Archives mensuelles : septembre 2017

Singapour #2 : Colonial District, The Quays, Marina Bay

Le quartier Colonial District présente une architecture du 19ème Siècle, pléthore de musées et de magasins. Le quartier The Quays borde la rivière de Singapour, avec ses restaurants, ses bars et ses boîtes de nuit. à l’embouchure de la rivière se trouve le quartier de Marina Bay, où l’on trouve un fantastique jardin botanique et un buildings des plus reconnaissable : le Marina Bay Sands.

Avec tout ça, il y a de quoi faire !

Colonial District

Une architecture du 19ème siècle sur fond de gratte-ciels tout neufs, des musées, des parcs, des galeries marchandes, se promener sur les quais de la rivière Singapour… Le Colonial District, c’est tout ça !

La carte


Asian Civilisations Museum

Un superbe musée sur 3 étages qui retrace l’histoire des religions en Asie et qui renferme une collection incroyable d’objets de toute sorte : bijoux, textiles, statues, vaisselle, meubles… On y apprends et découvre l’Histoire, les cultures et les religions de l’Asie du Sud-Est, de l’Inde et de la Chine. L’entrée est à 8$ SGP. A voir absolument !


Saint Andrew’s Cathedral

Construite en 1838 et détruite par un orage violent, elle fut reconstruite dans sa forme actuelle en 1862. C’est un des plus beaux exemples de l’architecture gothique anglaise.


MICA Building

D’une architecture néo-renaissance, ce building est très coloré. Il renferme une galerie d’art d’artistes locaux et des bureaux.

Bon plan pour manger bon et pas cher : le Food Court en face de la station de pompier sur Hill Street, non-loin du MICA Building.


Peranakan Museum

Les Peranakan sont les Singapouriens de pure souche. Comment ne pas visiter ce musée? On y découvre leur culture et leurs traditions. Sont aussi présentés des costumes de cérémonie, des meubles, des photos d’époque, de la porcelaine fine. L’entrée est à 6$ SGP.

 

 

The Quays

Tout le long de la Singapour River se situe le quartier The Quays. On passe d’un quai à l’autre via des ponts centenaires, dont le Elgin Bridge, le Coleman Bridge, ou encore le Read Bridge.

La carte

Sur fond de gratte-ciel récent et démesurés se situent de petits immeubles mitoyens d’époque, juste rafraîchis, témoignant de l’extraordinaire passé de la ville.

En effet, c’est ici que plusieurs décennies en arrière, on amenait ses produits par bateau pour les échanger ou les vendre ici même ! À Clark Quay, on pourra apprécier un bon repas dans un des nombreux restaurants.

 

 

Marina Bay

À l’embouchure de la rivière Singapour se situent jardin botanique, hôtels de luxe, casino, et ce building reconnaissable entre tous, le Marina Bay Sands. Une belle promenade fait le tour de la baie, avec un beau point de vue sur la Skyline. Parfait pour les photos de coucher de soleil. Au bout de la promenade se trouve le musée des sciences, avec sa forme en pétale de lotus très originale.

La carte


Gardens by the Bay

Considéré comme le jardin botanique du futur, c’est un projet hi-tech d’un milliard de dollars ! C’est un des poumons de la ville, généralement bien polluée par la circulation et le climat tropical. Ses conservatoires rassemblent plus de 217.000 plantes de 800 espèces différentes. Au centre de l’un d’eux, on trouve une montagne artificielle avec une cascade de 35 mètres de haut !

À la Supertree Grove, on trouve 18 « arbres géants » de métal, recouverts de plus de 160.000 plantes. Ce sont en fait des « échappements » des deux conservatoires. À l’intérieur de ces structures se trouvent des turbines qui permettent de créer de l’électricité !

Deux de ces arbres géants sont reliés par une plate-forme, sur laquelle on peut apprécier la vue sur l’immense jardin botanique, depuis 22 mètres de hauteur. On a aussi une vue imprenable sur le gratte-ciel Marina Bay Sands.

 

Helix Bridge

Ce pont piéton permet de rejoindre l’autre côté de la baie, qui est une grande esplanade où passe le circuit de Formule 1. On y trouve aussi une scène ouverte pour des spectacles en plein air, et un stade de foot qui a la particularité d’être sur l’eau ! Depuis le pont, la vue sur le musée des sciences est très sympa !

Le Helix Bridge, tout à gauche. Au centre le Marina Bay Sands. Tout à droite, le musée des sciences.


Singapore Flyer

Une roue d’observation haute de 165 mètres ! Un panorama impressionnant sur la ville, à 360 degrés. Le mouvement de rotation est très lent (30 minutes pour le tour complet), ce qui permet de ne rien rater du paysage ! Le défaut : un petit peu cher, 33$ SGP. On peut y embarquer jusque tard le soir. Parfait pour apprécier les couleurs du coucher de soleil sur la ville !

La vue depuis le point le plus haut de la roue.

 

Merlion Park

Prenez le Esplanade Bridge ou le Anderson Bridge et prenez vous en photo avec la fameuse tête de lion dont la cascade se jette dans la baie ! Attention, le sport favori ici est l’esquive de perche à selfie !

 

Aymeric Lecossois – Pictures From The World
Qui suis-je?

Slovénie #4 : La Styrie, l’oubliée des voyageurs

La Styrie : « Un coin un peu perdu, oublié des touristes qui disent qu’il n’y a aucun intérêt à y aller ». Ah bon? Ma curiosité me pousse tout de même à y aller ! Ne pas trop savoir à quoi m’attendre, ni ce que je vais voir, je prends le risque. Je veux changer un peu du circuit habituel. Je pars pour deux jours à l’est du pays, à la découverte de deux villes : Ptuj et Maribor. Cela devrait être authentique !

Cet article est un extrait de mon ebook sur mes trois semaines de voyage en Slovénie, à télécharger gratuitement ici : télécharger mon ebook.

Maribor

Je prends la route direction Maribor. Il y a cent-trente kilomètres depuis Ljubljana, à peu près. Des tunnels de un à trois kilomètres et des viaducs aussi longs que deux à trois terrains de football s’enchaînent. Au loin, devant moi, je vois les Alpes de Kamnik se dresser. Puis, changement de décor.

On passe à du vallonné, avec quelques tout petits sommets, touchant les huit-cent mètres. Les forêts passent à quelques champs viticoles. Les petites maisons, toujours aussi colorées, s’éparpillent par endroit sur les collines.

Une fois arrivé à Maribor, il est encore tôt. Je décide d’aller en ville directement, à pied comme je le fais toujours. Je n’ai pas de plan de ville, je ne sais pas trop où je vais, et n’ai aucune idée de ce que je vais voir.

Comme je suis assez loin du circuit touristique habituel, je me doute juste que cela sera différent et que ça sera du style « ça passe, ou ça casse ».

La banlieue proche est… Différente. C’est un autre visage de la Slovénie. Enfin, ici, je ne sais pas si je suis en Slovénie ou si c’est toujours la Yougoslavie. Je retourne quelques décennies en arrière, à une autre époque.

Les rues sont des boulevards à deux fois trois voies, complètement vides. Les immeubles sont tristes et en début de décomposition. Les barres d’immeubles, un peu plus récentes, ont encore leur peinture.

Le mélange des deux, agrémenté du très beau temps, ne donne pas une impression d’insécurité. Pourtant, c’est un peu « la zone ».

L’herbe n’est pas coupée depuis quelques mois, les parcs ne sont pas entretenus, il y a des déchets par endroit. Je n’ai encore jamais vu ça ailleurs dans ce pays si propre et si bien mis en valeur. Sur les trottoirs, les passants sont rares. Pourtant, les bâtiments qui m’entourent doivent abriter plusieurs centaines de personnes à eux seuls. Mais où sont passés les gens ?

Le peu de monde que je croise a l’air un peu perdu, le regard à moitié vide. En me croisant, ils me regardent d’un air surpris. Je suis un étranger qu’ils n’ont jamais vu, et ils ne doivent pas en voir beaucoup apparemment. Je leur glisse un « Dober dan » (bonjour), avec un petit sourire, pour les rassurer. Ils me répondent d’un geste de la tête, en détournant le regard.

Une ville à l’abandon ?

La vie ne semble pas facile ici. J’ai l’impression qu’à Maribor, on est pas encore en Europe. J’ai même l’impression que Maribor est tellement « reculée » par rapport à l’autre coté du pays, ses attraits et son tourisme, que même le pays lui-même a oublié cette ville.

C’est assez surprenant, déroutant. Un autre pays dans le même pays. C’est ce que je cherchais, quelque part : quelque chose de différent, de peu connu et de peu vu par les visiteurs, qui dailleurs, se comptent sur les doigts d’une main à cet endroit.

Pourtant, le centre-ville mérite que l’on s’y arrête une bonne demi-journée. La vue depuis le pont principal est superbe. Une mosaïque de toits irréguliers mais de hauteur semblable se dessine tout le long de la berge.

En la visitant, on découvre une ville charmante, aux rues pavées, aux façades anciennes, aux bâtiments administratifs et religieux grandioses. Mais au milieu de tout ça, on sent toujours que cette ville est différente des autres.

Un peu d’Histoire

Maribor est la deuxième plus grande ville du pays, avec un peu plus de 100.000 habitants. C’est aussi la seule ville universitaire avec Ljubljana. Elle s’est développée grâce à son port fluvial et sa voie ferroviaire reliée à la mer Adriatique. Dès 1861, elle s’industrialise fortement.

Derrière ses airs de ville oubliée, elle a pourtant déjà obtenu le titre de capitale européenne de la culture. En 2013, elle était capitale européenne de la jeunesse.

En 1941, après la conquête de la Yougoslavie, la ville est annexée par l’Allemagne nazie. Adolf Hitler, qui souhaite germaniser totalement la région, visite la ville en grande pompe où une réception en son honneur se tient dans le château de la ville.

La ville, centre industriel important notamment pour la fabrication d’armes, est régulièrement bombardée par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale. De nombreux Slovènes sont expulsés vers la Croatie et la Serbie actuelle. D’autres sont déportés vers des camps allemands de concentration.

Le but nazi est d’éradiquer les populations slovènes ou slaves de la région. En réponse, la résistance composée de Partisans voit le jour. La ville, très proche de l’Autriche (moins de vingt kilomètres), profite les années suivantes de sa position centrale entre l’Europe occidentale et l’Europe de l’Est.

Ville de transit, elle devient également une importante ville industrielle de Yougoslavie. Elle dépasse les cent mille habitants au cours des années 1980 et compte environ 105 000 habitants en 1990. Lors de la création de la nouvelle république de Slovénie en 1991, la ville perd son marché yougoslave et l’industrie lourde de la région souffre énormément.

Le chômage augmente fortement avant de diminuer à la fin des années 1990 à la suite de la création de nombreuses PME. La construction automobile a en partie compensé les pertes des secteurs électrique, chimique, métallurgique et sidérurgique. Comme je le voit un peu partout ici, la vie n’a pas été facile tous les jours.

Une ville à deux vitesses

Le lundi, tout le monde semble être sorti de sa léthargie. La vie reprend son cour. Il y a de la circulation, pas mal de monde sur les trottoirs. Pour une ville de 100.000 habitants, ça grouille plutôt bien. Je retourne au centre-ville pour faire la partie gauche (hier, j’avais coupé en deux en prenant comme repère le pont principal).

C’est vraiment une ville chouette, architecturalement parlant. Sinon, pas grand chose à faire d’autre que de se promener. Avec la vie qui a repris, c’est beaucoup plus gai et sympathique que le weekend. J’ai un tout autre point de vue sur la ville.

Il faut éviter de la visiter le weekend, et puis c’est tout. C’est une ville à deux vitesses que j’ai commencé à découvrir par le point mort. Il n’empêche que dès que l’on sort du centre-ville, la banlieue est moche… Un détail étrange : il y a énormément de salons de coiffure.

Ptuj

Ptuj se situe à vingt-cinq kilomètres de Maribor. C’est la ville la plus ancienne du pays, obtenant son statut en 977. Son grand château est aussi du Xème siècle.

Ptuj n’est pas une grande ville, comme presque toutes les villes Slovènes. Comme à Maribor, il y a peu de touristes, très peu. Partout depuis que je suis arrivé dans la région, je ne vois que des gens du coin. Toutes les voitures sont immatriculées dans la région. Plus d’allemands, plus d’italiens, plus de tchèques, plus d’autrichiens… Moi et les slovènes.

Je suis content de voir des coins de pays que peu d’étrangers voient. Bien sûr, en dehors du centre-ville, il n’y a rien d’intéressent. Il y a un beau clocher, de belles rues aux petits pavés arrondis. Plusieurs trottoirs sont eux aussi pavés.

La montée au château par les escaliers offre un superbe point de vue sur les toits et les environs de Ptuj. C’est très joli, et encore plus depuis les remparts. Dans la rue principale, je m’arrête devant quelques belles façades anciennes, superbement restaurées.

Conclusion sur la Styrie

Mes visites de Maribor et de Ptuj terminées, je suis assez content d’avoir fait le détour. Voir autre chose que les lieux touristiques peu s’avérer intéressent.

J’en ai appris un peu plus sur la culture et l’histoire du pays. Je repars bien sûr sur ma faim. Je m’attendais à plus. J’ai découvert un autre aspect du pays, un autre style de vie. C’était différent, et c’est ce que je voulais en venant ici. La mission est remplie.

Je pense que cette région de la Slovénie est pour les curieux. Il faut aimer l’architecture, la culture et l’histoire pour y trouver un attrait réel. Sinon, y venir depuis Ljubljana ou la partie ouest du pays est selon moi une perte de temps.

Si on passe dans le coin, on peut s’y arrêter pour une bonne journée, voire un jour et demi tout au plus, et préférer un hébergement au centre plutôt que dans la banlieue.

 

Rappel : cet article est un extrait de mon ebook sur mes trois semaines de voyage en Slovénie, à télécharger gratuitement ici : télécharger mon ebook.

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World.
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