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Né à Annecy puis ayant fait mes études dans la production industrielle à Nancy, c'est en m'expatriant au Canada en 2014 que je découvre ma passion pour le voyage ainsi que la photographie. Aujourd'hui, j'ai compris que c'était bien plus qu'une passion : c'est un art de vivre qui me convient comme aucun autre.

Voyager en sac à dos en solo : faites le pas!

Partir seul à l’autre bout du monde avec comme seule maison un sac à dos de 50 Litres. Tout laisser, sans se retourner. Oublier les limites, oublier les frontières. Se surpasser. Comprendre le monde qui nous entoure pour mieux se comprendre soi-même.

Le voyage en sac à dos en solo est une expérience humaine des plus uniques. Chaque individu la percevra différemment, car aucun voyage n’est vécu de la même manière.

Ce que je remarque le plus, c’est que ce qui fait un voyage, ce qui a le plus d’impact, ce sont les rencontres que l’on fait. Croyez-le ou non, un voyage sans rencontres n’est pas un voyage. C’est ce détail qui rend inoubliable, bien plus que des paysages. C’est ce petit coup de marqueur, ce petit tatouage, qui fait que cela restera dans votre tête pour la vie.

Si le voyage est une chance, moi je dis plutôt que c’est un choix. Une chance, certes. La chance d’être né dans un pays développé, dans une bonne famille, dans un bon environnement. Car ça, on ne le choisi pas. Par contre, quitter ses amis, quitter sa famille, quitter son chez-soi, quitter son travail, quitter sa région, quitter son pays, c’est un choix. C’est mille et une raisons de ne pas partir. Encore pire quand on a une famille ou des emprunts à rembourser.

Lac des Corbeaux, Vosges, France

Voyageurs en sac à dos : qui sont-ils ?

Près de la moitié des voyageurs en sac à dos que j’ai rencontré sont des jeunes de moins de 30 ans, tous célibataires, faisant un break dans leurs études ou avant de commencer leur carrière. Ce sont les « solo » qui veulent profiter de la vie avant de s’enfermer au boulot.

Un autre bon 30% sont des couples, entre 22 et 35 ans environ. Ce sont les plus amusants à observer, ou pas. Voyager en couple peut vite tourner à la tragédie : c’est le test numéro un pour s’assurer de la solidité de son couple. Il n’est jamais rare d’en voir se prendre la tête, un peu à la manière des émissions de télé-réalité, version non scriptée.

10% sont ceux qui font un break dans leur carrière trop stressante. Ils se prennent un mois à 6 mois de vacances et se la coule douce.

5% sont ceux qui ont pété un câble et qui ont tout lâché. Ils ont 40 à 50 ans, ont vendu tous leurs biens et sont parti à la conquête d’autre chose.

1 petit pour cent revient aux voyageurs-travailleurs, qui n’ont besoin que d’un ordinateur et d’une connexion internet pour travailler.

Et puis il y a le reste, les originaux, qui veulent autre chose, ou qui ne savent parfois pas encore ce qu’ils veulent. Ce sont ceux qui se cherchent, tout comme ceux qui se sont déjà trouvés. Ils voyagent au gré du vent, peuvent se poser au même endroit pendant des lustres, juste parce qu’ils aiment bien. Ce sont parfois des voyageurs alternatifs, qui vivent dans leur van tout le long de l’année.

30 voyageurs en sac à dos sont sur cette photo. Japon, Canada, Angleterre, Irlande, Allemagne et France sont représentés
Croisière en catamaran aux Whitsunday Islands, Australie.
Merci Chad pour la photo.

Pourquoi voyager ? Pourquoi je voyage ?

J’ai souvent entendu dire qu’on voyageait pour s’échapper de ce que l’on ne veut pas. Personnellement, je trouve ça très vrai. Tout le monde ne le dit pas, mais il y en a énormément dans ce cas. Moi-même, ça m’a prit beaucoup de temps avant que je m’arrête un jour en chemin et que je me dise : « pourquoi tu voyages? ». Avant ça, je m’étais déjà posé la question de pourquoi je travaille. Ça aussi c’est important. Quand vous foncez tête baissée, et que tout d’un coup vous stoppez net et vous commencez à observer autour de vous.

Ce sont les réponses à ces deux questions, espacées d’un intervalliste assez long, qui ont donné ma réponse à ce que je voulais dans ma vie. C’est sur ces réponses que j’ai commencé à établir mon petit plan machiavélique d’évasion. Parcourir le monde à la recherche du meilleur endroit pour me poser.

Je rêve de ma petite cabane en bois au bord d’un lac perdu en haute montagne. Je boude le système dans lequel on vit aujourd’hui et je veux m’en éloigner le plus possible. Je cherche la liberté. Je veux faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux. Je ne veux plus être contraint, qu’on me dise tout le temps ce que je dois faire et pas faire, qu’on me surveille. Rester enfermé entre quatre murs huit heures par jour n’est pas une vie mais une obligation. Sinon on fini sous un pont.

Tout ça est très égoïste et je l’assume pleinement. Les vrais savent qu’il faut penser à soi avant de penser aux autres. On donne le petit doigt, et c’est le bras entier qui s’en va. Il y a trop de profiteurs, trop d’arnaqueurs. C’est comme ça que ça se passe aujourd’hui. Tout le monde cherche la facilité, sans chercher à comprendre, sans se poser les questions les plus basiques du monde : pourquoi? Comment? On a perdu nos yeux, notre cerveau, et nos oreilles. On se laisse berner trop facilement. 

Pourtant, il y a un outil ultra puissant qui s’appelle Internet. Certes, il y a beaucoup de conneries et il faut prendre du temps à recouper les sources. Mais avec un outil comme celui là, on peut presque être un savant sans être allé à l’école.

Je suis celui qui veut revenir aux sources. Meilleur moyen : redevenir nomade, à la façon 21ème Siècle. Bref, voyager en sac à dos à gauche et à droite, sans trop savoir ce qu’il va se passer.

Je suis celui qui veut être différent. Je peux dailleurs dire que je suis loin de faire comme tout le monde, en tout cas le monde que je connais. À mon âge, c’est maison, voiture, boulot stable, mariage… Je n’ai rien de tout ça. Même pas une copine. Loin d’être comme tout le monde aussi, par la même occasion.

Avoir des sources d’inspiration pour s’aider dans son voyage en solo

Dans mes voyages, je m’aide et m’inspire avec mes deux mentors aux ressources infinies : André Brugiroux et Mike Horn. Deux hommes totalement à part.

Le premier a voyagé en solo dans tous les pays du monde en faisant du stop et en se faisant héberger, pendant 35 ans. Comme il le dit, il n’a pas fait le tour du monde, mais le tour des gens. L’autre est un aventurier de l’extrême qui a le chic de s’embarquer dans les expéditions et les conditions les plus extrêmes possible. Il fait ses expéditions seul, supporté par une équipe.

Le premier est un humain qui va à la rencontre des humains, l’autre une machine de guerre qui se surpasse jusqu’à frôler, réellement, la mort.

J’en ai tellement appris dans leurs livres et leurs conférences que chaque jour, je retrouve un semblant d’une de leurs situations. Ou alors, quand je galère, je me dit que eux on galéré bien plus que ça. Je me sent moins seul, dans mon voyage en solo, et plus motivé à surpasser tous les obstacles qui peuvent se trouver sur ma route. Il y en a bien plus que l’on croit ou qu’on peut le penser.

Ça m’a aussi donné des ailes, des idées. Si il y sont arrivé, pourquoi pas moi? Bien sûr, je reste à un niveau bien inférieur à ces pointures, car mes limites sont beaucoup plus restreintes.

André Brugiroux, à gauche. Mike Horn en pleine expédition sur la banquise Arctique à droite.

Voyager en sac à dos est un choix

Toujours est-il que pour en arriver là, à mettre toute sa vie dans un pauvre sac à dos, c’est un choix. Une maison à 40 Euros, tout le monde en rêverait. Eh bien la voilà : pas de toit, pas d’eau courante, pas d’électricité, et on ne peut même pas rentrer dedans. On a ce pour quoi on paie.

Un des premiers choix est là : seriez-vous capable de tout rentrer là dedans? Pour les novices, je suis sûr que non. Pour les experts, j’ai déjà rencontré une voyageuse qui avait un sac de 18 Litres. Bon, c’est extrême, mais voyez que c’est faisable. C’est une gymnastique du cerveau qui fini par devenir une habitude.

Comment vais-je tout mettre dans un sac à dos ?

La peur de perdre est aussi énorme pour beaucoup. C’est accepter de se débarrasser de l’inutile, c’est savoir faire des concessions. Tout va pour le pratique, le léger, le petit. Moi-même, j’ai passé des heures et des heures de recherches sur le minimalisme pour y arriver. Au début je croyais impossible! J’étais curieux de savoir comment on faisait.

C’est une bagarre sans merci pour l’équipement le plus complet, le plus versatile, mais aussi le plus réduit possible, que ce soit en terme de place ou de poids. Toutes les astuces sont permises. Je peux vous dire qu’une fois qu’on y est arrivé, on se sens léger, c’est le cas de le dire. Et en plus, on se rend compte que, effectivement, on en avait pas besoin !

Une fois dans le moule, on regarde les autres voyageurs d’un autre œil, surtout ceux avec les grosses valises. Il suffit de regarder. Pourquoi prendre dix t-shirts quand tu ne t’en sers que de deux? J’ai même déjà vu une fille se balader avec un jeux de Monopoly complet dans sa valise… Qui bien sûr n’a pas servit pendant les deux semaines de son séjour.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland. Il y’a tout ce dont j’ai besoin pour vivre dans le sac à dos que j’ai sur cette photo.

Peur d’être seul ? …

Voyager seul est aussi un énorme frein. C’est pourtant la meilleure façon d’apprendre sur soi et sur les autres, comme vous êtes plus enclin à aller vers les autres. Les forums de voyage regorgent de gens en recherche d’équipier. La peur d’être seul. Ça me fait toujours sourire car nous sommes plusieurs milliards sur cette planète tout de même. Et figurez-vous que ces milliards de personnes, ils ne mordent pas tous! Si on veut vraiment être seul, il faut le chercher, il faut le vouloir.

…Au contraire !

Je suis de celui qui veut être seul, et qui ferait presque tout pour être seul au moins une fois par jour. Je suis un introverti, timide, solitaire. Par définition, j’ai besoin d’être seul. Trop d’interaction me fait péter un plomb. Une soirée dans un bar animé est un de ces bons choix pour me mettre mal à l’aise. J’aime le silence, la nature, et me retrouver tout seul au milieu de rien.

J’aime réfléchir, comprendre le monde et le refaire. Mais seul. Le comble. On a toujours besoin de quelqu’un, on ne peut pas toujours faire tout tout seul. Mais planter ma tente en pleine forêt vierge sans internet et sans téléphone pendant un mois, je serai le premier à lever la main.

Voyager en solo

Quand on est seul, on est avec soi. On s’écoute. On se dirige soi-même. C’est une sensation extraordinaire. C’est là qu’on est le plus libre et que le plus d’options se présentent devant soi. On est le héros de sa vie, pour de vrai. C’est ce qui m’intéresse le plus. Il faut juste assumer les mauvaises décisions.

Et c’est là le revers de la médaille : vous ne pourrez blâmer personne sauf vous. Tout ce qu’il se passera de mauvais, ce sera à cause de vous, parce que vous l’avez choisi vous-même. Mais vous faites aussi beaucoup plus attention à vous et à votre corps. Vous êtes beaucoup plus fin dans vos choix, vous calculez plus, vous êtes plus organisé. Parce que justement, vous n’avez personne sur qui vous reposer, et la décision que vous allez prendre, comme toutes les autres durant votre voyage, doit être la bonne, rien que pour votre bien.

C’est pour ça que j’évite le plus possible de m’embarquer dans des plans foireux. J’écoute énormément mon instinct. Et si vous me dites que ça n’existe pas, je vous répondrai que si. Le flair, apprendre à s’écouter et à analyser des situations, ça se travaille. Ne jamais oublier les plans de sortie au cas où, c’est très important. Car vous êtes seul. C’est donc à vous de vous assurer vous-même de tout.

3142 mètrs d’altitude. Sommet du Gunung Agung, à Bali, Indonésie.
Pour arriver là au petit matin, il aura fallu grimper pendant 5 heures une pente à 30 degrés de moyenne, à la lampe frontale.
Sans guide, jamais je n’aurais pu le faire.

Qui n’a jamais eu le trac ?

Si vous avez peur avant de partir seul ou pendant votre voyage, si vous avez peur de tout quitter pour l’inconnu, c’est normal. Avoir peur est un très bon signe. Car ce qui vous maintient « en vie », c’est justement cette peur. Cette peur qui vous crie de faire attention à ce que vous faites. Pour aller dans l’extrême, Mike Horn en connaît des centaines de fois où c’est la peur qui l’a sauvé de la mort.

De mon côté, cela fait plusieurs fois que je pars en voyage en solo, vers un inconnu plus ou moins préparé. Je dis toujours que ça va, que je commence à avoir l’habitude. Mais c’est pour me cacher, pour ne pas stresser mon entourage.

Je me souvient de mon patron avant mon départ pour la Nouvelle-Zélande qui me disait « vous, vous êtes la force tranquille ». Disons que j’essaie de rester calme le plus possible. Bien sûr que j’ai peur ! Bien sûr que dans ma tête je me pose des milliers de questions. Bien sûr que je stresse. Si vous n’avez pas ces symptômes, c’est là qu’il faut se poser des questions!

Et puis vous mettez les pieds dans l’avion. Et là, en tout cas pour moi, tout le stress, l’angoisse et les questions disparaissent net. Car ça y est, vous y êtes. Le pas est déjà franchi. L’avion, il part, et il ne fait pas demi-tour pour vous. Vous êtes parti pour l’aventure. C’est à ce moment que la seule direction dans laquelle vous pouvez regarder, c’est le futur.

C’est toutes ces découvertes, toutes ces aventures, toutes ces rencontres, tous ces souvenirs, tous ces paysages, toutes ces cultures, toutes ces anecdotes, tous ce que vous pourrez apprendre de vous et des autres. Votre curiosité ne saura plus où donner de la tête pour longtemps.

L’école du voyage

Le voyage est une école extraordinaire : c’est l’école de la vie. Une fois qu’on y est entré, on a du mal à en sortir. Elle vous donne une vision du monde tel qu’il est réellement. Elle vous fera vivre tout ce que ne vous pourrez pas vivre en restant chez vous. Elle peut choquer, tout comme elle peut réconforter. Elle changera votre façon de penser, d’être et d’agir. Elle ne pardonne pas, mais si on sait l’apprivoiser un peu, elle peut nous faire des cadeaux de la vie incroyables, des spectacles inoubliables.

Dans un voyage en sac à dos en solo, tout peut arriver, mais surtout l’extraordinaire. Car on peut aussi s’émerveiller des situations les plus extrêmes. L’école de la vie, tout comme celle du voyage, est aussi là pour ça : même au fond du trou, vous apprendrez.

L’école du voyage, il faut surtout la vivre. Car tous ces mots, c’est bien beau, mais ça ne peut pas avoir autant d’impact que de le vivre de soi-même. Alors que ça soit pour une semaine ou une vie, faites-le au moins une fois, histoire de voir et comprendre à quoi ça ressemble.

Quand je repense à mes voyages, je revois tous ces visages souriants, fatigués, durcis, calmes, heureux. Je me souvient de toutes ces situations hilarantes ou non, de ce type qui m’a aidé, de cette personne qui m’a rendu ma confiance. Je suis encore émerveillé des paysages féeriques que j’ai pu voir, de ces levés et couchés de soleil partout dans le monde. Je suis comme en plein rêve. Des fois, j’en ai les larmes aux yeux, ou alors je me mets à rire tout seul dans mon coin.

Je suis heureux.

Car ce rêve, je l’ai bel et bien vécu.

Je vous propose de prendre un billet d’avion, de faire votre sac, et de vous envoler vers l’inconnu dès que possible!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Projet 2018 : PVT Nouvelle-Zélande (présentation)

2018 est pour moi un nouveau tournant.

Après près de 2 ans de vie au Canada, 3 mois en Australie et 1 mois en Asie du Sud-Est, j’ai choisi de faire de ma vie un voyage. Après une année à revenir dans la routine du travail en France, j’ai définitivement compris que ce choix était meilleur pour moi.

Dans le livre de ma vie, je tourne une nouvelle page. Cette nouvelle page est la page 2018, et le chapitre s’intitule :

« Nouvelle-Zélande »

La suite est blanche, car nul ne peut prédire le futur. J’ai aussi compris, à travers mes précédentes expériences de voyage, qu’il ne faut pas trop préparer. Cependant, les projets, les envies, l’ambition et la volonté sont là. C’est ça que j’aime quand on va vers l’inconnu : on ne sait jamais ce qu’il va se passer.

Pourtant, je suis une personne qui aime contrôler sa vie. J’aime faire des listes, être organisé, justement savoir à l’avance ce que je vais faire et comment ça va se passer avec le plus de précision possible. C’est là tout le contraste de ma personne.

Je pense que ce qui me motive le plus, c’est de repousser ces limites relativement rigides que j’ai naturellement. Car pour avancer dans la vie, il faut sortir de sa zone de confort, il faut se pousser un peu, voire beaucoup. J’aime apprendre, j’aime bouger, j’aime découvrir. J’ai un côté aventurier.

La Nouvelle-Zélande est le pays qui m’attend en 2018. Et comme je sais qu’en voyage tout est possible et tout peut se passer, je n’ai pas de projet concret, si ce n’est rester toute la durée de mon Visa, soit un an. Ce sera ma priorité numéro 1 !

Mon Visa sera le PVT, le Permis Vacances Travail, qui permet de travailler légalement dans le pays mais aussi de voyager dans ou en-dehors du pays. Sa durée est d’une année, à partir du moment où j’y pose les pieds.

J’ai déjà une courte expérience du PVT lorsque j’étais en Australie. Pour une première fois, j’ai bien sûr fait des erreurs. Tout d’abord, j’avais un budget de départ un peu limite. Ensuite, lorsqu’il m’a fallut trouver un deuxième travail, je n’ai pas cru en moi, j’ai trop réfléchi et j’ai donc forcément trop hésité.

Je voulais trop être sûr, et je voulais trop que cela soit « parfait ». Comme toute la réussite dépend de trouver un travail sur place pour équilibrer les dépenses ou faire des économies pour continuer le voyage (ou avoir un énorme budget au départ), j’ai décidé de rentrer.

Cette fois sera différente.

Tout d’abord, je pars avec un budget 40% plus élevé. Cela pourra me permettre, par exemple, de louer ou même acheter un véhicule pour être plus mobile et étendre plus largement les possibilités pour la recherche de travail. Cela me permettra surtout de pouvoir vivre normalement pendant plus longtemps sans travailler. Le temps de faire les papiers administratifs sur place et le temps de trouver du travail, cela peut varier de une semaine à quelques mois pour les pires cas.

Avec mon expérience précédente, je maîtrise mieux l’anglais, je sais mieux comment ça se passe et comment me préparer, je suis plus à l’aise et donc moins stressé. Aussi, j’ai compris que ça ne servait à rien de se prendre la tête et que de se faire un réseau sur place est très important.

Je sais que pour avoir toutes ses chances avec les annonces sur internet, il faut se lever avant tout le monde. Je vais aussi m’inscrire dans des agences d’intérim qui pourraient m’offrir de très grosses opportunités, bien plus intéressantes que du travail saisonnier par exemple.

Ensuite, je vais laisser libre court à mes rencontres, à mon budget à l’instant « t », à mes envies et à mon imagination.

Une ambiance unique à Mossman Gorge, Australie !

Mes envies au pays des kiwis

Parmi ces idées, en grand fan de nature, j’espère avoir la chance de faire toutes les « Great Walks », des randonnées classées parmi les plus belles du monde. Pour beaucoup d’entre elles, il faut réserver sa place à l’avance. Si j’arrive à faire au moins les 5 meilleures (selon moi), ce serait déjà géant ! :

  • Abel Tasman Coastal Track
  • Tongariro Alpine Crossing
  • Milford Track
  • Queen Charlotte Track
  • Banks Peninsula Track

Tongariro Alpine Crossing

Refaire du Pédicab, comme en Australie. Un super boulot que j’avais adoré !

J’aimerais aussi m’acheter un vélo (de type randonneuse ou VTT) pour traverser une des deux îles dans le sens Nord-Sud ou inverse. Un bon trip d’environ 1.000 kilomètres, avec tente et sac de couchage. Un voyage alternatif et minimaliste assez poussé !

Dans le même style mais encore un peu plus poussé, j’aimerais longer une côte en kayak pendant quelques jours, en installant ma tente dans des criques inaccessibles par la terre pour bivouaquer.

M’intéresser au rugby, son histoire, ses joueurs historiques, aller voir un match avec des fans… Une bonne opportunité de le faire vu que je serai dans le pays du rugby !

M’intéresser à la culture Maorie et à l’histoire du pays.

J’aimerais m’essayer à des réseaux tel que Woofing, Helpx ou Workaway. Cela pourrait aussi être une bonne idée pour me faire une petite expérience avant d’aller travailler dans une grande ferme.

Faire un saut en parachute, du parapente, voyager à bord du mythique train « Tranzalpine », voir le Mont Cook, marcher sur les glaciers de l’île du Sud, faire du ski sur les pentes d’un volcan,… Pour le reste, qui vivra verra. Être sur place devrait me donner encore plein d’idées !

 

Mais au fait, pourquoi la Nouvelle-Zélande ?

Il est vrai que j’ai hésité avec des pays d’Amérique du Sud : Chili, Argentine ou Colombie ?

Mais comme dit précédemment, toute la réussite du PVT repose sur le fait d’avoir un boulot (car je n’ai pas un budget de 20.000 Euros et plus). Mais pour trouver un boulot, c’est mieux de parler la langue locale, n’est-ce pas ? En espagnol, je suis niveau 0. Je ne l’ai jamais appris. Devenir fluent en espagnol en 3 mois ou même 6 est un défi beaucoup trop important et stressant pour moi.

Il me restait aussi le Canada. Mais pour celui-ci, le PVT s’obtient suivant un tirage au sort qui se fait toutes les semaines. Donc, il faut être disponible pour les démarches pour une durée de plusieurs mois. Ce n’est pas mon cas, et en plus, au bout de tout ce temps d’attente, peut être que je ne serai toujours pas sélectionné et qu’il faudra remettre ça à 2019. Une perte de temps énorme selon moi.

C’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers un pays anglophone et plus simple d’accès.

 

Le sac à dos !

Je suis de plus en plus fan du minimalisme. Point de valise ici, mais un sac à dos de 50 litres.

Pouvoir aller partout avec le minimum, mettre sa vie dans le sac le plus petit et le plus léger possible, à quel point toute la masse que nous possédons ne sert pas à grand chose au final… Tout cela me fascine. J’étais parti en Australie avec un sac de 6.7 kilos (8 kilos avec ce que j’avais sur moi). C’était mon premier essai, concluant !

J’ai déjà travaillé sur la liste de mes affaires. Cette fois, je ne pars pas dans un pays très chaud (climat tempéré et océanique). Pire encore, la période à laquelle je devrais arriver sera entre l’automne et l’hiver (sur place). Les affaires seront donc un peu plus lourdes et encombrantes.

J’ai poussé mes recherches encore plus loin, j’ai utilisé toute mon expérience précédente, ainsi que celles d’autres voyageurs minimalistes. Ce mix presque impeccable m’a permis d’estimer le poids de mon sac pour la Nouvelle-Zélande à 6.6 kilos, 8.5 avec ce que j’aurai sur moi, malgré les contraintes climatiques ! (matériel photo et ordinateur compris !) Il me reste encore quelques affaires à acheter.

Voici la liste complète de ce que j’emmène !

Vêtements:

  • 2 t-shirts
  • 1 chemise
  • 1 pull polaire
  • 1 pull à capuche
  • 1 jogging passe-partout
  • 1 pantalon de randonnée transformable en short
  • 1 collant polaire
  • 1 ceinture
  • 2 paires de chaussettes
  • 2 sous-vêtements
  • 1 paire de basket type running
  • 1 k-way
  • 1 manteau

Électronique :

  • 1 ordinateur de voyage
  • 1 appareil photo avec 2 objectifs / 3 cartes SD / filtres / chiffon / 3 batteries
  • 1 smartphone
  • 1 disque dur externe
  • 1 clé USB
  • Tous les câbles qui vont avec
  • 1 lampe frontale à piles

Hygiène:

  • 1 kit de médicaments classique
  • 1 pain de savon
  • Dentifrice + brosse à dents
  • 1 rasoir à piles
  • 1 serviette microfibre

Divers:

  • Portefeuille + papiers de voyage + passeport
  • Monnaie locale
  • Protection pluie pour le sac
  • Mon sac est bien sûr à droite ! 😉 (Australie)

Départ : 25 Mars 2018 !

Vous serez tenu au courant des avancées et du déroulement du projet !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?