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Le bilan de mon PVT Nouvelle-Zélande!

15 mois sont passés depuis mon arrivée en Nouvelle-Zélande. 15 mois qui sont passés à la vitesse de la lumière. C’est maintenant le temps de faire le bilan de mon PVT Nouvelle-Zélande.

Des projets, j’en avait la tête pleine à craquer. Ce qui est bien quand on quitte son travail (et accessoirement qu’on est célibataire), c’est la liberté folle qu’on a. On se rend tout de suite compte à quel point le travail pèse et prend une place parfois surdimensionnée dans notre vie. Je l’ai fait par choix, et comme toutes les autres fois, je n’ai jamais (encore) regretté.

Je suis à nouveau passé de l’autre côté de la Force, libre à moi même de faire ce que je veux où je veux et quand je veux, avec qui je veux. Les options se comptent par centaines, les projets par milliers. Si l’argent n’existait pas, ce serait le véritable monde des bisounours.

Sur les pentes de roches pendant l’ascension du Foggy Peak, Arthur’s Pass, île du Sud.

Avant le départ, une inspiration sans faille

Après mes nombreuses lectures et vidéos visionnées de mes grands voyageurs et aventuriers préférés tels que André Brugiroux ou Mike Horn, je me sentais capable de tout. Après tout, les seules choses dont on a réellement besoin pour voyager de nos jours, ce sont un passeport, un smartphone avec les bonnes applications et « un peu » d’argent. Le reste se fait avec les rencontres et le culot.

Malgré tout, j’ai laissé tombé mon idée du Tour de France à pied en semi-autonomie par les sentiers de Grande Randonnée, mon idée de voyager où bon va le vent « sans argent », aussi de faire un roadtrip de tous les pays d’Europe en voiture aménagée et camping, ou la même chose mais à vélo.

Bon, j’ai fini en PVT en Nouvelle-Zélande. C’est moins le « rêve », mais c’est toujours mieux, selon moi, que de rester planté à la baraque et ne rien faire.

Au bord de la falaise, vue majestueuse sur l’Océan Pacifique, Akaroa, Péninsule de Banks.

Le rêve et la réalité du terrain

Pour ce PVT d’un an, j’en avait aussi des projets. Avec la nostalgie de mon boulot fou lors de mon PVT en Australie, mon premier plan était de refaire ce boulot, mais cette fois à Auckland. Manque de pot, une fois sur place, je me suis vite aperçut que Auckland ce n’est pas Darwin. Ce n’est pas le « zoo » complètement débridé après 23 heures, et en plus le relief n’est absolument pas plat et n’aide pas du tout au côté physique de ce travail. Tout cela diminue également le revenu espéré.

Pas grave, en attendant je vais chercher un autre travail pour gonfler mon compte en banque néo-zélandais, et ça ne va pas m’empêcher de réaliser mes autres projets. Je voulais faire un maximum de Great Walks, traverser une des deux îles en vélo, faire du kayak de mer en longeant les côtes maritimes du pays, faire du Woofing ou du HelpX, prendre le train TranzAlpine, faire un saut en parachute, du parapente, du ski, …

15 mois après, eh bien, rien de tout ça n’est arrivé ! Enfin si, seulement le travail et les $$$. Si vous me dites que finalement j’ai fait pareil que chez moi, je vous donne raison. Cependant, ce n’est pas chez moi car c’est en Nouvelle-Zélande (impressionné par ma défense, hein?).

Depuis le sommet de Sealy Tarn, vue imprenable sur le Mount Cook et ses 3724 mètres.

Un monde à part

Un autre pays, une autre culture. Tout ici est différent, absolument tout. Il y a des choses frappantes, des choses qu’on ne comprends pas, des choses qu’on intègre de suite en se demandant pourquoi on le faisait pas avant, des choses étonnantes. La NZ est vraiment un pays à part.

C’est un pays où on se sent bien tout de suite : pas de stress, pas d’énervement, pas de bruit à proprement parler, pas de criminalité, pas de dégradation, pas de saletés, pas de haine. Mais comment font-ils ? Réponse : mentalité et éducation. Le jour et la nuit par rapport à en France, c’est totalement frappant. Bien évidemment chaque pays a ses propres points positifs mais aussi négatifs : tout n’est pas rose. Pour citer le point qui saute le plus aux yeux : le coût de la vie est cher. Mais la balance va ici largement au positif.

Bref, ceci n’est pas un article expliquant comment c’est de vivre en Nouvelle-Zélande, mais une conclusion à mes 15 mois de PVT. Revenons à nos moutons…

Centre-ville d’Auckland : pas un mégot, pas un chewing gum, pas une poussière. Les espaces verts et parcs sont tondus toutes les 2 semaines…

4 travails, 5 colocations, 11.000 kilomètres

La « Timeline » est assez folle, surtout au début : en 1 semaine, j’ai réussi à trouver du travail et je passais d’une auberge de jeunesse à une colocation. C’était la toute première colocation de ma vie, et c’était la pire ! En l’espace de 3 mois, j’ai eu assez de $$$ pour m’acheter une voiture (un break dans lequel je peux dormir pour les roadtrips), et j’avais changé de colocation.

Côté travail, j’en ai fait au total 4 : ouvreur de moules, employé de serre (orchidées) qui m’a permis d’obtenir les 3 mois d’extension du PVT, assembleur, et finalement opérateur de presse plieuse à commande numérique qui m’a permis d’appliquer à un Work Visa.

J’ai fait une vidéo de 28 minutes sur les orchidées en serre. J’explique tout le fonctionnement, arrosage, organisation, classement des tiges, je parle aussi des pesticides et des protections utilisées. C’est aussi ma première vidéo où je parle et où on me voit, soyez indulgent, haha. https://www.youtube.com/watch?v=zumnFmg8G6U

Côté logement, je n’ai fait que 2 semaines en Auberge de Jeunesse. J’ai été dans 5 colocations différentes, de 4 à 8 personnes. J’ai vraiment eu de tout : des enfants, des fêtards, des fumeurs de joint, des personnes âgées… Seule 1 de ces 5 colocations était vraiment bien. Je suis aujourd’hui dans mon propre appartement et je peux vous dire que ça change tout !

Côté location, je suis resté 9 mois à Auckland, et 6 mois à Christchurch où je suis toujours.

Côté roadtrip, j’ai roulé environ 11,000 kilomètres dont 60 % pour aller bosser, 25% en roadtrip et 15% pour passer des weekend en dehors de la ville.

Ma Nissan Primera Break, Gordon pour les intimes, devant le Pukake Lake, île du Sud.

Du coup, j’ai plutôt bonne connaissance de Auckland et ses environs. J’ai fait un roadtrip dans le Northland et toute la traversée entre Auckland et Christchurch.

Pas de Great Walks, pas de traversée à vélo, pas de kayak, pas de saut en parachute, pas de Woofing, pas de TranzAlpine, pas de parapente, pas de ski… Mais de nombreuses randonnées et de nombreux petits weekend par-ci par-là qui ont été tout aussi bien !

Des Vacances-Travail devenuent Travail avec des Vacances

La Nouvelle-Zélande, c’est le genre de pays que tu aimes ou que tu n’aimes pas. Je n’ai encore jamais vu un avis partagé sur la question.

  • La vie est chère, on paie pour tout. J’appelle ça « le tarif NZ ».
  • En dehors de Auckland qui n’est déjà pas follement animée, c’est le vide, le néant.
  • Si on aime pas être dans la nature et faire beaucoup de sport, on s’ennuie très vite.
  • Pour la culture, même si il y a les Maoris et toutes les explorations des colons etc, on repassera : ce n’est pas vieux de plus de 300 ans !
  • Oui il n’y a dans la plupart du pays pas vraiment d’été et pas vraiment d’hiver.
  • Oui, la bouffe c’est autre chose…

Mais la qualité de vie et la facilité d’y vivre, la sécurité, la mentalité, la nature follement sauvage, les grands espaces, la diversité aussi bien ethnique que visuelle font, pour moi, le meilleur pays dans lequel j’ai vécu ou voyagé de ces 5 dernières années.

C’est pour ça que j’ai graduellement « oublié » mes objectifs premiers et me suis consacré à l’obtention d’un Work Visa pour rester dans ce pays encore un an de plus, et peut être ne jamais revenir en France.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Pour immigrer en NZ, il faut tout donner, y compris son temps et son argent…

Cela n’a pas été facile du tout : c’est long et coûteux. J’ai entamé ma première démarche en Octobre 2018, et aujourd’hui en Juillet 2019, mon Visa sera seulement délivré. C’est presque 10 mois ! J’ai surtout appris que le temps comptait plus que l’argent.

L’extension de mon PVT seule a pris 3 mois de travail et 1 mois de démarches soit 4 mois pour 285$ de frais totaux.

Pour mon Work Visa, il a fallut que je trouve un travail correspondant à mes diplômes et expériences professionnelles passées, il a aussi fallut que je fasse une période d’essai et que l’entreprise veuille bien me garder sur le long terme ensuite. Cela m’a prit au total 6 mois car le premier essai n’avait pas été fructueux après 3 mois (pas assez d’expérience et conjecture de l’entreprise).

Il a fallut traduire mes diplômes, faire appel à un organisme pour la reconnaissance des diplômes en NZ, passer un test d’anglais international, demander et traduire plein de documents, passer une visite médicale, faire des radios, payer les frais de dossier et de traitement du Visa, passer des entretiens, faire ses preuves, s’intégrer rapidement, etc. Chaque démarche peut mener directement à l’échec.

En dehors de ça, il a fallut que je change mon passeport à l’Ambassade de France à Wellington, que je demande un permis de conduire néo-zélandais car le permis international ne fonctionne plus après 12 mois.

Bref, 10 mois de démarches et de paperasses, 3,000$ (1,800E) dépensés au total pour un Work Visa de 1 an. Ça fait cher la journée, mais croyez moi que ça vaut le coût.

C’est aussi un excellent moyen de tester sa motivation à rester ! Jusque là, je ne me suis jamais posé de question, ce qui est bon signe.

Ça n’a été que du stress et de l’angoisse de ne pas réussir. Mon dossier est en ce moment dans les mains du Ministère de l’Immigration de Nouvelle-Zélande. Même si rien ne justifie le refus à ce stade là, je suis toujours en attente de mon Visa. Car comme pour tout le reste, cela prend du temps !

Vue sur le Mount Hutt, depuis le Rakaia Gorge Track.

Alors que dire en conclusion ?

La vie est faite de choix. Et je pense que le meilleur choix est celui de réaliser ses rêves dès que l’on peut le faire. Il ne faut pas attendre. Cela fait de nombreuses années que mon pays n’est plus dans mon cœur et que je n’ai plus envie d’y vivre.

Je suis parti en mode voyage et découverte avec un sac à dos de 8 kilos. Je suis passé d’un backpacker sans emploi, sans logement et ne pouvant utiliser que les transports en commun, à un employé d’entreprise internationale, avec une voiture et dans mon propre appartement.

Aujourd’hui j’ai trouvé mon nouveau chez moi et je fais tout pour y rester.

Après un PVT Australie vraiment moyen, je considère mon PVT comme réussi haut la main car je n’ai jamais été bloqué et je n’ai jamais eu de soucis financiers.

Malgré tout, j’ai travaillé plus que je n’ai eu de « vacances ». Le scénario du PVT, c’est tout simplement de travailler pour faire des économies qui serviront ensuite à voyager à la découverte du-dit pays ( d’où le nom Vacances Travail). Je crois que je peux compter 4 mois de vacances sur 15 mois. Je suis toujours mieux loti que beaucoup de monde alors je ne vais pas me plaindre.

Si vous avez entre 18 et 30 ans et que vous partez en PVT, assurez-vous de 2 choses pour le PVT Nouvelle-Zélande : partez avec vraiment un maximum d’économies (je dirais 5,000 E grand minimum), et bossez votre anglais au maximum. Conseils d’ami.

Si vous voulez immigrer en Nouvelle-Zélande, vous serez le bienvenu mais seulement si vous avez de bons diplômes et de bonnes expériences de travail (immigration assez sélective, ou sur système de points). Préparez-vous le plus tôt possible, ainsi que votre Carte Bleue.

Mon aventure en Nouvelle-Zélande n’est pas finie, et j’en suis très heureux !

Virée à la montagne au Mount Cook National Park

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

1 an de PVT Nouvelle-Zélande ! Le résumé !

Moi-même je n’y croît pas, cela fait maintenant 1 an que je suis en PVT Nouvelle-Zélande ! Et ce n’est pas fini, car après avoir travaillé 3 mois dans l’horticulture, j’ai pu avoir mon extension de Visa, me rajoutant 3 mois. Dans cet article, je reviens sur cette année où il s’est passé beaucoup, beaucoup de choses.

En 1 an, je suis (re)parti de 0 pour arriver à 0,9. Le 1 sera quand j’aurai mon Visa de Travail. C’est mon nouvel objectif pour cette année 2019 : m’installer à long terme en Nouvelle-Zélande. Suivant la durée de mon prochain contrat de travail « Full Time », cela peut aller de 1 à 3 ans. Renouvelable, cela me laissera le temps d’appliquer à la Résidence Permanente.

Repartir de 0

Arrivé à Auckland sans voiture, sans travail, dans un pays que je ne connais pas et où je ne connais personne. Si ça c’est pas le niveau 0, je ne sais pas ce que c’est. Pour seule corde de sauvetage, 15 mois d’économies sur mon compte en banque.

Lors de mon premier PVT en Australie en 2016, le budget avait été un problème conséquent : il était 2 fois plus faible que celui que j’avais pour la NZ. Conjugué à quelques mauvais choix et une faible confiance en moi (la première fois), le projet avait « capoté » au bout de 3 mois dans le pays.

C’est de cette expérience ratée que je me suis nourri pour ce PVT en Nouvelle-Zélande. Et c’est grâce à cet « échec » que j’ai magistralement réussi mon PVT NZ. Les erreurs sont là pour votre bien, surtout si utilisées à bon escient.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée ! Fraser Island, Australie

Le niveau 0

Je suis arrivé avec la boule au ventre de ne pas réussir à nouveau. Le stress du budget n’étant plus là, ça a quand même été d’une grande aide. Et une fois le boulot d’ouvreur de moules, trouvé en seulement 4 jours, je me suis dit que la « galère » de mon PVT Australie était déjà loin finalement.

Ce n’est pas pour autant que tout a été facile. Toujours obligé d’utiliser les transports en commun, c’est pas la facilité de la voiture. Il faut faire avec le climat, Il faut respecter des heures, il faut marcher, il faut attendre… Heureusement, à Auckland les transports en commun sont assez développés, bien organisés, et toujours pile à l’heure.

Ma première colocation à Drury, ça n’a pas été facile non plus. 12 semaines à 8 dans une maison pour 5, avec comme colocataires (et leurs potes) la moitié de fêtards-bruyants qui tournent au cocktail bière-cigarette-joint-et plus. Je n’ajoute pas la propreté et le rangement dans la maison… C’était pas loin du taudis. Enfin, je m’étais un peu jeté dans la gueule du loup aussi. Les premières fois, sans expérience, on se fait toujours un peu avoir.

Un très mauvais souvenir, haha

Heureusement, on était pas sur les mêmes horaires. J’ai surtout eu le bordel de la fiesta de la veille laissé en place en me levant tous les matins, et le réveil à 3 heures du matin 5 nuits sur 7 par des gens bourrés en train de gueuler par-dessus la musique dans le salon.

La dernière semaine où j’y étais, j’ai eu droit à 2 réveils avec l’odeur de crack dans la maison. À vomir. Je prenais mon petit déjeuner dehors pour pouvoir respirer. C’était l’hiver, plutôt sympa par 5 degrés et parfois sous un parapluie.

Depuis ces 30 dernières années, c’était une de mes pire période à vivre. Je croyais en être à 0,1 sur 1, mais en fait j’étais toujours à 0.

C’est de là que je suis réellement parti. Aussi bas que la terre est basse.

Roadtrip dans le Northland

Je suis parti habiter à Takanini, et 3 semaines plus tard mon contrat de travail s’est terminé. Je suis parti 5 jours en roadtrip dans le Northland. Ça m’a fait du bien de partir à la découverte du pays. D’autant que la colocation à Takanini, bien que 1000 fois mieux qu’à Drury, était quand même particulière.

Omapere

Whangarei Heads

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

Georges, le proprio, était spécial. Un « control freak » à tous les niveaux qui écoute la télé comme si il voulait que ses voisins l’écoute aussi. Un maniaque du tri des déchets. Je faisais tout pour l’éviter. Je me faisais à manger après 20 heures pour ne pas l’avoir sur le dos (il venait tout le temps mettre son nez, donner des conseils à tout va, faire à ma place, etc).

Mes 2 colocatrices et leurs 3 enfants sont parties avant moi. Georges n’aimait pas le bruit. Alors, de 1 des enfants ça fait du bruit c’est normal. Et de 2 , en fait, ils étaient pas si bruyants que ça. Enfin bon.

Je ne suis pas parti à cause de tout ça, mais à cause du boulot. Car grâce à une connaissance et à ses contacts, me voilà à l’autre bout d’Auckland : Kumeu.

La meilleure période de mon PVT Nouvelle-Zélande

À revenir en arrière, je crois que c’était la meilleure période de mon année de PVT. J’avais un super boulot relaxant qui sentais bon (quoique la paie n’était pas au top mais on ne peut pas tout avoir), j’habitais à la campagne, les magnifiques plages sauvages d’Auckland à 15 minutes, dans une maison assez sympa et surtout très très calme, et en prime c’était le printemps.

Muriwai Beach et sa colonnie de Gannets.

Coucher de soleil depuis le jardin de la maison à Kumeu

Côté boulot, si j’enlève le manque d’organisation et les quelques branleurs, c’était le meilleur de mes boulots jusque là. Pourquoi ? Pour la sensation de liberté. C’est le premier boulot que je fais où en fait tu peux faire presque tout comme tu veux. C’était vraiment fun, relaxant et motivant. Il y avait toujours quelque chose de nouveau à faire, à modifier ou à changer.

J’ai fait énormément de tâches, beaucoup de travail (et d’heures), et bien que ce ne n’était que de simples fleurs, j’ai beaucoup appris. Même si forcément certaines journées étaient longues, j’ai toujours été content de venir bosser, ce qui est assez rare pour moi au bout de quelques mois, car j’ai la fâcheuse tendance à très vite me lasser.

Déménagement à Christchurch

Mon contrat de travail se finissant avec la fermeture annuelle de l’été, et mon envie grandissante de rester toujours plus longtemps dans ce pays, j’ai appliqué à l’extension de mon PVT, me donnant 3 mois supplémentaires sur place. Je décide de prendre 1 mois et demi en mode relax sans travailler avant de partir pour Christchurch.

Mon prochain objectif : le Essential Skills Visa. Il va me falloir un travail temporaire en Full Time qui correspond à mes diplômes et à mon expérience. C’est autre chose que de chercher un petit boulot comme ça a été le cas jusque là.

En attendant, je descend en roadtrip sur Christchurch. Rotorua, Taupo, Palmerston North, Wellington, Kaikoura. Un beau roadtrip dans de très beaux paysages sauvages et assez exempt de monde et de touristes, pour mon plus grand plaisir.

Rotorua, Vallée de Waimangu

Vallée de Waimangu, Rotorua

Tongariro National Park

Kaikoura

Du pain sur la planche

Arrivé à Christchurch, j’ai eu du pain sur la planche. Recherche de boulot, nouvelle colocation, découverte d’un nouvel environnement, beaucoup plus calme et vert qu’à Auckland. Le coût de la vie est aussi un peu inférieur car moins de trajets et d’embouteillages, et l’immobilier est bien moins exorbitant.

Je trouve assez rapidement mon nouveau boulot, en un peu moins de 2 semaines. J’ai assemblé des lignes de production pour appareils électroménagers. La meilleure paie que j’ai jamais eue de ma vie : 25$/h, + 8%/h de « Holiday Pay ».

Après m’être fait viré de ma première colocation après quelques différents, j’ai emménage à Riccarton où je suis toujours. Décidément, c’est jamais simple les colocations !

Après 2 mois chez Scott Technology, mon contrat s’est fini juste la dernière semaine de mon année. Encore une fois, j’ai appris énormément de choses et j’ai fait beaucoup de choses entre assemblage, ajustement et préparation à la fabrication. Malheureusement, ce n’est pas ici que j’aurai mon contrat en Full Time. Les projets de l’entreprise sont trop incertains et ne peuvent courir le risque de me garder pour 1 à 3 ans.

Centre-ville de Christchurch

Sugarloaf Scenic Reserve

Coucher de soleil depuis la maison où j’habite

New Brigthon Beach, Christchurch

Sumner, banlieue de Christchurch

Une fin qui se fini bien

Pendant ce temps là, j’ai galéré un peu plus d’un mois a trouver un travail en Full Time. C’est vraiment pas la même cour. Tous les 3 jours, je passe facile 2 heures sur les sites principaux de recrutement. Je peaufine mon CV, je fais une lettre de motivation différente à chaque entreprise, je visite leurs sites internet,… J’ai postulé facilement à 15 annonces qui correspondaient à 100% à mon profil.

Par pur hasard, je dégote une boîte de recrutement qui travaille avec le Ministère de l’Immigration. Maintenant inscrit, je n’ai plus qu’à réussir un entretien d’embauche et une journée d’essai, et c’est comme si mon Essential Skills Visa était dans la poche. Bon, c’est les grandes lignes bien sûr !

Pendant la dernière semaine de mon année de PVT, j’ai réussi ce fameux entretien et cette fameuse journée d’essai ! Le Visa n’est pas encore là, on en reparlera d’ici 1 mois, mais je suis bien parti.

Je travaille chez Wyma. Ils conçoivent, fabriquent et assemblent des chaînes de nettoyage de fruits et légumes. Très grosse entreprise, connue et reconnue en Australie et aux USA, même en Europe. Quand à la Nouvelle-Zélande, quasiment tout le monde est équipé Wyma.

Je suis donc opérateur de presse à commande numérique. Les plaques d’inox sont découpées à la machine laser puis viennent à nous. On se charge de les plier, suivant plan, avec la presse hydraulique. À terme, je suis censé être formé sur la machine à laser en plus de la presse. Ça va encore faire des choses à apprendre.

Un retour en France pas du tout d’actualité

Pour ce qui est du retour en France, eh bien c’est toujours pas d’actualité. La mentalité d’ici me correspond beaucoup mieux. En plus je suis dans une ville très agréable à vivre où on a la mer et les montagnes en même temps.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Oui la vie est plus chère, tout est plus cher que chez nous. Mais les salaires sont beaucoup plus élevés. Dailleurs, le Smic va encore augmenter en Avril : +1.20$/h soit 17.70$/h. Tout comme quand j’étais au Canada, je suis payé 40 à 60% de plus pour faire le même travail.

Oui, moins de protection au travail (généralement 5 jours de préavis au lieu de 1 à 3 mois en FR par exemple). C’est libéralisme à fond. Mais tout est plus facile car ça bouge tout le temps : facile et rapide de perdre son travail, mais facile et rapide aussi d’en trouver un autre car le marché est très très loin d’être surchargé. En un an, j’en suis à mon 4ème métier. Je n’ai jamais eu plus de 2 semaines entre deux boulots, sauf quand c’était voulu.

Le pays est calme, stable, en pleine croissance économique et démographique. Tout le monde est gentil, souriant, tolérant, curieux, avenant. Je n’ai jamais vu une personne morose, ou quelqu’un s’énerver. En même temps, ici il n’y a rien pour s’énerver. Et en prime, on est en guerre contre personne (tout comme personne n’est en guerre contre nous) et on ne balance pas des bombes et des missiles à tout va.

En résumé, on est tranquille-pépère, on entend les mouches voler, et la dernière chose qu’on veut c’est qu’on parle de nous (surtout en bien) : on veut garder notre tranquillité.

Le budget sur 1 an

Mise à jour sur le budget !

Pour le départ, entre l’avion, l’assurance voyage pour 1 an, les 2 premières semaines à m’installer sur place et l’achat de ma voiture, j’en ai eu pour environ 4,000 E. Ensuite, il faut compter 1,600$NZ/mois de dépenses « si on ne sort pas de chez soit » et qu’on est en colocation.

Les 6 premiers mois, j’ai dépensé 13.500$NZ sur place, avec un roadtrip d’une semaine, 1.500$ dans le futur Visa Essential Skills et des achats de vêtements pour l’hiver. Je ne connaissais pas encore tous les petits trucs pour dépenser un peu moins. Soit 2250$NZ/mois

Les 6 derniers mois, avec tout en place et plus de connaissances, je suis passé à 10.700$NZ, avec 1.300 kilomètres de roadtrip, traversée en ferry entre les 2 îles (pas donné !) et un 500$ de plus dans le futur Visa. La colocation moins coûteuse les 3 derniers mois + les embouteillages devenus inexistants ont un peu aidé aussi (vive Christchurch). Soit 1800$NZ/mois.

Dans mes périodes de travail, j’ai pu économiser de 25 à 55% de ma paie (suivant le taux horaire que j’avais). Si aujourd’hui je changeais mes $NZ en Euros, je me retrouverais avec le même montant que quand j’étais parti ! Au final, c’est comme si je n’avais rien dépensé !

Début du Visa EHV !

Il se finira le 1er Juillet. L’aventure continue ! J’espère donc repasser sur un Work Visa après ça !

Cette année de PVT a vraiment été riche, pas une seule seconde d’ennui ! C’était fou.

Toutes ces expériences et ces histoires m’ont donné 2 grosses envies :

  • Ouvrir un blog pour aider les futurs pvtistes ou simples voyageurs en Nouvelle-Zélande;
  • Écrire un ebook pour vous raconter cette année de PVT de manière romancée.

Vous seriez intéressé ?

On se retrouve dans 3 mois, je vous dirai si j’ai mon Visa Essential Skills ou non !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

9 mois en Nouvelle-Zélande !

1er Janvier 2019. Nouvelle année passée « à l’autre bout du monde » ! 9 mois en Nouvelle-Zélande ! Où en est mon PVT ? Quels sont mes projets pour l’année ? Je vais parler de tout ça dans cet article. Mais tout d’abord, je souhaite commencer par ce qui s’est passé ces 3 derniers mois.

La fin des orchidées…

Nous avons été une équipe suffisamment nombreuse et performante (même si il y a toujours un pourcentage qui en font moins…) pour finaliser le travail de préparation pour la prochaine haute saison. Coupe des feuilles, désherbant, nettoyage, maintenance, et un petit coup d’agrochimie pour « nettoyer » les plantations.

J’ai donc bossé 4 mois dans cette serre. Ce que je me souviendrai le plus, c’est les changements et les écarts de températures, en deuxième les heures de travail. J’ai fait 43 heures par semaine en moyenne, avec une pointe à 54 heures.

À 7 heures le matin, même température intérieure et extérieure. À 11 heures, 18 dehors, 28 dedans. À 15h, 22 dehors, 35 dedans… Et au moindre petit nuage qui passe, on perd plus de 5 degrés en moins de 2 minutes. 100 à 105% d’humidité H24 7/7. Je n’ai jamais autant transpiré !

J’en retire une excellente expérience personnelle (découverte du métier, apprentissage et application des techniques, échanges de compétences), et humaine (équipe internationale, le top de mixer les cultures et façon de faire de tout le monde).

Du positif, et du négatif, bien évidemment. Je peux citer une organisation quasi inexistante et un manque de communication. Mais le positif l’a largement emporté ! Je parle plus longuement de ce travail dans cet autre article.

Ramassage des « yoyos » et des ficelles »qui craignent les fortes chaleurs dans la serre durant l’été.

Toutes les orchidées ont é’té cueillies, voilà à quoi ça ressemble avant la coupe des feuilles : une forêt !

Champs d’orchidées durant la haute saison, avant le ramassage. Il y en a par milliers !

Pendant la cueillette de fleurs

… Pour 3 mois de PVT en plus !

Grâce à ce boulot, et à mon patron qui a gentiment signé mes papiers pour l’immigration, j’ai eu en retour 3 mois de Visa supplémentaires ! Je suis maintenant sous le Extension Working Holiday Visa. Et la prochaine date butoir sera le 1er Juillet 2019.

C’est tout ce qu’il me fallait pour la suite de mes projets en Nouvelle-Zélande : du temps !!

Mes nouvelles découvertes

3 mois faibles en découvertes. Ça fait tout de même 9 mois que je suis dans la région ! Mais je peux tout de même citer Karekare Beach, qui figure dans mon top 10 des choses à voir et à faire à Auckland ! , et le Te Henga Walkway qui longe la côte Ouest d’Auckland et offre des points de vue sympas sur les falaises.

Karekare Beach, magnifique endroit sauvage autour d’Auckland

Vue sur des falaises impressionnante le long du Te Henga Walkway.

Projets 2019

Dans mon précédent compte-rendu, j’expliquais que je voulais rester en Nouvelle-Zélande sur le long terme. Et je continue en ce sens.

Mes projets pour l’année sont donc courts mais énormes, bien au-delà de projets de voyages, il s’agit ici d’expatriation. Je vais trouver un emploi qualifié et appliquer au Visa de Travail « Essential Skills » qui devrait me permettre de rester 3 ans de plus.

Et je vais aussi préparer la suite : enregistrer une EOI (Expression Of Interest), être sélectionné, et appliquer au Work Visa to Residency :

Les expatriés le savent : facile à dire, mais une complexité certaine où chaque étape peut tout faire tomber. Ce n’est pas une simple affaire d’argent (même si j’en ai déjà eu pour un peu plus de 1,500$ et que j’en ai encore 700 à débourser, rien que pour le Essential Skills). On n’accueille pas n’importe qui en Nouvelle-Zélande et comme dans d’autres pays, il y a beaucoup de critères stricts à respecter.

De la paperasse, du temps, des allers-retours, des coups de téléphone, encore de la paperasse, de la patience, encore du temps, du bouche à oreille, un petit (gros) coup de chance, et, normalement, si tout va bien, ça le fait !

Alors les voyages, dans tout ça, sont bien évidemment lésés, problème de compatibilité oblige. Mais ils ne seront pas à 0 pour autant.

Coucher de soleil depuis la terrasse de ma colocation, West Auckland.

Je vais quitter Auckland !

Après 9 mois de vie à la grande ville, je vais quitter Auckland pour Christchurch sur l’île du Sud ! Je pars le 9 Janvier au matin pour un roadtrip de 7 jours et 1,300 kilomètres, avec en prime la traversée en Ferry entre les 2 îles !

Ma voiture (Gordon pour les intimes) est déjà prête à partir. Me reste plus qu’a charger le coffre avec toutes mes affaires. Gordon se rapproche à grands pas des 200,000 kilomètres. Qui pourrait le croire sans le savoir ? À l’instar d’une Volvo des grandes années, je suis tombé sur un tank !

La route est déjà établie : Rotorua ses sources chaudes sa géologie ses geysers, Taupo et son lac, Palmerston North pour se reposer, Wellington et ses collines, Picton pour se reposer après le Ferry de 6h00 du matin, Kaikoura et ses colonies de lion de mer. Arrivée prévue à Christchurch le 16 en fin de matinée.

Le trajet du roadtrip pour Christchurch.

Nouvelle ville, nouveaux objectifs !

C’est donc une nouvelle fois que je vais devoir tout recommencer. Enfin, la chose qui ne changera pas est le pays !

Seul moyen de me rassurer : je connais mon adresse pour la première semaine. Je n’ai pas prit d’auberge de jeunesse cette fois. Trouver un emploi qualifié en tant qu’étranger est un tout autre business. J’aurai ma chambre privée, et chez l’habitant des fois qu’on ai des conseils à me donner.

Pour le reste, tour des agences de recrutement et des entreprises !

Quand je revois les projets que j’avais avant d’arriver en Nouvelle-Zélande, je me dis que c’est fou à quel point quelques détails peuvent absolument tout changer !

Ce que j’ai déjà du faire pour le Visa Essential Skills

Petit tour dans l’envers du décor !

Car oui, pas très actif cette année sur le blog (à peine un article par mois), ni sur la page Facebook ni réellement sur Instagram. J’ai été très pris avec mes horaires à la serre et les démarches pour l’immigration.

J’ai déjà :

  • mes diplômes traduits et avec leur correspondance en Nouvelle-Zélande
  • je peux justifier de suffisamment d’expérience professionnelle
  • j’ai passé mon test d’anglais international (IELTS) avec un score suffisant (6,5/9 minimum)
  • l’emploi correspondant à mes diplômes et mon expérience est sur la liste des emplois recherchés dans le pays
  • j’ai un casier judiciaire vierge traduit en anglais.

Me restera à :

  • passer des radios des poumons et une visite médicale pour prouver de ma bonne santé
  • trouver un emploi qualifié à temps plein avec une rémunération supérieure au taux horaire requis pour le Visa
  • Démarrer mon nouvel emploi
  • appliquer au Visa (c’est à dire payer 500$).
  • attendre un mois et plus pour la validation du Visa

Et au passage, il faut aussi ;

  • apprendre le vocabulaire technique de son métier en anglais
  • préparer un CV et une lettre de motivation conforme à ce qui se fait dans le pays (très différent ici)
  • prolonger mon assurance voyage
  • faire une traduction du permis de conduire français qui n’est plus valable après 1 an ici.

Je peux rajouter :

  • déménager,
  • m’acclimater à une nouvelle ville,
  • trouver une nouvelle colocation,
  • passer mon temps sur internet dans les agences de recrutement et dans les entreprises pour trouver du boulot,
  • peut être démarrer un emploi non qualifié en attendant car je ne sais pas quand tout ça va se débloquer.

Presque chacun des points cités ici demandent eux aussi d’autres démarches. Énormément de temps et d’énergie donc !

Grimper ici m’a aussi demandé du temps et de l’énergie, haha.

Je fini sur ce point pour dire et affirmer que ce que montre chaque influencer ou blogueur sur les réseaux sociaux n’est que la belle partie, la face visible. Le travail derrière, quel que soit le projet ou le sujet abordé, est énorme ! Comme vous, on a tous une vie privée, et elle est certainement aussi remplie que la votre.

On a pas tous une équipe de 15 personnes pour répondre à toutes vos questions, écrire 1 article par jour, poster 5 photos par jour, filmer et monter une vidéo par jour. La plupart d’entre nous sont seuls ou à 2. Merci de votre compréhension.

Je vous souhaite une excellente année pleine de santé !

Et vous, quels sont projets pour 2019 ??

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

6 mois en Nouvelle-Zélande !

6 mois que je suis en pvt Nouvelle-Zélande !

Moi qui avait comme projets de faire plein de randonnée, de faire des Great Walks, du camping, de voyager sur les 2 îles, de grimper des montagnes, de refaire du Pedicab, de faire un trip de kayak de mer sur plusieurs jours, de faire l’aller-retour Auckland – Cape Reinga à vélo (1.000 kms) en semi-autonomie…

Me voilà toujours sur Auckland à bosser comme un ouf. Ça ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais, mais que les probabilités de faire tout ça avant la fin de mon Visa PVT sont de 0,01%.

Car mon projet d’aujourd’hui à une toute autre allure : je veux rester en Nouvelle-Zélande. J’en parle un peu plus bas. Avant ça, je vous parle un peu plus de mon nouveau travail.

Les orchidées

Trouvé par bouche à oreille, je suis cueilleur d’orchidées en serre. Enfin, après presque 2 mois maintenant, je fais un peu de tout : cueillette, emballage, cartons, maintenance, jardinage,…

En ce moment (fin Septembre), c’est la fin de la saison de cueillette. La charge de travail va tout de même être énorme.

Il faudrait commencer par changer la double épaisseur de bâches en plastique du toit, pour démarrer, ou au moins les nettoyer (vive la mousse et les excréments d’oiseaux). Des rigoles de retenue d’eau fuient par-ci, par-là.

Il faut enlever et stocker tous les Yoyos, les crochets et les ficelles, tous suspendus depuis des câbles métalliques suivant inlassablement les rangées de pots de fleurs. Le tout permet de faire pousser les tiges bien droites, car trop tordu = pas vendable.

Alors c’est facile, vous allez me dire. Pas tant que ça. Les bras en l’air toute la journée, ça muscle les épaules. 4 lignes de 25 mètres de long chacune par rangée. La surface d’un terrain de football à traiter. J’estime à 2 semaines de boulot rien que pour les yoyos, en s’y mettant à plusieurs.

Après, il faut faire :

  • Le prunning (découpe des feuilles pour la repousse)
  • Enlever les pots « malades » (atteints par des parasites) ou les pots trop vieux
  • Remettre des nouveaux pots et/ou rempoter
  • Vérifier et faire la maintenance de tout le système d’irrigation.
  • Nettoyer les rangées et les allées en enlevant toutes les feuilles coupées, les mauvaises herbes, la mousse etc.
  • Traiter avec des insecticides et désherbant en pulvérisation pour repartir sur du propre.

Un terrain de football à traiter à chaque étape, le plus long étant probablement le prunning, qui prend une journée de 9 heures pour faire un seul carré (il y en a 20 au total). À mon avis, on aura tout juste assez des mois d’été pour finir avant la nouvelle saison.

Mais c’est très bien. Impossible de s’ennuyer, et il y a des heures à faire, des thunes à se faire et à économiser. C’est tout ce qu’il me faut ! Cependant, c’est plus physique, et les températures augmentes.

Quand ça augmente un peu à l’extérieur, ça augmente beaucoup à l’intérieur. Exemple : 18 degrés et 60% d’humidité à l’extérieur, 29 degrés et 103% d’humidité à l’intérieur, aucun vent bien sûr, plus le soleil qui te tape dessus, effet « toit en plastique » oblige.

Ou comment expérimenter l’effet de serre (d’où le nom, haha) en conditions réelles. Bouteille d’eau, casquette et lunettes de soleil obligatoire.

Prochain roadtrip ?

Avec tout ça, je n’ai fait qu’une toute petite semaine de « voyage » à proprement parler, en 6 mois ! Bien sûr, dès qu’un weekend se présente, je fonce dans les nombreux parcs régionaux et nationaux autour d’Auckland.

Malgré tout, j’ai déjà fait 4.000 kilomètres avec ma voiture Gordon, dont 1.000 pour le-dit roadtrip. J’en parle plus bas.

Je suis vraiment très content de mon achat.

Sous l’accélérateur, le moteur à l’air comme neuf, vif comme au premier tour de roue. Pas une fuite ou perte de quelque liquide que ce soit, pas un voyant de défaut électrique allumé, pas un bruit de plastique qui couine, tout fonctionne comme au premier jour. Et le tout a 21 ans et 197.000 kilomètres de services… Qui dit mieux ?

Bref, le prochain roadtrip va arriver ! Et il promet d’être grandiose : je vais relier Auckland à Christchurch, sur l’île du Sud, en passant par de nombreux points d’intérêts.

Départ : Janvier ou Février 2019 !

Et après la fin de mon Visa ?

Mon Visa perdra sa validité le 31 Mars 2019… C’est dans 6 mois, mais j’en pleure déjà.

« Enfreindre les règles ». C’est le titre d’un chapitre de mon livre sur mon année de PVT en Nouvelle-Zélande que j’ai commencé à écrire. Car en voyage, si il y a bien une règle que j’ai apprise, c’est de ne jamais s’attacher si l’on veut continuer ce fameux voyage.

Manque de pot, la Nouvelle-Zélande, c’est 100% mon kiff. Je ne vais pas faire un discours de 100 pages sur pourquoi je ne veux pas revenir en France, mais je ne veux absolument pas m’y réinstaller. J’ai déjà donné 2 fois…

Pour mener à bien cette mission que j’ai aujourd’hui, j’ai plusieurs options de Visa de travail. J’ai choisi le Essential Skills, qui devrait me permettre de rester 3 ans supplémentaires, pendant lesquelles je vais pouvoir préparer ma résidence permanente (PR). Avec la PR, je pourrai rester à vie en Nouvelle-Zélande.

Alors bien sûr, la chance que j’ai là dedans, c’est que l’emploi que j’occupe (mon vrai boulot, pas les fleurs ni le moules) est sur la liste des emplois qualifiés en pénurie dans le pays ! Sans ça, je pouvais dire adieu !

J’ai déjà entamé les démarches pour le Visa Essential Skills. C’est pour ces raisons que je bosse toujours à fond (plus de 45 heures par semaine), car tout ça est loin d’être gratuit : je compte environ 2.500$ pour le total, et quelques mois de démarches et de traitement de dossier…

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

La Nouvelle-Zélande, pour moi le meilleur compromis !

C’est clairement le meilleur compromis entre tous les pays que j’ai visité. Il y a évidemment des défauts, comme partout. Ici,c’est surtout le coût de la vie qui pêche le plus. J’ajoute la distance par rapport à la France : pourquoi est-ce si loin ?

Comme au Canada, peu de protection sociale (c’est pour ça aussi qu’on paie moins d’impôts et de taxes!). Un bien pour un mal qui permet de s’éduquer financièrement et de ne rien attendre des autres.

Mais à côté de ça, ici c’est comme le paradis.

  • La mer et la montagne à portée de main
  • Une nature préservée et respectée comme jamais je ne l’ai vu, où tout le monde y va de soi-même pour continuer de la protéger.
  • Le respect des autres et d’autrui semble être un talent né.
  • Gentillesse, ouverture d’esprit, curiosité envers les autres.
  • Il n’y a absolument aucun problème entre les communautés asiatiques, indiennes, anglaises, néo-zélandaises, etc. Il n’y aucune haine de quoi que ce soit (mais toujours une minorité de racistes tout de même).
  • Le terrorisme, la guerre, on ne sait vraiment pas ce que c’est. Il suffit d’en aborder le sujet, c’est simple, c’est comme si vous essayiez de communiquer en Russe.
  • Les sirènes de police, c’est une fois par mois qu’on en entend une, pas plus (1,5 million d’habitants à Auckland, je rappelle).
  • Le système d’éducation et le système de santé sont au-dessus de la France en terme de qualité et de service, même si encore une fois tu le paie de ta poche (compter 7.000$ une année universitaire).
  • On y vit dans une tranquillité et dans un calme plus qu’absolu. Ici, quand on est pas dans les embouteillages d’Auckland, absolument tout est relaxant !
  • Il n’y a pas tout le foin, la morosité omniprésente, la peur (il faut dire, on est pas aidé, je suis d’accord!), et disons-le clairement une dégradation générale importante de la vie de tous les jours comme on a chez nous.
  • La lumière unique, les couleurs, les paysages sont un plus énorme !

L’hiver le plus chaud de ma vie

Côté climat, le top pour moi est plutôt du côté de l’Australie. Ici, c’est clément à l’année. Pas d’hiver à -30 pendant un mois avec 3 mètres de neige cumulée comme au Québec. Les étés, il ne fait pas hyper aride et 35 tous les jours. Le bon compromis, encore une fois.

Cet hiver, au grand minimum 2 degrés le matin pendant seulement 3 jours, sinon 8 à 15 degrés l’après-midi. L’hiver le plus chaud de ma vie ! Pas tant de pluie que ça, car les éclaircies sont très nombreuses, et le temps où ça tombe est très court. C’était clairement bien agréable !

3 mois de découvertes à et autour d’Auckland

Auckland

Western Spring Park, Auckland.

Parfait pour passer une demi-journée au milieu de cygnes, canards et oies.

Sky Tower

Après-midi au 60ème étage de la Skytower, dégustation de meringues à la framboise et superbe coucher de soleil. Avec 220 mètres de haut, on la voit de partout, cette tour. J’habite actuellement à 25 kilomètres du centre-ville, et je la voit, tout au loin !

Jardin d’hiver d’Auckland

Retour à Mount Eden

Retour à One Tree Hill pour les cerisiers en fleurs

Albert Park

Queen Street

Bethells Beach

Située non loin de Piha Beach, c’est un peu la petite sœur, mais en encore plus sauvage car beaucoup moins d’habitations. J’ai parcouru une courte partie du Te Henga Trail, pour me poser à O’Neill Bay Beach. Toujours aussi sympa !

Muriwai

Un lieu absolument superbe sur la côte Ouest !! Surtout gràce à la colonnie de Gannet qui vit ici toute l’année. Peut être le plus beau et le plus sauvage autour d’Auckland.


Et j’ai fait 4 jours de roadtrip dans le Northland !

J’en parle dans cet article dédié !

Une idée de budget sur 6 mois (décliné à la semaine pour les voyageurs court terme)

Je compte ici le budget sur place uniquement (pas d’avion/assurance/visa et tout le bazar).

En sachant que je vis en collocation (non centre-ville), que j’ai une voiture (possédée depuis 4 mois), que je suis non fumeur et non buveur.

  • Je ne compte pas le prix d’achat de la voiture non plus.
  • Le budget activités est tout petit car je fais surtout de la rando (et c’est gratuit).
  • Je compte pour une seule personne.
  • Taux de change 3 Octobre 2018.

Logement : 4400$NZ (2500€) >> 183$ / 104€ par semaine
Nourriture : 3240$NZ (1840€) >> 135$ / 77€ par semaine
Voiture sur 4 mois : 1650$NZ (940€) >> 103$ / 58€ par semaine
Activités : 180$NZ (102€) >> 7,5$ / 4,25€ par semaine
Divers : 1490$NZ (850€) >> 62$ / 35€ par semaine

TOTAL : 10960$NZ (6200€) >> 460$ / 260€ par semaine.

Voilà donc pour ce petit compte-rendu de mes 6 mois en Nouvelle-Zélande !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Job PTV NZ : vous saurez tout sur les orchidées

Jamais un jour je n’aurais pensé travailler dans les fleurs. C’est pourtant chose faite ! Mon premier job en PVT Nouvelle-Zélande dans l’ouverture de moules était déjà original, celui-ci l’est tout autant : que diriez-vous de cueillir des fleurs ?

À noter que cela ne m’a pas prit plus d’une heure pour être engagé. Cette fois, le bouche-à-oreille a fait ses merveilles. Toujours avoir un petit réseau sur place est la règle numéro une pour trouver du travail facilement à l’étranger, qu’on se le dise.

Le travail n’a rien de compliqué, en apparence. Oui, ce ne sont que des fleurs. Mais croyez-moi, un de mes collègue en parle comme un philosophe, avec ses 16 ans d’expérience dans le métier. Bien plus technique que l’on peut penser, donc.

La journée type

Ça démarre à 8 heures du matin. Le patron ou le superviseur nous indique quelle couleur et quelle variété d’orchidées cueillir. On prend son sécateur, on charge son chariot de cartons vides et on va se perdre dans une surface impressionnante de serres. On se promène dans les rangées de pots de fleur pour en sélectionner les plus beaux spécimens.

Pour sélectionner les bonnes fleurs, facile : les fleurs doivent être toutes complètement ouvertes, la tige pas trop tordue, les pétales pas abîmées et la capsule de pollen bien en place. On retire le crochet qui maintient la tête de la fleur, on coupe le fil élastique qui tient la tige droite, et on coupe au sécateur le plus bas possible.

On dépose ensuite la fleur sur les feuilles, où il y a de la place. Perso, je fais des petits bouquets de 4 maximum. Plus les abîmerait en les ramenant au chariot dans l’allée. Je mets les bouquets de fleurs dans les cartons prévus, réinstalle tout ça sur le chariot. Quand le chariot est complet, on le ramène au centre des serres où se situe l’atelier d’emballage. Je dépose les cartons pleins, reprends des cartons vides, et recommence.

À partir de 15 heures, il faut que j’aide à l’emballage, car certain(e)s partent plus tôt. Donc j’aide à classer les fleurs par taille et par qualité (il y a des standards!), et à les emballer une par une dans une manchette en plastique. Je fini à partir de 17 heures.

Zéro stress !

Particularités : tant que tu fais plus que 6 heures dans la journée, on se fou de quelle heure tu arrives et de quelle heure tu pars, tant que c’est entre 8 heures et 20 heures. Et en plus, on s’en fou aussi du nombre de jours travaillé. Si tu veux faire 2 jours, tu fais 2 jours. Si tu veux faire 7 jours, tu fais 7 jours.

La vitesse de travail, on s’en fou aussi. Il n’y a aucune performance à faire, aucun minimum requis. Ici, on veut 100% qualité. Alors on prend son temps, point barre. Il y a des pauses de 15 minutes toutes les 2 heures, 30 minutes pour manger. Toutes ces pauses sont payées. Si tu veux envoyer un message, passer un coup de fil, aller sur Facebook 2 minutes entre les fleurs, aucun soucis !

Le seul mot d’ordre, c’est de prendre son temps ! C’est obligatoire.

Si tu te déplaces trop vite dans les rangées, tu risques d’abîmer les fleurs. Le simple fait de secouer un peu une fleur ou d’entrechoquer deux fleurs les abîmes. Les capsules de pollen sont hyper fragiles ! Il faut aussi faire attention en enlevant le crochet qui peut se prendre dans les pétales et les arracher au passage.

Les copains des orchidées

Il faut aussi ouvrir l’œil, et repérer les parasites des orchidées. Une fleur, ou un pot de fleur atteint, et c’est la mise en quarantaine. Il est interdit d’exporter des fleurs « malades » à l’étranger. L’export représente plus de 90% de l’activité de l’entreprise. Petit tour des parasites que j’ai déjà vus.

Les cochenilles farineuses, qui ressemblent à des amas de poussière blanche, se trouvent sur les feuilles. Ce sont des insectes de 1 à 5 millimètres de long, quasiment immobiles, qui piquent les tissus afin de se nourrir de la sève.

Les araignées rouges, qui sont des acariens de moins de 1 millimètre, se voient uniquement car ils tissent de petites toiles, semblables à des voiles, entre les fleurs.

Les pucerons, de petits insectes vert pomme qui comme les cochenilles piquent pour se nourrir de la sève.

Botrytis est un champignon qui s’attaque aux fleurs, en laissant des tâches brunâtres sur les pétales.

Chaque type d’orchidée a ses particularités

Il n’y a que des orchidées, certes, mais chacune des variétés a des particularités. On a ici 37 variétés, rien que ça !

  • Les blanches et roses, par exemple, ont des tiges très courtes.
  • Les blanches et rouge ont les pétales qui s’ouvrent avec un très grand angle, donc elles sont très fragiles.
  • Les vertes et rouge sont celles qui ont les capsules de pollen les plus fragiles (rien que de poser le doigt doucement dessus les enlève!).
  • Les rouges orangées ont les pétales qui cassent comme un bout de verre.
  • Les jaunes pâles, par contre, tu peux leur faire ce que tu veux, tout restera en place, haha.

Donc on va tout doucement, et en marchant on essaie d’esquiver tout ce qu’on peut !

Nous avons aussi deux petites rangées d’orchidées « Mocca », de couleur café, très belles, aux pétales arrondies sur les bords, très grandes (plus grandes qu’un bras) et surtout très rares et très chères : comptez l’équivalent de 50 Euros pour une seule tige !

Mes préférées : la couleur « red wine », rouge-bordeaux-rose-foncé, et les oranges aux accents jaunes.

Ambiance de travail

Tous les collègues sont cool, et c’est multiculturel, une fois de plus : Inde, Corée, Japon, Chine, Samoa et moi le petit français. On est 10 personnes, mais que 2 à 3 pour cueillir les fleurs. C’est un business familial, donc la famille vient aider un peu de temps en temps. Le chien Dabo est là aussi, et nous suit dans les allées, tout content !

Il a la belle vie, passant ses journées sur un terrain de foot recouvert de fleurs, protégé du vent et de la pluie. Il est en surpoids, alors on essaie de le faire courir un peu quand il nous suit dans les allées de la serre. C’est un vrai pot de colle dès qu’on sort de la bouffe, à laquelle il n’a généralement pas droit. Si jamais il mange un truc sucré, il a droit à une crise de toux pendant des heures.

Et en prime, je suis polyvalent, ce qui évite le côté trop ennuyeux de juste cueillir. J’ai été initié au « nettoyage » : savoir reconnaître quand une fleur est morte ou non « vendable », et la couper pour la mettre à la benne. Mais attention, chaque type de fleur a sa particularité, encore une fois. Je me suis occupé des « snowflake », et des « pisicay ».

Pour les « snowflake », les bords des pétales deviennent marron quand la fleur a prit froid. Les pétales, de couleur naturelle jaune pâle, deviennent jaune clair. La tige, verte, devient brune-orangée. Elle perd également de sa rigidité, et se met à plier sous le poids de la « tête » de la tige avec ses fleurs.

Pour les « pisicay », les pétales vertes se blanchissent. La partie centrale de couleur blanche devient rougeâtre, et l’ergot de la capsule de pollen s’épaissit. Les pétales lissent deviennent gondolées. La tige perd également de sa rigidité.

Du boulot à l’année

En ce moment, les champs de vertes et de les champs de blanches sont remplis à craquer de fleurs mûres. Je ne vous raconte pas le boulot qu’il y a. Il y en a tellement que ça prend une bonne heure pour faire une seule rangée. J’estime le boulot à plus de 25 heures juste pour les vertes.

Mais une fois terminé, il y en a encore d’autres qui ont fini de pousser et mûrie à leur tour, alors il faut reprendre à nouveau. Un job incessant, tout le long de l’année. Car une fois que la dernière tige a enfin donné ses dernières fleurs, cela sonne la fin de la pleine saison, généralement autour de fin Septembre.

Il faut alors faire le nettoyage final (enlever les fleurs pas bonnes), et ensuite le pruning, qui consiste au rempotage, remplacement de pots, recoupe, et au réarrangement des allées. On fait aussi la maintenance de la serre (changer des bouts de bâche, maintenance des ventilateurs et évents de ventilation, nettoyage des sols, maintenir et réparer les systèmes d’irrigation, etc).

Pendant ce temps là, les nouvelles tiges poussent, et il faut les « enfiler » une par une pour les faire pousser droites.

Sur une surface de plus de 8800 mètres carrés (un terrain de foot en fait 7300, pour comparaison), il y en a du boulot…

Voilà donc un boulot de rêve

Certes répétitif, mais de rêve. Aucun bruit (ah si, les oiseaux dehors), aucun stress, aucune surveillance, hyper ultra flexible sur les horaires. En bossant 9 heures par jour, je suis aussi détendu et en forme que si je restais chez moi !

Sauf que j’ai un salaire un peu meilleur (50$ par semaine de plus environ), et que ça sent quand même un peu meilleur que des moules !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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