Comment gérer le mal du pays ?

Peu importe depuis combien de temps ou depuis quand vous êtes parti, le mal du pays peut frapper à tout instant. Il est là, il vous guette, et il vous pique au moment où vous vous y attendez le moins.

Si le temps passé à l’étranger n’est pas important, c’est tout simplement parce qu’il peut être causé par un changement brutal de mode de vie, donc un court moment, provoquant une perte de repères.

C’est ce qui m’est arrivé lorsque j’ai atterri en Australie. Je venais de passer 3 semaines à Bali. Le contraste culturel, monétaire et la manière de vivre était assez grand. Mes premiers jours ont été compliqués. Je me posais plein de question, et je me disais que je préférais vivre sans rien que de vouloir toujours chercher à gagner plus d’argent et avoir plus de possessions. Puis, j’ai repris mes marques et tout est rentré dans l’ordre en 3 ou 4 jours.

Il peut aussi arriver lorsque quelque chose dont a l’habitude de faire ou d’avoir dans notre pays nous manque. Cela peut aller de sa famille ou de ses amis jusqu’au tout petit détail.

Par exemple, quand j’étais au Canada, faire du vélo de course me manquait. Manque de bol, c’était l’hiver. Faire du vélo sur la neige et par -25 degrés, ce n’est pas agréable. Pour compenser, je me suis inscrit à une salle de musculation.

Sortie vélo dans les montagnes slovènes ! Dans ma vie, le sport occupe une bonne place. C’est indispensable pour maintenir un corps et un esprit en bonne santé.

Personnellement, je n’ai jamais été durement affecté par le mal du pays car j’y ai toujours trouvé une solution. Je n’ai jamais ressenti plus que de la nostalgie ou de la mélancolie. Dans les pires cas, on parle de dépression, de tristesse permanente, d’anorexie, de renfermement sur soi. J’ai déjà entendu parler de cas comme ça, et ce n’est pas vraiment marrant.

Comme je le dit toujours, c’est en comprenant le fonctionnement qu’on arrive le mieux à s’en sortir. Savoir répondre au pourquoi et au comment est primordial.

 

Le mal du pays

Le mal du pays est une sorte de déséquilibre psychologique créé par un changement de repère et de façon de vivre. Il peut se manifester en tout temps et peut durer sur une période plus ou moins longue. On se sent nostalgique, mélancolique, dépressif, triste… On pense tout le temps à notre pays d’origine ou à toutes les bonnes choses qui nous manquent. Bref, votre corps ne fait que réagir à son nouvel environnement.

Plus on part longtemps et plus on y est exposé. Plus les différences de culture sont grandes et plus on y est exposé. Le plus difficile est souvent de savoir d’où il vient. Malheureusement, il n’y a que vous-même pour répondre à cette question.

Il faut que vous puissiez prendre du recul et bien réfléchir sur tout ce qui vous est arrivé entre le moment où vous avez atterri dans le pays et le moment où vous avez ressenti les premiers symptômes. Il faut analyser, s’analyser aussi. Une fois que l’on sait d’où il provient, il est plus facile de mettre en place des actions précises.

Attention.

Le mal du pays peut aussi se faire en sens inverse, c’est à dire au moment où vous rentrez dans votre pays d’origine ! Cela arrive quand on part longtemps, dans le cas d’expatriation par exemple, ou de séjours de plusieurs mois. Car parfois, se réhabituer à son ancienne vie et à son pays d’origine peut aussi faire très mal.

Quelques techniques pour contrer le mal du pays

Il y a forcément quelques chose que vous adorez faire dans le pays où vous êtes et que vous ne pouvez pas faire chez vous ! « Faites ce que vous aimez et faites le souvent », dit l’adage. Ayez une pensée positive. 

Faites du sport, n’importe lequel !
Là, ce n’est pas le choix qui manque. Le sport libère. C’est un excellent déstressant. Mes préférés sont simplement la marche (ou randonnée), et le vélo, car cela vous permet de vous balader avec une sensation de pouvoir aller où vous voulez quand vous voulez. De plus, la vitesse de déplacement assez lente permet de vous connecter plus facilement avec ce qui vous entoure et d’améliorer votre capacité à réfléchir.

Soyez curieux.
Partez à la découverte des environs, échangez avec les locaux, intéressez-vous à la culture et à l’histoire, explorez. Cela vous aidera à mieux comprendre le pays et à mieux le connaître. Ce n’est que du plus !

Occupez-vous au maximum.
Ayez toujours quelque chose à faire pour garder votre esprit occupé ! Profitez-en pour faire de nouvelles choses. Inscrivez-vous dans des clubs, visitez des endroits où vous n’êtes jamais allé. Faites quelque chose que vous avez toujours voulu faire.

Ecrivez.
Souvent, à l’étranger, il est difficile de dire tout notre mal à quelqu’un que l’on ne connaît pas. A défaut d’avoir quelqu’un de confiance à côté de soi, écrivez tout ce qui vous passe par la tête, que ce soit sur du papier ou sur un traitement de texte. C’est une méthode qui a très bien fonctionné pour moi, pourquoi pas pour vous ?

Si votre famille où vos amis vous manquent :
Planifiez avec eux des moments où vous pourrez les contacter. Ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours : téléphone, Facebook, Whatsapp, Skype… Sinon, envoyez des mail, du courrier, une carte postale,… Ce que j’aime le plus est skype en appel vidéo. Cela me permet de montrer un aperçu de là où je me trouve à mes proches. Non seulement ils voient que vous allez bien, mais en plus ils voient votre environnement et vous savent en sécurité.

Fixez-vous des objectifs.
Ayez des projets qui vous tiennent à cœur et faites en sorte de les atteindre. Ne voyez pas trop grand non plus. Procédez par petites étapes réparties régulièrement ! Projetez-vous dans le futur. Où aimeriez vous être l’an prochain ? Qu’est ce que vous aimeriez réaliser dans 6 mois ?

Créez de nouveaux liens sociaux.
On le dit souvent, les lieux sont plus facilement remplaçables que les gens. Trouver un bar ou un supermarché est facile. Trouver un autre bon ami l’est moins. Sortez de chez vous, utilisez des groupes ou des forums qui échangent sur des sujets que vous adorez, acceptez les invitations que l’on vous fait. Pourquoi ne pas faire du bénévolat ?

 

Aucune de ces techniques ne fonctionne ?

Vous pensez que c’est trop difficile pour vous ?

Ne vous stressez pas plus ! Le mal du pays fini par partir de lui-même, même si on ne sait pas quand. C’est comme les émotions. Cela finira dans la trappe des mauvais souvenirs. Mieux encore, cela peut se transformer en une expérience de vie qui peut vous transcender !

Dans tous les cas, n’oubliez pas que des milliers d’autres personnes dans le monde sont dans le même cas que vous !

En espérant vous avoir aidé 😉 🙂

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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