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6 mois en Nouvelle-Zélande !

6 mois que je suis en pvt Nouvelle-Zélande !

Moi qui avait comme projets de faire plein de randonnée, de faire des Great Walks, du camping, de voyager sur les 2 îles, de grimper des montagnes, de refaire du Pedicab, de faire un trip de kayak de mer sur plusieurs jours, de faire l’aller-retour Auckland – Cape Reinga à vélo (1.000 kms) en semi-autonomie…

Me voilà toujours sur Auckland à bosser comme un ouf. Ça ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais, mais que les probabilités de faire tout ça avant la fin de mon Visa PVT sont de 0,01%.

Car mon projet d’aujourd’hui à une toute autre allure : je veux rester en Nouvelle-Zélande. J’en parle un peu plus bas. Avant ça, je vous parle un peu plus de mon nouveau travail.

Les orchidées

Trouvé par bouche à oreille, je suis cueilleur d’orchidées en serre. Enfin, après presque 2 mois maintenant, je fais un peu de tout : cueillette, emballage, cartons, maintenance, jardinage,…

En ce moment (fin Septembre), c’est la fin de la saison de cueillette. La charge de travail va tout de même être énorme.

Il faudrait commencer par changer la double épaisseur de bâches en plastique du toit, pour démarrer, ou au moins les nettoyer (vive la mousse et les excréments d’oiseaux). Des rigoles de retenue d’eau fuient par-ci, par-là.

Il faut enlever et stocker tous les Yoyos, les crochets et les ficelles, tous suspendus depuis des câbles métalliques suivant inlassablement les rangées de pots de fleurs. Le tout permet de faire pousser les tiges bien droites, car trop tordu = pas vendable.

Alors c’est facile, vous allez me dire. Pas tant que ça. Les bras en l’air toute la journée, ça muscle les épaules. 4 lignes de 25 mètres de long chacune par rangée. La surface d’un terrain de football à traiter. J’estime à 2 semaines de boulot rien que pour les yoyos, en s’y mettant à plusieurs.

Après, il faut faire :

  • Le prunning (découpe des feuilles pour la repousse)
  • Enlever les pots « malades » (atteints par des parasites) ou les pots trop vieux
  • Remettre des nouveaux pots et/ou rempoter
  • Vérifier et faire la maintenance de tout le système d’irrigation.
  • Nettoyer les rangées et les allées en enlevant toutes les feuilles coupées, les mauvaises herbes, la mousse etc.
  • Traiter avec des insecticides et désherbant en pulvérisation pour repartir sur du propre.

Un terrain de football à traiter à chaque étape, le plus long étant probablement le prunning, qui prend une journée de 9 heures pour faire un seul carré (il y en a 20 au total). À mon avis, on aura tout juste assez des mois d’été pour finir avant la nouvelle saison.

Mais c’est très bien. Impossible de s’ennuyer, et il y a des heures à faire, des thunes à se faire et à économiser. C’est tout ce qu’il me faut ! Cependant, c’est plus physique, et les températures augmentes.

Quand ça augmente un peu à l’extérieur, ça augmente beaucoup à l’intérieur. Exemple : 18 degrés et 60% d’humidité à l’extérieur, 29 degrés et 103% d’humidité à l’intérieur, aucun vent bien sûr, plus le soleil qui te tape dessus, effet « toit en plastique » oblige.

Ou comment expérimenter l’effet de serre (d’où le nom, haha) en conditions réelles. Bouteille d’eau, casquette et lunettes de soleil obligatoire.

Prochain roadtrip ?

Avec tout ça, je n’ai fait qu’une toute petite semaine de « voyage » à proprement parler, en 6 mois ! Bien sûr, dès qu’un weekend se présente, je fonce dans les nombreux parcs régionaux et nationaux autour d’Auckland.

Malgré tout, j’ai déjà fait 4.000 kilomètres avec ma voiture Gordon, dont 1.000 pour le-dit roadtrip. J’en parle plus bas.

Je suis vraiment très content de mon achat.

Sous l’accélérateur, le moteur à l’air comme neuf, vif comme au premier tour de roue. Pas une fuite ou perte de quelque liquide que ce soit, pas un voyant de défaut électrique allumé, pas un bruit de plastique qui couine, tout fonctionne comme au premier jour. Et le tout a 21 ans et 197.000 kilomètres de services… Qui dit mieux ?

Bref, le prochain roadtrip va arriver ! Et il promet d’être grandiose : je vais relier Auckland à Christchurch, sur l’île du Sud, en passant par de nombreux points d’intérêts.

Départ : Janvier ou Février 2019 !

Et après la fin de mon Visa ?

Mon Visa perdra sa validité le 31 Mars 2019… C’est dans 6 mois, mais j’en pleure déjà.

« Enfreindre les règles ». C’est le titre d’un chapitre de mon livre sur mon année de PVT en Nouvelle-Zélande que j’ai commencé à écrire. Car en voyage, si il y a bien une règle que j’ai apprise, c’est de ne jamais s’attacher si l’on veut continuer ce fameux voyage.

Manque de pot, la Nouvelle-Zélande, c’est 100% mon kiff. Je ne vais pas faire un discours de 100 pages sur pourquoi je ne veux pas revenir en France, mais je ne veux absolument pas m’y réinstaller. J’ai déjà donné 2 fois…

Pour mener à bien cette mission que j’ai aujourd’hui, j’ai plusieurs options de Visa de travail. J’ai choisi le Essential Skills, qui devrait me permettre de rester 3 ans supplémentaires, pendant lesquelles je vais pouvoir préparer ma résidence permanente (PR). Avec la PR, je pourrai rester à vie en Nouvelle-Zélande.

Alors bien sûr, la chance que j’ai là dedans, c’est que l’emploi que j’occupe (mon vrai boulot, pas les fleurs ni le moules) est sur la liste des emplois qualifiés en pénurie dans le pays ! Sans ça, je pouvais dire adieu !

J’ai déjà entamé les démarches pour le Visa Essential Skills. C’est pour ces raisons que je bosse toujours à fond (plus de 45 heures par semaine), car tout ça est loin d’être gratuit : je compte environ 2.500$ pour le total, et quelques mois de démarches et de traitement de dossier…

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

La Nouvelle-Zélande, pour moi le meilleur compromis !

C’est clairement le meilleur compromis entre tous les pays que j’ai visité. Il y a évidemment des défauts, comme partout. Ici,c’est surtout le coût de la vie qui pêche le plus. J’ajoute la distance par rapport à la France : pourquoi est-ce si loin ?

Comme au Canada, peu de protection sociale (c’est pour ça aussi qu’on paie moins d’impôts et de taxes!). Un bien pour un mal qui permet de s’éduquer financièrement et de ne rien attendre des autres.

Mais à côté de ça, ici c’est comme le paradis.

  • La mer et la montagne à portée de main
  • Une nature préservée et respectée comme jamais je ne l’ai vu, où tout le monde y va de soi-même pour continuer de la protéger.
  • Le respect des autres et d’autrui semble être un talent né.
  • Gentillesse, ouverture d’esprit, curiosité envers les autres.
  • Il n’y a absolument aucun problème entre les communautés asiatiques, indiennes, anglaises, néo-zélandaises, etc. Il n’y aucune haine de quoi que ce soit (mais toujours une minorité de racistes tout de même).
  • Le terrorisme, la guerre, on ne sait vraiment pas ce que c’est. Il suffit d’en aborder le sujet, c’est simple, c’est comme si vous essayiez de communiquer en Russe.
  • Les sirènes de police, c’est une fois par mois qu’on en entend une, pas plus (1,5 million d’habitants à Auckland, je rappelle).
  • Le système d’éducation et le système de santé sont au-dessus de la France en terme de qualité et de service, même si encore une fois tu le paie de ta poche (compter 7.000$ une année universitaire).
  • On y vit dans une tranquillité et dans un calme plus qu’absolu. Ici, quand on est pas dans les embouteillages d’Auckland, absolument tout est relaxant !
  • Il n’y a pas tout le foin, la morosité omniprésente, la peur (il faut dire, on est pas aidé, je suis d’accord!), et disons-le clairement une dégradation générale importante de la vie de tous les jours comme on a chez nous.
  • La lumière unique, les couleurs, les paysages sont un plus énorme !

L’hiver le plus chaud de ma vie

Côté climat, le top pour moi est plutôt du côté de l’Australie. Ici, c’est clément à l’année. Pas d’hiver à -30 pendant un mois avec 3 mètres de neige cumulée comme au Québec. Les étés, il ne fait pas hyper aride et 35 tous les jours. Le bon compromis, encore une fois.

Cet hiver, au grand minimum 2 degrés le matin pendant seulement 3 jours, sinon 8 à 15 degrés l’après-midi. L’hiver le plus chaud de ma vie ! Pas tant de pluie que ça, car les éclaircies sont très nombreuses, et le temps où ça tombe est très court. C’était clairement bien agréable !

3 mois de découvertes à et autour d’Auckland

Auckland

Western Spring Park, Auckland.

Parfait pour passer une demi-journée au milieu de cygnes, canards et oies.

Sky Tower

Après-midi au 60ème étage de la Skytower, dégustation de meringues à la framboise et superbe coucher de soleil. Avec 220 mètres de haut, on la voit de partout, cette tour. J’habite actuellement à 25 kilomètres du centre-ville, et je la voit, tout au loin !

Jardin d’hiver d’Auckland

Retour à Mount Eden

Retour à One Tree Hill pour les cerisiers en fleurs

Albert Park

Queen Street

Bethells Beach

Située non loin de Piha Beach, c’est un peu la petite sœur, mais en encore plus sauvage car beaucoup moins d’habitations. J’ai parcouru une courte partie du Te Henga Trail, pour me poser à O’Neill Bay Beach. Toujours aussi sympa !

Muriwai

Un lieu absolument superbe sur la côte Ouest !! Surtout gràce à la colonnie de Gannet qui vit ici toute l’année. Peut être le plus beau et le plus sauvage autour d’Auckland.


Et j’ai fait 4 jours de roadtrip dans le Northland !

J’en parle dans cet article dédié !

Une idée de budget sur 6 mois (décliné à la semaine pour les voyageurs court terme)

Je compte ici le budget sur place uniquement (pas d’avion/assurance/visa et tout le bazar).

En sachant que je vis en collocation (non centre-ville), que j’ai une voiture (possédée depuis 4 mois), que je suis non fumeur et non buveur.

  • Je ne compte pas le prix d’achat de la voiture non plus.
  • Le budget activités est tout petit car je fais surtout de la rando (et c’est gratuit).
  • Je compte pour une seule personne.
  • Taux de change 3 Octobre 2018.

Logement : 4400$NZ (2500€) >> 183$ / 104€ par semaine
Nourriture : 3240$NZ (1840€) >> 135$ / 77€ par semaine
Voiture sur 4 mois : 1650$NZ (940€) >> 103$ / 58€ par semaine
Activités : 180$NZ (102€) >> 7,5$ / 4,25€ par semaine
Divers : 1490$NZ (850€) >> 62$ / 35€ par semaine

TOTAL : 10960$NZ (6200€) >> 460$ / 260€ par semaine.

Voilà donc pour ce petit compte-rendu de mes 6 mois en Nouvelle-Zélande !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Job PTV NZ : vous saurez tout sur les orchidées

Jamais un jour je n’aurais pensé travailler dans les fleurs. C’est pourtant chose faite ! Mon premier job en Nouvelle-Zélande dans l’ouverture de moules était déjà original, celui-ci l’est tout autant : que diriez-vous de cueillir des fleurs ?

À noter que cela ne m’a pas prit plus d’une heure pour être engagé. Cette fois, le bouche-à-oreille a fait ses merveilles. Toujours avoir un petit réseau sur place est la règle numéro une pour trouver du travail facilement à l’étranger, qu’on se le dise.

Le travail n’a rien de compliqué, en apparence. Oui, ce ne sont que des fleurs. Mais croyez-moi, un de mes collègue en parle comme un philosophe, avec ses 16 ans d’expérience dans le métier. Bien plus technique que l’on peut penser, donc.

La journée type

Ça démarre à 8 heures du matin. Le patron ou le superviseur nous indique quelle couleur et quelle variété d’orchidées cueillir. On prend son sécateur, on charge son chariot de cartons vides et on va se perdre dans une surface impressionnante de serres. On se promène dans les rangées de pots de fleur pour en sélectionner les plus beaux spécimens.

Pour sélectionner les bonnes fleurs, facile : les fleurs doivent être toutes complètement ouvertes, la tige pas trop tordue, les pétales pas abîmées et la capsule de pollen bien en place. On retire le crochet qui maintient la tête de la fleur, on coupe le fil élastique qui tient la tige droite, et on coupe au sécateur le plus bas possible.

On dépose ensuite la fleur sur les feuilles, où il y a de la place. Perso, je fais des petits bouquets de 4 maximum. Plus les abîmerait en les ramenant au chariot dans l’allée. Je mets les bouquets de fleurs dans les cartons prévus, réinstalle tout ça sur le chariot. Quand le chariot est complet, on le ramène au centre des serres où se situe l’atelier d’emballage. Je dépose les cartons pleins, reprends des cartons vides, et recommence.

À partir de 15 heures, il faut que j’aide à l’emballage, car certain(e)s partent plus tôt. Donc j’aide à classer les fleurs par taille et par qualité (il y a des standards!), et à les emballer une par une dans une manchette en plastique. Je fini à partir de 17 heures.

Zéro stress !

Particularités : tant que tu fais plus que 6 heures dans la journée, on se fou de quelle heure tu arrives et de quelle heure tu pars, tant que c’est entre 8 heures et 20 heures. Et en plus, on s’en fou aussi du nombre de jours travaillé. Si tu veux faire 2 jours, tu fais 2 jours. Si tu veux faire 7 jours, tu fais 7 jours.

La vitesse de travail, on s’en fou aussi. Il n’y a aucune performance à faire, aucun minimum requis. Ici, on veut 100% qualité. Alors on prend son temps, point barre. Il y a des pauses de 15 minutes toutes les 2 heures, 30 minutes pour manger. Toutes ces pauses sont payées. Si tu veux envoyer un message, passer un coup de fil, aller sur Facebook 2 minutes entre les fleurs, aucun soucis !

Le seul mot d’ordre, c’est de prendre son temps ! C’est obligatoire.

Si tu te déplaces trop vite dans les rangées, tu risques d’abîmer les fleurs. Le simple fait de secouer un peu une fleur ou d’entrechoquer deux fleurs les abîmes. Les capsules de pollen sont hyper fragiles ! Il faut aussi faire attention en enlevant le crochet qui peut se prendre dans les pétales et les arracher au passage.

Les copains des orchidées

Il faut aussi ouvrir l’œil, et repérer les parasites des orchidées. Une fleur, ou un pot de fleur atteint, et c’est la mise en quarantaine. Il est interdit d’exporter des fleurs « malades » à l’étranger. L’export représente plus de 90% de l’activité de l’entreprise. Petit tour des parasites que j’ai déjà vus.

Les cochenilles farineuses, qui ressemblent à des amas de poussière blanche, se trouvent sur les feuilles. Ce sont des insectes de 1 à 5 millimètres de long, quasiment immobiles, qui piquent les tissus afin de se nourrir de la sève.

Les araignées rouges, qui sont des acariens de moins de 1 millimètre, se voient uniquement car ils tissent de petites toiles, semblables à des voiles, entre les fleurs.

Les pucerons, de petits insectes vert pomme qui comme les cochenilles piquent pour se nourrir de la sève.

Botrytis est un champignon qui s’attaque aux fleurs, en laissant des tâches brunâtres sur les pétales.

Chaque type d’orchidée a ses particularités

Il n’y a que des orchidées, certes, mais chacune des variétés a des particularités. On a ici 37 variétés, rien que ça !

  • Les blanches et roses, par exemple, ont des tiges très courtes.
  • Les blanches et rouge ont les pétales qui s’ouvrent avec un très grand angle, donc elles sont très fragiles.
  • Les vertes et rouge sont celles qui ont les capsules de pollen les plus fragiles (rien que de poser le doigt doucement dessus les enlève!).
  • Les rouges orangées ont les pétales qui cassent comme un bout de verre.
  • Les jaunes pâles, par contre, tu peux leur faire ce que tu veux, tout restera en place, haha.

Donc on va tout doucement, et en marchant on essaie d’esquiver tout ce qu’on peut !

Nous avons aussi deux petites rangées d’orchidées « Mocca », de couleur café, très belles, aux pétales arrondies sur les bords, très grandes (plus grandes qu’un bras) et surtout très rares et très chères : comptez l’équivalent de 50 Euros pour une seule tige !

Mes préférées : la couleur « red wine », rouge-bordeaux-rose-foncé, et les oranges aux accents jaunes.

Ambiance de travail

Tous les collègues sont cool, et c’est multiculturel, une fois de plus : Inde, Corée, Japon, Chine, Samoa et moi le petit français. On est 10 personnes, mais que 2 à 3 pour cueillir les fleurs. C’est un business familial, donc la famille vient aider un peu de temps en temps. Le chien Dabo est là aussi, et nous suit dans les allées, tout content !

Il a la belle vie, passant ses journées sur un terrain de foot recouvert de fleurs, protégé du vent et de la pluie. Il est en surpoids, alors on essaie de le faire courir un peu quand il nous suit dans les allées de la serre. C’est un vrai pot de colle dès qu’on sort de la bouffe, à laquelle il n’a généralement pas droit. Si jamais il mange un truc sucré, il a droit à une crise de toux pendant des heures.

Et en prime, je suis polyvalent, ce qui évite le côté trop ennuyeux de juste cueillir. J’ai été initié au « nettoyage » : savoir reconnaître quand une fleur est morte ou non « vendable », et la couper pour la mettre à la benne. Mais attention, chaque type de fleur a sa particularité, encore une fois. Je me suis occupé des « snowflake », et des « pisicay ».

Pour les « snowflake », les bords des pétales deviennent marron quand la fleur a prit froid. Les pétales, de couleur naturelle jaune pâle, deviennent jaune clair. La tige, verte, devient brune-orangée. Elle perd également de sa rigidité, et se met à plier sous le poids de la « tête » de la tige avec ses fleurs.

Pour les « pisicay », les pétales vertes se blanchissent. La partie centrale de couleur blanche devient rougeâtre, et l’ergot de la capsule de pollen s’épaissit. Les pétales lissent deviennent gondolées. La tige perd également de sa rigidité.

Du boulot à l’année

En ce moment, les champs de vertes et de les champs de blanches sont remplis à craquer de fleurs mûres. Je ne vous raconte pas le boulot qu’il y a. Il y en a tellement que ça prend une bonne heure pour faire une seule rangée. J’estime le boulot à plus de 25 heures juste pour les vertes.

Mais une fois terminé, il y en a encore d’autres qui ont fini de pousser et mûrie à leur tour, alors il faut reprendre à nouveau. Un job incessant, tout le long de l’année. Car une fois que la dernière tige a enfin donné ses dernières fleurs, cela sonne la fin de la pleine saison, généralement autour de fin Septembre.

Il faut alors faire le nettoyage final (enlever les fleurs pas bonnes), et ensuite le pruning, qui consiste au rempotage, remplacement de pots, recoupe, et au réarrangement des allées. On fait aussi la maintenance de la serre (changer des bouts de bâche, maintenance des ventilateurs et évents de ventilation, nettoyage des sols, maintenir et réparer les systèmes d’irrigation, etc).

Pendant ce temps là, les nouvelles tiges poussent, et il faut les « enfiler » une par une pour les faire pousser droites.

Sur une surface de plus de 8800 mètres carrés (un terrain de foot en fait 7300, pour comparaison), il y en a du boulot…

Voilà donc un boulot de rêve

Certes répétitif, mais de rêve. Aucun bruit (ah si, les oiseaux dehors), aucun stress, aucune surveillance, hyper ultra flexible sur les horaires. En bossant 9 heures par jour, je suis aussi détendu et en forme que si je restais chez moi !

Sauf que j’ai un salaire un peu meilleur (50$ par semaine de plus environ), et que ça sent quand même un peu meilleur que des moules !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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