Archives de l’auteur : pixfromworld

Né à Annecy puis ayant fait mes études dans la production industrielle à Nancy, c’est en m’expatriant au Canada en 2014 que je découvre ma passion pour le voyage ainsi que la photographie. Aujourd’hui, j’ai compris que c’était bien plus qu’une passion : c’est un art de vivre qui me convient comme aucun autre.

Comment gérer le mal du pays ?

Peu importe depuis combien de temps ou depuis quand vous êtes parti, le mal du pays peut frapper à tout instant. Il est là, il vous guette, et il vous pique au moment où vous vous y attendez le moins.

Si le temps passé à l’étranger n’est pas important, c’est tout simplement parce qu’il peut être causé par un changement brutal de mode de vie, donc un court moment, provoquant une perte de repères.

C’est ce qui m’est arrivé lorsque j’ai atterri en Australie. Je venais de passer 3 semaines à Bali. Le contraste culturel, monétaire et la manière de vivre était assez grand. Mes premiers jours ont été compliqués. Je me posais plein de question, et je me disais que je préférais vivre sans rien que de vouloir toujours chercher à gagner plus d’argent et avoir plus de possessions. Puis, j’ai repris mes marques et tout est rentré dans l’ordre en 3 ou 4 jours.

Il peut aussi arriver lorsque quelque chose dont a l’habitude de faire ou d’avoir dans notre pays nous manque. Cela peut aller de sa famille ou de ses amis jusqu’au tout petit détail.

Par exemple, quand j’étais au Canada, faire du vélo de course me manquait. Manque de bol, c’était l’hiver. Faire du vélo sur la neige et par -25 degrés, ce n’est pas agréable. Pour compenser, je me suis inscrit à une salle de musculation.

Sortie vélo dans les montagnes slovènes ! Dans ma vie, le sport occupe une bonne place. C’est indispensable pour maintenir un corps et un esprit en bonne santé.

Personnellement, je n’ai jamais été durement affecté par le mal du pays car j’y ai toujours trouvé une solution. Je n’ai jamais ressenti plus que de la nostalgie ou de la mélancolie. Dans les pires cas, on parle de dépression, de tristesse permanente, d’anorexie, de renfermement sur soi. J’ai déjà entendu parler de cas comme ça, et ce n’est pas vraiment marrant.

Comme je le dit toujours, c’est en comprenant le fonctionnement qu’on arrive le mieux à s’en sortir. Savoir répondre au pourquoi et au comment est primordial.

 

Le mal du pays

Le mal du pays est une sorte de déséquilibre psychologique créé par un changement de repère et de façon de vivre. Il peut se manifester en tout temps et peut durer sur une période plus ou moins longue. On se sent nostalgique, mélancolique, dépressif, triste… On pense tout le temps à notre pays d’origine ou à toutes les bonnes choses qui nous manquent. Bref, votre corps ne fait que réagir à son nouvel environnement.

Plus on part longtemps et plus on y est exposé. Plus les différences de culture sont grandes et plus on y est exposé. Le plus difficile est souvent de savoir d’où il vient. Malheureusement, il n’y a que vous-même pour répondre à cette question.

Il faut que vous puissiez prendre du recul et bien réfléchir sur tout ce qui vous est arrivé entre le moment où vous avez atterri dans le pays et le moment où vous avez ressenti les premiers symptômes. Il faut analyser, s’analyser aussi. Une fois que l’on sait d’où il provient, il est plus facile de mettre en place des actions précises.

Attention.

Le mal du pays peut aussi se faire en sens inverse, c’est à dire au moment où vous rentrez dans votre pays d’origine ! Cela arrive quand on part longtemps, dans le cas d’expatriation par exemple, ou de séjours de plusieurs mois. Car parfois, se réhabituer à son ancienne vie et à son pays d’origine peut aussi faire très mal.

Quelques techniques pour contrer le mal du pays

Il y a forcément quelques chose que vous adorez faire dans le pays où vous êtes et que vous ne pouvez pas faire chez vous ! « Faites ce que vous aimez et faites le souvent », dit l’adage. Ayez une pensée positive. 

Faites du sport, n’importe lequel !
Là, ce n’est pas le choix qui manque. Le sport libère. C’est un excellent déstressant. Mes préférés sont simplement la marche (ou randonnée), et le vélo, car cela vous permet de vous balader avec une sensation de pouvoir aller où vous voulez quand vous voulez. De plus, la vitesse de déplacement assez lente permet de vous connecter plus facilement avec ce qui vous entoure et d’améliorer votre capacité à réfléchir.

Soyez curieux.
Partez à la découverte des environs, échangez avec les locaux, intéressez-vous à la culture et à l’histoire, explorez. Cela vous aidera à mieux comprendre le pays et à mieux le connaître. Ce n’est que du plus !

Occupez-vous au maximum.
Ayez toujours quelque chose à faire pour garder votre esprit occupé ! Profitez-en pour faire de nouvelles choses. Inscrivez-vous dans des clubs, visitez des endroits où vous n’êtes jamais allé. Faites quelque chose que vous avez toujours voulu faire.

Ecrivez.
Souvent, à l’étranger, il est difficile de dire tout notre mal à quelqu’un que l’on ne connaît pas. A défaut d’avoir quelqu’un de confiance à côté de soi, écrivez tout ce qui vous passe par la tête, que ce soit sur du papier ou sur un traitement de texte. C’est une méthode qui a très bien fonctionné pour moi, pourquoi pas pour vous ?

Si votre famille où vos amis vous manquent :
Planifiez avec eux des moments où vous pourrez les contacter. Ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours : téléphone, Facebook, Whatsapp, Skype… Sinon, envoyez des mail, du courrier, une carte postale,… Ce que j’aime le plus est skype en appel vidéo. Cela me permet de montrer un aperçu de là où je me trouve à mes proches. Non seulement ils voient que vous allez bien, mais en plus ils voient votre environnement et vous savent en sécurité.

Fixez-vous des objectifs.
Ayez des projets qui vous tiennent à cœur et faites en sorte de les atteindre. Ne voyez pas trop grand non plus. Procédez par petites étapes réparties régulièrement ! Projetez-vous dans le futur. Où aimeriez vous être l’an prochain ? Qu’est ce que vous aimeriez réaliser dans 6 mois ?

Créez de nouveaux liens sociaux.
On le dit souvent, les lieux sont plus facilement remplaçables que les gens. Trouver un bar ou un supermarché est facile. Trouver un autre bon ami l’est moins. Sortez de chez vous, utilisez des groupes ou des forums qui échangent sur des sujets que vous adorez, acceptez les invitations que l’on vous fait. Pourquoi ne pas faire du bénévolat ?

 

Aucune de ces techniques ne fonctionne ?

Vous pensez que c’est trop difficile pour vous ?

Ne vous stressez pas plus ! Le mal du pays fini par partir de lui-même, même si on ne sait pas quand. C’est comme les émotions. Cela finira dans la trappe des mauvais souvenirs. Mieux encore, cela peut se transformer en une expérience de vie qui peut vous transcender !

Dans tous les cas, n’oubliez pas que des milliers d’autres personnes dans le monde sont dans le même cas que vous !

En espérant vous avoir aidé 😉 🙂

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment préparer son voyage ?

« C’est décidé, nous partons faire le tour du monde en 2021 ! », pouvais-je lire dernièrement sur un blog de voyage.

2021, cela fait 4 ans. Ce sont 4 ans de préparation. Mais surtout, on l’oublie souvent, d’économies. Voyager est de moins en moins onéreux, il y’a de plus en plus de plate-formes qui se créent et de techniques qui sont partagées pour voyager moins cher, et souvent mieux ! 4 ans, c’est long. Mais pour économiser suffisamment et organiser 1 an de voyage, c’est correct.

D’autres voyages sont plus spontanés. On les prévoit, à partir de rien, quelques semaines ou mois avant, surtout si on a déjà les économies. C’était mon cas quand je suis parti en Slovénie en Août 2017. C’était aussi mon cas quand je suis parti à Détroit avec un ami, quand j’habitais au Québec en 2015. Dans le premier cas, j’avais environ 3 mois pour préparer, dans l’autre 1 mois et on avait réparti les tâches en deux.

Certaines personnes partent comme ça, sans grande ligne, sans recherches préalables, y vont un peu au pif, tel Antoine de Maximy. D’autres préparent tout, jusque dans le moindre détail. Le premier cas n’est pas assez sécuritaire et demande beaucoup d’expérience. Le deuxième est trop préparé et ne laisse pas la place à l’imprévu, ce qui peut bloquer ou frustrer dans certaines situations.

Le plus dur est de se situer entre les deux !

Daintree Forest, Australie

 

Connaissez-en un minimum sur la destination avant de partir

Il est toujours bien mieux de partir avec un minimum de préparation. Personnellement, je ne pars jamais sans avoir au moins lu des rubriques ou m’être renseigné sur des sujets comme « avant le départ », « argent et budget », « climat et météo », santé et sécurité », vie pratique », « culture », « tradition ». C’est pour moi le minimum.

Cela évite d’arriver sans un visa qui peut être obligatoire, de me retrouver face à des dépenses astronomiques, d’arriver en pleine mousson, d’attraper une maladie et de ne pas avoir le traitement sur moi, de me promener dans des zones interdites, de me faire gravement dévisager, voire agresser, car je ne respecte pas les traditions et les coutumes du pays.

En bref, à peine 1 heure de recherche sur notre bon vieux internet peut nous faire éviter des désastres. Si vous faites d’autres recherches sur les logements, les activités, les lieux à voir ou a ne pas voir, les guides, vous allez en plus gagner un temps précieux sur place et vous assurer un peu plus de passer un bon moment ! C’est gratuit, et croyez-moi, ça vaut le coup !

Car après avoir choisi sa destination de voyage, il faut se préparer. Il en va surtout de sa sécurité et de sa santé. Prenez connaissance du pays avant votre départ.

Le Roma Streets Parkland, à Brisbane.Un parc vallonné absolument magnifique ! Un havre de paix en plein centre-ville.

 

Organisez-vous

Tout comme pour choisir sa destination, il faut s’organiser. Pour ça, rien de mieux que d’acheter un bon guide de voyage, ou de parcourir les sites internet des éditeurs de ces guides. On peut citer pour les plus connus Lonely Planet, Le Routard, y ajouter Trip Advisor. Ce seront vos meilleurs amis.

Etant donné que ces guides parlent souvent de lieux assez touristiques, je recommande aux plus baroudeurs et aux personnes voulant être en-dehors des sentiers du tourisme, de poser vos questions dans des forums de voyage.

Avec tout ça, faites-vous une liste. Regardez sur une carte où sont situées les activités que vous voulez faire. Repérez où vous pourrez vous loger, comment vous allez vous déplacer, afin d’éviter des allers-retours ou des zigzags de partout.

Faites-vous un genre de circuit. Vous pourrez ainsi gagner du temps sur place, en faire plus, ou être moins fatigué. De plus, cela évitera de vous perdre et de ne pas savoir quoi faire en arrivant.

Vous pourrez également plus précisément estimer le budget de votre voyage grâce à cette organisation. Laissez-vous toujours une marge de 20% supplémentaire pour les dépenses imprévues. Vous pourrez alors voir directement si vous n’avez pas eu les yeux trop grands, si vous allez devoir économiser encore un peu, si vous allez devoir raccourcir un peu votre séjour.

Un beau panorama sur la ville de Singapour, depuis le Henderson Bridge.

 

Agence de voyage ou pas ?

J’ai surtout voyagé sans agence de voyage. Plus de liberté et surtout plus d’économies ! Très sérieusement, vous pouvez économiser parfois 50% du prix proposé ! Faites le test : prenez un circuit proposé par une agence et refaites-le comme si vous réserviez vous-même l’avion, les logements et les activités. Comparer les résultats n’est souvent pas triste !

La seule fois où j’ai utilisé une agence de voyage, c’était en Australie. Je voulais faire un petit trip sur la cote Est, entre Brisbane et Cairns, pendant mon PVT.

Bon, coté tarif, je l’avoue, j’ai eu un excellent prix car j’ai eu affaire à quelqu’un qui était aussi en PVT, et qui en plus était aussi française. On a bien sympathisé, un petit coup de fil au patron et j’ai eu 15% de réduction sur le total. De plus, j’étais déjà bien renseigné. J’ai eu un pass de bus illimité pour 6 mois au prix de 250$, pour relier Brisbane à Cairns, en pouvant m’arrêter à tous les arrêts et reprendre depuis n’importe quel arrêt. Rien que là, j’avais économisé plus de 50% sur le transport. Ensuite, j’ai réservé les auberges de jeunesse par moi-même, m’évitant de payer la petite marge de l’agence.

Résultat, j’ai payé 1100 Euros pour 14 jours, transport, logement, nourriture, toutes les activités, même une paire de lunette de soleil que j’ai du acheter à Noosa Heads. Bref, absolument tout inclus ! J’ai fait du survol en avion, un séjour sur un catamaran autour de l’archipel des Whitsundays, j’ai parcouru l’île de sable de Fraser Island en long et en large…

Coucher de soleil sur Uluru, dans le Red Center australien… Magique !!

Utiliser une agence de voyage, ça peut être bien, mais il faut l’utiliser à bon escient. Je pense vraiment que de l’utiliser juste pour réserver à l’avance des activités est bien. Mais connaissez les prix avant pour éviter de trop vous faire arnaquer, surtout à l’étranger. Pour tout réserver du début à la fin, je ne conseille vraiment pas, sauf cas spécifique.

Le problème des agences de voyages, c’est que les dates sont rendues fixes. Vous avez moins de liberté. Vous devez être là tel jour à telle heure. C’est ce que je n’ai pas aimer : pas de souplesse ! Pour les points positifs, tout était réservé à l’avance, donc sûr d’avoir ma place, et pas de perte de temps à se déplacer sur place pour réserver un peu en dernière minute.

 

Passez à l’action

Maintenant que vous savez où vous vous rendez, que vous vous êtes renseigné, que vous vous êtes organisé, que vous avez fait le choix entre prendre une agence de voyage et faire par vous-même, passez à l’action !

Réservez votre avion, votre hôtel, les activités et tout ce que vous pouvez réserver à l’avance. N’oubliez pas de penser à une assurance voyage si vous partez quelques semaines hors de France. Ne comptez-pas sur l’assurance de votre carte bancaire, elle est ridicule (sauf les CB très chères). En cas de pépin, les consultations, les nuits d’hôpital, ou pire, le rapatriement, peuvent vous coûter une véritable fortune.

Pour cela, je vous conseille l’assurance proposée par Chapka que j’avais lors de mon PVT Australie. Pour seulement 35 Euros par mois, vous êtes dans la sécurité la plus totale, quasiment tous les frais en cas de pépin sont pris en compte et les franchises sont basses.

Vérifiez les vaccins, la validité de votre passeport, informez vos proches, procurez-vous le matériel dont vous auriez besoin sur place, préparez votre valise en essayant de faire en sorte qu’elle ne soit pas trop lourde…

Ne reste plus qu’à partir et à vous éclater !

À bord d’un catamaran à l’exploration de l’archipel Whitsunday Islands, en Australie.

 

Je vous souhaite bon vol !

Que ce voyage soit le meilleur de votre vie !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?