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Comment choisir sa voiture de roadtrip ?

Se lever un matin, prendre son sac, tourner la clé de sa voiture et prendre la route à la découverte de l’inconnu. Le rêve ! Je l’ai réalisé plusieurs fois, dans plusieurs pays. Partir en roadtrip est vraiment une expérience à réaliser dans sa vie ! Faut-il encore savoir comment choisir sa voiture de roadtrip.

Parce que oui, qui veut conduire des heures dans une voiture inconfortable, sous un soleil de plomb sans climatisation, et avec une radio tellement faible que vous ne pouvez pas l’écouter avec le bruit sur l’autoroute ? Personne !

Enfin si, moi avec ma Citroën Saxo et mes 3,500 kilomètres entre France, Autriche et Slovénie… Et bien évidemment, elle est tombée en panne sur la route, avec un joint de culasse remplacé en Slovénie. Même si ce roadtrip était une expérience fabuleuse, j’aurais bien évité ce petit désagrément !

Je ne suis pas loin des 25,000 kilomètres de roadtrip, entre Canada, USA, France, Slovénie, Nouvelle-Zélande, et c’est le seul soucis que j’ai eu. J’ai toujours eu la bonne voiture, et fait des entretiens préventifs pour la préserver. Aussi, je n’ai jamais eu mal au dos, jamais crevé de chaleur (sauf dans la Saxo une fois), et toujours pu écouter la radio sans m’exploser les oreilles.

C’est quoi faire un roadtrip ?

On part en backpacking, mais on part aussi en roadtrip. C’est une autre manière de voyager, tout comme on peut aussi le faire en train ou en bus. C’est une sensation de liberté où la presque unique dépendance est l’essence.

L’idée principale est de voyager plus loin et plus longtemps tout en évitant de dépenser de l’argent dans les hôtels entre autre. À la place, on dort dans sa voiture, au pire on va dans un camping. On se sent beaucoup plus proche de la nature, on est très libres dans nos choix, on peut se déplacer facilement, et l’expérience est aussi unique que le voyage en sac à dos !

Pour cela, le choix de votre voiture est primordial. Vous devez connaître quels types de routes vous allez emprunter (haute montagne, gravier, sable, bitume…), mais aussi de votre budget (essence, assurance, entretien…). Vous devez aussi pouvoir dormir dedans sans être plié en 4 !

Maintenant, voyons comment choisir son véhicule de roadtrip, et tout ce qui est à privilégier avant un beau design ou une belle couleur !

Sur la route en direction du Kata Tjuta National Parc, Australie.

La consommation

On part rarement pour un roadtrip de 100 kilomètres, mais plutôt de milliers de kilomètres. L’essence coûte cher, ce n’est pas nouveau. Et en plus, c’est jamais vraiment sympa de devoir s’arrêter à la pompe tous les 400 kilomètres, surtout dans certains pays comme l’Australie, ou certaines région comme au Canada.

Non seulement vous dépenserez moins pendant votre roadtrip, mais en plus vous ne serez pas stressé en voyant un panneau « prochaine station service dans 450 kilomètres ».

Pour être sûr d’avoir tout bon pour avoir une voiture avec une grande autonomie : un poids léger + un petit moteur. Si on ajoute une conduite calme sans a-coups, c’est le gros lot !

Lors de mes roadtrip, j’ai toujours eu des voiture essence, mais je n’ai jamais consommé plus de 7.5 litres aux 100 kilomètres (avec une Nissan Primera Break 2.0 litres de 1997 tout de même).

Le site internet spritmonitor est un excellent outil pour enregistrer toutes vos dépenses liées à votre voiture. Je vous le conseille vivement !

Le confort

Conduire 5,000 kilomètres avec les plastiques qui grincent ? Devoir faire une pause toutes les 30 minutes car vous avez mal au dos ou aux jambes ? Vous devez mettre des bouchons d’oreilles sur l’autoroute ? Un simple détail peut devenir un véritable cauchemar avec le temps !

Mon conseil : évitez de partir en roadtrip avec une voiture fraîchement achetée ! Testez-là sur un weekend par exemple. Prenez vos repères, connaissez les limites de votre véhicule, soyez sûr de son confort sur le terrain tout comme de sa fiabilité.

La fiabilité

Rien de plus embêtant que de tomber en panne sur la route, et pire encore en pleine pampa. Ça va de la simple crevaison de pneu à un moteur à plat.

Je vais vous en raconter une bonne : imaginez-vous sur un chemin de sable en plein milieu du désert australien, avec littéralement 2 voitures qui y passent dans le mois, et votre 4×4 tombe en panne.

Il fait 40 degrés, il n’y a pas un seul millimètre d’ombre, pas un poil de vent. Votre pompe à eau vient de lâcher, et la nuit tombe dans 3 heures. Bien évidemment, aucun réseau de téléphone (seul un tél satellite marche), le premier village est à 500 kilomètres.

C’est ce qui est arrivé à Hannes, un voyageur (aux idées folles, oui!) que j’ai rencontré en Australie. Heureusement pour lui, il avait assez de nourriture et d’eau, connaissait les faiblesses de la voiture (la pompe à eau!) et avait tout préparé en conséquences.

Bon, il a quand même fini la réparation à la lampe frontale, après 6 heures à batailler par 40 degrés, puis par 8 degrés dans la nuit. Vive le climat désertique.

Hannes et son 4×4 dans le désert de Simpson en Australie.

Certes, c’est extrême, mais cela nous montre 2 choses : connaître la fiabilité de sa voiture et avoir des bases en mécanique dans l’éventualité, tout en aillant les outils. Tout ça n’est bien sûr pas donné à tout le monde.

Pas de soucis, il y a une solution ultime à tout cela : prenez une marque que tout le monde connaît et qui sera réparable dans tous les garages d’Europe ou du pays où vous faites votre roadtrip (et ne vous perdez pas au milieu du désert !) En Europe, prenez une française, en Océanie une japonaise, aux USA et Canada une américaine, etc…

Évitez de prendre une voiture avec 300,000 kilomètres au compteur. Plus c’est vieux plus ça demande des entretiens réguliers (ou très réguliers). Vous pouvez toujours le faire, mais uniquement si vous vous y connaissez !

L’entretien

Si vous achetez neuf, vous n’aurez normalement pas à vous inquiéter. Si vous achetez en seconde main, soyez sûr que les entretiens sont faits. Cela diminue grandement les risques de pannes, de problèmes ou d’entretiens à faire sur la route (encore une chose à essayer d’éviter).

Par exemple, partez avec des pneus neufs ou récents, tout comme vos essuie-glace. Regardez si il y a le manuel d’entretien de la voiture. Cela peut vous aider pour changer une ampoule ou un fusible qui a claqué. Pour ces derniers, prenez-les en rechange dans votre voiture.

Si vous n’avez aucune idée des entretiens précédents ou des doutes, voici mes recommandations que je fais automatiquement quand je récupère un véhicule en seconde main :

  • Une vidange,
  • Un filtre à air,
  • Des bougies d’allumage et un filtre à essence (ou gasoil c’est selon), en option si voiture vraiment vieille ou kilométrée.

C’est un peu le carnet de vaccination de votre véhicule, et il doit toujours être à jour pour qu’il roule le plus longtemps et le plus loin possible sans être embêté !

Ma Chevrolet Cobalt au garage lors de mon roadtrip Canada/USA. 16.000 kilomètres et je n’ai eu qu’une vidange à faire, ici à Portland.

L’espace

Vous voulez dormir dans votre voiture ? Vous avez plein de choses à emporter et/ou vous partez à plusieurs ?

On ne va pas se mentir, en terme d’espace dans une voiture il y a le choix ! Citadine, monospace, break, au pire prenez un petit van. Ne faites pas de folies pour autant pour éviter l’inutile (ou l’inverse), s’il vous plaît : vous risqueriez de le regretter après.

Regardez aussi pour les espaces de rangements ! Essayez d’en avoir juste un peu de trop pour au cas où sur la route.

Le coffre de mon break Nissan Primera, en Nouvelle-Zélande. En repliant les sièges, je peux mettre un vrai matelas et m’allonger sur toute la longueur alors que je mesure 1m80.

Le look

Oui, bon, en vrai c’est pas important du tout, mais quand même un petit peu. C’est surtout histoire de ne pas « se faire repérer », aussi bien quand vous vous garez dans une ville que quand vous avez trouver votre spot pour dormir le soir.. Vous savez, évitez les vols, le flic qui vous réveille à 2 heures du matin, etc…

Donc si vous pouviez essayer d’éviter des couleurs flashy et un design de l’espace, c’est plutôt bien !

Faisons un petit tour des catégories, leurs avantages et inconvénients.

La Citadine (mon exemple : Citroën Saxo)

Peu encombrant, passe partout même sur des routes en gravier, se gare partout, très économique. C’est un peu les seuls avantages malheureusement.

Si vous faites plus de 1m75, vous ne dormirez pas vraiment bien (jambes pliées), bruyant sur la route, consommation sur l’autoroute, sécurité, équipement restreint,…

Je ne vais pas mentir, on choisi généralement une citadine pour un roadtrip par contrainte économique (ou parce qu’on à envie d’une expérience encore plus unique, ou parce que c’est tout ce qu’on a) : pas cher à l’achat et à l’entretien. Pour dormir, c’est possible de temps en temps, mais il faudra plutôt penser au camping.

Exemples : Peugeot 206, Dacia Sandero, Renault Clio.

La familiale (mon exemple : Chevrolet Cobalt)

J’aime appeler ces voitures des citadines rallongées. On a un plus grand coffre, plus d’espaces de rangements, un meilleur confort de conduite, une meilleure sécurité. On garde le coté passe-partout qui est vraiment intéressent pour le roadtrip, et on a quand même un gros plus pour le sommeil. Ce n’est pas non plus un hôtel 5 étoiles et ça reste limité.

C’est ce type de véhicule que j’ai utilisé pour 16.000 kilomètres de roadtrip au Canada et aux USA. J’alternais entre une à deux nuits en voiture de suite et du Couchsurfing ou du Motel.

Exemples : Peugeot 406, Renault Laguna, Mazda 6.

Ma Chevrolet Cobalt, lors de mon roadtrip Canada/USA

Le Break (mon exemple : Nissan Primera Break)

Une voiture familiale rallongée disposant d’un coffre immense. Dans ma Primera Break, je peux m’allonger complètement dedans alors que je fais 1m80 ! C’est encore plus confortable à la conduite, et on a un vrai compromis entre un petit van et une voiture familiale.

Par contre, on commence à perdre le coté passe-partout, et avec le poids et la taille de la voiture, la consommation d’essence augmente un peu.

Exemples : Peugeot 307sw, Citroën C5 break, Renault Mégane break.

Ma Nissan Primera Break, en Nouvelle-Zélande

Le monospace

Entre un break et une familiale, on y retrouve les mêmes avantages et inconvénients. On gagne surtout avec la place en hauteur, se rapprochant d’un van. Mais est-ce que cela vaut vraiment le coup ? À moins de vouloir embarquer une planche de surf ou autre objet plutôt encombrant, je n’en suis pas si sûr… Gros avantage quand même par rapport au break : on peut se mettre assis dedans sans toucher le plafond.

Exemples : Renault Scénic, Citroën Picasso, Dacia Lodgy.

C’est incroyable ce qu’on peut mettre dans le coffre d’une Renault Kangoo !!

Le van

Extrêmement connu des voyageurs au long court, des voyageurs-travailleurs, ou encore des voyageurs en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Argentine ou encore au Canada. Le van est vraiment parfait pour dormir, si on enlève le coté encombrement et plus difficile pour se garer.

C’est un peu une petite maison : on peut y cuisiner, on peut avoir un petit bureau, on peut y dormir à 2 voire 3 suivant l’équipement, on peut même y installer un lavabo et des toilettes sèches.

Par contre, il ne convient pas à tous les budgets aussi bien achat qu’entretien.

Exemples : Mitsubishi L300, Toyota Hiace, Volkswagen California

Le van n’est pas la solution bon marché. Pour le rentabiliser avec les nuits d’hôtels qui ne sont plus a payer, il faudra voyager sur plusieurs mois.

En bref

Si vous voyagez seul sur moins de 10.000 kilomètres : citadine, familiale ou break
Si vous voyagez à 2 sur moins de 10.000 kilomètres : break ou monospace

Vous voyagez seul ou à 2 sur plus de 10.000 kilomètres : monospace ou van

Vous voyagez sur le long terme (plusieurs mois ou plusieurs années) : van

J’espère que mes conseils vous aideront ! En attendant, je vous souhaite une bonne préparation de roadtrip !

À bientôt sur la route !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment économiser 10000 Euros en un an ?

C’est la question qui tue. Elle résonne maintenant dans votre tête : « Comment économiser 10000 Euros ? ». C’est beaucoup d’argent et en plus, cela paraît impossible.

Impossible ? Pas si sûr : je l’ai fait 2 fois ces 5 dernières années. La première fois en 2015 quand j’étais au Québec : 10,000$ Canadiens en 10 mois. La deuxième fois en France en 2017 : 10,000 Euros en 12 mois tout juste.

Il y a trois solutions : gagner plus, dépenser moins, ou les deux à la fois. Dans mes deux expériences, j’ai choisi l’option de dépenser moins.

Je ne parlerai pas ici de ma première expérience au Québec : salaires incomparables, et ma colocation me coûtait seulement 250$ par mois. Si je n’avais pas passé mes weekends un peu partout dans le pays ou aux USA, ce but des 10,000$ économisés aurait été atteint en moins de 6 mois.

En France, je gagnais 1,500 Euros par mois, je vivais chez mes parents mais leur versais 300 Euros mensuels pour toutes les dépenses (comme une colocation, mais chez les parents). J’avais également une voiture, et j’ai fait un roadtrip en Slovénie pendant 3 semaines qui m’a coûté 1000 Euros (dont 400 pour le garage car ma voiture était tombée en panne !).

J’ai quand même réussi à économiser 10000 Euros en un an.

Col de Vrsic, Slovénie

Quel est votre but ?

Alors, certes, ça n’a pas été simple. Il faut être économe, il faut tout traquer, tout étudier, se limiter parfois. Il faut surtout avoir un but, car c’est ce qui aide le plus. Le mien était de réunir un maximum d’argent sur mon compte pour pouvoir voyager sur le long terme. Justement, un tour du monde d’un an se fait avec 8,000 à 20,000 Euros. Encore une bonne idée pour réussir à économiser 10000 Euros!

Être économe est aussi un voyage, un voyage intérieur. Il n’est pas facile. Cela prend parfois des années. C’est une évolution personnelle et un changement de style de vie. Il faut le prendre en compte. C’est « mettre à la poubelle » les choses matérielles, stopper une consommation excessive d’un peu de tout. Faut-il encore savoir de quoi!

Faites vos comptes

Et pour cela, le mieux est de prendre une feuille de papier ou un tableur Excel et de noter toutes ses dépenses et revenus par semaine, ou par mois, classé par catégories. On peut y mettre par exemple le logement, la voiture et/ou le transport, la nourriture, le téléphone, les sorties, et le divers pour tout le reste.

Voici à quoi ressemblaient mes dépenses moyennes par mois sur un an, pour l’année 2017 :

  • Logement + nourriture + factures : 300E
  • Voiture : 250E (essence, assurance, garage, CT)
  • Téléphone : 10E
  • Sorties : 30E
  • Divers : 60E

Cela fait 650E de dépenses en moyenne par mois, pour 1,500 Euros de revenus, soit 850 Euros économisés par mois en moyenne.

Si c’est votre première fois, patience !

Les fameux « 1% les plus riches » peuvent économiser 10000 Euros en 1/10ème de seconde. Je doute que ces personnes là lisent mon article en ce moment. À notre niveau, arriver à ce résultat en un jour est un rêve. « Rome ne s’est pas construite en un jour », vous diront-ils. Pour être efficient, cela peut prendre des mois ou des années.

Voilà d’où je suis parti en 2014: j’avais un crédit pour ma voiture qui en plus me coûtait cher en entretien (au total 550E par mois crédit inclus), j’avais un appartement de 70 mètres carrés (dont je ne m’en servait que de 40) à 500 Euros par mois, mon téléphone me coûtait 25 Euros par mois et je ne regardais pas trop sur les sorties.

Résultat : 1750 Euros de gagnés (ce que je gagnais à cette époque précise en 2014), plus de 1600 de dépensés. C’est comme ces gens qui gagnent 15,000 Euros par mois mais qui n’ont pas un rond au final. Pire, 95% de mes dépenses étaient faites dans des choses matérielles. Tout ce qu’il ne faut pas faire.

Il faut dire, j’avais une énorme passion pour l’automobile à cette époque. Je pensais à vivre le rêve (très coûteux) jour et nuit.

La passion n’est pas totalement disparue pour autant. Certaines de ces photos ont été prises pendant mes voyages au USA. J’ai juste compris qu’il fallait être humble et profiter des expériences de la vie plutôt que des choses matérielles.

Je préfère mettre 1.000 Euros dans un voyage de 3 semaines en Slovénie, plutôt que 1.000 Euros dans des pneus de voiture !

Un déclic peut tout faire changer

Et puis j’ai commencé à faire des économies avant mon expatriation au Canada, car il le fallait bien pour me réinstaller ailleurs. J’ai fait un tableau Excel de mes dépenses, et j’ai regardé sur quoi je pouvais couper, en commençant par le plus gros.

J’ai alors vite compris qu’en coupant deux ou trois dépenses inutiles, on pouvait faire facilement, et sans trop mettre de côté le plaisir, des économies.

Les premiers 1,000 Euros ont été les plus difficiles : j’ai décidé de revendre ma coûteuse voiture pour rembourser le crédit que j’avais dessus.

Je me suis acheté une petite citadine à la place, me faisant économiser au total 300 Euros par mois (crédit + entretien). 300 Euros par mois économisés rien que pour une voiture, eh oui !

Ma voiture me coûtait aussi cher que mon loyer… La passion, le plaisir. Ou plutôt trop de plaisir ! Trop d’essence, trop d’assurance, location d’un garage pour la garer à l’abri, etc… Elle a été remplacée par une Twingo.

Et puis les 1,000 Euros suivant ont été un peu plus simples, car la machine se met en route. Aussi, voir que ça fonctionne est très motivant et aide à continuer dans ce sens.

Ça en devient comme un jeu, et puis on devient une machine à économiser. La plupart des décisions que je faisais étaient basées sur deux questions simples : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que ça vaut vraiment la peine de dépenser cet argent ?

1+1+1+…

Ayez un but (pourquoi je dois économiser de l’argent ?), sachez exactement combien vous gagnez et combien vous dépensez. Établissez un budget pour vos dépenses mensuelles en fonction de ce que vous devez économiser. Posez-vous la question : de tout ce que vous achetez tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, quelles choses sont une nécessité pour vous ?

Si vous arrivez à économiser 10 Euros sur un poste et que vous en avez 5, cela fait 50 euros. Si vous ne prenez pas cette petite bière en plus dans votre bar favori, c’est peut être 5 Euros de plus sur votre compte. Et si vous cuisinez chez vous ce soir au lieu d’aller au restaurant, c’est peut être encore 40 Euros d’économisés.

En additionnant le tout, c’est déjà un bon petit paquet d’argent économisé dans votre projet. C’est ce que j’appelle le 1+1+1+… = beaucoup !

Si le chiffre 10,000 paraît trop gros et trop impossible pour vous, coupez-le par mois, par semaine ou par jour. Vous verrez que ce n’est pas si énorme que ça au final.

4000E/an = 333E/mois = 77E/semaine
6000E/an = 500E/mois = 115E/semaine
8000E/an = 666E/mois = 154E/semaine
10000E/an = 833E/mois = 192E/semaine

Dites-vous que si vous arrivez à économiser seulement 100 Euros par mois, c’est déjà 1,200 Euros de plus sur votre compte à la fin de l’année.

On a rien sans rien

Il peut arriver que votre but tombe court, qu’il vous manque encore un peu d’économies, que vous devez économiser un plus gros montant, ou que vous devez économiser sur une très courte période.

Dans ce cas, essayez de faire des heures supplémentaires au travail, comme je l’ai fait, ou de cumuler avec un autre travail à mi-temps ou le weekend. Cela peut être très compliqué, mais si votre but est suffisamment puissant et important pour vous, vous devriez arriver à relever le challenge.

Je l’ai fait au Québec où il m’est arrivé de travailler 8 jours d’affilée pour 86 heures de travail, je bossais 65 à 70 heures par semaine pendant 2 semaines par-ci par là. Quand je bossais dans l’aéronautique, je venais le samedi matin pour faire 3 ou 4 heures de plus.

C’est aussi parfois un autre prix à payer pour économiser 10000 Euros!

Le « Trou du Diable », à Shawinigan, près de Trois-Rivières. C’était en 2015. Si vous regardez mes yeux, vous ne pourrez pas rater mes cernes ! Pas facile de cumuler les semaines de 60 heures et les extras !

En Nouvelle-Zélande, j’ai rencontré une fille qui devait économiser 23,000$ pour payer son année d’études. Elle faisait 4 boulots : elle livrait des pâtisseries le matin, était libraire le jour, elle bossait dans une pizzeria le soir à mi-temps, et elle donnait des cours d’anglais à domicile en plus.

Il y a plein d’autres solutions, plus ou moins contraignantes :

  • Déménagez pour diminuer votre loyer et/ou vos factures
  • Prenez un forfait de téléphone ou d’internet moins cher
  • Comparez les assurances
  • Vendez votre voiture et prenez en une plus petite comme je l’ai fait
  • Achetez usagé (Leboncoin par exemple)
  • Vendez les objets dont vous ne vous servez pas
  • Utilisez les transports en commun ou un vélo
  • Cherchez et trouvez des activités gratuites
  • Évitez de prendre un crédit.
  • Etc…

Pour moi, le facteur le plus important pour faire des économies, c’est de ne pas avoir de crédit ! Et pour les fumeurs, arrêter de fumer (oui, je sais, facile à dire).

En tout cas, une chose est sûre, si vous restez là à ne rien faire, vos économies ne décollerons pas, à moins de gagner au Loto (1 chance sur 13 millions tout de même!).

Une fois l’objectif atteint…

…Tous les sacrifices que vous aurez fait vous seront rendus en quadruple ! Quand j’ai quitté mon travail au Québec, j’avais au total 14,000$, ce qui m’a permis de voyager pendant 12 mois d’affilée sans revenus !

J’ai traversé le Canada et les USA en voiture, je suis retourné en France, j’ai été en Indonésie, à Singapour. Puis j’ai fait mon premier PVT en Australie où j’ai travaillé 2 mois puis fait la Côte Est en 1 mois.

Chacune de ces 2 années passées à économiser pour réaliser mes projets n’a pas été facile ! J’ai du faire des sacrifices pour économiser autant en si peu de temps. Mais je ne me plain pas, loin de là. J’ai pu financer des voyages au long court, entre roadtrip et backpacking ! Que des souvenirs inoubliables !

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

Le lac Moraine, un moment incroyable lors de mon roadtrip au Canada !

Whitehaven Beach, vue depuis le Hill Inlet Loukout. L’archipel des Withsundays a été un des innombrables souvenirs magique en Australie !

Quand je suis parti de France en 2018, j’avais près de 14,000 Euros, économisés sur 15 mois. Je m’en suis servit pour partir en PVT en Nouvelle-Zélande. J’en ai dépensé 5,500 entre l’avion, les 2 premières semaines d’hébergement et de vie sur place, l’achat d’une voiture et de quelques vêtements.

Maintenant, je gagne ma vie en Nouvelle-Zélande et je ne touche plus à mes Euros depuis bientôt un an ! C’est en quelque sorte mon matelas de sauvetage, au cas où !

On ne se sent jamais plus décontracté que quand on sait qu’on a de quoi subvenir à ses besoins pour plusieurs mois sans revenus.

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

En résumé

Tout ce que vous avez besoin, c’est une feuille de papier, un stylo et votre cerveau. Suivant vos revenus de départ ou votre train de vie de base, cela peut être très facile et très court tout comme très difficile et très long.

  1. Ayez un but, un projet.
  2. Sachez combien il vous faut économiser au total et par mois.
  3. Faites vos comptes en inscrivant vos dépenses mensuelles.
  4. Ne vous mentez pas et supprimez ou diminuez les dépenses trop importantes ou qui ne vous ne servent pas autant que vous le pensez.
  5. Suivez votre évolution et faites des ajustements en réitérant l’opération tous les mois.
  6. Regardez vos économies grandir et imaginez-vous en train de réaliser votre projet pour garder le cap.


J’espère que ces conseils et mon expérience personnelle vous auront aidé et que cela vous aidera à réaliser vos projet !

Et si vous devez rouler dans une vieille Citroën Saxo toute pourrie comme je l’ai fait pendant un an et demi, dites vous que vous aurez des moments bien plus agréables une fois que vous pourrez réaliser vos projets !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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