français, se promener à Venice Beach, arpenter les rues de San Francisco, être au pied de la Statue de la Liberté, marcher sur le Brooklyn Bridge… Peu de monde n’en a jamais rêvé.

Mais j’ai aussi découvert un visage différent des USA : celui de la pauvreté, dont on parle très peu. Car la disparité entre riches et pauvres dans ce pays est carrément énorme. Je n’aurai jamais pensé à ce point là. Il faut le voir pour le croire.

 

De retour au Québec, je n’étais pas super heureux. J’avais vécu 2 mois absolument formidables, comme jamais je n’aurais pensé ou espéré. Encore aujourd’hui, c’est les 2 plus beaux mois de ma vie.

J’avais mon billet de retour pour Paris. Je faisais la moue !

Mais voilà, il fallait passer par là, ça faisait partie du plan.

Mais de quel plan, au juste ?

 

Le plan de l’Australie

Je pense que dans le cheminement de mes voyages, tout réside en une phrase : savoir si je suis capable.

Bien sûr, il n’y a pas que ce point, mais c’est le principal. N’oublions pas les autres bienfaits du voyage : liberté, flexibilité, se découvrir autrement, découvrir le monde tel qu’il est et non tel qu’on nous le décrit, remettre les pieds sur terre, sortir de sa zone de confort, …

Ce sont des tests. Je me lance des challenge à moi-même. C’est comme si je me créais des obstacle pour savoir si j’allais m’en sortir. À chaque fois que je repars en voyage, j’augmente les difficultés. Mais je ne sais pour quelle raison, je ne m’en rend compte que après.

Le plan de l’Australie, il était en réalité très simple : faire la même chose qu’au Québec (certes avec un type de Visa différent), mais en encore plus dur.

Je savais déjà que j’étais capable de m’adapter à un pays que je ne connaissais pas. Mais en arrivant au QC, je n’avais rien eu à faire : on m’attendais, on allait m’aider à faire les démarches sur place, j’avais déjà mon contrat de travail, je savais déjà où j’allais loger, où j’allais travailler, etc. Clairement, je n’ai pas trop stressé.

Le matin du départ, le hasard faisant bien les choses, je rencontrais Joh et Max du blog « Joh&Max autour du monde » à l’aéroport. Ils partaient au Canada, à l’assaut de Vancouver et ses nombreuses merveilles. En même temps de parler de nos voyages respectifs, ils m’ont bien aidé ! Penser à autre chose, ça fait passer un peu le stress.

Le stress a un peu disparut, je n’avais plus qu’a récupérer une mauvaise nuit !

 

Quand j’allais débarquer en Australie : rien, nada, niet, que dalle. Moi, mon CV et… On verra bien ! Les risques étaient bien plus grands. Là, j’ai stressé !

Je prenais des risques de partir vers l’inconnu, comme quand je suis parti au Québec. Des risques encore et toujours plus grands. Mais il y avait tout de même une différence de taille : les risques étaient maintenant mesurés.

Il y a un nombre considérable de monde qui part en Australie en PVT, comme je le faisais. Alors je me suis renseigné auprès de gens qui ont déjà eu l’expérience là bas, voire même auprès de spécialiste comme Damien Delemarle, de l’Océanie pour les Zéros, de plus en plus connu sur les sujets des PVT en Australie et en Nouvelle Zélande. L’aide de tous ces gens m’a été plus que précieuse, et a enlevé pas mal de mon stress.

Mais arrivé sur place, je n’avais bien sûr pas de travail. Je n’avais pas un gros budget non plus, et ça peut de monde le savait : à peine 3.500 Euros, en me gardant en plus 2.000 Euros bien au chaud, au cas où je doive repartir en urgence. Et avec 3.500 Euros, dans un pays comme l’Australie, vous êtes plutôt pauvre !

Il fallait que me démerde. J’ai dû faire plein de choses que je n’avais jamais faites auparavant. Je suis sorti de ma zone de confort.

J’ai même finalement exercé un métier où le contact était primordial alors que je suis de nature assez timide et introvertie. En plus, c’était dans un environnement de fête assez débridé auquel j’adhère assez peu.

Et pourtant, ça a peut être été la plus belle expérience de travail de ma vie ! Pourquoi ? Parce que j’étais à des années-lumière de ma zone de confort… CQFD.

Bref, c’était ça le deal : où tu trouves du boulot et ton voyage sera de la bombe, où tu ne trouves pas de boulot et l’aventure est finie. Voyons comment tu t’en sors.

Coucher de soleil dans le Red Center. Au loin, le rocher sacré de Uluru, un haut lieu de la culture Aborigène.

 

Le prochain test

C’est donc comme ça que je me suis dit qu’il y avait une évolution dans mes voyages. Ils sont de plus en plus remplis d’obstacles, mais des obstacles mesurés. Ils sont aussi de plus en plus excitants !

Je ne sais pas pour vous, mais essayez de chercher de votre côté aussi, ça peut être intéressent de voir la façon avec laquelle vos voyages évoluent.

J’ai tout d’abord prit le risque de m’expatrier dans un pays que je ne connaissais pas, mais en ayant pas beaucoup de stress par rapport à mon arrivée car j’avais déjà du travail et un logement.

Puis, j’ai pris le risque de démissionner. Je suis alors parti en roadtrip au Canada et aux USA, me montrant qu’une autre vie était possible : celle de l’aventure et de la liberté. J’ai aussi beaucoup évolué dans ma tête et sur ma vision du monde, déjà au Québec, mais encore plus durant ce voyage.

En Australie, je me suis lancé le défi de trouver du travail dans un pays que je ne connaissais pas, et où on ne parlais pas ma langue maternelle (encore plus dur !).

J’ai même eu un autre test auquel je ne pensais pas trop : celui de me réinstaller en France. Parce qu’une fois revenu en France, il a bien fallut trouver du travail à nouveau. L’argent ne tombe pas du ciel ! Il m’en restait dailleurs peu. Il fallait que je fasse très vite. Et là, personnellement, je ne sais pas quelle expérience a été la plus dure : s’installer en Australie ou se réinstaller en France ?

 

Alors, quel est le prochain test ?

Il est encore secret… Eh oui, désolé ! Mais j’y pense depuis environ Septembre 2016.

En fait, je m’étais déjà posé la question de la faisabilité quand j’étais dans les Rocheuses Canadiennes en 2015, mais j’ai pris ce projet pour un truc de fou que personne n’avait jamais réussi.

Mais avec le temps, les rencontres et les recherches, je me suis rendu compte qu’en fait c’était possible, et que quelques personnes le font déjà.

Je travaille dessus depuis Octobre 2016. Je dirai qu’aujourd’hui (Juin 2017), je suis prêt à 80% pour la suite de mes aventures.

En fait, j’ai prit tous les tests précédents, j’ai enlevé quelques petites choses, et j’en ai rajouté d’autres choses, plein d’autres choses qui vont me mettre plein de bâtons dans les roues. Mais c’est voulu. Et surtout, c’est faisable.

Plus spécialement, ce prochain voyage, ce sera le voyage de ma vie. Ce ne sera pas réellement le but de ma vie, mais ce sera l’étape la plus importante dans mon but.

Quand ce projet sera lancé, je vous en ferait part, et il y aura une partie spécialement dédiée sur le blog !

Coucher de soleil à Kuta, Bali, Indonésie

 

Et vous, est-ce que vous vous lancez des objectifs et des défis dans vos voyages ? Est-ce que vos voyages ont une histoire, un point commun ? Est-ce que vous voyagez pour voyager ou pour vous prouvez quelque chose ?

Je serai heureux de voir tout ça dans les commentaires et d’en discuter avec vous !

À bientôt !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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