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Comment choisir sa voiture de roadtrip ?

Se lever un matin, prendre son sac, tourner la clé de sa voiture et prendre la route à la découverte de l’inconnu. Le rêve ! Je l’ai réalisé plusieurs fois, dans plusieurs pays. Partir en roadtrip est vraiment une expérience à réaliser dans sa vie ! Faut-il encore savoir comment choisir sa voiture de roadtrip.

Parce que oui, qui veut conduire des heures dans une voiture inconfortable, sous un soleil de plomb sans climatisation, et avec une radio tellement faible que vous ne pouvez pas l’écouter avec le bruit sur l’autoroute ? Personne !

Enfin si, moi avec ma Citroën Saxo et mes 3,500 kilomètres entre France, Autriche et Slovénie… Et bien évidemment, elle est tombée en panne sur la route, avec un joint de culasse remplacé en Slovénie. Même si ce roadtrip était une expérience fabuleuse, j’aurais bien évité ce petit désagrément !

Je ne suis pas loin des 25,000 kilomètres de roadtrip, entre Canada, USA, France, Slovénie, Nouvelle-Zélande, et c’est le seul soucis que j’ai eu. J’ai toujours eu la bonne voiture, et fait des entretiens préventifs pour la préserver. Aussi, je n’ai jamais eu mal au dos, jamais crevé de chaleur (sauf dans la Saxo une fois), et toujours pu écouter la radio sans m’exploser les oreilles.

C’est quoi faire un roadtrip ?

On part en backpacking, mais on part aussi en roadtrip. C’est une autre manière de voyager, tout comme on peut aussi le faire en train ou en bus. C’est une sensation de liberté où la presque unique dépendance est l’essence.

L’idée principale est de voyager plus loin et plus longtemps tout en évitant de dépenser de l’argent dans les hôtels entre autre. À la place, on dort dans sa voiture, au pire on va dans un camping. On se sent beaucoup plus proche de la nature, on est très libres dans nos choix, on peut se déplacer facilement, et l’expérience est aussi unique que le voyage en sac à dos !

Pour cela, le choix de votre voiture est primordial. Vous devez connaître quels types de routes vous allez emprunter (haute montagne, gravier, sable, bitume…), mais aussi de votre budget (essence, assurance, entretien…). Vous devez aussi pouvoir dormir dedans sans être plié en 4 !

Maintenant, voyons comment choisir son véhicule de roadtrip, et tout ce qui est à privilégier avant un beau design ou une belle couleur !

Sur la route en direction du Kata Tjuta National Parc, Australie.

La consommation

On part rarement pour un roadtrip de 100 kilomètres, mais plutôt de milliers de kilomètres. L’essence coûte cher, ce n’est pas nouveau. Et en plus, c’est jamais vraiment sympa de devoir s’arrêter à la pompe tous les 400 kilomètres, surtout dans certains pays comme l’Australie, ou certaines région comme au Canada.

Non seulement vous dépenserez moins pendant votre roadtrip, mais en plus vous ne serez pas stressé en voyant un panneau « prochaine station service dans 450 kilomètres ».

Pour être sûr d’avoir tout bon pour avoir une voiture avec une grande autonomie : un poids léger + un petit moteur. Si on ajoute une conduite calme sans a-coups, c’est le gros lot !

Lors de mes roadtrip, j’ai toujours eu des voiture essence, mais je n’ai jamais consommé plus de 7.5 litres aux 100 kilomètres (avec une Nissan Primera Break 2.0 litres de 1997 tout de même).

Le site internet spritmonitor est un excellent outil pour enregistrer toutes vos dépenses liées à votre voiture. Je vous le conseille vivement !

Le confort

Conduire 5,000 kilomètres avec les plastiques qui grincent ? Devoir faire une pause toutes les 30 minutes car vous avez mal au dos ou aux jambes ? Vous devez mettre des bouchons d’oreilles sur l’autoroute ? Un simple détail peut devenir un véritable cauchemar avec le temps !

Mon conseil : évitez de partir en roadtrip avec une voiture fraîchement achetée ! Testez-là sur un weekend par exemple. Prenez vos repères, connaissez les limites de votre véhicule, soyez sûr de son confort sur le terrain tout comme de sa fiabilité.

La fiabilité

Rien de plus embêtant que de tomber en panne sur la route, et pire encore en pleine pampa. Ça va de la simple crevaison de pneu à un moteur à plat.

Je vais vous en raconter une bonne : imaginez-vous sur un chemin de sable en plein milieu du désert australien, avec littéralement 2 voitures qui y passent dans le mois, et votre 4×4 tombe en panne.

Il fait 40 degrés, il n’y a pas un seul millimètre d’ombre, pas un poil de vent. Votre pompe à eau vient de lâcher, et la nuit tombe dans 3 heures. Bien évidemment, aucun réseau de téléphone (seul un tél satellite marche), le premier village est à 500 kilomètres.

C’est ce qui est arrivé à Hannes, un voyageur (aux idées folles, oui!) que j’ai rencontré en Australie. Heureusement pour lui, il avait assez de nourriture et d’eau, connaissait les faiblesses de la voiture (la pompe à eau!) et avait tout préparé en conséquences.

Bon, il a quand même fini la réparation à la lampe frontale, après 6 heures à batailler par 40 degrés, puis par 8 degrés dans la nuit. Vive le climat désertique.

Hannes et son 4×4 dans le désert de Simpson en Australie.

Certes, c’est extrême, mais cela nous montre 2 choses : connaître la fiabilité de sa voiture et avoir des bases en mécanique dans l’éventualité, tout en aillant les outils. Tout ça n’est bien sûr pas donné à tout le monde.

Pas de soucis, il y a une solution ultime à tout cela : prenez une marque que tout le monde connaît et qui sera réparable dans tous les garages d’Europe ou du pays où vous faites votre roadtrip (et ne vous perdez pas au milieu du désert !) En Europe, prenez une française, en Océanie une japonaise, aux USA et Canada une américaine, etc…

Évitez de prendre une voiture avec 300,000 kilomètres au compteur. Plus c’est vieux plus ça demande des entretiens réguliers (ou très réguliers). Vous pouvez toujours le faire, mais uniquement si vous vous y connaissez !

L’entretien

Si vous achetez neuf, vous n’aurez normalement pas à vous inquiéter. Si vous achetez en seconde main, soyez sûr que les entretiens sont faits. Cela diminue grandement les risques de pannes, de problèmes ou d’entretiens à faire sur la route (encore une chose à essayer d’éviter).

Par exemple, partez avec des pneus neufs ou récents, tout comme vos essuie-glace. Regardez si il y a le manuel d’entretien de la voiture. Cela peut vous aider pour changer une ampoule ou un fusible qui a claqué. Pour ces derniers, prenez-les en rechange dans votre voiture.

Si vous n’avez aucune idée des entretiens précédents ou des doutes, voici mes recommandations que je fais automatiquement quand je récupère un véhicule en seconde main :

  • Une vidange,
  • Un filtre à air,
  • Des bougies d’allumage et un filtre à essence (ou gasoil c’est selon), en option si voiture vraiment vieille ou kilométrée.

C’est un peu le carnet de vaccination de votre véhicule, et il doit toujours être à jour pour qu’il roule le plus longtemps et le plus loin possible sans être embêté !

Ma Chevrolet Cobalt au garage lors de mon roadtrip Canada/USA. 16.000 kilomètres et je n’ai eu qu’une vidange à faire, ici à Portland.

L’espace

Vous voulez dormir dans votre voiture ? Vous avez plein de choses à emporter et/ou vous partez à plusieurs ?

On ne va pas se mentir, en terme d’espace dans une voiture il y a le choix ! Citadine, monospace, break, au pire prenez un petit van. Ne faites pas de folies pour autant pour éviter l’inutile (ou l’inverse), s’il vous plaît : vous risqueriez de le regretter après.

Regardez aussi pour les espaces de rangements ! Essayez d’en avoir juste un peu de trop pour au cas où sur la route.

Le coffre de mon break Nissan Primera, en Nouvelle-Zélande. En repliant les sièges, je peux mettre un vrai matelas et m’allonger sur toute la longueur alors que je mesure 1m80.

Le look

Oui, bon, en vrai c’est pas important du tout, mais quand même un petit peu. C’est surtout histoire de ne pas « se faire repérer », aussi bien quand vous vous garez dans une ville que quand vous avez trouver votre spot pour dormir le soir.. Vous savez, évitez les vols, le flic qui vous réveille à 2 heures du matin, etc…

Donc si vous pouviez essayer d’éviter des couleurs flashy et un design de l’espace, c’est plutôt bien !

Faisons un petit tour des catégories, leurs avantages et inconvénients.

La Citadine (mon exemple : Citroën Saxo)

Peu encombrant, passe partout même sur des routes en gravier, se gare partout, très économique. C’est un peu les seuls avantages malheureusement.

Si vous faites plus de 1m75, vous ne dormirez pas vraiment bien (jambes pliées), bruyant sur la route, consommation sur l’autoroute, sécurité, équipement restreint,…

Je ne vais pas mentir, on choisi généralement une citadine pour un roadtrip par contrainte économique (ou parce qu’on à envie d’une expérience encore plus unique, ou parce que c’est tout ce qu’on a) : pas cher à l’achat et à l’entretien. Pour dormir, c’est possible de temps en temps, mais il faudra plutôt penser au camping.

Exemples : Peugeot 206, Dacia Sandero, Renault Clio.

La familiale (mon exemple : Chevrolet Cobalt)

J’aime appeler ces voitures des citadines rallongées. On a un plus grand coffre, plus d’espaces de rangements, un meilleur confort de conduite, une meilleure sécurité. On garde le coté passe-partout qui est vraiment intéressent pour le roadtrip, et on a quand même un gros plus pour le sommeil. Ce n’est pas non plus un hôtel 5 étoiles et ça reste limité.

C’est ce type de véhicule que j’ai utilisé pour 16.000 kilomètres de roadtrip au Canada et aux USA. J’alternais entre une à deux nuits en voiture de suite et du Couchsurfing ou du Motel.

Exemples : Peugeot 406, Renault Laguna, Mazda 6.

Ma Chevrolet Cobalt, lors de mon roadtrip Canada/USA

Le Break (mon exemple : Nissan Primera Break)

Une voiture familiale rallongée disposant d’un coffre immense. Dans ma Primera Break, je peux m’allonger complètement dedans alors que je fais 1m80 ! C’est encore plus confortable à la conduite, et on a un vrai compromis entre un petit van et une voiture familiale.

Par contre, on commence à perdre le coté passe-partout, et avec le poids et la taille de la voiture, la consommation d’essence augmente un peu.

Exemples : Peugeot 307sw, Citroën C5 break, Renault Mégane break.

Ma Nissan Primera Break, en Nouvelle-Zélande

Le monospace

Entre un break et une familiale, on y retrouve les mêmes avantages et inconvénients. On gagne surtout avec la place en hauteur, se rapprochant d’un van. Mais est-ce que cela vaut vraiment le coup ? À moins de vouloir embarquer une planche de surf ou autre objet plutôt encombrant, je n’en suis pas si sûr… Gros avantage quand même par rapport au break : on peut se mettre assis dedans sans toucher le plafond.

Exemples : Renault Scénic, Citroën Picasso, Dacia Lodgy.

C’est incroyable ce qu’on peut mettre dans le coffre d’une Renault Kangoo !!

Le van

Extrêmement connu des voyageurs au long court, des voyageurs-travailleurs, ou encore des voyageurs en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Argentine ou encore au Canada. Le van est vraiment parfait pour dormir, si on enlève le coté encombrement et plus difficile pour se garer.

C’est un peu une petite maison : on peut y cuisiner, on peut avoir un petit bureau, on peut y dormir à 2 voire 3 suivant l’équipement, on peut même y installer un lavabo et des toilettes sèches.

Par contre, il ne convient pas à tous les budgets aussi bien achat qu’entretien.

Exemples : Mitsubishi L300, Toyota Hiace, Volkswagen California

Le van n’est pas la solution bon marché. Pour le rentabiliser avec les nuits d’hôtels qui ne sont plus a payer, il faudra voyager sur plusieurs mois.

En bref

Si vous voyagez seul sur moins de 10.000 kilomètres : citadine, familiale ou break
Si vous voyagez à 2 sur moins de 10.000 kilomètres : break ou monospace

Vous voyagez seul ou à 2 sur plus de 10.000 kilomètres : monospace ou van

Vous voyagez sur le long terme (plusieurs mois ou plusieurs années) : van

J’espère que mes conseils vous aideront ! En attendant, je vous souhaite une bonne préparation de roadtrip !

À bientôt sur la route !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment économiser 10000 Euros en un an ?

C’est la question qui tue. Elle résonne maintenant dans votre tête : « Comment économiser 10000 Euros ? ». C’est beaucoup d’argent et en plus, cela paraît impossible.

Impossible ? Pas si sûr : je l’ai fait 2 fois ces 5 dernières années. La première fois en 2015 quand j’étais au Québec : 10,000$ Canadiens en 10 mois. La deuxième fois en France en 2017 : 10,000 Euros en 12 mois tout juste.

Il y a trois solutions : gagner plus, dépenser moins, ou les deux à la fois. Dans mes deux expériences, j’ai choisi l’option de dépenser moins.

Je ne parlerai pas ici de ma première expérience au Québec : salaires incomparables, et ma colocation me coûtait seulement 250$ par mois. Si je n’avais pas passé mes weekends un peu partout dans le pays ou aux USA, ce but des 10,000$ économisés aurait été atteint en moins de 6 mois.

En France, je gagnais 1,500 Euros par mois, je vivais chez mes parents mais leur versais 300 Euros mensuels pour toutes les dépenses (comme une colocation, mais chez les parents). J’avais également une voiture, et j’ai fait un roadtrip en Slovénie pendant 3 semaines qui m’a coûté 1000 Euros (dont 400 pour le garage car ma voiture était tombée en panne !).

J’ai quand même réussi à économiser 10000 Euros en un an.

Col de Vrsic, Slovénie

Quel est votre but ?

Alors, certes, ça n’a pas été simple. Il faut être économe, il faut tout traquer, tout étudier, se limiter parfois. Il faut surtout avoir un but, car c’est ce qui aide le plus. Le mien était de réunir un maximum d’argent sur mon compte pour pouvoir voyager sur le long terme. Justement, un tour du monde d’un an se fait avec 8,000 à 20,000 Euros. Encore une bonne idée pour réussir à économiser 10000 Euros!

Être économe est aussi un voyage, un voyage intérieur. Il n’est pas facile. Cela prend parfois des années. C’est une évolution personnelle et un changement de style de vie. Il faut le prendre en compte. C’est « mettre à la poubelle » les choses matérielles, stopper une consommation excessive d’un peu de tout. Faut-il encore savoir de quoi!

Faites vos comptes

Et pour cela, le mieux est de prendre une feuille de papier ou un tableur Excel et de noter toutes ses dépenses et revenus par semaine, ou par mois, classé par catégories. On peut y mettre par exemple le logement, la voiture et/ou le transport, la nourriture, le téléphone, les sorties, et le divers pour tout le reste.

Voici à quoi ressemblaient mes dépenses moyennes par mois sur un an, pour l’année 2017 :

  • Logement + nourriture + factures : 300E
  • Voiture : 250E (essence, assurance, garage, CT)
  • Téléphone : 10E
  • Sorties : 30E
  • Divers : 60E

Cela fait 650E de dépenses en moyenne par mois, pour 1,500 Euros de revenus, soit 850 Euros économisés par mois en moyenne.

Si c’est votre première fois, patience !

Les fameux « 1% les plus riches » peuvent économiser 10000 Euros en 1/10ème de seconde. Je doute que ces personnes là lisent mon article en ce moment. À notre niveau, arriver à ce résultat en un jour est un rêve. « Rome ne s’est pas construite en un jour », vous diront-ils. Pour être efficient, cela peut prendre des mois ou des années.

Voilà d’où je suis parti en 2014: j’avais un crédit pour ma voiture qui en plus me coûtait cher en entretien (au total 550E par mois crédit inclus), j’avais un appartement de 70 mètres carrés (dont je ne m’en servait que de 40) à 500 Euros par mois, mon téléphone me coûtait 25 Euros par mois et je ne regardais pas trop sur les sorties.

Résultat : 1750 Euros de gagnés (ce que je gagnais à cette époque précise en 2014), plus de 1600 de dépensés. C’est comme ces gens qui gagnent 15,000 Euros par mois mais qui n’ont pas un rond au final. Pire, 95% de mes dépenses étaient faites dans des choses matérielles. Tout ce qu’il ne faut pas faire.

Il faut dire, j’avais une énorme passion pour l’automobile à cette époque. Je pensais à vivre le rêve (très coûteux) jour et nuit.

La passion n’est pas totalement disparue pour autant. Certaines de ces photos ont été prises pendant mes voyages au USA. J’ai juste compris qu’il fallait être humble et profiter des expériences de la vie plutôt que des choses matérielles.

Je préfère mettre 1.000 Euros dans un voyage de 3 semaines en Slovénie, plutôt que 1.000 Euros dans des pneus de voiture !

Un déclic peut tout faire changer

Et puis j’ai commencé à faire des économies avant mon expatriation au Canada, car il le fallait bien pour me réinstaller ailleurs. J’ai fait un tableau Excel de mes dépenses, et j’ai regardé sur quoi je pouvais couper, en commençant par le plus gros.

J’ai alors vite compris qu’en coupant deux ou trois dépenses inutiles, on pouvait faire facilement, et sans trop mettre de côté le plaisir, des économies.

Les premiers 1,000 Euros ont été les plus difficiles : j’ai décidé de revendre ma coûteuse voiture pour rembourser le crédit que j’avais dessus.

Je me suis acheté une petite citadine à la place, me faisant économiser au total 300 Euros par mois (crédit + entretien). 300 Euros par mois économisés rien que pour une voiture, eh oui !

Ma voiture me coûtait aussi cher que mon loyer… La passion, le plaisir. Ou plutôt trop de plaisir ! Trop d’essence, trop d’assurance, location d’un garage pour la garer à l’abri, etc… Elle a été remplacée par une Twingo.

Et puis les 1,000 Euros suivant ont été un peu plus simples, car la machine se met en route. Aussi, voir que ça fonctionne est très motivant et aide à continuer dans ce sens.

Ça en devient comme un jeu, et puis on devient une machine à économiser. La plupart des décisions que je faisais étaient basées sur deux questions simples : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que ça vaut vraiment la peine de dépenser cet argent ?

1+1+1+…

Ayez un but (pourquoi je dois économiser de l’argent ?), sachez exactement combien vous gagnez et combien vous dépensez. Établissez un budget pour vos dépenses mensuelles en fonction de ce que vous devez économiser. Posez-vous la question : de tout ce que vous achetez tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, quelles choses sont une nécessité pour vous ?

Si vous arrivez à économiser 10 Euros sur un poste et que vous en avez 5, cela fait 50 euros. Si vous ne prenez pas cette petite bière en plus dans votre bar favori, c’est peut être 5 Euros de plus sur votre compte. Et si vous cuisinez chez vous ce soir au lieu d’aller au restaurant, c’est peut être encore 40 Euros d’économisés.

En additionnant le tout, c’est déjà un bon petit paquet d’argent économisé dans votre projet. C’est ce que j’appelle le 1+1+1+… = beaucoup !

Si le chiffre 10,000 paraît trop gros et trop impossible pour vous, coupez-le par mois, par semaine ou par jour. Vous verrez que ce n’est pas si énorme que ça au final.

4000E/an = 333E/mois = 77E/semaine
6000E/an = 500E/mois = 115E/semaine
8000E/an = 666E/mois = 154E/semaine
10000E/an = 833E/mois = 192E/semaine

Dites-vous que si vous arrivez à économiser seulement 100 Euros par mois, c’est déjà 1,200 Euros de plus sur votre compte à la fin de l’année.

On a rien sans rien

Il peut arriver que votre but tombe court, qu’il vous manque encore un peu d’économies, que vous devez économiser un plus gros montant, ou que vous devez économiser sur une très courte période.

Dans ce cas, essayez de faire des heures supplémentaires au travail, comme je l’ai fait, ou de cumuler avec un autre travail à mi-temps ou le weekend. Cela peut être très compliqué, mais si votre but est suffisamment puissant et important pour vous, vous devriez arriver à relever le challenge.

Je l’ai fait au Québec où il m’est arrivé de travailler 8 jours d’affilée pour 86 heures de travail, je bossais 65 à 70 heures par semaine pendant 2 semaines par-ci par là. Quand je bossais dans l’aéronautique, je venais le samedi matin pour faire 3 ou 4 heures de plus.

C’est aussi parfois un autre prix à payer pour économiser 10000 Euros!

Le « Trou du Diable », à Shawinigan, près de Trois-Rivières. C’était en 2015. Si vous regardez mes yeux, vous ne pourrez pas rater mes cernes ! Pas facile de cumuler les semaines de 60 heures et les extras !

En Nouvelle-Zélande, j’ai rencontré une fille qui devait économiser 23,000$ pour payer son année d’études. Elle faisait 4 boulots : elle livrait des pâtisseries le matin, était libraire le jour, elle bossait dans une pizzeria le soir à mi-temps, et elle donnait des cours d’anglais à domicile en plus.

Il y a plein d’autres solutions, plus ou moins contraignantes :

  • Déménagez pour diminuer votre loyer et/ou vos factures
  • Prenez un forfait de téléphone ou d’internet moins cher
  • Comparez les assurances
  • Vendez votre voiture et prenez en une plus petite comme je l’ai fait
  • Achetez usagé (Leboncoin par exemple)
  • Vendez les objets dont vous ne vous servez pas
  • Utilisez les transports en commun ou un vélo
  • Cherchez et trouvez des activités gratuites
  • Évitez de prendre un crédit.
  • Etc…

Pour moi, le facteur le plus important pour faire des économies, c’est de ne pas avoir de crédit ! Et pour les fumeurs, arrêter de fumer (oui, je sais, facile à dire).

En tout cas, une chose est sûre, si vous restez là à ne rien faire, vos économies ne décollerons pas, à moins de gagner au Loto (1 chance sur 13 millions tout de même!).

Une fois l’objectif atteint…

…Tous les sacrifices que vous aurez fait vous seront rendus en quadruple ! Quand j’ai quitté mon travail au Québec, j’avais au total 14,000$, ce qui m’a permis de voyager pendant 12 mois d’affilée sans revenus !

J’ai traversé le Canada et les USA en voiture, je suis retourné en France, j’ai été en Indonésie, à Singapour. Puis j’ai fait mon premier PVT en Australie où j’ai travaillé 2 mois puis fait la Côte Est en 1 mois.

Chacune de ces 2 années passées à économiser pour réaliser mes projets n’a pas été facile ! J’ai du faire des sacrifices pour économiser autant en si peu de temps. Mais je ne me plain pas, loin de là. J’ai pu financer des voyages au long court, entre roadtrip et backpacking ! Que des souvenirs inoubliables !

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

Le lac Moraine, un moment incroyable lors de mon roadtrip au Canada !

Whitehaven Beach, vue depuis le Hill Inlet Loukout. L’archipel des Withsundays a été un des innombrables souvenirs magique en Australie !

Quand je suis parti de France en 2018, j’avais près de 14,000 Euros, économisés sur 15 mois. Je m’en suis servit pour partir en PVT en Nouvelle-Zélande. J’en ai dépensé 5,500 entre l’avion, les 2 premières semaines d’hébergement et de vie sur place, l’achat d’une voiture et de quelques vêtements.

Maintenant, je gagne ma vie en Nouvelle-Zélande et je ne touche plus à mes Euros depuis bientôt un an ! C’est en quelque sorte mon matelas de sauvetage, au cas où !

On ne se sent jamais plus décontracté que quand on sait qu’on a de quoi subvenir à ses besoins pour plusieurs mois sans revenus.

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

En résumé

Tout ce que vous avez besoin, c’est une feuille de papier, un stylo et votre cerveau. Suivant vos revenus de départ ou votre train de vie de base, cela peut être très facile et très court tout comme très difficile et très long.

  1. Ayez un but, un projet.
  2. Sachez combien il vous faut économiser au total et par mois.
  3. Faites vos comptes en inscrivant vos dépenses mensuelles.
  4. Ne vous mentez pas et supprimez ou diminuez les dépenses trop importantes ou qui ne vous ne servent pas autant que vous le pensez.
  5. Suivez votre évolution et faites des ajustements en réitérant l’opération tous les mois.
  6. Regardez vos économies grandir et imaginez-vous en train de réaliser votre projet pour garder le cap.


J’espère que ces conseils et mon expérience personnelle vous auront aidé et que cela vous aidera à réaliser vos projet !

Et si vous devez rouler dans une vieille Citroën Saxo toute pourrie comme je l’ai fait pendant un an et demi, dites vous que vous aurez des moments bien plus agréables une fois que vous pourrez réaliser vos projets !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Mon Top 10 à voir et à faire à Auckland !

Après 9 mois de vie dans cette ville, je vous présente mon top 10 des choses à faire et à voir sur Auckland !

Ce classement est bien sûr personnel, et ce que j’y présente est uniquement des activités que j’ai moi-même faites. C’est pour ces raisons que, par exemple, Waiheke Island ne figure pas, pour les connaisseurs.

Pour les nouveaux arrivants et tous les nouveaux voyageurs se rendant ou étant de passage à Auckland, je vous promet que vous ne serez pas déçu par ces 10 lieux !

10 – Michael Josef Memorial Park

Photo : lansol.co.nz

Voici la journée parfaite : commencez par un tour à l’Aquarium d’Auckland (39$NZD), allez profiter de la plage et des restaurants de Mission Bay, et finissez au Michael Josef Memorial Park. Le tout se situe dans un rayon de moins de 2 kilomètres !

Depuis le parc, vous aurez une vue imprenable sur Rangitoto Island et une partie du Golf d’Auckland. Les pelouses sont immenses, bien vertes, et propres.

Adresse : 19 Hapimana St, Orakei, Auckland 1071

9 – Albert Park

Photo : Aymeric LECOSSOIS

En plein centre-ville, face à l’Université, voici le joli poumon vert d’Auckland. Très fleuri, installez-vous sur un banc pour observer la fontaine Victorienne, ou la Skytower, selon les goûts.

Adresse : 33-43 Princes Steet, Auckland, 1010

8 – Skytower

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Impossible de la rater ! On la voit depuis partout en ville, et même depuis la campagne ! J’ai habité quelques mois à Kumeu, et même à 24 kilomètres de là, je la voyais ! Elle fait 328 mètres de haut à son extrémité (324 mètres pour la Tour Eiffel).

Elle fait partie d’un grand complexe, le SkyCITY, avec un casino, un cinéma, des restaurants, pour n’en citer que quelques exemples.

Pour 29$NZD, vous pourrez grimper à 220 mètres de haut, prendre un café ou collation et admirer la vue à 360 degrés. Parfait pour le coucher de soleil. Jour de pluie : à éviter !

Adresse : Victoria Street West, Auckland, 1010

https://www.skycityauckland.co.nz/sky-tower/

7 – One Tree Hill

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill. Photo : Aymeric LECOSSOIS

Un immense parc un peu excentré de la ville où l’on peut admirer les moutons et les vaches, parfois en liberté. Le meilleur conseil, c’est de se garer en bas au kiosk d’information et de monter à pied. Vous aurez à monter 1,5 kilomètres, mais les vues et les animaux vous le rendront bien !

Si vous venez au printemps (September à Novembre), vous pourrez y voir les cerisiers en fleur, à ne pas manquer ! (à voir du côté Greenlane, près de la zone à barbecue).

Adresse : 670 Manukau Rd, Royal Oak, Auckland 1023

6 – Devonport

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

N’y allez surtout pas en voiture : vous allez perdre un temps fou dans les embouteillages, et faire un détour monstre. Prenez le Ferry depuis le terminal au centre-ville d’Auckland (14$NZD aller-retour, 9,60$NZD si vous avez la AT HOP Card).

Si vous en avez marre de la ville, du monde et du bruit, en 15 minutes de Ferry, qui au passage vous permet d’admirer Auckland depuis le Golfe, vous allez vous croire au paradis.

Devonport, c’est ce petit coin de charme très calme et silencieux, sans histoires. Promenez-vous dans son centre-ville et ses petites boutiques ou restaurants.

Allez faire un tour à North Head et ses fortifications militaires abandonnées. Profitez surtout du panorama et de la vue sur Rangitoto Island !

La montée au Mount Victoria vaut amplement le détour, à ne pas oublier !

5 – Mount Eden

Photo : Aymeric LECOSSOIS

À mi-chemin entre Victoria Park et One Tree Hill, le Mount Eden est le parc le plus photogénique. C’est le plus haut sommet à Auckland, avec 196 mètres. Vues imprenables sur la ville, la Skytower, et surtout le fond du cratère endormi.

Adresse : Puhi Huia Rd, Mount Eden, Auckland 1024

4 – Karekare Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Avis aux possesseurs de voiture ou autre moyen de transport : il vous faudra 45 minutes de route pour vous y rendre, sans compter la circulation (le plus gros point noir de la ville). Mais traverser les Waitakere Ranges est un moment tellement sympa qu’on veut y aller tous les jours !

Faites un arrêt à KiteKite Falls si la route est vraiment longue après les embouteillages en ville.

À Karekare, c’est un autre monde où les fans de Jurrassic Park s’y croiront. Ne manquez pas l attraction numéro 1 : Karekare Waterfall, très facile d’accès avec une petite marche. Vous pouvez aussi faire le Zion Hill Track, une rando de 3 heures environ.

3 – Rangitoto Island

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

À l’instar de la Skytower, Rangitoto est une île qu’on voit depuis un peu tous les points de vue à Auckland. Sa forme large et imposante, culminant à 260 mètres, est vraiment captivante. C’est le lieu parfait pour passer une journée de weekend (ou de vacances).

L’île est très protégée et fait partie du pointilleux programme « Pest Free Island ». Vous serez obligé de brosser et de laver tout votre matériel et vêtements, et de tout emballer dans des sacs hermétiques (tupperwares pour la nourriture).

Les Ferrys sont limités à 3 à 4 par jour, et il est impossible de passer la nuit sur l’île : ne ratez pas le tout dernier ferry de 17 heures ! Les réservations sont obligatoires. Le tarif est un peu excessif, 36$NZD, mais cela paie en partie la conservation de l’île.

Grimpez au sommet et admirez le panorama sur Auckland, Devonport, Northshore, Tiritiri Matangi Island, Motutapu Island, Brown’s Island et Mission Bay.

Descendez voir le phare et bronzer à la plage, observez les « baraques » construites dans les années 20 et 30.

Allez à Boulder Bay pour admirer des restes d’épaves de navires (y aller à marée basse!). Ce trail passe par une grande zone de roche volcanique très coupante (prenez de bonnes chaussure!). Cette même roche renvoie très bien la chaleur du soleil, donc protégez-vous si beau temps car on croît vraiment marcher sur des braises !

Le site internet : http://rangitoto.co.nz/

2 – Tiritiri Matangi Island

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Il faut 1h15 de Ferry pour y parvenir. C’est long, je l’accorde. Et en plus, le tarif proposé est salé : 78$NZD l’aller-retour. Mais ne manquez pas une journée sur cette île absolument fabuleuse, magique et mystérieuse !

Je vous conseille le trail qui fait le tour de l’île en longeant les côtes. Vous en aurez pour un peu plus de 5 heures, et ce sera la meilleure façon de découvrir ce petit paradis préservé (Pest Free Island comme Rangitoto) au nombreux oiseaux sauvages.

Pour ce qui est du climat, n’y allez pas si le ciel est au grand bleu, mais plutôt dans une journée mitigée comme je l’ai fait. C’est là que ce sera le plus beau et le plus mémorable : arcs-en-ciel en série, ciel magnifique, paysages rendus époustouflants. Et si vous y allez à la bonne saison, vous pourrez même observer des dauphins depuis les rivages.

Avant de reprendre le Ferry, arrêtez-vous au phare : il y a du café, des oiseaux et les conservateurs de l’île qui y vivent, si vous voulez en savoir plus).

http://www.tiritirimatangi.org.nz/

1 – Muriwai Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

C’est le sanctuaire sacré des Gannets, ou Fou de Bassant (ici Fou Austral pour les connaisseurs). Une colonie y vit à longueur d’année. Ils sont bruyants, ils sentent fort (attention au vent de face), mais ils sont magnifiques dans ce décor de falaises féerique !

Au pied de la falaise, côté plage, vous pourrez admirer les énormes vagues s’écrasant sur la roche. Ouvrez les yeux, sortez vos jumelles, et vous pourrez spotter des lions de mer se dorant au soleil ou jouant dans l’eau.

Sur la plage, vous pourrez en profiter pour faire du surf. C’est aussi un lieu très prisé des kite-surfeurs.

C’était mon top 10 des lieux à voir et des choses à faire à Auckland. J’espère que je vous ai donné des idées pour votre prochain trip dans cette ville.

Qu’avez-vous envie de voir le plus ?

Vous y êtes déjà allé ?

Quel serait votre top 10 ?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment voyager seul tout en sécurité ?

Parmi les freins qui empêchent les gens de voyager seul, on peut trouver la sécurité. C’est tout à fait compréhensible. Se dire que l’on va se retrouver tout seul dans un endroit que l’on ne connaît pas peut être intimidant. Être seul, c’est aussi être plus vulnérable, on ne va pas se mentir !

Dans notre sac à dos ou notre valise, on a toute notre vie, nos papiers, notre argent, etc. On a pas envie de se faire voler ses affaires tout comme on a pas envie de se faire agresser pour quelconque raison que ce soit.

Depuis ces quatre dernières années, j’ai voyagé en solo 95% du temps. Il ne m’est jamais rien arrivé, et parmi toutes les rencontres que j’ai faite, il n’y a tout simplement eu qu’une seule personne qui avait laissé sa valise devant l’entrée des toilettes d’un aéroport et qui ne l’a jamais retrouvée. Donc ne laissez jamais vos bagages sans surveillance, et ça ne vous arrivera pas. Tout le reste n’était que des pertes ou des oublis.

Personnellement, la seule fois où j’ai eu peur, c’était quand j’étais à Détroit, alors que j’étais accompagné d’un ami. Quand on visite une des villes les plus dangereuses des États-Unis, il faut s’attendre à tout, tout comme lorsque l’on laisse sa valise sans surveillance.

Bien sûr, si ça ne m’est pas encore arrivé, ça ne veut pas dire que ça n’arrivera à personne, ni même à moi-même. Il y a effectivement une minorité de personnes qui rencontrent des soucis de vol ou d’agression. On peut trouver des histoires en tout genre sur le net, et il peut être difficile de se rassurer.

Je vous partage dans cet article mes astuces pour voyager seul tout en sécurité !

Le sac à dos ou la valise

Toujours bien fermé, toujours un œil dessus, toujours près de vous.

Vérifier régulièrement si une poche ne s’est pas ouverte (ou a été ouverte), et/ou regarder à l’intérieur si rien ne manque. Il ne s’agit pas non plus d’être parano, mais cela a un effet rassurant de savoir qu’on a bien tout sur soi en tout temps.

Il existe aujourd’hui des sacs avec des fermetures éclair spéciales « anti-pickpocket ». Cela ne résout pas le problème entièrement, mais complique beaucoup plus la tâche des voleurs. PacSafe fait de très bons produits de ce genre.

Vous pouvez également vous procurer un cable ou un filet antivol pour garder votre sac en pleine sécurité à votre hôtel ou auberge de jeunesse.

Si vous prenez l’avion, gardez les objets qui ont le plus de valeur dans votre sac en cabine. Cela vous évitera la panique si on perd votre sac.

Vous pouvez aussi voyager léger, ou voyager minimaliste : vous pourrez alors passer toutes vos affaires en bagage cabine, comme je l’ai fait lors de mes voyages en Indonésie, en Australie, à Singapour ou encore en Nouvelle-Zélande. Plus de soucis de perte !

L’argent

Lorsque j’étais en PVT en Australie, je me baladais avec près de 2.000$ de cash dans mon sac à dos. Je dormais en auberge de jeunesse, et ce même sac avec ce même argent était placé dans un casier sans cadenas. Bon, c’était en Australie, un pays où si tu fais tomber ton portefeuille, on se battrait presque pour te le ramasser et te le redonner intact et avec le sourire. Mais il n’empêche, NE FAITES PAS COMME MOI !

De nos jours, on ne peut pas faire grand chose sans argent. Ce serait vraiment bête de se le faire piquer pour faute d’attention. Diviser et garder dans plusieurs endroits, une véritable règle d’or !

Après ma folie australienne, je divise personnellement mes sous dans trois endroits différents. Sac à dos, portefeuille, et dans une poche de vêtement zippée. Ne vous promenez pas avec trop de cash. Ayez juste un minimum, ou juste de quoi subvenir à vos dépenses dans la journée.

Il existe aussi des ceintures que l’on porte sous ses vêtements pour stocker son argent et sa carte bleue.

Pour ce qui est de retirer de l’argent à un distributeur, préférez ceux en intérieur. Cachez le clavier entièrement lorsque vous faites votre code (perso, en plus de ça, je m’amuse même à faire des feintes dans le vide avec mes doigts en même temps de taper mon code). Jetez un coup d’œil rapide de temps à autre.

Les papiers

Avant votre départ, faites des copies de tous vos papiers, même ceux qui ne sont pas importants. Vous pouvez aussi les scanner et vous les envoyer par mail. Les prendre en photo avec votre téléphone est aussi une idée, d’autant plus qu’aujourd’hui nous pouvons le sécuriser avec notre empreinte digitale, améliorant la sécurité.

Le plus important lorsque l’on voyage, c’est clairement le passeport. Gardez le toujours le plus proche de vous, dans une poche qui ferme bien. Le mieux est une poche intérieure.

Se renseigner à l’avance

Faites les recherches nécessaires et épluchez les rubriques sur la santé, la sécurité ou encore sur comment éviter des arnaques dans le pays que vous allez visiter. C’est bien plus important que de regarder quelles activités faire ou quoi voir.

Vous pouvez aussi poser vos questions sur des forums de voyage ou sur des blogs de voyageurs ayant déjà été dans le pays que vous voulez visiter.

Pour pousser encore plus loin, essayez de trouver le site internet ou la page Facebook de journaux ou de chaînes d’information locales, pour en apprendre plus sur la situation présente.

Couchsurfing, Airbnb, Booking, Hostelworld, etc…

AirBnb à New York, 2015

Vérifiez toujours l’endroit où est placé votre logement à l’aide de Google maps ou d’une application de cartographie. Renseignez-vous sur le quartier. Préférez mettre quelques Euros de plus si jamais vous ne le sentez pas au premier abord.

Regardez les notations. Essayez d’éviter les établissements qui ont moins de 7 sur 10.

Épluchez toujours tous les commentaires. Oui, tous les commentaires, un par un et en entier. Ceci est surtout valable si vous êtes hébergé chez des gens, comme avec Couchsurfing ou AirBnb.

Lorsque j’étais à Vancouver pendant mon roadtrip au Canada, j’avais prévu de passer 5 nuits en Couchsurfing. Le vérou de la salle de bain ne marchait pas, et le gars avait un comportement pervers à souhait et ne s’en cachait même pas. Heureusement, je suis un gars. Il avait 99 commentaires sur son profil Couchsurfing que j’ai alors revisité plus sérieusement. Sur les 99, deux malheureux petits commentaires faisaient état de ces problèmes. Je ne les avait pas vu. Avoir fait plus attention m’aurait évité ces petits désagréments, qui au final n’ont duré qu’une journée au lieu de 5 car je me suis barré ! Quelques mois après, il a été banni de Couchsurfing, en espérant que ce ne soit pas pour les raisons auxquelles je pense.

En résumé, faites toujours confiance à votre instinct. Essayez d’entrer en contact avec les gens qui vous héberge avant votre arrivée si possible. Posez leur des questions (trop n’est pas assez).

Écoutez votre instinct ! Si vous ne le sentez pas, partez !

Avoir un « contact d’urgence »

Connaissez-vous l’abréviation « ICE » , In Case of Emergency ? C’est le standard international pour les personnes à appeler en urgence en cas de problème. Dans tes contacts, ajoute cette abréviation comme suit : ICE – [nom de la personne].

Vous pouvez même avoir un ICE temporaire, par exemple le numéro de téléphone de votre logement ou de la personne qui vous héberge. Lorsque vous partez en randonnée, par exemple, essayer de les informer de vos plans.

S’inventer un(e) ami(e) de voyage

Très pratique pour faire savoir que vous n’êtes pas seul, ou pour se débarrasser de quelqu’un !

Prendre une assurance voyage

Je suis toujours estomaqué de rencontrer ou d’entendre des gens dire qu’ils voyagent sans assurance. Franchement, cela ne coûte pas cher, et peut carrément vous sauver. Sans assurance, vous devrez payer les frais en intégralité de votre poche si jamais il vous arrive un pépin.

Si c’est une simple visite chez un médecin, ça peut passer . Si c’est un médicament, ça peut passer. Mais si vous devez passer une nuit en hôpital ou vous faire opérer, ou pire vous faire rapatrier, là c’est plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’Euros que vous pourriez avoir à débourser.

J’ai lu l’histoire d’une fille qui s’était faite renversée par une voiture en scooter au Cambodge. Elle avait eu une jambe fracturée et avait du se faire opérer au Cambodge, puis rapatriée en France. La somme totale s’élevait à près de 15.000 Euros…

Lors de mon PVT en Australie, et pour mon PVT en Nouvelle-Zélande, mon assurance voyage m’a coûtée 420 Euros par an. Vous voyez, ce n’est rien comparé à ce qui peut vous attendre.

Par contre, faites bien attention à savoir pour quoi vous êtes couvert, et si vous devez avancer les frais ou non !

Si vous restez en Europe, renseignez-vous avec votre banque. En effet, l’assurance de votre carte bancaire peut vous couvrir (attention, strict minimum!) pendant une durée de 3 mois après votre départ.

Les applications de téléphone

Maps.me / Google Maps : sachez où vous êtes, sachez où vous allez et comment. Maps.me est une carte qui fonctionne aussi sans internet.

L’application de votre banque : surveillez vos comptes, faire opposition en cas de problème…

Conseils aux voyageurs : l’application du Ministère des Affaires Étrangères vous donnera des informations sur la situation et la sécurité, pays par pays.

 

En espérant que je vous aurait aidé et donné des infos utiles avec cet article!

Et vous, quelles sont vos astuces ?

Note sur l’affiliation : les liens sont affiliés avec Amazon.fr. Je touche une petite commission si vous achetez ces produits depuis mon blog (vous ne payez pas plus cher !). Cela permet de m’aider à faire vivre le blog et de vous apporter toujours plus de contenu de qualité ! Je vous en remercie 🙂

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Comment quitter son travail pour voyager ?

En surfant sur le net, je vis une question d’un internaute à l’apparence bête mais complexe : «Comment quitter son travail pour voyager à long terme?».

Cela m’a d’abord fait sourire. Car cette question je me la suis posée pour la première fois il y a quelques années. Mais aussi car j’ai dû me la poser différemment une seconde fois, puis encore une troisième fois et même une quatrième en l’espace de 4 ans! Je me sentais expert en la matière. C’était presque devenu une habitude, une formalité.

Tu es en intérim ? Attends la fin de la mission et ne la renouvelle pas. Tu es en CDD ? Pareil, attends la fin du contrat et ne renouvelle pas. Tu es en CDI ? Explique à ton patron/service RH et envoie ta lettre de démission en recommandé, ou trouve un arrangement à l’amiable/prend une année sabbatique.

Puis, je me suis souvenu de cette première fois et je me suis rappelé comment je stressais et toute la loyauté que j’avais envers cette entreprise pour laquelle je travaillais à l’époque.

Il faut dire, c’était ma première boîte, le début de ma carrière. Et comme pour toutes les premières fois, eh bien on tourne sept fois sa langue avant de faire une connerie, surtout pour quelqu’un comme moi qui aime mesurer en long et en large la prise de risque qui s’en suit.

On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne.

Certes, parmi toutes ces fois, toutes n’étaient pas pour voyager. Mais dans le fond, est-ce que son employeur doit savoir toute la vérité? Est-ce qu’il faut forcément lui raconter sa vie? Au début, je me disais que oui, que c’était somme toute normal, et c’est ce que j’avais fait. J’avais préparé presque toutes mes phrases à l’avance, et j’avais tout récité en appuyant bien sur les points les plus importants, quitte à devoir répéter deux fois!

Aujourd’hui, je me dis que j’étais un grand fou.

 

Pourquoi se prendre la tête quand il faut faire simple?

Il suffit de se mettre à la place de l’employeur pour comprendre. Parce que oui, au final, qu’est-ce qu’il en a à faire l’employeur? Parce que voilà ce qu’il va se passer : quelques semaines plus tard, vous serrez remplacé par un autre, votre dossier sera rangé au fond d’un placard, et quelques mois plus tard, ce sera comme si vous n’aviez jamais existé! Et plus l’entreprise sera grande, et plus ce sera vrai.

Alors pourquoi se prendre la tête à réfléchir en long et en large à comment amener le sujet, à comment négocier ou comment faire et dire je ne sais quoi? Mes amis, restez calme et soyez vous-même. Poussez la porte de ce foutu bureau, arborez votre plus grand sourire et dites ce que vous avez à dire.

Vous voyez, la solution est typiquement celle qui est facile à dire mais pas à faire, celle qui paraît couler de source et aussi simple que de dire un simple bonjour, mais où le moment venu vous bafouillez et vous mélangez tout. Vous vous retrouvez comme quand vous étiez au collège et que vous essayiez d’aborder la plus belle fille ou le plus beau mec du bahut. C’est là que toute la question prend son sens.

 

Confronté quatre fois à la question

Tout ça, je ne l’ai pas connu que la première fois, mais aussi toutes les autres fois où j’y étais confronté.

Il faut dire, je suis un timide introverti. Je suis un zéro pointé en terme de communication. Autre défaut, j’ai une mémoire aussi développée qu’un poisson rouge et j’en oublierais les mensonges que j’ai raconté deux jours plus tôt. Ah, misère!

Du coup, je fini toujours par raconter longuement le pourquoi du comment, à bien dire plusieurs fois que ce n’est pas l’entreprise mais mon projet qui fait que je m’en vais – histoire de partir bien. Avec tout le stress et la réflexion pour arriver à sortir un monologue d’une simple minute, ajouté au fait que vous avez absolument voulu en parler au meilleur moment, il se trouve que vous partez, au mieux, dans deux semaines, au pire, dans deux jours.

Du coup, votre patron vous regarde les yeux écarquillés de surprise. Vous venez de lui transmettre tout votre stress précédent. Ce virus lui monterait au cerveau bien avant de finir ce que vous avez à dire. Il tomberait de sa chaise en pensant à comment vous remplacer aussi vite. Il vous dira qu’il doit battre un record olympique pour y arriver.

C’est ce qui est arrivé les quatre fois. Et à chaque fois, je me suis dit « bordel, pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt », surtout dans le cas où on vous rallonge votre contrat le temps de vous trouver un remplaçant.

La première, j’étais en CDI, donc ça allait bien pour tout le monde, il y avait trois mois de préavis.

La seconde, j’étais en intérim et les missions, qui se succédaient, duraient un mois. Cette fois, ça ne posait pas non plus trop de soucis, car c’était une grande entreprise qui travaillait avec beaucoup d’intérimaires. Il y avait du stock derrière moi.

La troisième, l’entreprise était en baisse d’activité. C’était presque une aubaine pour eux! Même si ils voulaient sincèrement que je reste. Je le sais car cette fois là, j’étais au Québec : mentalité totalement différente.

La quatrième fois, c’était tout l’inverse. On croulait sous le boulot et on avait pas assez de moyens pour assurer derrière. En plus, on était une toute petite PME de trois employés, patron compris! Alors là, forcément, quand un gars se barre dans ces conditions, vous avez toutes les chances de vous alarmer si vous êtes le patron.

Et cette fois était bien sûr celle où j’aurais dû l’ouvrir dès le départ.

Enfin, tout le monde était content de parler au final. Mais tout au fond de moi, je me consolais quand même avec de la mauvaise fois.

Vue depuis le Forest Walk, Singapour.

Sur ces quatre fois, deux étaient pour partir voyager, les deux dernières. Les quatre situations étaient très différentes. Mais quelle était la véritable différence au final, puisque de toute façon vous partez!

Que ce soit pour tout et n’importe quoi, pour n’importe qu’elle excuse que vous pourriez inventer, vraie ou fausse, vous partez! La finalité est la même.

Mais malgré tout, je suis de ceux qui n’arrivent pas à s’en foutre. Et je pense que la personne qui a posé cette question sur ce forum est aussi de ce genre. Sinon, pourquoi lui traverserait-elle l’esprit? Pourquoi lui faudrait-il l’avis de personnes extérieures, et pire encore, l’avis de personnes inconnues?

Le magnifique Mont Rinjani, sur l’île voisine de Lombok. Bali, Indonésie

 

 »S’en battre les couilles »

Un jour, je traînais sur Youtube lorsque je vis une vidéo intitulée comme suit : « Comment s’en battre les couilles? ».

Le type était un bodybuilder qui ne se prenait pas du tout au sérieux et qui racontait avec un langage de jeune légèrement amélioré comment il faisait pour justement s’en battre les couilles. Il était plutôt drôle avec toutes ses expressions complètement tordues qu’il saupoudrait judicieusement au milieu d’un beau français qu’il parlait lentement. Avec son air détendu, ses grands gestes avec ses bras musclés faisaient contraste.

On aurait dit Maître Yoda dans un corps de Hulk affamé. Un spectacle à lui tout seul.

Il racontait qu’il allait à la salle de musculation habillé en « moule-bite », comme il le disait pour désigner un collant, et en maillot, le tout de couleur archi fluo, assis sur un vélo hollandais pour femme – « de tapette », avec le petit panier à l’avant. Il se coiffait rarement, « parce que c’est chiant », et ses cheveux mi-longs partaient dans tous les sens et faisaient comme une multitude de couettes nouées entre elles, pointant le ciel.

Ça, c’était pour la musculation. Mais il en racontait encore plein d’autres dans pleins de situations différentes. Je préfère vous épargner les détails.

Bref, c’était simple : il savait parfaitement qui il était, ce qu’il valait, et où il allait. Le regard et les pensées des autres ne l’atteignaient donc aucunement.

J’aimerais être comme toutes ces personnes qui s’en foutent, parfois. Parce que oui, c’est une vraie torture du cerveau! Il ne faut pas non plus avoir un cœur de pierre et envoyer chier tout le monde, mais trouver le juste milieu.

Si un jour j’arrivais juste à entrer dans le bureau comme si je rentrais chez moi, à balancer ma lettre de démission en disant plein de joie et à haute voix que je me barre en me marrant puis refermer la porte, à la manière de la fameuse publicité pour le Lotto, je serais heureux!

Ce bodybuilder complètement délirant, je suis sûr que c’est ce qu’il aurait fait à ma place!

Voilà donc mon expérience personnelle et tout ce que je peux vous donner comme motivation. Tout ceci a marché pour moi. Mais pour vous qui lisez cet article ?

Comment faire pour quitter son travail pour une longue durée ?

Eh bien je pense que la réponse à cette question ne peut venir que de soi-même. Toute situation est différente et chaque cas est différent. C’est pour ça que je n’ai que parlé de mon expérience propre. Il faut simplement se lancer. Il n’y a pas de réponse exacte, ni de truc magique. Et j’en suis désolé.

On peut s’inspirer de gens qui l’ont déjà fait, et c’est pour ça que je vous ai parlé de mes expériences. On peut demander l’avis de proches ou d’inconnus, pour nous guider. Mais la décision finale, c’est nous qui la prenons, et c’est nous qui l’appliquons, pas les autres.

Sachez juste que si vous voulez réellement quitter votre travail, pour quelque raison que ce soit, vous le ferez. Et quoiqu’il en soit, la finalité sera la même : vous partirez.

 

Toujours penser au retour !

Mais que faire du « après », que faire du retour? Allez-vous vous réinstaller dans votre pays? Allez-vous galérer pour retrouver du travail? Nul ne le sait. Personne n’a de boule de cristal fiable.

Comme pour le départ, si vous voulez du travail, vous en trouverez. Vous pourriez même avoir l’idée de faire des formations, d’en profiter pour changer de corps de métier, de vous mettre à votre compte, de postuler à nouveau pour le même type de travail. Vous serez totalement maître de votre choix.

Ce sera stressant, à peu près exactement comme au moment où vous débuterez votre voyage dans un pays inconnu.

J’ai personnellement eu la chance de retrouver du travail en 2 semaines lors de mon retour d’Australie. J’ai pris le premier job qui venait, dans ma branche. Il faut savoir « reculer » sur « l’échelle », et accepter des boulots « sales », ne pas être trop regardant. C’était de l’intérim avec des contrats à la semaine, le temps de dépanner une entreprise.

Je suis parti au bout d’un mois et demi. Je travaillais en horaires postées (3×8), dans une vieille usine mal éclairée et non chauffée si ce n’est des chauffage d’appoint (c’était en plein hiver!), et où je respirais de la poussière de fonte à longueur de journée… En plus, ça collait à la peau. Je vous laisse imaginer.

Parenthèse à part, lors de votre retour mettez toutes vos chances de votre côté. Mettez en avant le fait que votre long voyage vous a appris de nouvelles compétences comme une langue étrangère, l’organisation, la débrouillardise etc. Inscrivez-vous dans plusieurs agences d’intérim et allez-y et/ou appelez régulièrement, montrez votre motivation. Faites des candidatures spontanées, présentez-vous directement dans les entreprises, faites marcher vos contacts, etc.

Je ne vous ai sûrement rien appris là-dessus et vous vous en doutiez sûrement. Ne vous prenez pas la tête, ça ne fera pas avancer les choses. Concentrez-vous et soyez sûr de vous. Faites comme si vous cherchiez le boulot de votre vie.

En attendant cette période de retour au travail, profitez de vos mois ou années de voyage à fond!

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?