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Comment voyager seul tout en sécurité ?

Parmi les freins qui empêchent les gens de voyager seul, on peut trouver la sécurité. C’est tout à fait compréhensible. Se dire que l’on va se retrouver tout seul dans un endroit que l’on ne connaît pas peut être intimidant. Être seul, c’est aussi être plus vulnérable, on ne va pas se mentir !

Dans notre sac à dos ou notre valise, on a toute notre vie, nos papiers, notre argent, etc. On a pas envie de se faire voler ses affaires tout comme on a pas envie de se faire agresser pour quelconque raison que ce soit.

Depuis ces quatre dernières années, j’ai voyagé en solo 95% du temps. Il ne m’est jamais rien arrivé, et parmi toutes les rencontres que j’ai faite, il n’y a tout simplement eu qu’une seule personne qui avait laissé sa valise devant l’entrée des toilettes d’un aéroport et qui ne l’a jamais retrouvée. Donc ne laissez jamais vos bagages sans surveillance, et ça ne vous arrivera pas. Tout le reste n’était que des pertes ou des oublis.

Personnellement, la seule fois où j’ai eu peur, c’était quand j’étais à Détroit, alors que j’étais accompagné d’un ami. Quand on visite une des villes les plus dangereuses des États-Unis, il faut s’attendre à tout, tout comme lorsque l’on laisse sa valise sans surveillance.

Bien sûr, si ça ne m’est pas encore arrivé, ça ne veut pas dire que ça n’arrivera à personne, ni même à moi-même. Il y a effectivement une minorité de personnes qui rencontrent des soucis de vol ou d’agression. On peut trouver des histoires en tout genre sur le net, et il peut être difficile de se rassurer.

Je vous partage dans cet article mes astuces pour voyager seul tout en sécurité !

Le sac à dos ou la valise

Toujours bien fermé, toujours un œil dessus, toujours près de vous.

Vérifier régulièrement si une poche ne s’est pas ouverte (ou a été ouverte), et/ou regarder à l’intérieur si rien ne manque. Il ne s’agit pas non plus d’être parano, mais cela a un effet rassurant de savoir qu’on a bien tout sur soi en tout temps.

Il existe aujourd’hui des sacs avec des fermetures éclair spéciales « anti-pickpocket ». Cela ne résout pas le problème entièrement, mais complique beaucoup plus la tâche des voleurs. PacSafe fait de très bons produits de ce genre.

Vous pouvez également vous procurer un cable ou un filet antivol pour garder votre sac en pleine sécurité à votre hôtel ou auberge de jeunesse.

Si vous prenez l’avion, gardez les objets qui ont le plus de valeur dans votre sac en cabine. Cela vous évitera la panique si on perd votre sac.

Vous pouvez aussi voyager léger, ou voyager minimaliste : vous pourrez alors passer toutes vos affaires en bagage cabine, comme je l’ai fait lors de mes voyages en Indonésie, en Australie, à Singapour ou encore en Nouvelle-Zélande. Plus de soucis de perte !

L’argent

Lorsque j’étais en PVT en Australie, je me baladais avec près de 2.000$ de cash dans mon sac à dos. Je dormais en auberge de jeunesse, et ce même sac avec ce même argent était placé dans un casier sans cadenas. Bon, c’était en Australie, un pays où si tu fais tomber ton portefeuille, on se battrait presque pour te le ramasser et te le redonner intact et avec le sourire. Mais il n’empêche, NE FAITES PAS COMME MOI !

De nos jours, on ne peut pas faire grand chose sans argent. Ce serait vraiment bête de se le faire piquer pour faute d’attention. Diviser et garder dans plusieurs endroits, une véritable règle d’or !

Après ma folie australienne, je divise personnellement mes sous dans trois endroits différents. Sac à dos, portefeuille, et dans une poche de vêtement zippée. Ne vous promenez pas avec trop de cash. Ayez juste un minimum, ou juste de quoi subvenir à vos dépenses dans la journée.

Il existe aussi des ceintures que l’on porte sous ses vêtements pour stocker son argent et sa carte bleue.

Pour ce qui est de retirer de l’argent à un distributeur, préférez ceux en intérieur. Cachez le clavier entièrement lorsque vous faites votre code (perso, en plus de ça, je m’amuse même à faire des feintes dans le vide avec mes doigts en même temps de taper mon code). Jetez un coup d’œil rapide de temps à autre.

Les papiers

Avant votre départ, faites des copies de tous vos papiers, même ceux qui ne sont pas importants. Vous pouvez aussi les scanner et vous les envoyer par mail. Les prendre en photo avec votre téléphone est aussi une idée, d’autant plus qu’aujourd’hui nous pouvons le sécuriser avec notre empreinte digitale, améliorant la sécurité.

Le plus important lorsque l’on voyage, c’est clairement le passeport. Gardez le toujours le plus proche de vous, dans une poche qui ferme bien. Le mieux est une poche intérieure.

Se renseigner à l’avance

Faites les recherches nécessaires et épluchez les rubriques sur la santé, la sécurité ou encore sur comment éviter des arnaques dans le pays que vous allez visiter. C’est bien plus important que de regarder quelles activités faire ou quoi voir.

Vous pouvez aussi poser vos questions sur des forums de voyage ou sur des blogs de voyageurs ayant déjà été dans le pays que vous voulez visiter.

Pour pousser encore plus loin, essayez de trouver le site internet ou la page Facebook de journaux ou de chaînes d’information locales, pour en apprendre plus sur la situation présente.

Couchsurfing, Airbnb, Booking, Hostelworld, etc…

AirBnb à New York, 2015

Vérifiez toujours l’endroit où est placé votre logement à l’aide de Google maps ou d’une application de cartographie. Renseignez-vous sur le quartier. Préférez mettre quelques Euros de plus si jamais vous ne le sentez pas au premier abord.

Regardez les notations. Essayez d’éviter les établissements qui ont moins de 7 sur 10.

Épluchez toujours tous les commentaires. Oui, tous les commentaires, un par un et en entier. Ceci est surtout valable si vous êtes hébergé chez des gens, comme avec Couchsurfing ou AirBnb.

Lorsque j’étais à Vancouver pendant mon roadtrip au Canada, j’avais prévu de passer 5 nuits en Couchsurfing. Le vérou de la salle de bain ne marchait pas, et le gars avait un comportement pervers à souhait et ne s’en cachait même pas. Heureusement, je suis un gars. Il avait 99 commentaires sur son profil Couchsurfing que j’ai alors revisité plus sérieusement. Sur les 99, deux malheureux petits commentaires faisaient état de ces problèmes. Je ne les avait pas vu. Avoir fait plus attention m’aurait évité ces petits désagréments, qui au final n’ont duré qu’une journée au lieu de 5 car je me suis barré ! Quelques mois après, il a été banni de Couchsurfing, en espérant que ce ne soit pas pour les raisons auxquelles je pense.

En résumé, faites toujours confiance à votre instinct. Essayez d’entrer en contact avec les gens qui vous héberge avant votre arrivée si possible. Posez leur des questions (trop n’est pas assez).

Écoutez votre instinct ! Si vous ne le sentez pas, partez !

Avoir un « contact d’urgence »

Connaissez-vous l’abréviation « ICE » , In Case of Emergency ? C’est le standard international pour les personnes à appeler en urgence en cas de problème. Dans tes contacts, ajoute cette abréviation comme suit : ICE – [nom de la personne].

Vous pouvez même avoir un ICE temporaire, par exemple le numéro de téléphone de votre logement ou de la personne qui vous héberge. Lorsque vous partez en randonnée, par exemple, essayer de les informer de vos plans.

S’inventer un(e) ami(e) de voyage

Très pratique pour faire savoir que vous n’êtes pas seul, ou pour se débarrasser de quelqu’un !

Prendre une assurance voyage

Je suis toujours estomaqué de rencontrer ou d’entendre des gens dire qu’ils voyagent sans assurance. Franchement, cela ne coûte pas cher, et peut carrément vous sauver. Sans assurance, vous devrez payer les frais en intégralité de votre poche si jamais il vous arrive un pépin.

Si c’est une simple visite chez un médecin, ça peut passer . Si c’est un médicament, ça peut passer. Mais si vous devez passer une nuit en hôpital ou vous faire opérer, ou pire vous faire rapatrier, là c’est plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’Euros que vous pourriez avoir à débourser.

J’ai lu l’histoire d’une fille qui s’était faite renversée par une voiture en scooter au Cambodge. Elle avait eu une jambe fracturée et avait du se faire opérer au Cambodge, puis rapatriée en France. La somme totale s’élevait à près de 15.000 Euros…

Lors de mon PVT en Australie, et pour mon PVT en Nouvelle-Zélande, mon assurance voyage m’a coûtée 420 Euros par an. Vous voyez, ce n’est rien comparé à ce qui peut vous attendre.

Par contre, faites bien attention à savoir pour quoi vous êtes couvert, et si vous devez avancer les frais ou non !

Si vous restez en Europe, renseignez-vous avec votre banque. En effet, l’assurance de votre carte bancaire peut vous couvrir (attention, strict minimum!) pendant une durée de 3 mois après votre départ.

Les applications de téléphone

Maps.me / Google Maps : sachez où vous êtes, sachez où vous allez et comment. Maps.me est une carte qui fonctionne aussi sans internet.

L’application de votre banque : surveillez vos comptes, faire opposition en cas de problème…

Conseils aux voyageurs : l’application du Ministère des Affaires Étrangères vous donnera des informations sur la situation et la sécurité, pays par pays.

 

En espérant que je vous aurait aidé et donné des infos utiles avec cet article!

Et vous, quelles sont vos astuces ?

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Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Comment gérer le mal du pays ?

Peu importe depuis combien de temps ou depuis quand vous êtes parti, le mal du pays peut frapper à tout instant. Il est là, il vous guette, et il vous pique au moment où vous vous y attendez le moins.

Si le temps passé à l’étranger n’est pas important, c’est tout simplement parce qu’il peut être causé par un changement brutal de mode de vie, donc un court moment, provoquant une perte de repères.

C’est ce qui m’est arrivé lorsque j’ai atterri en Australie. Je venais de passer 3 semaines à Bali. Le contraste culturel, monétaire et la manière de vivre était assez grand. Mes premiers jours ont été compliqués. Je me posais plein de question, et je me disais que je préférais vivre sans rien que de vouloir toujours chercher à gagner plus d’argent et avoir plus de possessions. Puis, j’ai repris mes marques et tout est rentré dans l’ordre en 3 ou 4 jours.

Il peut aussi arriver lorsque quelque chose dont a l’habitude de faire ou d’avoir dans notre pays nous manque. Cela peut aller de sa famille ou de ses amis jusqu’au tout petit détail.

Par exemple, quand j’étais au Canada, faire du vélo de course me manquait. Manque de bol, c’était l’hiver. Faire du vélo sur la neige et par -25 degrés, ce n’est pas agréable. Pour compenser, je me suis inscrit à une salle de musculation.

Sortie vélo dans les montagnes slovènes ! Dans ma vie, le sport occupe une bonne place. C’est indispensable pour maintenir un corps et un esprit en bonne santé.

Personnellement, je n’ai jamais été durement affecté par le mal du pays car j’y ai toujours trouvé une solution. Je n’ai jamais ressenti plus que de la nostalgie ou de la mélancolie. Dans les pires cas, on parle de dépression, de tristesse permanente, d’anorexie, de renfermement sur soi. J’ai déjà entendu parler de cas comme ça, et ce n’est pas vraiment marrant.

Comme je le dit toujours, c’est en comprenant le fonctionnement qu’on arrive le mieux à s’en sortir. Savoir répondre au pourquoi et au comment est primordial.

 

Le mal du pays

Le mal du pays est une sorte de déséquilibre psychologique créé par un changement de repère et de façon de vivre. Il peut se manifester en tout temps et peut durer sur une période plus ou moins longue. On se sent nostalgique, mélancolique, dépressif, triste… On pense tout le temps à notre pays d’origine ou à toutes les bonnes choses qui nous manquent. Bref, votre corps ne fait que réagir à son nouvel environnement.

Plus on part longtemps et plus on y est exposé. Plus les différences de culture sont grandes et plus on y est exposé. Le plus difficile est souvent de savoir d’où il vient. Malheureusement, il n’y a que vous-même pour répondre à cette question.

Il faut que vous puissiez prendre du recul et bien réfléchir sur tout ce qui vous est arrivé entre le moment où vous avez atterri dans le pays et le moment où vous avez ressenti les premiers symptômes. Il faut analyser, s’analyser aussi. Une fois que l’on sait d’où il provient, il est plus facile de mettre en place des actions précises.

Attention.

Le mal du pays peut aussi se faire en sens inverse, c’est à dire au moment où vous rentrez dans votre pays d’origine ! Cela arrive quand on part longtemps, dans le cas d’expatriation par exemple, ou de séjours de plusieurs mois. Car parfois, se réhabituer à son ancienne vie et à son pays d’origine peut aussi faire très mal.

Quelques techniques pour contrer le mal du pays

Il y a forcément quelques chose que vous adorez faire dans le pays où vous êtes et que vous ne pouvez pas faire chez vous ! « Faites ce que vous aimez et faites le souvent », dit l’adage. Ayez une pensée positive. 

Faites du sport, n’importe lequel !
Là, ce n’est pas le choix qui manque. Le sport libère. C’est un excellent déstressant. Mes préférés sont simplement la marche (ou randonnée), et le vélo, car cela vous permet de vous balader avec une sensation de pouvoir aller où vous voulez quand vous voulez. De plus, la vitesse de déplacement assez lente permet de vous connecter plus facilement avec ce qui vous entoure et d’améliorer votre capacité à réfléchir.

Soyez curieux.
Partez à la découverte des environs, échangez avec les locaux, intéressez-vous à la culture et à l’histoire, explorez. Cela vous aidera à mieux comprendre le pays et à mieux le connaître. Ce n’est que du plus !

Occupez-vous au maximum.
Ayez toujours quelque chose à faire pour garder votre esprit occupé ! Profitez-en pour faire de nouvelles choses. Inscrivez-vous dans des clubs, visitez des endroits où vous n’êtes jamais allé. Faites quelque chose que vous avez toujours voulu faire.

Ecrivez.
Souvent, à l’étranger, il est difficile de dire tout notre mal à quelqu’un que l’on ne connaît pas. A défaut d’avoir quelqu’un de confiance à côté de soi, écrivez tout ce qui vous passe par la tête, que ce soit sur du papier ou sur un traitement de texte. C’est une méthode qui a très bien fonctionné pour moi, pourquoi pas pour vous ?

Si votre famille où vos amis vous manquent :
Planifiez avec eux des moments où vous pourrez les contacter. Ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours : téléphone, Facebook, Whatsapp, Skype… Sinon, envoyez des mail, du courrier, une carte postale,… Ce que j’aime le plus est skype en appel vidéo. Cela me permet de montrer un aperçu de là où je me trouve à mes proches. Non seulement ils voient que vous allez bien, mais en plus ils voient votre environnement et vous savent en sécurité.

Fixez-vous des objectifs.
Ayez des projets qui vous tiennent à cœur et faites en sorte de les atteindre. Ne voyez pas trop grand non plus. Procédez par petites étapes réparties régulièrement ! Projetez-vous dans le futur. Où aimeriez vous être l’an prochain ? Qu’est ce que vous aimeriez réaliser dans 6 mois ?

Créez de nouveaux liens sociaux.
On le dit souvent, les lieux sont plus facilement remplaçables que les gens. Trouver un bar ou un supermarché est facile. Trouver un autre bon ami l’est moins. Sortez de chez vous, utilisez des groupes ou des forums qui échangent sur des sujets que vous adorez, acceptez les invitations que l’on vous fait. Pourquoi ne pas faire du bénévolat ?

 

Aucune de ces techniques ne fonctionne ?

Vous pensez que c’est trop difficile pour vous ?

Ne vous stressez pas plus ! Le mal du pays fini par partir de lui-même, même si on ne sait pas quand. C’est comme les émotions. Cela finira dans la trappe des mauvais souvenirs. Mieux encore, cela peut se transformer en une expérience de vie qui peut vous transcender !

Dans tous les cas, n’oubliez pas que des milliers d’autres personnes dans le monde sont dans le même cas que vous !

En espérant vous avoir aidé 😉 🙂

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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