Archives de catégorie : Réflexions & Voyage

7 clés pour réaliser le voyage de ses rêves, selon Antoine de Maximy

Les personnes qui connaissent l’émission « J’irai dormir chez vous » connaissent forcément Antoine de Maximy. Le voyage de ses rêves, il le vit pleinement !

Dans les années 80, alors qu’il est Grand Reporter pour la télévision, il se rend compte que d’aller dans des pays sans les visiter ne lui convient pas. Il se dirige alors vers le journalisme scientifique et apprends tous les métiers de l’audiovisuel sur le tas. Entre films animaliers et expéditions scientifiques, il enchaîne 80 pays en 20 ans de métier.

Il devient ensuite présentateur d’émissions télévisées et invente l’émission « J’irai dormir chez vous ». Le principe : voyager seul à la rencontre des autochtones en leur demandant de l’héberger. Il se filme à l’aide d’un harnais portatif maintenant une caméra, ainsi que d’une petite caméra à main.

C’est aujourd’hui un des plus grands Globe-trotteur. Autant dire qu’en terme de voyage et d’expérience, il est difficile de lui arriver à la cheville.

Je vous partage 7 clés pour réaliser le voyage de sa vie avec succès, selon Antoine de Maximy ! Agrémenté de mes quelques expériences et point de vue.

Whiteheaven Beach, Australie

 

1 – Ne pas écouter les autres

« Je voulais faire de la prise de son au début, on me disait « l’oreille, tu l’as ou tu l’as pas ». C’est pas vrai, ça s’apprend ! Après, j’ai voulu passer à la caméra, on m’a dit : « mais t’es pas cameraman ! ». Eh bien, je le suis devenu ! La réalisation, c’était pareil. La présentation, on me disait « mais tu vas pas y arriver, tu ne peux pas le faire ». J’y suis arrivé ». Antoine de Maximy.

Ne pas écouter les autres, et surtout ceux qui veulent détruire votre projet alors que vous ne l’avez même pas encore expliqué. C’est simple, ce sont vos pires ennemis !

Par contre, penser à eux peut vous aider lors de moments difficiles pendant votre voyage. Ils peuvent dans certains cas vous aider à franchir les pires obstacles. Prouver à ses détracteurs les plus féroces que c’est possible !

Le pour, le contre, les passifs et les actifs. Voici comment les repérer :

  • Pour et Actif : les personnes qui seront à fond derrière vous.
  • Pour et Passif : les personnes qui comprennent ce que vous voulez faire mais qui attendent de voir les choses plus claires.
  • Contre et Passif : Les personnes qui vont critiquer, trouver des choses à dire pour tenter de démonter votre projet, qui veulent vous ramener « à la vie sur terre ». On peut les écouter car leur avis peut nous faire réfléchir quand à la faisabilité réelle. Aussi, elle peuvent mettre le doigt sur des sujets auxquels vous n’aviez pas pensé. Bonne nouvelle : on peut presque s’en nourrir !
  • Contre et Actif : Les personnes qui ne seront absolument pas touchées par votre projet de voyage, et qui feront absolument tout pour que vous ne le fassiez pas. C’est un peu les opposants, les irréductibles, les « rageux ». Pour ce dernier cas, laissez tomber, ne vous battez pas, ne perdez pas votre temps et votre énergie. Ces personnes ne changerons pas leur avis.

Le philosophe Confucius disait : « Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire ».

2 – Aller jusqu’au bout de ses envies

Ou quand les coups durs nous font douter ! Cela peut arriver à tout moment. Et c’est encore pire quand ils parviennent après un moment magique.

Vous tombez malade, vous vous blessez, vous vous faites voler votre argent ou votre sac, vous êtes en retard pour prendre votre bus, vous ne vous sentez plus à l’aise où vous dormez, vous ne vous sentez pas capable de faire telle ou telle chose, vous avez peur… C’est le lot des embêtements du voyage.

En effet, vous serez très souvent en dehors de votre zone de confort à faire ce que vous n’avez jamais fait et à vivre ce que vous n’avez jamais vécu. Enfin, je l’espère pour vous ! Vous allez devoir vous pousser vous-même. Vous allez augmenter votre courage, prendre de l’expérience, devenir une personne forte et mature comme jamais vous ne l’avez été auparavant, avec sa propre vision sur le monde.

C’est quelque chose que je recherche personnellement, et une des raisons pour lesquelles je voyage. Car c’est de cette manière que je me découvre sous mon vrai jour, que je me rend compte de qui je suis réellement.

Se pousser au-delà de ses retranchements, se battre contre soi, c’est primordial !

Malheureusement, on y arrive pas toujours, et c’est la réalité. On se désengage, on raccourci un trajet trop dur, on fait demi-tour, on arrête carrément tout et on rentre à la maison. ça, je ne vous le souhaite pas !

Mais ça arrive aux plus grands, même à Mike Horn qui a dû arrêter une de ses expéditions car il avait des doigts gelés qui commençaient à se gangrener.

« Il faut essayer. Parce que, si tu mets toutes tes chances de ton coté, tu as de bonnes chances d’y arriver. Bon, si tu n’y arrive pas, premièrement, tu n’auras pas de regret car tu auras au moins essayé. Deuxièmement, tu obtiendras quelque chose en retour, c’est sûr. Tu vas te faire remarque par ta combativité, par ta volonté, par ton enthousiasme… Au pire, tu n’arriveras pas à faire quelque chose, mais au moins tu auras fait quelque chose qui a été plus intéressant que si tu ne t’étais pas bougé le cul. Moi je dit : il faut y aller ! ». Antoine de Maximy.

 

3 – Même dans la plus grande galère, rester positif

« Une fois, j’étais en Ethiopie. La chaîne de ma moto a pété. Je dois pousser la moto, il fait 40 degrés, je suis limite dans la savane, et je ne sais pas où je vais finir… Mais mes caméras tournent ! Je suis dans une merde noire. Je vais peut être mettre 3 jours à revenir à la ville, mais je vais m’en sortir. J’avais une énergie positive par rapport à ça. Je me suis aperçu que je m’en sortait 10 fois mieux quand j’avais cet état d’esprit que quand je me disais que tout était fini. Cette énergie je la garde en tout temps, car je sais que tout va marcher 10 fois mieux ! ». Antoine de Maximy.

« J’appel ça « le mode content ». Tu pars du principe que tu veux l’être. Ce que tu émets, on te le renvoie. C’est très con, mais je peux vous dire que ça marche ! ». Antoine de Maximy.

Personnellement, j’appel ça « le mode québécois ». Je vous explique.

J’ai vécu près de 2 ans au Québec où je travaillais dans une très grand entreprise industrielle. Là où en France tout le monde s’énervait devant un problème, avait son venin à sortir et en profitait pour balancer sur ses collègues et ses chefs (j’ai vécu ça dans les 3 entreprises où j’ai travaillé en France), c’était tout l’inverse au Québec.

Je n’ai jamais vu un québécois s’énerver au travail ! Et figurez-vous que les problèmes étaient réglés bien plus vite de cette manière. Certes, c’est très déroutant au début.

Quand tu fais une connerie mais qu’on ne te fais aucune remarque mis à part « fait attention la prochaine fois », même si tu te retrouves dans le bureau du chef, ça fait bizarre. Quand un problème se pose et que tout le monde vient voir de quoi il en retourne et concocte sa petite solution dans son coin avant de la mettre en relation avec celles de ses collègues, dans le calme le plus total, ça fait bizarre aussi.

Mais voilà ce que ça m’a appris : la patience. Quand tu restes calme, tu peux mieux réfléchir, mieux te concentrer, c’est indéniable. Et depuis ce temps, je l’applique dès que je le peux, même si je garde mon côté « français » de temps en temps.

Imaginez-vous perdu en forêt. Vous vous énervez, vous ne pouvez plus rien faire et en plus, vous vous fatiguez pour rien. Restez calme et réfléchissez. Vous allez trouver des solutions et les mettre en action pour retrouver votre chemin.

Autre exemple plus concret : en voiture, vous croyez que coller quelqu’un, faire des zigzags ou klaxonner fera avancer les choses ?

Dans les galère, même les plus simples, rester calme vous sera de la plus grande utilité !

Levé de soleil en haut du Mont Batur, Bali, Indonésie.

 

4 – Fuir les addictions

Alcool, cigarette… Antoine nous parle même de café et de pain… ! De mon côté, je pense plus au niveau budget. Quand on cumule les dépenses en alcools ou en cigarettes ou les deux à l’année, c’est très souvent astronomique !

Je ne suis pas fumeur et je ne bois pas d’alcool. Quand je m’amuse à calculer ces dépenses que je n’ai pas, je compte le nombre de jours de voyage que je peux me payer avec ! Et je suis bien heureux de ne pas boire et de ne pas fumer, rien que pour ça !

Antoine pense plus au côté liberté quand il parle d’addiction.

« ça va à l’encontre de ma liberté. Parce que je sais que ça va me manquer le jour où je l’aurai pas, et ça, je ne supporte pas. Même à un moment le pain, je me rendais compte que quand je n’avais pas de pain, ça me dérangeait. Alors j’ai arrêté d’en manger. Donc maintenant, je m’en fiche du pain ». Antoine de Maximy.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée !

 

5 – Se servir d’un moment difficile comme tremplin

« Un bon moment n’a jamais autant de valeur que si il est précédé d’un moment difficile. Ce qu’il faut, c’est le contraste. Vouloir avoir que des bons moments, c’est une erreur ! ». Antoine de Maximy.

Quoi de plus vrai ? Je le dit tout le temps : il faut en chier, sinon c’est pas drôle. Tous les efforts que vous ferez vous seront rendus au centuple.

Arriver au sommet d’une montagne en téléphérique, c’est fade. Se taper toute la montée à pied avec l’effort physique et mental, c’est le top ! Pour admirer un panorama à sa juste valeur, il faut l’avoir vaincu.

Forcément, dans votre voyage, tout ne sera pas rose. Qui n’a jamais eu de galère en voyage ? Le plan que vous vous êtes préparé à l’avance ne se passera jamais comme prévu. Sinon, ce serait trop beau !

Il faudra vous adapter, vous désorganiser et vous réorganiser. Et c’est là qu’on vit souvent les plus beaux moments : quand ce n’est pas prévu.

Au sommet du Gunung Agung et ses 3142 mètres d’altitude ! C’est la montagne (volcan) la plus haute et la plus sacrée de l’île de Bali., en Indonésie.

 

6 – Fuir la routine

La routine est un grand ennemi pour tout grand voyageur. Rester tout le temps au même endroit, faire tout le temps le mêmes choses, voir tout le temps les mêmes personnes… Ce n’est pas vraiment ça le but d’un voyage. Ni même le but d’une vie ?

« La vie est courte », dit-ont souvent. Certes, nous avons tous nos propres désirs, nos propres rêves, nos propres ambitions et nos propres point de vue.

Quand certains vont économiser pour une maison ou une voiture, d’autres économiseront pour voyager ou pour réaliser leur plus grand projet comme par exemple créer une entreprise. Tout est question de priorités.

La routine des uns n’est pas forcément la routine des autres.

Quoiqu’il en soit, la routine est pour moi mon pire ennemi. J’ai un grand besoin de tout le temps apprendre et découvrir de nouvelles choses et de nouveaux endroits. C’est aussi une autre raison pour laquelle je voyage.

L’exercice est en soi très simple. Les questions sont les suivantes :

  • Que veux-tu faire de ta vie ?
  • Quelles sont tes valeurs ?
  • Est-ce que ta vie actuelle te plaît et correspond à tes valeurs ?

Vous avez 4 heures 😉 🙂

« La routine, elle a cette particularité : à un moment donné, tu te retournes, tu t’aperçois que tu as fait la même chose pendant un grand moment, et que le temps est passé. Il y a un truc qu’il faut bien se mettre dans la tête : la vie on ne sait pas combien de temps ça va durer, mais ce qui est sûr, c’est que ça ne dure pas longtemps« . Antoine de Maximy.

Il donne aussi une bonne image de la routine et de la perte de temps en utilisant l’exemple des séries télévisées :

« J’ai commencé à regarder, et puis j’étais captivé. Alors je regarde 10 épisodes. Et à la fin des 10, y’a pas de fin. Alors je dis « C’est quoi, ça ? Y’a pas de fin ? ». Donc je regarde la 2ème saison, en allant à la fin. Mais y’a toujours pas de fin ! Effectivement, je passais du bon temps. Mais je ne suis pas prêt à donner tant de temps de ma vie pour faire un truc stérile qui consiste à regarder le travail d’un autre où il n’y a pas de fin ! ». Antoine de Maximy.

Posant fièrement avec mon Pédicab, en Australie. C’est un moyen de transport très efficace et rapide dans les petits centre-ville. Pedicab Driver, un métier où la monotonie est rare.

 

7 – Ne pas trop se préparer

« Quand tu ne prépares pas, tu n’as pas d’objectif ou de contrainte. Tu es donc totalement disponible. Si tu pars en vacances en été et que tu dis « Je vais voir Pierre, Paul et Jacques », eh bien tu t’es fixé toi-même une contrainte ! Et quand tu vas être sur la route entre Pierre et Paul, si tu vois quelque chose de super où tu dois t’arrêter, eh bien tu n’iras pas. Parce qu’il faut que tu ailles voir Paul et que Paul t’attends ». Antoine de Maximy.

C’est encore un excellent point de ne pas se limiter en se préparant de trop. Mais ne pas se préparer du tout peut aussi faire l’effet inverse. En disant cela, je repense à mon roadtrip aux Etats-Unis en 2015.

Ce n’était absolument pas du tout prévu. J’étais à Vancouver et je venais de finir ma traversée du Canada. Je pensais passer 5 jours dans cette ville, mais mon expérience spéciale avec mon hôte Couchsurfer et ma proximité avec la frontière m’ont fait changer tous mes plans. En l’espace de quelques heures, j’ai pris la direction de Seattle !

Et arrivé aux Etats-Unis, j’ai raté plein de merveilles ! Je ne suis même pas allé dans les parcs nationaux de Californie, ni même de l’Utah ou de l’Arizona. Une véritable honte. Je m’en veux encore aujourd’hui, c’est pour dire. Il va falloir que j’y retourne pour récupérer mes bêtises !

Bref, il faut tout de même trouver un juste milieu. En savoir un minimum permet de se sécuriser justement un minimum. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est se dire « à 11 heures du matin dans 5 jours, je suis précisément ici ». Car ça n’arrivera que si vous faites un tour organisé par une agence de voyage (et encore) !

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Maintenant, vous savez tout pour voyager avec succès !

Ecoutez-vous, persévérez, restez positifs, croyez en vous, foncez !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Les avantages et inconvénients du voyage au long court

Le voyage au long court, le « niveau intermédiaire » entre le petit weekend ou les 2 ou 3 semaines de vacances et la vie entièrement nomade. Un rêve pour beaucoup, pour moi y compris. Rêve que j’ai dailleurs presque pu toucher du bout des doigts lors de mes 4 mois de voyage d’affilée en 2016, entre l’Indonésie, l’Australie et Singapour.

J’appelle voyage au long court un voyage d’une durée d’au moins 6 mois à 1 an. Bien sûr, cela est différent pour tout le monde car tout le monde est différent. Je vous laisse me dire en commentaire ce qu’est pour vous la durée normale pour un voyage « au long court » 🙂

J’ai donc eu une courte expérience du voyage au long court et j’ai pu en vivre et connaître quelques aspects négatifs, mais aussi positifs, que je vous partage ici. Je dis bien « négatifs ». Parce que c’est beau de vendre du rêve, mais il faut aussi être réaliste et se dire qu’il y a bien sûr des inconvénients dont on parle peu, pour ne pas trop casser la magie.

Certes, voyager est extraordinaire, et peut changer une vie. Mais il est pourtant important de connaître la réalité, et c’est ce que je vise à faire ici en parlant à la fois des points positifs et négatifs.

Si vous planifiez un voyage au long court, ou que vous vous demandez simplement comment ça se passe, lisez bien la suite 😉

Cape Tribulation, Australie

 

Le futur est toujours incertain… Très incertain.

Tout comme dans la vie de tous les jours. Mais ici, on parle d’incertitude à très court terme, c’est à dire parfois au lendemain, ou encore plus court.

Par exemple, quand j’étais à San Francisco, il m’est arrivé de ne pas savoir où j’allais dormir le soir, alors qu’il était déjà 16h l’après-midi. à l’inverse, quand je suis arrivé en PVT en Australie, je savais où j’allais dormir ma première semaine, mais tout le reste était dans l’inconnu le plus total.

Comme vous avez le temps sur place, vous ne prévoyez vraiment pas grand chose avant votre départ. C’est souvent du dernier moment, sans être « à l’arrache » non plus. Paradoxalement, vous avez vraiment peu de visibilité, et vous ne savez pas souvent ce qui arrivera dans 2 heures, où qui vous allez rencontrer au prochain coin de rue…

C’est donc stressant la plupart du temps. Mais c’est à la fois excitant. C’est ça l’aventure !

C’est parti pour aller à la rencontre des dauphins, à Bali !

 

Il faut malheureusement souvent penser argent.

Ce n’est pas non plus une obsession. à moins que vous partiez avec plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’Euros sur votre compte, il faut savoir en tout temps ce que l’on a à disposition. Si l’on veut voyager longtemps, il faut être économe, et bien penser aux conséquences de nos dépenses, et au rapport prix/prestation, afin de ne pas dépenser toutes ses économies en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ».

Il faut y faire très attention et toujours en avoir en avance, car sans lui, il serait très difficile de continuer le voyage. Pour certains voyageurs, il est même difficile de simplement pouvoir rentrer chez eux ! Il faut parfois se creuser la tête, faire des comparaisons, bien se renseigner.

C’est un peu comme si on plaçait notre argent en bourse ! C’est aussi pour ça que souvent, on ne dort pas dans un hôtel 5 étoiles, mais plutôt en Auberge de Jeunesse, ou autre logement à bas prix, voire gratuit.

Comme vous bougerez souvent pour partir à la découverte du monde qui vous entoure, votre logement sera dailleurs jamais vraiment fixe… Un jour par ci, 3 jours par là, 1 semaine ailleurs et encore 2 jours par là bas… Il ne faut pas avoir peur de devoir reprendre ses repères et s’adapter à nouveau très régulièrement.

Maison le long de la Sûre, au Luxembourg.

 

La famille et les amis… Qui sont loin.

En voyage, on rencontre un nombre phénoménal de gens. Mais malheureusement, dans 99.9% des cas, ce sont des rencontres éphémères.

Tous les échanges sont accélérés à la vitesse de la lumière. Rien n’est fixe, comme nous ne sommes nous-même pas fixe. Il est très difficile de nouer une relation durable, car tout le monde bouge régulièrement pour continuer sa propre route.

ça va, ça vient. On dit bonjour et adieu à des personnes en une même journée, voire même en l’espace d’une heure…

J’ai vécu ça en Australie, et je l’ai prit de plein fouet. Il m’a été impossible de nouer une relation amicale avec une personne pendant plus de 3 jours (sauf collègues de travail où ça durait maximum 3 semaines…). Même en rencontrant des tonnes de personnes, la solitude me guettait à tout instant.

Je trouve primordial dans le cas du voyage au long court de ne jamais s’attacher aux gens, histoire d’éviter les regrets, les cœurs brisés et les coups de déprime. Il faut se dire que tout est éphémère. La vie affective est complexe. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aller vers les autres !

Le groupe avec lequel j’ai partagé la découverte des îles Whitsunday pendant 3 jours en catamaran (Australie).

On aimerait aussi partager ce que l’on vit, ce que l’on voit, un instant présent avec sa famille ou avec ses amis. Cela m’est arrivé un nombre incalculable de fois.

Juste le fait qu’ils soient là pour partager un moment avec vous, parce que vous savez que c’est quelque chose d’unique, quelque chose de fou, que eux ne pourraient peut être jamais voir ou vivre. J’ai eu souvent ce petit pincement au cœur : « quel dommage qu’ils ne soient pas là… ».

Il faut se rattraper avec nos moyens de communication actuels : partager des photos et vidéos sur les réseaux sociaux, échanger des mails, utiliser Skype…

Il est aussi primordial de communiquer avec vos amis restés en France pour ne pas effriter votre relation avec eux. Bon, personnellement, j’en ai profité pour faire un petit tri ni vu ni connu. Mais si vous ne voulez pas perdre tout le monde à cause de la distance, ne les oubliez pas pour ne pas qu’ils vous oublie.

 

Le WiFi capricieux…

En parlant de communiquer… Le réseau sera parfois très lent, limité, voire inaccessible selon la région où l’on se situe… Donc si vous faites un travail où vous avez absolument besoin d’une connexion, choisissez bien votre destination.

C’est déjà pas très marrant quand on tient un blog amateur, une page Facebook ou Instagram, ou quand on veut simplement utiliser Skype ou envoyer un mail. Cela peut être une énorme source de stress pour les voyageurs nomades.

 

Le mal du pays

On apprend une chose en voyageant : le monde n’est pas rose partout. Et l’herbe n’est pas verte partout non plus (je suis désolé pour le spoil !).

Chaque pays a ses défauts et ses avantages. Et parfois, on se prend à faire des comparaisons avec notre pays. Surtout sur la nourriture, personnellement. Dans certains pays, quand vous mangez « chimique » du matin au soir, vous rêvez des repas que vous mangiez chez vous, par exemple. Et pourtant, je sous loin d’être un cuistot.

  • Un sentiment d’insécurité qui peut parfois peser vous déstabilise et vous donne envie de rentrer chez vous au calme.
  • Vous rêvez de retrouver votre confort.
  • La mentalité ne vous plaît pas.
  • Vous avez une envie soudaine et persistante de revoir vos proches.
  • C’est votre anniversaire ou les fêtes de fin d’année, et les passer sans les gens que vous aimez vous donne le cafard.
  • Vous vous rappelez parfois les bons moments de votre vie dans votre pays de naissance…

Autant de choses qui font le mal du pays un casse-tête. Vous voulez rentrer tout de suite, mais vous voulez continuer. Mais vous voulez rentrer tout de suite. Alors, souvent, vous ne savez plus trop quoi faire…

Dans le voyage au long court, il faut aussi savoir gérer ses émotions et ses sentiments.

Ground Zero, New York

 

Vous êtes le héros de votre vie

Vous êtes le patron. Encore plus si vous voyagez en solo. Il faut tout gérer de A à Z, tous les jours, toute l’année.

C’est un point à la fois positif et négatif.

Positif car vous faites ce que vous voulez, où vous voulez, avec qui vous voulez. Une liberté presque totale dans vos désirs et dans votre futur.

Mais attention au revers de la médaille : une erreur de jugement ou de choix peut vite vous rappeler à l’ordre d’une façon parfois douloureuse.

Vous dépensez trop, vous choisissez le mauvais pays à la mauvaise saison, vous enchaînez les activités sportives sans vous reposer ou sans faire attention à vous, vous dormez dans une auberge de jeunesse miteuse…

Vous prenez des risques… Et c’est normal car c’est le voyage qui le veut en lui-même. Si ne voulez pas prendre de risque, restez chez vous 😉 Sachez mesurer ces risques et prendre pleine conscience de ce que vous faites et choisissez.

Informez-vous et apprenez un maximum avant de vous lancer.

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Voila donc tous les points négatifs que j’ai pu trouver au voyage au long court.

Bien sûr, les points positifs contrent très bien tout cela. Un court voyage est déjà magique, alors imaginez un long voyage !

Pour les points positifs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans 2 autres articles. Je vous laisse en savoir plus en cliquant sur les liens de ces 2 articles :

Si j’en fais un résumé, voici les points positifs :

  • Liberté et flexibilité;
  • S’améliorer et se découvrir autrement;
  • Remettre les pieds sur terre;
  • Sortir de sa bulle;
  • Supprimer les clichés et les « on dit »;
  • Changer en une meilleure personne;
  • Rencontrer des tonnes de personnes de tous les pays du monde et de tous les univers;
  • On a pas le temps de tomber dans la routine;
  • On apprend à se débrouiller seul et à être responsable.

Vous voyez, ça fait pas mal de choses positives ! Et encore, j’en oublie certainement !

 

Et vous, vous avez déjà voyagé à long terme ?

Vous êtes voyageur nomade ?

Quelle est votre définition du voyage à long terme ?

Quels sont pour vous les points négatifs du voyage à long terme ?

Quel(s) problème(s) avez-vous peur de rencontrer ?

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?