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Né à Annecy puis ayant fait mes études dans la production industrielle à Nancy, c'est en m'expatriant au Canada en 2014 que je découvre ma passion pour le voyage ainsi que la photographie. Aujourd'hui, j'ai compris que c'était bien plus qu'une passion : c'est un art de vivre qui me convient comme aucun autre.

1 an de PVT Nouvelle-Zélande ! Le résumé !

Moi-même je n’y croît pas, cela fait maintenant 1 an que je suis en PVT Nouvelle-Zélande ! Et ce n’est pas fini, car après avoir travaillé 3 mois dans l’horticulture, j’ai pu avoir mon extension de Visa, me rajoutant 3 mois. Dans cet article, je reviens sur cette année où il s’est passé beaucoup, beaucoup de choses.

En 1 an, je suis (re)parti de 0 pour arriver à 0,9. Le 1 sera quand j’aurai mon Visa de Travail. C’est mon nouvel objectif pour cette année 2019 : m’installer à long terme en Nouvelle-Zélande. Suivant la durée de mon prochain contrat de travail « Full Time », cela peut aller de 1 à 3 ans. Renouvelable, cela me laissera le temps d’appliquer à la Résidence Permanente.

Repartir de 0

Arrivé à Auckland sans voiture, sans travail, dans un pays que je ne connais pas et où je ne connais personne. Si ça c’est pas le niveau 0, je ne sais pas ce que c’est. Pour seule corde de sauvetage, 15 mois d’économies sur mon compte en banque.

Lors de mon premier PVT en Australie en 2016, le budget avait été un problème conséquent : il était 2 fois plus faible que celui que j’avais pour la NZ. Conjugué à quelques mauvais choix et une faible confiance en moi (la première fois), le projet avait « capoté » au bout de 3 mois dans le pays.

C’est de cette expérience ratée que je me suis nourri pour ce PVT en Nouvelle-Zélande. Et c’est grâce à cet « échec » que j’ai magistralement réussi mon PVT NZ. Les erreurs sont là pour votre bien, surtout si utilisées à bon escient.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée ! Fraser Island, Australie

Le niveau 0

Je suis arrivé avec la boule au ventre de ne pas réussir à nouveau. Le stress du budget n’étant plus là, ça a quand même été d’une grande aide. Et une fois le boulot d’ouvreur de moules, trouvé en seulement 4 jours, je me suis dit que la « galère » de mon PVT Australie était déjà loin finalement.

Ce n’est pas pour autant que tout a été facile. Toujours obligé d’utiliser les transports en commun, c’est pas la facilité de la voiture. Il faut faire avec le climat, Il faut respecter des heures, il faut marcher, il faut attendre… Heureusement, à Auckland les transports en commun sont assez développés, bien organisés, et toujours pile à l’heure.

Ma première colocation à Drury, ça n’a pas été facile non plus. 12 semaines à 8 dans une maison pour 5, avec comme colocataires (et leurs potes) la moitié de fêtards-bruyants qui tournent au cocktail bière-cigarette-joint-et plus. Je n’ajoute pas la propreté et le rangement dans la maison… C’était pas loin du taudis. Enfin, je m’étais un peu jeté dans la gueule du loup aussi. Les premières fois, sans expérience, on se fait toujours un peu avoir.

Un très mauvais souvenir, haha

Heureusement, on était pas sur les mêmes horaires. J’ai surtout eu le bordel de la fiesta de la veille laissé en place en me levant tous les matins, et le réveil à 3 heures du matin 5 nuits sur 7 par des gens bourrés en train de gueuler par-dessus la musique dans le salon.

La dernière semaine où j’y étais, j’ai eu droit à 2 réveils avec l’odeur de crack dans la maison. À vomir. Je prenais mon petit déjeuner dehors pour pouvoir respirer. C’était l’hiver, plutôt sympa par 5 degrés et parfois sous un parapluie.

Depuis ces 30 dernières années, c’était une de mes pire période à vivre. Je croyais en être à 0,1 sur 1, mais en fait j’étais toujours à 0.

C’est de là que je suis réellement parti. Aussi bas que la terre est basse.

Roadtrip dans le Northland

Je suis parti habiter à Takanini, et 3 semaines plus tard mon contrat de travail s’est terminé. Je suis parti 5 jours en roadtrip dans le Northland. Ça m’a fait du bien de partir à la découverte du pays. D’autant que la colocation à Takanini, bien que 1000 fois mieux qu’à Drury, était quand même particulière.

Omapere

Whangarei Heads

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

Georges, le proprio, était spécial. Un « control freak » à tous les niveaux qui écoute la télé comme si il voulait que ses voisins l’écoute aussi. Un maniaque du tri des déchets. Je faisais tout pour l’éviter. Je me faisais à manger après 20 heures pour ne pas l’avoir sur le dos (il venait tout le temps mettre son nez, donner des conseils à tout va, faire à ma place, etc).

Mes 2 colocatrices et leurs 3 enfants sont parties avant moi. Georges n’aimait pas le bruit. Alors, de 1 des enfants ça fait du bruit c’est normal. Et de 2 , en fait, ils étaient pas si bruyants que ça. Enfin bon.

Je ne suis pas parti à cause de tout ça, mais à cause du boulot. Car grâce à une connaissance et à ses contacts, me voilà à l’autre bout d’Auckland : Kumeu.

La meilleure période de mon PVT Nouvelle-Zélande

À revenir en arrière, je crois que c’était la meilleure période de mon année de PVT. J’avais un super boulot relaxant qui sentais bon (quoique la paie n’était pas au top mais on ne peut pas tout avoir), j’habitais à la campagne, les magnifiques plages sauvages d’Auckland à 15 minutes, dans une maison assez sympa et surtout très très calme, et en prime c’était le printemps.

Muriwai Beach et sa colonnie de Gannets.

Coucher de soleil depuis le jardin de la maison à Kumeu

Côté boulot, si j’enlève le manque d’organisation et les quelques branleurs, c’était le meilleur de mes boulots jusque là. Pourquoi ? Pour la sensation de liberté. C’est le premier boulot que je fais où en fait tu peux faire presque tout comme tu veux. C’était vraiment fun, relaxant et motivant. Il y avait toujours quelque chose de nouveau à faire, à modifier ou à changer.

J’ai fait énormément de tâches, beaucoup de travail (et d’heures), et bien que ce ne n’était que de simples fleurs, j’ai beaucoup appris. Même si forcément certaines journées étaient longues, j’ai toujours été content de venir bosser, ce qui est assez rare pour moi au bout de quelques mois, car j’ai la fâcheuse tendance à très vite me lasser.

Déménagement à Christchurch

Mon contrat de travail se finissant avec la fermeture annuelle de l’été, et mon envie grandissante de rester toujours plus longtemps dans ce pays, j’ai appliqué à l’extension de mon PVT, me donnant 3 mois supplémentaires sur place. Je décide de prendre 1 mois et demi en mode relax sans travailler avant de partir pour Christchurch.

Mon prochain objectif : le Essential Skills Visa. Il va me falloir un travail temporaire en Full Time qui correspond à mes diplômes et à mon expérience. C’est autre chose que de chercher un petit boulot comme ça a été le cas jusque là.

En attendant, je descend en roadtrip sur Christchurch. Rotorua, Taupo, Palmerston North, Wellington, Kaikoura. Un beau roadtrip dans de très beaux paysages sauvages et assez exempt de monde et de touristes, pour mon plus grand plaisir.

Rotorua, Vallée de Waimangu

Vallée de Waimangu, Rotorua

Tongariro National Park

Kaikoura

Du pain sur la planche

Arrivé à Christchurch, j’ai eu du pain sur la planche. Recherche de boulot, nouvelle colocation, découverte d’un nouvel environnement, beaucoup plus calme et vert qu’à Auckland. Le coût de la vie est aussi un peu inférieur car moins de trajets et d’embouteillages, et l’immobilier est bien moins exorbitant.

Je trouve assez rapidement mon nouveau boulot, en un peu moins de 2 semaines. J’ai assemblé des lignes de production pour appareils électroménagers. La meilleure paie que j’ai jamais eue de ma vie : 25$/h, + 8%/h de « Holiday Pay ».

Après m’être fait viré de ma première colocation après quelques différents, j’ai emménage à Riccarton où je suis toujours. Décidément, c’est jamais simple les colocations !

Après 2 mois chez Scott Technology, mon contrat s’est fini juste la dernière semaine de mon année. Encore une fois, j’ai appris énormément de choses et j’ai fait beaucoup de choses entre assemblage, ajustement et préparation à la fabrication. Malheureusement, ce n’est pas ici que j’aurai mon contrat en Full Time. Les projets de l’entreprise sont trop incertains et ne peuvent courir le risque de me garder pour 1 à 3 ans.

Centre-ville de Christchurch

Sugarloaf Scenic Reserve

Coucher de soleil depuis la maison où j’habite

New Brigthon Beach, Christchurch

Sumner, banlieue de Christchurch

Une fin qui se fini bien

Pendant ce temps là, j’ai galéré un peu plus d’un mois a trouver un travail en Full Time. C’est vraiment pas la même cour. Tous les 3 jours, je passe facile 2 heures sur les sites principaux de recrutement. Je peaufine mon CV, je fais une lettre de motivation différente à chaque entreprise, je visite leurs sites internet,… J’ai postulé facilement à 15 annonces qui correspondaient à 100% à mon profil.

Par pur hasard, je dégote une boîte de recrutement qui travaille avec le Ministère de l’Immigration. Maintenant inscrit, je n’ai plus qu’à réussir un entretien d’embauche et une journée d’essai, et c’est comme si mon Essential Skills Visa était dans la poche. Bon, c’est les grandes lignes bien sûr !

Pendant la dernière semaine de mon année de PVT, j’ai réussi ce fameux entretien et cette fameuse journée d’essai ! Le Visa n’est pas encore là, on en reparlera d’ici 1 mois, mais je suis bien parti.

Je travaille chez Wyma. Ils conçoivent, fabriquent et assemblent des chaînes de nettoyage de fruits et légumes. Très grosse entreprise, connue et reconnue en Australie et aux USA, même en Europe. Quand à la Nouvelle-Zélande, quasiment tout le monde est équipé Wyma.

Je suis donc opérateur de presse à commande numérique. Les plaques d’inox sont découpées à la machine laser puis viennent à nous. On se charge de les plier, suivant plan, avec la presse hydraulique. À terme, je suis censé être formé sur la machine à laser en plus de la presse. Ça va encore faire des choses à apprendre.

Un retour en France pas du tout d’actualité

Pour ce qui est du retour en France, eh bien c’est toujours pas d’actualité. La mentalité d’ici me correspond beaucoup mieux. En plus je suis dans une ville très agréable à vivre où on a la mer et les montagnes en même temps.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Oui la vie est plus chère, tout est plus cher que chez nous. Mais les salaires sont beaucoup plus élevés. Dailleurs, le Smic va encore augmenter en Avril : +1.20$/h soit 17.70$/h. Tout comme quand j’étais au Canada, je suis payé 40 à 60% de plus pour faire le même travail.

Oui, moins de protection au travail (généralement 5 jours de préavis au lieu de 1 à 3 mois en FR par exemple). C’est libéralisme à fond. Mais tout est plus facile car ça bouge tout le temps : facile et rapide de perdre son travail, mais facile et rapide aussi d’en trouver un autre car le marché est très très loin d’être surchargé. En un an, j’en suis à mon 4ème métier. Je n’ai jamais eu plus de 2 semaines entre deux boulots, sauf quand c’était voulu.

Le pays est calme, stable, en pleine croissance économique et démographique. Tout le monde est gentil, souriant, tolérant, curieux, avenant. Je n’ai jamais vu une personne morose, ou quelqu’un s’énerver. En même temps, ici il n’y a rien pour s’énerver. Et en prime, on est en guerre contre personne (tout comme personne n’est en guerre contre nous) et on ne balance pas des bombes et des missiles à tout va.

En résumé, on est tranquille-pépère, on entend les mouches voler, et la dernière chose qu’on veut c’est qu’on parle de nous (surtout en bien) : on veut garder notre tranquillité.

Le budget sur 1 an

Mise à jour sur le budget !

Pour le départ, entre l’avion, l’assurance voyage pour 1 an, les 2 premières semaines à m’installer sur place et l’achat de ma voiture, j’en ai eu pour environ 4,000 E. Ensuite, il faut compter 1,600$NZ/mois de dépenses « si on ne sort pas de chez soit » et qu’on est en colocation.

Les 6 premiers mois, j’ai dépensé 13.500$NZ sur place, avec un roadtrip d’une semaine, 1.500$ dans le futur Visa Essential Skills et des achats de vêtements pour l’hiver. Je ne connaissais pas encore tous les petits trucs pour dépenser un peu moins. Soit 2250$NZ/mois

Les 6 derniers mois, avec tout en place et plus de connaissances, je suis passé à 10.700$NZ, avec 1.300 kilomètres de roadtrip, traversée en ferry entre les 2 îles (pas donné !) et un 500$ de plus dans le futur Visa. La colocation moins coûteuse les 3 derniers mois + les embouteillages devenus inexistants ont un peu aidé aussi (vive Christchurch). Soit 1800$NZ/mois.

Dans mes périodes de travail, j’ai pu économiser de 25 à 55% de ma paie (suivant le taux horaire que j’avais). Si aujourd’hui je changeais mes $NZ en Euros, je me retrouverais avec le même montant que quand j’étais parti ! Au final, c’est comme si je n’avais rien dépensé !

Début du Visa EHV !

Il se finira le 1er Juillet. L’aventure continue ! J’espère donc repasser sur un Work Visa après ça !

Cette année de PVT a vraiment été riche, pas une seule seconde d’ennui ! C’était fou.

Toutes ces expériences et ces histoires m’ont donné 2 grosses envies :

  • Ouvrir un blog pour aider les futurs pvtistes ou simples voyageurs en Nouvelle-Zélande;
  • Écrire un ebook pour vous raconter cette année de PVT de manière romancée.

Vous seriez intéressé ?

On se retrouve dans 3 mois, je vous dirai si j’ai mon Visa Essential Skills ou non !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Comment choisir sa voiture de roadtrip ?

Se lever un matin, prendre son sac, tourner la clé de sa voiture et prendre la route à la découverte de l’inconnu. Le rêve ! Je l’ai réalisé plusieurs fois, dans plusieurs pays. Partir en roadtrip est vraiment une expérience à réaliser dans sa vie ! Faut-il encore savoir comment choisir sa voiture de roadtrip.

Parce que oui, qui veut conduire des heures dans une voiture inconfortable, sous un soleil de plomb sans climatisation, et avec une radio tellement faible que vous ne pouvez pas l’écouter avec le bruit sur l’autoroute ? Personne !

Enfin si, moi avec ma Citroën Saxo et mes 3,500 kilomètres entre France, Autriche et Slovénie… Et bien évidemment, elle est tombée en panne sur la route, avec un joint de culasse remplacé en Slovénie. Même si ce roadtrip était une expérience fabuleuse, j’aurais bien évité ce petit désagrément !

Je ne suis pas loin des 25,000 kilomètres de roadtrip, entre Canada, USA, France, Slovénie, Nouvelle-Zélande, et c’est le seul soucis que j’ai eu. J’ai toujours eu la bonne voiture, et fait des entretiens préventifs pour la préserver. Aussi, je n’ai jamais eu mal au dos, jamais crevé de chaleur (sauf dans la Saxo une fois), et toujours pu écouter la radio sans m’exploser les oreilles.

C’est quoi faire un roadtrip ?

On part en backpacking, mais on part aussi en roadtrip. C’est une autre manière de voyager, tout comme on peut aussi le faire en train ou en bus. C’est une sensation de liberté où la presque unique dépendance est l’essence.

L’idée principale est de voyager plus loin et plus longtemps tout en évitant de dépenser de l’argent dans les hôtels entre autre. À la place, on dort dans sa voiture, au pire on va dans un camping. On se sent beaucoup plus proche de la nature, on est très libres dans nos choix, on peut se déplacer facilement, et l’expérience est aussi unique que le voyage en sac à dos !

Pour cela, le choix de votre voiture est primordial. Vous devez connaître quels types de routes vous allez emprunter (haute montagne, gravier, sable, bitume…), mais aussi de votre budget (essence, assurance, entretien…). Vous devez aussi pouvoir dormir dedans sans être plié en 4 !

Maintenant, voyons comment choisir son véhicule de roadtrip, et tout ce qui est à privilégier avant un beau design ou une belle couleur !

Sur la route en direction du Kata Tjuta National Parc, Australie.

La consommation

On part rarement pour un roadtrip de 100 kilomètres, mais plutôt de milliers de kilomètres. L’essence coûte cher, ce n’est pas nouveau. Et en plus, c’est jamais vraiment sympa de devoir s’arrêter à la pompe tous les 400 kilomètres, surtout dans certains pays comme l’Australie, ou certaines région comme au Canada.

Non seulement vous dépenserez moins pendant votre roadtrip, mais en plus vous ne serez pas stressé en voyant un panneau « prochaine station service dans 450 kilomètres ».

Pour être sûr d’avoir tout bon pour avoir une voiture avec une grande autonomie : un poids léger + un petit moteur. Si on ajoute une conduite calme sans a-coups, c’est le gros lot !

Lors de mes roadtrip, j’ai toujours eu des voiture essence, mais je n’ai jamais consommé plus de 7.5 litres aux 100 kilomètres (avec une Nissan Primera Break 2.0 litres de 1997 tout de même).

Le site internet spritmonitor est un excellent outil pour enregistrer toutes vos dépenses liées à votre voiture. Je vous le conseille vivement !

Le confort

Conduire 5,000 kilomètres avec les plastiques qui grincent ? Devoir faire une pause toutes les 30 minutes car vous avez mal au dos ou aux jambes ? Vous devez mettre des bouchons d’oreilles sur l’autoroute ? Un simple détail peut devenir un véritable cauchemar avec le temps !

Mon conseil : évitez de partir en roadtrip avec une voiture fraîchement achetée ! Testez-là sur un weekend par exemple. Prenez vos repères, connaissez les limites de votre véhicule, soyez sûr de son confort sur le terrain tout comme de sa fiabilité.

La fiabilité

Rien de plus embêtant que de tomber en panne sur la route, et pire encore en pleine pampa. Ça va de la simple crevaison de pneu à un moteur à plat.

Je vais vous en raconter une bonne : imaginez-vous sur un chemin de sable en plein milieu du désert australien, avec littéralement 2 voitures qui y passent dans le mois, et votre 4×4 tombe en panne.

Il fait 40 degrés, il n’y a pas un seul millimètre d’ombre, pas un poil de vent. Votre pompe à eau vient de lâcher, et la nuit tombe dans 3 heures. Bien évidemment, aucun réseau de téléphone (seul un tél satellite marche), le premier village est à 500 kilomètres.

C’est ce qui est arrivé à Hannes, un voyageur (aux idées folles, oui!) que j’ai rencontré en Australie. Heureusement pour lui, il avait assez de nourriture et d’eau, connaissait les faiblesses de la voiture (la pompe à eau!) et avait tout préparé en conséquences.

Bon, il a quand même fini la réparation à la lampe frontale, après 6 heures à batailler par 40 degrés, puis par 8 degrés dans la nuit. Vive le climat désertique.

Hannes et son 4×4 dans le désert de Simpson en Australie.

Certes, c’est extrême, mais cela nous montre 2 choses : connaître la fiabilité de sa voiture et avoir des bases en mécanique dans l’éventualité, tout en aillant les outils. Tout ça n’est bien sûr pas donné à tout le monde.

Pas de soucis, il y a une solution ultime à tout cela : prenez une marque que tout le monde connaît et qui sera réparable dans tous les garages d’Europe ou du pays où vous faites votre roadtrip (et ne vous perdez pas au milieu du désert !) En Europe, prenez une française, en Océanie une japonaise, aux USA et Canada une américaine, etc…

Évitez de prendre une voiture avec 300,000 kilomètres au compteur. Plus c’est vieux plus ça demande des entretiens réguliers (ou très réguliers). Vous pouvez toujours le faire, mais uniquement si vous vous y connaissez !

L’entretien

Si vous achetez neuf, vous n’aurez normalement pas à vous inquiéter. Si vous achetez en seconde main, soyez sûr que les entretiens sont faits. Cela diminue grandement les risques de pannes, de problèmes ou d’entretiens à faire sur la route (encore une chose à essayer d’éviter).

Par exemple, partez avec des pneus neufs ou récents, tout comme vos essuie-glace. Regardez si il y a le manuel d’entretien de la voiture. Cela peut vous aider pour changer une ampoule ou un fusible qui a claqué. Pour ces derniers, prenez-les en rechange dans votre voiture.

Si vous n’avez aucune idée des entretiens précédents ou des doutes, voici mes recommandations que je fais automatiquement quand je récupère un véhicule en seconde main :

  • Une vidange,
  • Un filtre à air,
  • Des bougies d’allumage et un filtre à essence (ou gasoil c’est selon), en option si voiture vraiment vieille ou kilométrée.

C’est un peu le carnet de vaccination de votre véhicule, et il doit toujours être à jour pour qu’il roule le plus longtemps et le plus loin possible sans être embêté !

Ma Chevrolet Cobalt au garage lors de mon roadtrip Canada/USA. 16.000 kilomètres et je n’ai eu qu’une vidange à faire, ici à Portland.

L’espace

Vous voulez dormir dans votre voiture ? Vous avez plein de choses à emporter et/ou vous partez à plusieurs ?

On ne va pas se mentir, en terme d’espace dans une voiture il y a le choix ! Citadine, monospace, break, au pire prenez un petit van. Ne faites pas de folies pour autant pour éviter l’inutile (ou l’inverse), s’il vous plaît : vous risqueriez de le regretter après.

Regardez aussi pour les espaces de rangements ! Essayez d’en avoir juste un peu de trop pour au cas où sur la route.

Le coffre de mon break Nissan Primera, en Nouvelle-Zélande. En repliant les sièges, je peux mettre un vrai matelas et m’allonger sur toute la longueur alors que je mesure 1m80.

Le look

Oui, bon, en vrai c’est pas important du tout, mais quand même un petit peu. C’est surtout histoire de ne pas « se faire repérer », aussi bien quand vous vous garez dans une ville que quand vous avez trouver votre spot pour dormir le soir.. Vous savez, évitez les vols, le flic qui vous réveille à 2 heures du matin, etc…

Donc si vous pouviez essayer d’éviter des couleurs flashy et un design de l’espace, c’est plutôt bien !

Faisons un petit tour des catégories, leurs avantages et inconvénients.

La Citadine (mon exemple : Citroën Saxo)

Peu encombrant, passe partout même sur des routes en gravier, se gare partout, très économique. C’est un peu les seuls avantages malheureusement.

Si vous faites plus de 1m75, vous ne dormirez pas vraiment bien (jambes pliées), bruyant sur la route, consommation sur l’autoroute, sécurité, équipement restreint,…

Je ne vais pas mentir, on choisi généralement une citadine pour un roadtrip par contrainte économique (ou parce qu’on à envie d’une expérience encore plus unique, ou parce que c’est tout ce qu’on a) : pas cher à l’achat et à l’entretien. Pour dormir, c’est possible de temps en temps, mais il faudra plutôt penser au camping.

Exemples : Peugeot 206, Dacia Sandero, Renault Clio.

La familiale (mon exemple : Chevrolet Cobalt)

J’aime appeler ces voitures des citadines rallongées. On a un plus grand coffre, plus d’espaces de rangements, un meilleur confort de conduite, une meilleure sécurité. On garde le coté passe-partout qui est vraiment intéressent pour le roadtrip, et on a quand même un gros plus pour le sommeil. Ce n’est pas non plus un hôtel 5 étoiles et ça reste limité.

C’est ce type de véhicule que j’ai utilisé pour 16.000 kilomètres de roadtrip au Canada et aux USA. J’alternais entre une à deux nuits en voiture de suite et du Couchsurfing ou du Motel.

Exemples : Peugeot 406, Renault Laguna, Mazda 6.

Ma Chevrolet Cobalt, lors de mon roadtrip Canada/USA

Le Break (mon exemple : Nissan Primera Break)

Une voiture familiale rallongée disposant d’un coffre immense. Dans ma Primera Break, je peux m’allonger complètement dedans alors que je fais 1m80 ! C’est encore plus confortable à la conduite, et on a un vrai compromis entre un petit van et une voiture familiale.

Par contre, on commence à perdre le coté passe-partout, et avec le poids et la taille de la voiture, la consommation d’essence augmente un peu.

Exemples : Peugeot 307sw, Citroën C5 break, Renault Mégane break.

Ma Nissan Primera Break, en Nouvelle-Zélande

Le monospace

Entre un break et une familiale, on y retrouve les mêmes avantages et inconvénients. On gagne surtout avec la place en hauteur, se rapprochant d’un van. Mais est-ce que cela vaut vraiment le coup ? À moins de vouloir embarquer une planche de surf ou autre objet plutôt encombrant, je n’en suis pas si sûr… Gros avantage quand même par rapport au break : on peut se mettre assis dedans sans toucher le plafond.

Exemples : Renault Scénic, Citroën Picasso, Dacia Lodgy.

C’est incroyable ce qu’on peut mettre dans le coffre d’une Renault Kangoo !!

Le van

Extrêmement connu des voyageurs au long court, des voyageurs-travailleurs, ou encore des voyageurs en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Argentine ou encore au Canada. Le van est vraiment parfait pour dormir, si on enlève le coté encombrement et plus difficile pour se garer.

C’est un peu une petite maison : on peut y cuisiner, on peut avoir un petit bureau, on peut y dormir à 2 voire 3 suivant l’équipement, on peut même y installer un lavabo et des toilettes sèches.

Par contre, il ne convient pas à tous les budgets aussi bien achat qu’entretien.

Exemples : Mitsubishi L300, Toyota Hiace, Volkswagen California

Le van n’est pas la solution bon marché. Pour le rentabiliser avec les nuits d’hôtels qui ne sont plus a payer, il faudra voyager sur plusieurs mois.

En bref

Si vous voyagez seul sur moins de 10.000 kilomètres : citadine, familiale ou break
Si vous voyagez à 2 sur moins de 10.000 kilomètres : break ou monospace

Vous voyagez seul ou à 2 sur plus de 10.000 kilomètres : monospace ou van

Vous voyagez sur le long terme (plusieurs mois ou plusieurs années) : van

J’espère que mes conseils vous aideront ! En attendant, je vous souhaite une bonne préparation de roadtrip !

À bientôt sur la route !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?