Archives mensuelles : août 2017

Slovénie #2 : Ljubljana, capitale verte

J’ai commencé ma visite le Ljubljana par son château. C’était sans le vouloir. Cependant, j’en fait, à mon sens, un bon conseil : commencez par le château ! Non seulement pour la culture et l’histoire de la région, mais aussi pour avoir un point de vue « aérien » de la ville, avant de vous lancer dans ses rues au charme unique.

En redescendant par le chemin marqué « vieille ville », je tombe sur une grande place où le marché dure toute la journée. Je le visite. Je regarde des guêpes dévorer en masse une grosse pastèque coupée en deux, au milieu des bonnes odeurs de fruits et légumes. Un bon début pour visiter cette capitale.

La ville de Ljubljana est assez touristique. Elle est aussi relativement petite (pour une capitale) : 280.000 habitants. On ne peut pas s’y perdre !

Une propreté exemplaire et un silence incomparable !

En trois croisements, me voilà sur la fameuse place des trois ponts. C’est superbe. Tout est pavé, les ponts passant au-dessus de la rivière de Ljubljana (c’est son nom) sont très courts. Les vieux bâtiments sont parfaitement restaurés. On y sentirait presque l’odeur de peinture neuve. La propreté est exemplaire : le sol est exempt de tout déchet, et même du moindre chewing-gum écrasé. Soudain, je remarque quelque chose dont je n’ai pas l’habitude en pleine ville…

C’est le silence !

On entend seulement les gens parler entre eux… Les voitures ont totalement disparues du paysage. Tout le centre-ville est dénudé de quatre roues, tout comme de deux roues ou encore de bus. Tout le monde ici utilise des moyens écologiques de déplacement. Je citerai bien sûr la marche, le vélo, la trottinette, le skateboard, ou même les rollers. Beaucoup de femmes roulent à vélo, mais de beaux vélos de style hollandais, avec des couleurs claires. Je remarque alors autre chose de bien différent par rapport à la montagne et la campagne…

  • A la montagne, on montre ses muscles dans un attirail qui les mettent le plus en valeur.
  • À la campagne, peu importe, on passe la journée à se salir à travailler la terre.
  • À la ville, on prend soin de son image d’une autre manière : la mode est de sortie, et c’est un vrai défilé.

Les hommes sont en pantalon et belles chemises à manches courtes. Ils se pavanent derrière leurs lunettes de soleil. Les femmes, toujours une mode d’avance sur les hommes, sont la plupart du temps en robe ou en combinaison. La mode actuelle est apparemment aux motifs, avec un penchant pour les pois que je croise régulièrement. Au niveau des jeans, c’est la mode du troué ou du déchiré. Certaines ont des grands chapeaux ondulés.

Et la vieille-ville, ma foi, est aussi belle que ses habitants. Les bâtiments sont splendides et colorés. Certains présentent une très belle architecture recherchée. Le long de la rivière, les bars et les restaurants se succèdent sur des centaines de mètres, jonglant entre musique électronique et jazz. Quand je m’écarte un peu de la foule, je tombe sur des petites rues au charme fou et aux façades splendides.

Je fini par traverser toute la ville en direction de l’ouest, pour me poser un peu au parc Tivoli. Je retrouve la circulation automobile avant d’entrer dans le parc. Quelle agression après tout ce temps passé en ville sans ce bruit et ces odeurs… Le parc est sympa, sans être extraordinaire.


Un passé tumultueux

Ljubljana n’est pas grande, mais il y a de tout et pour tous les goûts. Centre historique, châteaux historiques, grands espaces verts, bâtiments de l’ère communiste. L’ambiance est chaleureuse et animée, principalement dû aux 40.000 étudiants venus du monde entier pour étudier ici.

La ville démarre son histoire en 2000 av. J.C. À cette époque, les premiers habitants vivaient dans des cabanes sur pilotis, dans des marais. On vit de la chasse, de la pêche et d’agriculture. On se déplace en embarcation de bois, de style radeau, dans les marais. Le lieu est déjà un haut-lieu de passage pour de nombreuses populations.

Les Romains construisent un premier fort en 1000 av. J.C., faisant grandir la ville, alors appelée Emona, qui se voit alors rattachée à l’Italie. Au cinquième siècle, elle se fait envahir et détruire par les Huns, les Osthrogos puis les Lombards. Mais ses habitants arrivent toujours à la reconstruire.

Au sixième siècle, la ville compte 5.000 habitants et dispose de son propre réseau d’égouts, un grand luxe pour l’époque. Elle est le théâtre de nombreux combats, mais est maintenant suffisamment grande et bien défendue pour être détruite comme par le passé. Elle obtient son statut de ville en 1220.

Au quinzième Siècle, la ville est connue pour la qualité de son art. Après un tremblement de terre qui ravage la ville au début du seizième Siècle, la ville est reconstruite dans un style architectural Renaissance et adoptera le style baroque au 17ème.

En 1815, la ville devient autrichienne et les premiers trains y circulent. Alors qu’elle compte 30.000 habitants, la cité est à nouveau frappée par un tremblement de terre important qui détruit 10% des bâtiments. Ceux-ci seront reconstruits dans le style Art Nouveau.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la ville devient italienne, puis allemande en 1943. Pour la protéger et être sûrs de la garder, les allemands l’entoure de trente kilomètres de barbelés. Plus personne ne peut y entrer ou en sortir. Depuis 1991 et l’indépendance, elle est la capitale de Slovénie.

Le pays a ensuite rejoint l’Union Européenne en 2004.

Une sacrée histoire !

Ljubljana, la « petite grande »

Ljubljana est une très belle capitale qui mérite un détour de quelques jours. Elle a vraiment tout pour elle. Touristique sans trop être touristique, verte, écolo, propre, calme et excentrique à la fois. De « petite » taille, elle est très facile à visiter et présente une belle vitrine de la réussite du passage à l’Europe, ainsi qu’une architecture graphique intéressante.

Mais comme dans tous les pays, Ljubljana ne représente pas entièrement la Slovénie, même si ça s’en rapproche. Toutefois, cela est normal. Imaginez-vous dire que Paris c’est la France et que New-York, c’est les Etats-Unis !

Louer une voiture (ou un vélo !) et visiter les autres régions est primordial pour comprendre le pays et sa culture. Pour cela, je vous invite à vous diriger vers la région montagneuse des Alpes Juliennes, en Haute-Carniole ! Vous pouvez aussi aller dans les Alpes de Kamnik, au nord de Ljubljana.

Cet article contient des passages de mon ebook « Dober dan Slovenija ». Il raconte mon roadtrip de trois semaines en Slovénie, entre haute montagne, mer, campagnes et régions reculées oubliées des touristes. Vous pouvez le télécharger gratuitement à ce lien : http://pixfromworld.fr/bonjour-slovenie-ebook-gratuit/


Aymeric Lecossois – Pictures From The World

Qui suis-je?

Les avantages et inconvénients du voyage au long court

Le voyage au long court, le « niveau intermédiaire » entre le petit weekend ou les 2 ou 3 semaines de vacances et la vie entièrement nomade. Un rêve pour beaucoup, pour moi y compris. Rêve que j’ai dailleurs presque pu toucher du bout des doigts lors de mes 4 mois de voyage d’affilée en 2016, entre l’Indonésie, l’Australie et Singapour.

J’appelle voyage au long court un voyage d’une durée d’au moins 6 mois à 1 an. Bien sûr, cela est différent pour tout le monde car tout le monde est différent. Je vous laisse me dire en commentaire ce qu’est pour vous la durée normale pour un voyage « au long court » 🙂

J’ai donc eu une courte expérience du voyage au long court et j’ai pu en vivre et connaître quelques aspects négatifs, mais aussi positifs, que je vous partage ici. Je dis bien « négatifs ». Parce que c’est beau de vendre du rêve, mais il faut aussi être réaliste et se dire qu’il y a bien sûr des inconvénients dont on parle peu, pour ne pas trop casser la magie.

Certes, voyager est extraordinaire, et peut changer une vie. Mais il est pourtant important de connaître la réalité, et c’est ce que je vise à faire ici en parlant à la fois des points positifs et négatifs.

Si vous planifiez un voyage au long court, ou que vous vous demandez simplement comment ça se passe, lisez bien la suite 😉

Cape Tribulation, Australie

 

Le futur est toujours incertain… Très incertain.

Tout comme dans la vie de tous les jours. Mais ici, on parle d’incertitude à très court terme, c’est à dire parfois au lendemain, ou encore plus court.

Par exemple, quand j’étais à San Francisco, il m’est arrivé de ne pas savoir où j’allais dormir le soir, alors qu’il était déjà 16h l’après-midi. à l’inverse, quand je suis arrivé en PVT en Australie, je savais où j’allais dormir ma première semaine, mais tout le reste était dans l’inconnu le plus total.

Comme vous avez le temps sur place, vous ne prévoyez vraiment pas grand chose avant votre départ. C’est souvent du dernier moment, sans être « à l’arrache » non plus. Paradoxalement, vous avez vraiment peu de visibilité, et vous ne savez pas souvent ce qui arrivera dans 2 heures, où qui vous allez rencontrer au prochain coin de rue…

C’est donc stressant la plupart du temps. Mais c’est à la fois excitant. C’est ça l’aventure !

C’est parti pour aller à la rencontre des dauphins, à Bali !

 

Il faut malheureusement souvent penser argent.

Ce n’est pas non plus une obsession. à moins que vous partiez avec plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’Euros sur votre compte, il faut savoir en tout temps ce que l’on a à disposition. Si l’on veut voyager longtemps, il faut être économe, et bien penser aux conséquences de nos dépenses, et au rapport prix/prestation, afin de ne pas dépenser toutes ses économies en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ».

Il faut y faire très attention et toujours en avoir en avance, car sans lui, il serait très difficile de continuer le voyage. Pour certains voyageurs, il est même difficile de simplement pouvoir rentrer chez eux ! Il faut parfois se creuser la tête, faire des comparaisons, bien se renseigner.

C’est un peu comme si on plaçait notre argent en bourse ! C’est aussi pour ça que souvent, on ne dort pas dans un hôtel 5 étoiles, mais plutôt en Auberge de Jeunesse, ou autre logement à bas prix, voire gratuit.

Comme vous bougerez souvent pour partir à la découverte du monde qui vous entoure, votre logement sera dailleurs jamais vraiment fixe… Un jour par ci, 3 jours par là, 1 semaine ailleurs et encore 2 jours par là bas… Il ne faut pas avoir peur de devoir reprendre ses repères et s’adapter à nouveau très régulièrement.

Maison le long de la Sûre, au Luxembourg.

 

La famille et les amis… Qui sont loin.

En voyage, on rencontre un nombre phénoménal de gens. Mais malheureusement, dans 99.9% des cas, ce sont des rencontres éphémères.

Tous les échanges sont accélérés à la vitesse de la lumière. Rien n’est fixe, comme nous ne sommes nous-même pas fixe. Il est très difficile de nouer une relation durable, car tout le monde bouge régulièrement pour continuer sa propre route.

ça va, ça vient. On dit bonjour et adieu à des personnes en une même journée, voire même en l’espace d’une heure…

J’ai vécu ça en Australie, et je l’ai prit de plein fouet. Il m’a été impossible de nouer une relation amicale avec une personne pendant plus de 3 jours (sauf collègues de travail où ça durait maximum 3 semaines…). Même en rencontrant des tonnes de personnes, la solitude me guettait à tout instant.

Je trouve primordial dans le cas du voyage au long court de ne jamais s’attacher aux gens, histoire d’éviter les regrets, les cœurs brisés et les coups de déprime. Il faut se dire que tout est éphémère. La vie affective est complexe. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aller vers les autres !

Le groupe avec lequel j’ai partagé la découverte des îles Whitsunday pendant 3 jours en catamaran (Australie).

On aimerait aussi partager ce que l’on vit, ce que l’on voit, un instant présent avec sa famille ou avec ses amis. Cela m’est arrivé un nombre incalculable de fois.

Juste le fait qu’ils soient là pour partager un moment avec vous, parce que vous savez que c’est quelque chose d’unique, quelque chose de fou, que eux ne pourraient peut être jamais voir ou vivre. J’ai eu souvent ce petit pincement au cœur : « quel dommage qu’ils ne soient pas là… ».

Il faut se rattraper avec nos moyens de communication actuels : partager des photos et vidéos sur les réseaux sociaux, échanger des mails, utiliser Skype…

Il est aussi primordial de communiquer avec vos amis restés en France pour ne pas effriter votre relation avec eux. Bon, personnellement, j’en ai profité pour faire un petit tri ni vu ni connu. Mais si vous ne voulez pas perdre tout le monde à cause de la distance, ne les oubliez pas pour ne pas qu’ils vous oublie.

 

Le WiFi capricieux…

En parlant de communiquer… Le réseau sera parfois très lent, limité, voire inaccessible selon la région où l’on se situe… Donc si vous faites un travail où vous avez absolument besoin d’une connexion, choisissez bien votre destination.

C’est déjà pas très marrant quand on tient un blog amateur, une page Facebook ou Instagram, ou quand on veut simplement utiliser Skype ou envoyer un mail. Cela peut être une énorme source de stress pour les voyageurs nomades.

 

Le mal du pays

On apprend une chose en voyageant : le monde n’est pas rose partout. Et l’herbe n’est pas verte partout non plus (je suis désolé pour le spoil !).

Chaque pays a ses défauts et ses avantages. Et parfois, on se prend à faire des comparaisons avec notre pays. Surtout sur la nourriture, personnellement. Dans certains pays, quand vous mangez « chimique » du matin au soir, vous rêvez des repas que vous mangiez chez vous, par exemple. Et pourtant, je sous loin d’être un cuistot.

  • Un sentiment d’insécurité qui peut parfois peser vous déstabilise et vous donne envie de rentrer chez vous au calme.
  • Vous rêvez de retrouver votre confort.
  • La mentalité ne vous plaît pas.
  • Vous avez une envie soudaine et persistante de revoir vos proches.
  • C’est votre anniversaire ou les fêtes de fin d’année, et les passer sans les gens que vous aimez vous donne le cafard.
  • Vous vous rappelez parfois les bons moments de votre vie dans votre pays de naissance…

Autant de choses qui font le mal du pays un casse-tête. Vous voulez rentrer tout de suite, mais vous voulez continuer. Mais vous voulez rentrer tout de suite. Alors, souvent, vous ne savez plus trop quoi faire…

Dans le voyage au long court, il faut aussi savoir gérer ses émotions et ses sentiments.

Ground Zero, New York

 

Vous êtes le héros de votre vie

Vous êtes le patron. Encore plus si vous voyagez en solo. Il faut tout gérer de A à Z, tous les jours, toute l’année.

C’est un point à la fois positif et négatif.

Positif car vous faites ce que vous voulez, où vous voulez, avec qui vous voulez. Une liberté presque totale dans vos désirs et dans votre futur.

Mais attention au revers de la médaille : une erreur de jugement ou de choix peut vite vous rappeler à l’ordre d’une façon parfois douloureuse.

Vous dépensez trop, vous choisissez le mauvais pays à la mauvaise saison, vous enchaînez les activités sportives sans vous reposer ou sans faire attention à vous, vous dormez dans une auberge de jeunesse miteuse…

Vous prenez des risques… Et c’est normal car c’est le voyage qui le veut en lui-même. Si ne voulez pas prendre de risque, restez chez vous 😉 Sachez mesurer ces risques et prendre pleine conscience de ce que vous faites et choisissez.

Informez-vous et apprenez un maximum avant de vous lancer.

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Voila donc tous les points négatifs que j’ai pu trouver au voyage au long court.

Bien sûr, les points positifs contrent très bien tout cela. Un court voyage est déjà magique, alors imaginez un long voyage !

Pour les points positifs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans 2 autres articles. Je vous laisse en savoir plus en cliquant sur les liens de ces 2 articles :

Si j’en fais un résumé, voici les points positifs :

  • Liberté et flexibilité;
  • S’améliorer et se découvrir autrement;
  • Remettre les pieds sur terre;
  • Sortir de sa bulle;
  • Supprimer les clichés et les « on dit »;
  • Changer en une meilleure personne;
  • Rencontrer des tonnes de personnes de tous les pays du monde et de tous les univers;
  • On a pas le temps de tomber dans la routine;
  • On apprend à se débrouiller seul et à être responsable.

Vous voyez, ça fait pas mal de choses positives ! Et encore, j’en oublie certainement !

 

Et vous, vous avez déjà voyagé à long terme ?

Vous êtes voyageur nomade ?

Quelle est votre définition du voyage à long terme ?

Quels sont pour vous les points négatifs du voyage à long terme ?

Quel(s) problème(s) avez-vous peur de rencontrer ?

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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