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Les avantages et inconvénients du voyage au long court

Le voyage au long court, le « niveau intermédiaire » entre le petit weekend ou les 2 ou 3 semaines de vacances et la vie entièrement nomade. Un rêve pour beaucoup, pour moi y compris. Rêve que j’ai dailleurs presque pu toucher du bout des doigts lors de mes 4 mois de voyage d’affilée en 2016, entre l’Indonésie, l’Australie et Singapour.

J’appel voyage au long court un voyage d’une durée allant de 6 mois à 1 an. Bien sûr, cela est différent pour tout le monde car tout le monde est différent. Je vous laisse me dire en commentaire ce qu’est pour vous la durée normale pour un voyage « au long court » 🙂

J’ai donc eu une courte expérience du voyage au long court et j’ai pu en vivre et connaître quelques aspects négatifs, mais aussi positifs, que je vous partage ici. Je dis bien « négatifs ». Parce que c’est beau de vendre du rêve, mais il faut aussi être réaliste et se dire qu’il y a bien sûr des inconvénients dont on parle peu, pour ne pas trop casser la magie.

Certes, voyager est extraordinaire, et peut changer une vie. Mais il est pourtant important de connaître la réalité, et c’est ce que je vise à faire ici en parlant à la fois des points positifs et négatifs.

Si vous planifiez un voyage au long court, ou que vous vous demandez simplement comment ça se passe, lisez bien la suite 😉

Cape Tribulation, Australie

 

Le futur est toujours incertain… Très incertain.

Tout comme dans la vie de tous les jours. Mais ici, on parle d’incertitude à très court terme, c’est à dire parfois au lendemain, ou encore plus court.

Par exemple, quand j’étais à San Francisco, il m’est arrivé de ne pas savoir où j’allais dormir le soir, alors qu’il était déjà 16h l’après-midi. à l’inverse, quand je suis arrivé en PVT en Australie, je savais où j’allais dormir ma première semaine, mais tout le reste était dans l’inconnu le plus total.

Comme vous avez le temps sur place, vous ne prévoyez vraiment pas grand chose avant votre départ. C’est souvent du dernier moment, sans être « à l’arrache » non plus. Paradoxalement, vous avez vraiment peu de visibilité, et vous ne savez pas souvent ce qui arrivera dans 2 heures, où qui vous allez rencontrer au prochain coin de rue…

C’est donc stressant la plupart du temps. Mais c’est à la fois excitant. C’est ça l’aventure !

C’est parti pour aller à la rencontre des dauphins, à Bali !

 

Il faut malheureusement souvent penser argent.

Ce n’est pas non plus une obsession. à moins que vous partiez avec plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’Euros sur votre compte, il faut savoir en tout temps ce que l’on a à disposition. Si l’on veut voyager longtemps, il faut être économe, et bien penser aux conséquences de nos dépenses, et au rapport prix/prestation, afin de ne pas dépenser toutes ses économies en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ».

Il faut y faire très attention et toujours en avoir en avance, car sans lui, il serait très difficile de continuer le voyage. Pour certains voyageurs, il est même difficile de simplement pouvoir rentrer chez eux ! Il faut parfois se creuser la tête, faire des comparaisons, bien se renseigner.

C’est un peu comme si on plaçait notre argent en bourse ! C’est aussi pour ça que souvent, on ne dort pas dans un hôtel 5 étoiles, mais plutôt en Auberge de Jeunesse, ou autre logement à bas prix, voire gratuit.

Comme vous bougerez souvent pour partir à la découverte du monde qui vous entoure, votre logement sera dailleurs jamais vraiment fixe… Un jour par ci, 3 jours par là, 1 semaine ailleurs et encore 2 jours par là bas… Il ne faut pas avoir peur de devoir reprendre ses repères et s’adapter à nouveau très régulièrement.

Maison le long de la Sûre, au Luxembourg.

 

La famille et les amis… Qui sont loin.

En voyage, on rencontre un nombre phénoménal de gens. Mais malheureusement, dans 99.9% des cas, ce sont des rencontres éphémères.

Tous les échanges sont accélérés à la vitesse de la lumière. Rien n’est fixe, comme nous ne sommes nous-même pas fixe. Il est très difficile de nouer une relation durable, car tout le monde bouge régulièrement pour continuer sa propre route.

ça va, ça vient. On dit bonjour et adieu à des personnes en une même journée, voire même en l’espace d’une heure…

J’ai vécu ça en Australie, et je l’ai prit de plein fouet. Il m’a été impossible de nouer une relation amicale avec une personne pendant plus de 3 jours (sauf collègues de travail où ça durait maximum 3 semaines…). Même en rencontrant des tonnes de personnes, la solitude me guettait à tout instant.

Je trouve primordial dans le cas du voyage au long court de ne jamais s’attacher aux gens, histoire d’éviter les regrets, les cœurs brisés et les coups de déprime. Il faut se dire que tout est éphémère. La vie affective est complexe. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aller vers les autres !

Le groupe avec lequel j’ai partagé la découverte des îles Whitsunday pendant 3 jours en catamaran (Australie).

On aimerait aussi partager ce que l’on vit, ce que l’on voit, un instant présent avec sa famille ou avec ses amis. Cela m’est arrivé un nombre incalculable de fois.

Juste le fait qu’ils soient là pour partager un moment avec vous, parce que vous savez que c’est quelque chose d’unique, quelque chose de fou, que eux ne pourraient peut être jamais voir ou vivre. J’ai eu souvent ce petit pincement au cœur : « quel dommage qu’ils ne soient pas là… ».

Il faut se rattraper avec nos moyens de communication actuels : partager des photos et vidéos sur les réseaux sociaux, échanger des mails, utiliser Skype…

Il est aussi primordial de communiquer avec vos amis restés en France pour ne pas effriter votre relation avec eux. Bon, personnellement, j’en ai profité pour faire un petit tri ni vu ni connu. Mais si vous ne voulez pas perdre tout le monde à cause de la distance, ne les oubliez pas pour ne pas qu’ils vous oublie.

 

Le WiFi capricieux…

En parlant de communiquer… Le réseau sera parfois très lent, limité, voire inaccessible selon la région où l’on se situe… Donc si vous faites un travail où vous avez absolument besoin d’une connexion, choisissez bien votre destination.

C’est déjà pas très marrant quand on tient un blog amateur, une page Facebook ou Instagram, ou quand on veut simplement utiliser Skype ou envoyer un mail. Cela peut être une énorme source de stress pour les voyageurs nomades.

 

Le mal du pays

On apprend une chose en voyageant : le monde n’est pas rose partout. Et l’herbe n’est pas verte partout non plus (je suis désolé pour le spoil !).

Chaque pays a ses défauts et ses avantages. Et parfois, on se prend à faire des comparaisons avec notre pays. Surtout sur la nourriture, personnellement. Dans certains pays, quand vous mangez « chimique » du matin au soir, vous rêvez des repas que vous mangiez chez vous, par exemple. Et pourtant, je sous loin d’être un cuistot.

  • Un sentiment d’insécurité qui peut parfois peser vous déstabilise et vous donne envie de rentrer chez vous au calme.
  • Vous rêvez de retrouver votre confort.
  • La mentalité ne vous plaît pas.
  • Vous avez une envie soudaine et persistante de revoir vos proches.
  • C’est votre anniversaire ou les fêtes de fin d’année, et les passer sans les gens que vous aimez vous donne le cafard.
  • Vous vous rappelez parfois les bons moments de votre vie dans votre pays de naissance…

Autant de choses qui font le mal du pays un casse-tête. Vous voulez rentrer tout de suite, mais vous voulez continuer. Mais vous voulez rentrer tout de suite. Alors, souvent, vous ne savez plus trop quoi faire…

Dans le voyage au long court, il faut aussi savoir gérer ses émotions et ses sentiments.

Ground Zero, New York

 

Vous êtes le héros de votre vie

Vous êtes le patron. Encore plus si vous voyagez en solo. Il faut tout gérer de A à Z, tous les jours, toute l’année.

C’est un point à la fois positif et négatif.

Positif car vous faites ce que vous voulez, où vous voulez, avec qui vous voulez. Une liberté presque totale dans vos désirs et dans votre futur.

Mais attention au revers de la médaille : une erreur de jugement ou de choix peut vite vous rappeler à l’ordre d’une façon parfois douloureuse.

Vous dépensez trop, vous choisissez le mauvais pays à la mauvaise saison, vous enchaînez les activités sportives sans vous reposer ou sans faire attention à vous, vous dormez dans une auberge de jeunesse miteuse…

Vous prenez des risques… Et c’est normal car c’est le voyage qui le veut en lui-même. Si ne voulez pas prendre de risque, restez chez vous 😉 Sachez mesurer ces risques et prendre pleine conscience de ce que vous faites et choisissez.

Informez-vous et apprenez un maximum avant de vous lancer.

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Voila donc tous les points négatifs que j’ai pu trouver au voyage au long court.

Bien sûr, les points positifs contrent très bien tout cela. Un court voyage est déjà magique, alors imaginez un long voyage !

Pour les points positifs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans 2 autres articles. Je vous laisse en savoir plus en cliquant sur les liens de ces 2 articles :

Si j’en fais un résumé, voici les points positifs :

  • Liberté et flexibilité;
  • S’améliorer et se découvrir autrement;
  • Remettre les pieds sur terre;
  • Sortir de sa bulle;
  • Supprimer les clichés et les « on dit »;
  • Changer en une meilleure personne;
  • Rencontrer des tonnes de personnes de tous les pays du monde et de tous les univers;
  • On a pas le temps de tomber dans la routine;
  • On apprend à se débrouiller seul et à être responsable.

Vous voyez, ça fait pas mal de choses positives ! Et encore, j’en oublie certainement !

 

Et vous, vous avez déjà voyagé à long terme ?

Vous êtes voyageur nomade ?

Quelle est votre définition du voyage à long terme ?

Quels sont pour vous les points négatifs du voyage à long terme ?

Quel(s) problème(s) avez-vous peur de rencontrer ?

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Chaque voyage est-il un test pour un autre ?

Vous avez déjà voyagé plusieurs fois, que ce soit quelques weekend, quelques semaines, quelques mois, voire même un tour du monde organisé sur un an.

Avez-vous un jour déjà pris un peu de recul par rapport à vos voyages passés ? Vous êtes-vous déjà demandé si, au fond, il n’y avait pas une histoire qui liait tous ces voyages entre eux ? Avez-vous déjà remarqué que chaque voyage a en fait été une étape de plus pour le prochain ?

À l’heure où j’écris ces lignes, cela fait 9 mois que je n’ai pas repris la route, la vraie route, pas celle où je pars 2 jours de weekend au Luxembourg comme j’ai pu le faire. Et je commence à prendre pas mal de recul sur mes autres voyages. Avec le temps, je remarque les véritables raisons qui m’ont poussées à faire ces voyages.

Il y a quelques mois, j’ai remarqué une chose qui m’a intriguée : il y a une histoire dans mes voyages, un cheminement logique, alors même que je ne m’en était pas vraiment rendu compte et que donc je ne l’avait pas forcément voulu. Une sorte de destin invisible et insondable, mais pourtant tout tracé.

Voici une bonne citation de l’explorateur Mike Horn : « C’est en dehors de sa zone de confort que l’on vit ». Je me reconnais tellement dans cette phrase !

Mike Horn

 

L’expérience québécoise

Tout commence avec mon expatriation au Québec.

Je me souviens encore la manière dont ça c’est passé. J’ai bien sûr réfléchi beaucoup aux conséquences aussi bien positives que négatives. Mais dans la réalité, le choix s’est fait en l’espace de 10 secondes, le temps de tourner la langue 7 fois dans la bouche et de dire un simple mot : « oui ».

Quand vous avez fini votre entretien, que vous avez passé tous les tests, qu’on vous explique tout le fonctionnement, les avantages sur place, que vous avez un bon feeling avec ce qu’on vous présente, et que votre futur employeur vous sort de sa mallette directement le contrat de travail, vous ne réfléchissez plus de trop. C’est trop alléchant.

Alors, vous dites oui, et vous signez, tout en espérant que vous n’avez pas fait la plus grosse connerie de votre vie. Vous croisez les doigts comme jamais auparavant pour que tout se passe bien. Vous faites confiance à votre instinct. Maintenant, c’est fait. Soit vous passez pour un gros c*n et un lâche et vous vous retirez, soit vous allez de l’avant en ayant des plans B.

Je ne savais pas trop ce que je faisais, je ne comprenais pas tous les enjeux. C’est ça, faire des choix. C’est se mouiller. C’est prendre des risques. C’est avancer dans l’inconnu avec les yeux bandés.

Bien sûr, je n’ai rien regretté. Jusqu’à aujourd’hui, c’est le meilleur choix de ma vie. Et c’est ça le pire. C’est qu’on a peur comme jamais, mais au final, on se rend compte qu’on est des poules mouillées et on se demande pourquoi on a pas fait ce choix avant !

Soleil couchant sur la Rue Des Forges, la rue principale du centre-ville de Trois-Rivières, la ville que j’habitais.

 

Ressentir la plus grande sensation de liberté que l’on a jamais eue… Et ses conséquences

À peine 2 ans plus tard, j’ai eu un autre choix à faire : rester au Québec pour 2 années supplémentaires, ou rentrer en France. Rentrer en France, après tout ce temps à me libérer l’esprit et à comprendre tellement de choses par l’action de m’être déraciné à l’étranger : impossible. Le retour en arrière serait trop grand. J’ai pensé à cette option pendant 30 secondes avant de l’écarter définitivement.

Non, j’avais un grand besoin d’aventure. Je vivais alors dans un espace tellement grand, qui proposait tellement d’endroits où la vie humaine n’existait pas, que ça m’attirait suffisamment pour me dire de faire quelque chose avec ça.

En m’expatriant, j’avais comme découvert un autre monde, et je ne pouvais pas le lâcher comme ça. Aussi, au Québec, j’étais proche de plein de pays considérés comme lointains depuis la France. Pourquoi ne pas en profiter pour aller visiter l’amérique centrale, par exemple ?

J’avais aussi déjà réalisé mon premier roadtrip en solo, 3 jours le long du Saint-Laurent, entre Trois-Rivières et Kégaska, dernier village côtier relié par une route. C’était une première expérience qui m’avait plu, et où j’avais déjà appris pas mal de choses, même si c’était court.

Alors j’ai eu une idée.

Pourquoi ne pas faire un roadtrip en traversant le Canada d’Est en Ouest, puis de revenir vers l’Est par une autre route, histoire d’éviter la monotonie du retour et d’en voir encore plus ? Bingo.

Sans vraiment m’en rendre compte, j’allais me servir de mes premières expériences de roadtrip pour réaliser un des plus beau voyages de ma vie à ce jour, pour ses paysages, pour son atmosphère, pour ces rencontres via le réseau CoushSurfing que j’utilisais alors pour la toute première fois.

Pire encore ! Mes expériences journalières ont même modifié le trajet, puisque je ne suis pas revenu par le Canada, mais par les USA, en faisant toute la côte Ouest, puis en faisant la diagonale Los Angeles-New York, en passant par Chicago, et par Washington DC. Quel périple !

Le Temple Mormon de Salt Lake City, Utah. Cette ville paisible, un peu perdue entre Las Vegas et Denver, est trop souvent oubliée par les voyageurs. Elle vaut réellement le détour !

 

En traversant les étendues sauvages du Canada, comme les fantastiques Rocheuses, et même les champs à perte de vue de la Saskatchewan et du Manitoba, je ne me suis jamais senti aussi libre.

Quand vous êtes tout seul au milieu de paysages tout droit sortis de comptes de fées, et que la première vie humaine ou petit village se trouve à plus de 150 kilomètres, là, vous vous demandez si ce que vous voyez et ce que vous vivez à cet instant « T » est bien réel. Vous êtes complètement émerveillé, abasourdit par la beauté et le silence qui vous entoure à 360 degrés.

Mais vous commencez aussi à réfléchir au sens de la vie. Vous commencez à réfléchir à qui vous êtes, à pourquoi vous êtes là, à pourquoi vous avez fait ça, à quelle est votre mission, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? Et surtout, comment allez-vous y arriver ? Tant de questions philosophiques que malheureusement trop peu de personnes arrivent à répondre.

Le lac Moraine, au Canada le moment le plus superlatif de tout le roadtrip !

 

Ce que j’ai aimé, c’est que mon passage aux USA, même si cela faisait partie du même voyage, a été totalement différent. Car j’ai fait beaucoup de villes, et trop peu de nature. Mais j’en suis content car, sans le savoir, cela m’a permis de comparer facilement deux types de façon de vivre : l’aventurier qui vit libre dans une cabane au fond des bois, et le citadin qui passe sa vie enfermé dans le béton et la pollution de sa ville.

Malgré la différence, j’y ai aussi vécu des expériences tout aussi extraordinaires. En tant que français, se promener à Venice Beach, arpenter les rues de San Francisco, être au pied de la Statue de la Liberté, marcher sur le Brooklyn Bridge… Peu de monde n’en a jamais rêvé.

Mais j’ai aussi découvert un visage différent des USA : celui de la pauvreté, dont on parle très peu. Car la disparité entre riches et pauvres dans ce pays est carrément énorme. Je n’aurai jamais pensé à ce point là. Il faut le voir pour le croire.

 

De retour au Québec, je n’étais pas super heureux. J’avais vécu 2 mois absolument formidables, comme jamais je n’aurais pensé ou espéré. Encore aujourd’hui, c’est les 2 plus beaux mois de ma vie.

J’avais mon billet de retour pour Paris. Je faisais la moue !

Mais voilà, il fallait passer par là, ça faisait partie du plan.

Mais de quel plan, au juste ?

 

Le plan de l’Australie

Je pense que dans le cheminement de mes voyages, tout réside en une phrase : savoir si je suis capable.

Bien sûr, il n’y a pas que ce point, mais c’est le principal. N’oublions pas les autres bienfaits du voyage : liberté, flexibilité, se découvrir autrement, découvrir le monde tel qu’il est et non tel qu’on nous le décrit, remettre les pieds sur terre, sortir de sa zone de confort, …

Ce sont des tests. Je me lance des challenge à moi-même. C’est comme si je me créais des obstacle pour savoir si j’allais m’en sortir. À chaque fois que je repars en voyage, j’augmente les difficultés. Mais je ne sais pour quelle raison, je ne m’en rend compte que après.

Le plan de l’Australie, il était en réalité très simple : faire la même chose qu’au Québec (certes avec un type de Visa différent), mais en encore plus dur.

Je savais déjà que j’étais capable de m’adapter à un pays que je ne connaissais pas. Mais en arrivant au QC, je n’avais rien eu à faire : on m’attendais, on allait m’aider à faire les démarches sur place, j’avais déjà mon contrat de travail, je savais déjà où j’allais loger, où j’allais travailler, etc. Clairement, je n’ai pas trop stressé.

Le matin du départ, le hasard faisant bien les choses, je rencontrais Joh et Max du blog « Joh&Max autour du monde » à l’aéroport. Ils partaient au Canada, à l’assaut de Vancouver et ses nombreuses merveilles. En même temps de parler de nos voyages respectifs, ils m’ont bien aidé ! Penser à autre chose, ça fait passer un peu le stress.

Le stress a un peu disparut, je n’avais plus qu’a récupérer une mauvaise nuit !

 

Quand j’allais débarquer en Australie : rien, nada, niet, que dalle. Moi, mon CV et… On verra bien ! Les risques étaient bien plus grands. Là, j’ai stressé !

Je prenais des risques de partir vers l’inconnu, comme quand je suis parti au Québec. Des risques encore et toujours plus grands. Mais il y avait tout de même une différence de taille : les risques étaient maintenant mesurés.

Il y a un nombre considérable de monde qui part en Australie en PVT, comme je le faisais. Alors je me suis renseigné auprès de gens qui ont déjà eu l’expérience là bas, voire même auprès de spécialiste comme Damien Delemarle, de l’Océanie pour les Zéros, de plus en plus connu sur les sujets des PVT en Australie et en Nouvelle Zélande. L’aide de tous ces gens m’a été plus que précieuse, et a enlevé pas mal de mon stress.

Mais arrivé sur place, je n’avais bien sûr pas de travail. Je n’avais pas un gros budget non plus, et ça peut de monde le savait : à peine 3.500 Euros, en me gardant en plus 2.000 Euros bien au chaud, au cas où je doive repartir en urgence. Et avec 3.500 Euros, dans un pays comme l’Australie, vous êtes plutôt pauvre !

Il fallait que me démerde. J’ai dû faire plein de choses que je n’avais jamais faites auparavant. Je suis sorti de ma zone de confort.

J’ai même finalement exercé un métier où le contact était primordial alors que je suis de nature assez timide et introvertie. En plus, c’était dans un environnement de fête assez débridé auquel j’adhère assez peu.

Et pourtant, ça a peut être été la plus belle expérience de travail de ma vie ! Pourquoi ? Parce que j’étais à des années-lumière de ma zone de confort… CQFD.

Bref, c’était ça le deal : où tu trouves du boulot et ton voyage sera de la bombe, où tu ne trouves pas de boulot et l’aventure est finie. Voyons comment tu t’en sors.

Coucher de soleil dans le Red Center. Au loin, le rocher sacré de Uluru, un haut lieu de la culture Aborigène.

 

Le prochain test

C’est donc comme ça que je me suis dit qu’il y avait une évolution dans mes voyages. Ils sont de plus en plus remplis d’obstacles, mais des obstacles mesurés. Ils sont aussi de plus en plus excitants !

Je ne sais pas pour vous, mais essayez de chercher de votre côté aussi, ça peut être intéressent de voir la façon avec laquelle vos voyages évoluent.

J’ai tout d’abord prit le risque de m’expatrier dans un pays que je ne connaissais pas, mais en ayant pas beaucoup de stress par rapport à mon arrivée car j’avais déjà du travail et un logement.

Puis, j’ai pris le risque de démissionner. Je suis alors parti en roadtrip au Canada et aux USA, me montrant qu’une autre vie était possible : celle de l’aventure et de la liberté. J’ai aussi beaucoup évolué dans ma tête et sur ma vision du monde, déjà au Québec, mais encore plus durant ce voyage.

En Australie, je me suis lancé le défi de trouver du travail dans un pays que je ne connaissais pas, et où on ne parlais pas ma langue maternelle (encore plus dur !).

J’ai même eu un autre test auquel je ne pensais pas trop : celui de me réinstaller en France. Parce qu’une fois revenu en France, il a bien fallut trouver du travail à nouveau. L’argent ne tombe pas du ciel ! Il m’en restait dailleurs peu. Il fallait que je fasse très vite. Et là, personnellement, je ne sais pas quelle expérience a été la plus dure : s’installer en Australie ou se réinstaller en France ?

 

Alors, quel est le prochain test ?

Il est encore secret… Eh oui, désolé ! Mais j’y pense depuis environ Septembre 2016.

En fait, je m’étais déjà posé la question de la faisabilité quand j’étais dans les Rocheuses Canadiennes en 2015, mais j’ai pris ce projet pour un truc de fou que personne n’avait jamais réussi.

Mais avec le temps, les rencontres et les recherches, je me suis rendu compte qu’en fait c’était possible, et que quelques personnes le font déjà.

Je travaille dessus depuis Octobre 2016. Je dirai qu’aujourd’hui (Juin 2017), je suis prêt à 80% pour la suite de mes aventures.

En fait, j’ai prit tous les tests précédents, j’ai enlevé quelques petites choses, et j’en ai rajouté d’autres choses, plein d’autres choses qui vont me mettre plein de bâtons dans les roues. Mais c’est voulu. Et surtout, c’est faisable.

Plus spécialement, ce prochain voyage, ce sera le voyage de ma vie. Ce ne sera pas réellement le but de ma vie, mais ce sera l’étape la plus importante dans mon but.

Quand ce projet sera lancé, je vous en ferait part, et il y aura une partie spécialement dédiée sur le blog !

Coucher de soleil à Kuta, Bali, Indonésie

 

Et vous, est-ce que vous vous lancez des objectifs et des défis dans vos voyages ? Est-ce que vos voyages ont une histoire, un point commun ? Est-ce que vous voyagez pour voyager ou pour vous prouvez quelque chose ?

Je serai heureux de voir tout ça dans les commentaires et d’en discuter avec vous !

À bientôt !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?