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Australie #1 : Les îles Whitsunday en catamaran !

En arrivant à Airlie Beach, sur la côte Est australienne, on ne se rend pas vraiment compte de l’endroit où l’on met les pieds.

Petite ville « hype » de 8.000 habitants, avec ses petits immeubles de construction récente et colorés, serrés les uns aux autres sur la montagne qui surplombe la mer. Le centre ville est très simple : une rue principale où bars, restaurants et auberges de jeunesses se succèdent face au Lagoon, une piscine publique gratuite à ciel ouvert.

L’ambiance est très cool et calme de la journée passe à une ambiance vivante et assez festive la nuit. Une petite ville côtière australienne habituelle, où il fait bon vivre !

Le Lagoon d’Airlie Beach, avec une partie de la ville dans la colline en arrière plan.

Une partie de la ville vue depuis la petite nationale qui longe la côte.

 

Seulement, ce qu’on ne voit pas, c’est qu’à une trentaine de kilomètres au large se trouve un archipel de 74 îles paradisiaques nommé Whitsunday Islands. Parmis ces îles se trouve une des plus belles plages de sable du Monde. On y trouve aussi un des sables les plus purs du Monde. Pour aller découvrir tout cela, un nombre impressionnant de bateaux attendent les touristes au port d’Airlie Beach. C’est le business local.

Alors, bien sûr, en voyant cela, on se dit que les îles sont pleines à craquer de touristes et les lagons pleins à craquer de bateaux. Mais finalement, pas tant que ça. J’ai toujours le chic pour être au bon endroit au bon moment. En ce mois de Septembre, nous sommes ici encore en hiver, évitant la horde de backpackers et autres touristes. Pas plus de 25 degrés, nuageux. C’est aussi la période de migration des baleines, ce qui pourrait promettre un beau spectacle.

J’embarque avec 30 autres voyageurs sur le Wings 3, de la compagnie Whitsundays Sailing Adventures, pour 2 nuits et 2 jours de folie, au milieu du paradis ! C’est un catamaran de 18 mètres de long.

Là, pareil, je me suis dit « 30 personnes sur un bateau de 18 mètres, ça va être une horreur, on va se marcher dessus ! ». Il n’en a rien été ! J’ai même réussi, avec surprise, a avoir mes petits moments de solitude sur le pont ou à l’arrière du bateau !

Le bateau

 

Nous allons réaliser la route suivante

 

Premier jour

Pendant que nous faisons connaissance entre voyageurs sur le pont du bateau, le capitaine nous emmène à notre premier arrêt pour faire du snorkeling au Nord-Est de l’île principale, Whitsunday, à 3 heures de voile du port.

L’eau est à 22 degrés et, malgré la combinaison intégrale (obligatoire à cause des méduses-boîtes), on ne restera pas très longtemps dans l’eau ! 10 minutes pour ma part, 20 pour les courageux ! Quand on est habitué à 35 degrés depuis quelques mois, à 22 degrés, on sort presque le manteau 🙂

Le corail n’était pas très coloré et peu de poisson. Il y avait pas mal de courant. Les palmes m’ont bien servit ! Nous n’avons pas raté grand chose. Un poil déçu, mais j’attends de voir la suite.

Après un bon café bien chaud, de bonnes rigolades pour nous réchauffer et un petit casse-croûte, nous repartons pour Tounge Bay, 1 heure de voile plus loin, afin de manger et dormir. Sur le chemin, nous croiserons 3 baleines, dont une qui s’amusait à frapper la queue à la surface de l’eau.

Les matelots nous expliquent alors qu’elles font ça avant de replonger pour une longue durée sous l’eau. Elles étaient à 30 mètres du bateau ! C’était impressionnant !

Le soir et pendant une longue partie de la nuit, mon activité consistera à observer les poissons à l’arrière du bateau, accompagné d’un lyonnais. Sous la coque, des lumières puissantes éclairent juste sous le niveau de l’eau, attirant tous les petits poissons. Il y avait aussi quelques méduses.

Et vient maintenant la grande expérience de dormir sur un bateau, ce que je n’avais encore jamais fait ! Si vous êtes claustrophobe, ce ne sera pas pour vous. Si vous avez le mal de mer, non plus. Deux ou trois personnes ont dormi sur le pont. Sinon, mis à part le bruit de clapotis constant (prévoyez les bouchons d’oreille), c’était super confortable et très silencieux ! Vous êtes comme légèrement bercé par des petites vaguelettes.

 

 

Deuxième jour

Réveillés assez tôt avec un bon petit déjeuner et à grands coups de café, nous prenons le bateau pneumatique pour rejoindre la plage de la crique et entamer une courte randonnée de 30 minutes dans une forêt d’eucalyptus. Nous nous dirigeons vers le Hill Inlet Lookout. Et là, stupeur !

Le paradis existe ! Nous avons alors une superbe vue panoramique sur la plage Whitehaven Beach, qui figure au top 10 des plus belles plages du Monde (et ça le vaut). Un paysage extraordinaire, une eau transparente et des bancs de sable en forme de grands tourbillons à fleur d’eau. Complètement fou !!

Nous y descendrons ensuite, afin de fouler son sable dans lequel on retrouve 98% de silice ! Le plus pur du Monde ! Une blancheur éclatante ! Le matelot-guide qui était avec nous, Chad, m’expliquera que quand il fait humide, le sable devient craquant sous le pied ! Nous avons profité de la plage et de l’eau cristalline. Un décor féérique ! Il y avait des stingrays et des requins citrons (inoffensifss pour l’homme) dans l’eau.

Aussi, c’est parfait si vous avez besoin d’une petite pédicure. Sans vous en rendre compte, vous nettoyez sacrément bien vos pieds en marchant dans ce sable atypique. Pas besoin de frotter ! Le soir, on avait la plante des pieds toute rosie avec l’abrasion du sable.

En début d’après-midi, nous revenons au bateau. Nous partons dans une crique voisine pour faire du snorkeling. L’eau est toujours aussi froide, mais le récif est bien plus intéressant et les poissons nombreux ! C’était super ! J’en ai vu des bien gros ! Et les éternels tout multicolores qui se promènent en bancs. L’expérience est encore plus géniale quand ils te suivent en nageant à coté de toi !

Résultat, je suis resté 2 fois plus longtemps dans l’eau, alors qu’elle était à peine plus chaude. Comme quoi !

Nous levons l’ancre une fois de plus pour nous diriger au Hook Passage, au Nord-Ouest de Whitsunday Island. Nous aurons notre « sunset cruise », tranquillement sur le pont du bateau. Totalement incroyable… Encore des baleines, et même des dauphins qui suivent le bateau… Dans une lumière de coucher de soleil irréelle.

Alors que nous étions en train de manger d’excellents Nachos sur le pont, de grandes mouettes volaient à nos coté pour prendre leur part. Impressionnant !

Et que dire du ciel, de la lumière, du soleil, du coucher de soleil, des couleurs, du paysage, de l’eau… Incroyable !!

L’activité du soir sera la même, à observer et attendre patiemment le « gros poisson » à l’arrière du bateau…

Quand soudain, un énorme poisson vient casser la croûte dans le banc. Impressionnant ! Un vrai prédateur, très rapide malgré sa taille ! Nous appelons Chad le matelot. C’est un Trevally Géant, une sorte de gros Thon, mesurant jusque plus de 1m50 de long pour plus de 60 kilos !

Il tournait en rond, à la manière d’un requin, puis rentrait au hasard dans le banc de poisson pour le disperser. Puis, il coursait les poissons les plus éloignés du groupe. Une véritable course poursuite qui finissait par un petit saut hors de l’eau. Et comme c’est un poisson de 60 kilos, on avait l’impression que quelqu’un tombait du bateau ! Tout ça à moins de 3 mètres de nous. Fallait pas mettre la main dans l’eau !!

Puis, un autre Trevally Géant est arrivé. Et là, c’était la baston entre les deux, telles les oiseaux qui se battaient pour nos Nachos quelques heures avant. Impressionnant ! Le spectacle durera plus de 2 heures.

En voilà sorti de l’eau !! Énorme !!

 

Troisième jour

Encore un réveil matinal, car nous devons être de retour au port pour 11h. Nous mettons les voiles pour un ultime spot de snorkeling sur Hook Island, à Manta Ray Bay. Une baie totalement sauvage avec une superbe forêt, de toutes petites plages et un littoral rocheux magnifique. Il a plu en matinée et l’eau est toujours aussi froide ! … Mais le cadre est là !

Hook Island

Nous levons l’ancre pour une dernière fois, direction Airlie Beach, à 2 heures de voile…

Évidemment, 2 jours et 2 nuits dans un endroit pareil, c’est trop court. Bien trop court. C’est plutôt 2 mois que 2 jours qu’il faudrait ! Mais voilà, tout début à une fin, comme on dit. Aussi, c’est bien de ne pas trop abuser sur l’expérience, histoire de n’en garder que de bons souvenirs, et de toujours être dans un état second quand on se rappel des images que l’on a vues.

Mais ce n’est pas fini pour autant ! On ne se dit pas au revoir comme ça, quand même. Eh non ! Il y a des coutumes, des codes à respecter. Rendez-vous au bar du coin avec les gens du groupe et l’équipage pour un petit verre !

 

Conclusion

Mes amis, la conclusion de ce trop court voyage en bateau est très simple : le paradis existe !

Les mots ne sont pas assez forts. Tout était incroyable, du début à la fin, même si les spots de snorkeling et le climat n’étaient pas toujours au rendez-vous. Le groupe était génial, l’équipage au top. On a même super bien mangé du matin au soir ! Une super expérience en bateau.

C’était du tout en un : les baleines, les dauphins, les poissons, le snorkeling, la randonnée, la plage, les sunset cruising… On a tout eu, je vous dit !

Les îles Whitsunday sont absolument splendides ! Si vous passez un jour dans le coin, arrêtez-vous, c’est obligatoire !!

À faire une fois dans sa vie ! (au moins)

Des poissons bizarres, qui font du snorkeling !

 

Mes conseils

Ne pas avoir froid !
Amenez au moins un pull et un pantalon en plus. C’est pas parce qu’il fait 30 en ville qu’il fait 30 sur l’eau, croyez-moi… Les conditions ne sont pas du tout les mêmes en mer ! Vous risqueriez d’être très surpris… De plus, si vous êtes claustrophobe ou que vous n’aimez pas dormir en cabine, vous aurez bien plus chaud avec de bons vêtements si jamais vous voulez dormir sur le pont.

Ne pas être malade !
De même, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de vagues sur la plage qu’il n’y a pas de vagues en mer ! Vous risqueriez d’être très surpris à nouveau. Si vous avez le mal de mer ou que vous n’êtes pas sûr d’avoir le mal de mer, prenez ce qu’il faut !

Ne pas brûler au soleil !
On est en Australie, le pays du record du taux de cancer de la peau. Ici on ne parle pas d’un indice UV de 4 ou 5 mais de 9 jusque 15 ! Eh oui, il n’y a pas que les animaux, le soleil veut aussi te tuer en Australie. De plus, l’eau réfléchit les rayons, ainsi que le sol du bâteau et le sable des plages. Vous n’aurez pas grande ombre… Quand vous allez voir les paysages, vous passerez forcément tout votre temps dehors. Ecran maximal appliqué le plus régulièrement possible ! N’oubliez pas non plus un chapeau ou au moins une casquette.

Ramener de bons souvenirs !
Amenez votre GoPro ou un appareil photo étanche en plus du reste ! Ma GoPro n’étant plus étanche, j’ai pas grand chose des sessions de snorkeling… Si vous n’avez pas ou peu de matériel photo, l’équipage en fait pour vous et vous vend ensuite les photos sur clé USB ou sur CD à la fin du séjour. Sur mon bateau, c’était vendu au pris de 20$.

Le groupe !!

 

La vidéo !

Parce que les photos, ça bouge pas !

 

Si j’ai quelque chose à rajouter ? Non !

Si vous avez quelque chose à rajouter ? Dites moi en commentaire !

Sur-ce, je vous dit bon vent ! (voix de Jean-Pierre Pernault)

 

Aller plus loin…

Le site internet d’Airlie Beach : http://www.airliebeach.com/

Le site internet de Whitsundays Sailing Adventures : https://whitsundayssailingadventures.com.au/

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
 Qui suis-je?

Comment se déplacer en Australie ?

L’Australie est un très grand pays.

En terme de superficie, il est en sixième position, derrière la Russie, le Canada, les États-Unis, la Chine et le Brésil.

Quand on regarde visuellement les différences de taille en superposant la carte de l’Australie à d’autres pays, voilà ce que ça donne :

Par rapport aux USA :

Par rapport à l’Europe :

 

Et par rapport à ce qu’on connaît le mieux : la France :

 

On se rend alors bien compte des distances phénoménales que l’on aura à parcourir pour rejoindre certaines villes ou autres endroit que l’on aimeratit absolument visiter !

Souvent, quand on prend le volant pour se déplacer, ce n’est pas pour faire 200 kilomètres comme chez nous, mais plutôt 500 ou 1.000 kilomètres… À chaque fois que vous vous déplacerez, c’est un peu comme si vous faisiez le trajet Strasbourg/Brest ou Lille/Marseille…

Faisons un peu le tour des moyens de transport en Australie !

Note : je ne parlerais ici que des moyens de transport classiques, pas d’autostop, covoiturage, vélo, marche, bateau, ou tout autre moyen possible et immaginable !

 

L’avion

Vous pouvez alors prendre l’avion, en utilisant les compagnies Low Cost australiennes ou asiatiques, comme TigerAir, AirAsia, Jetstar, Virgin Australia… J’ai déjà personellement utilisé les compagnies TigerAir et AirAsia sans avoir eu de problème. Pour un trajet Darwin-Brisbane, vous vous en tirerez pour un peu plus de 100$ le vol en aller simple.

Un avion de la compagnie JetStar.

Mais attention à la date que vous choississez ! Exemple : dans une même semaine, un vol sera présenté à 100$ le lundi, le même vol à 300 le mardi puis 150 le mercredi etc… Comparer les prix sur la semaine est primordial !

Des astuces pour trouver des vols le moins cher possible : je vous renvoie vers cet article du blog de Joh&Max, très détaillé et bien expliqué : Trouver des vols pas chers !

C’est bien sûr le moyen le plus rapide ! Seul point, qui peut être un défaut ou non : vous devrez payer une multitude de suppléments, selon ce que vous voulez. Les repas (en moyenne 10/15$), les bagages de plus de 7 kgs (de 15 à 50$), la sélection de sa place dans l’avion (environ 5$) etc… Tout est payant en plus du prix de base…

J’explique pourquoi et comment dans mon article « Comment fonctionnent les compagnies aériennes Low Cost« .

 

La voiture

Si vous avez le budget pour louer (ou acheter pour celles et ceux qui sont en PVT) une voiture, ou même mieux, un camping car ou un van, c’est super ! Vous allez adorer dormir au milieu de nulle part et profiter des commoditées offertes sur le bord de route, comme les campings, les Road House, ou les Homestead.

Vous vivrez une belle expérience, à coup sûr. De plus, c’est sans conteste le meilleur moyen de se déplacer en Australie : les infrastructures du pays s’y prêtent à merveille et cela vous permet un maximum de libertés.

Faites juste bien attention à prendre un véhicule en bon état !

Pour toutes les informations concernant le voyage en van ou comment acheter un van en Australie, je vous renvoie vers l’incontournable et très complet site internet « Océanie pour les Zéros », ainsi que la chaîne YouTube : Océanie pour les Zéros YT. Vous y trouverez toutes les infos !

 

Le train

Une autre solution atypique (pour les gros budgets !) est le train.

Vous pourrez relier chaque extrémité du pays en tout confort, en quelques heures, quelques jours, voire une semaine pour les plus longues distances. Les premiers prix vous donnerons un simple siège, tandis qu’avec les plus gros tarifs, vous aurez droit à la cabine privée avec couchette.

Le réseau est le plus développé (et donc le moins cher) sur la côte Est. Cependant, attention à la ponctualité médiocre, pour les longues et très longues distances.

Le train « The Ghan »

 

Les très longues distances sont faites par les trains The Ghan, Indian Pacific et The Overland. Sur ces trains, très chers, vous pourrez gagner quelques dollars en basse saison ou en achetant vos ticket très à l’avance.

Le site internet du train The Ghan, qui relie le pays du Nord au Sud, de Darwin à Adélaïde : http://www.greatsouthernrail.com.au/trains/the-ghan

Une idée de prix : le trajet Darwin/Adélaïde en basse saison se situe entre 2.000 et 3.300$ selon la classe et se fait en environ 3 jours.

 

Le bus

Le dernier moyen de transport dont je parlerai ici est le bus. C’est celui que j’ai utilisé pendant mes 3 mois dans le pays.

En effet, mon budget serré ne me permettait pas de prendre le train ou de m’acheter/louer un van ou une voiture. C’est le moyen de transport classique le moins coûteux en Australie. J’en profite pour vous partager mon expérience avec le bus !

Tout d’abord, il y a un choix assez important de compagnies. Tout dépend de ce que vous voulez faire et de vos attentes. Vous aurez la compagnie ultra haut de gamme, la compagnie qui travaille pour des agences de voyage, la compagnie qui se limite à une seule partie du pays, la compagnie bas de gamme etc…

Les deux compagnies principales et les plus usitées sont Premier Motor Service et Greyhound Australia,toutes les deux de gamme acceptable, de même niveau à ce que l’on peut trouver en France (Isilines, OuiBus, Flixbus etc…).

Rendez-vous dans toutes les gares de bus en Australie pour avoir un accès direct et physique avec les compagnies. Faites aussi vos recherches sur le net si vous le pouvez.

Attention cependant à bien savoir où vous êtes et où vous voulez aller !

Premier se limite à la côte Est entre Melbourne et Cairns. Greyhound Australia se limite en un rayon plus large, desservant les villes de Darwin, Cairns, Sydney, Melbourne, Adélaïde et proposant de nombreux arrêts aussi. En terme de tarif, les deux compagnies se valent, à quelques dollars près.

 

Premier Motor Service

J’ai utilisé cette compagnie pour me déplacer entre Brisbane et Cairns, pendant 1 mois.

Mon conseil : prenez un Pass Hop on Hop off !

Cela vous fera faire de supers économies et vous donnera une grande liberté !

Par exemple, si vous voyagez entre Sydney et Cairns, un Pass Sydney-Cairns vous permettra de vous arrêter à chacun des arrêts du bus et de le reprendre plus tard le temps de faire vos visites ! La vilidité du Pass est de 2 mois, extensible à 6 mois !! La seule condition est qu’il faut que vous vous déplaciez toujours dans le même sens (Nord-Sud ou Sud-Nord, selon d’où vous partez). Vous ne pouvez plus revenir en trajet inverse.

Exemple de prix : Pass Brisbane-Cairns : 250$ valable 6 mois.

Les bus de cette compagnie sont très ponctuels et les chauffeurs que j’ai eu ont tous été très sérieux dans leur travail, en plus d’être disponibles pour échanger quelques mots durant leurs pauses. Vous aurez le WiFi, les toilettes, diffusion de films, climatisation…

Le site internet : https://www.premierms.com.au/newhome/Home.asp

Un bus Premier Motor Service, en gare de Brisbane.

 

Greyhound Australia

J’ai utilisé cette compagnie pour rejoindre Cairns à Alice Springs, puis Alice Springs à Darwin, soit 3.900 kilomètres au total.

C’est la compagnie concurentielle de Premier, en tout cas sur la cote Est ! Ils font sensiblement les mêmes arrêts et proposent des prix et des Pass similaires comme le Hop on Hop off dont je parlais.

Par contre, ils ont aussi des destinations beaucoup plus lointaines dans le pays, agissants presque comme un intermédiare au coûteux trajets en trains.

Voyons ce qu’ils proposent de plus intéressent que Premier.

Le Pass kilométrique
Les pass qui peuvent être intéressents sont les pass kilométriques. Vous allez où vous voulez sur la carte de bus depuis où voulez, dans n’importe quel sens ou n’importe quel trajet, vous arrêter où vous voulez… Vous ne serez limité que par le nombre de kilomètres inscrit sur votre pass et sa date de péremption. Ils sont disponibles de 1.000 à 25.000 kms (190 à 2.700$) et valables 12 mois !

Les destinations
Ils font les mêmes arrêt que Premier sur la cote Est mais Greyhound Australia vont bien plus loin ! Tout en gardant des prix franchement attractifs. J’ai parlé de mon trajet de 36 heures entre Cairns et Alice Springs dans mon article sur le Red Center. Les 2.400 kilomètres se payent 220$ et le trajet passe bien plus vite que ce que l’on peut penser, grâce aux nombreux arrêts dans les Road House ou les quelques petites villes et villages du désert.

Un apercu des destinations proposées par Greyhoung Australia.

 

Les services à bord sont les mêmes que pour Premier : WiFi (sauf dans les désert bien évidemment !), toilettes, sièges inclinables etc…

Sur les longs trajets, vous aurez deux chauffeurs qui se relaient à chaque arrêt. Sur mon trajet de Cairns à Alice Springs, ce sont 3 équipes de 2 chauffeurs qui se sont relayées (Cairns-Mount Isa-Tennant Creek), assurant une grande sécurité !

Le site de Greyhound Australia : https://www.greyhound.com.au/

 

Ne reste plus qu’à choisir quel moyen de transport vous préférez et lequel vous pouvez vous offrir également !

 

Il y en a pour tous les goûts !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Mon expérience avec les Aborigènes en Australie

Voilà un sujet que je trouve délicat et complexe. Je n’ai jamais réellement osé l’aborder. Parce que les Aborigènes, ils ont une sacrée histoire. Disons-le clairement : une histoire pleine de haine, pleine de sang. La faute aux « hommes blancs », venus coloniser le pays à la fin du 18ème siècle.

J’ai vu un reportage à la télévision, la veille où j’écris cet article. Un reportage sur une tribu du Nord-Ouest australien, un peuple à l’avenir très incertain mais au sein duquel certaines personnes réalisent que la fin du règne de leur tribu approche à grands pas. En cause numéro une : l’homme blanc qui a apporté l’alcool et qui a massacré les Aborigènes jusque dans les années 70 (!), moment où le gouvernement australien s’est « excusé » de ce génocide certain.

Cette famille Aborigène dont le documentaire s’attardait cherchait à fuir ce passé, à fuir ces violences. Elle passait son temps à revenir en arrière, à revenir sur les traces de leurs ancêtres. Ils étaient redevenus de véritables nomades chasseurs-cueilleurs, loin de toute violence. Ils prenaient à nouveau le plaisir d’être libre, de faire ce que bon leur semble.

Il partageaient face caméra, avec très grande difficulté, leur passé, leur histoire en tant que personne. Les abus complètement fous des hommes blancs qui venaient voler leurs enfants, qui venaient abuser physiquement et sous toutes les formes des femmes et des hommes qui n’avaient rien demandé, si ce n’est qu’on les laisse tranquille…

Le tout dans le but de supprimer les Aborigènes…

C’est ce reportage précis qui m’a finalement poussé à lever mes peurs et mes craintes, et de raconter mon histoire et mon expérience avec eux.

Aller, j’avoue, c’était un reportage de « Rendez-vous en Terre Inconnue ».

 

Pourquoi craindre et avoir peur d’en parler ?

Tout d’abord car quand un Aborigène dit « homme blanc », je me sens visé. Car ils parlent des Européens en disant cela (et notamment des anglais et des hollandais). Même si ce n’était pas à mon époque, même si je ne leur ai rien fait de mal directement, je me sens visé. Car c’est mon peuple qui est visé.

Ensuite, car leur culture et leur histoire est tellement fascinante, complexe, riche et variée, et à la fois pleine de déboires et de massacre, qu’il faut du temps pour s’en remettre. Il faut du temps pour mettre tous les éléments que l’on a appris sur eux à leur place. Il faut du recul pour réaliser ce qu’il s’est réellement passé. Il faut se perdre aussi un peu pour rentrer dans leur univers et dans leurs croyances.

 

Mon histoire et mon expérience

Ce reportage m’a rappelé absolument tous mes souvenirs avec les Aborigènes que j’ai pu voir, côtoyer, rencontrer, et même aidé, lorsque j’étais à Darwin, au Nord du pays. Darwin est une des grandes villes australienne où la population Aborigène est la plus grande.

J’y suis resté 2 mois, car j’y travaillais. Et si je les ai vu, côtoyé, rencontré et même aidé, c’est parce que je faisais le taxi dans la ville, le taxi à vélo (Pedicab Driver). Comme ça, pas besoin de baisser sa fenêtre pour discuter, c’est bien plus simple.

Quand vous êtes Pedicab Driver, vous êtes au contact des gens tous les temps. Vous tournez dans la ville des heures durant, tous les jours. Vous voyez tout, vous êtes témoin ou même acteur sans cesse d’une multitude de choses plus ou moins roses. Et vous faites parfois des rencontres qui valent de l’or !

Posant fièrement avec mon Pédicab, en Australie. C’est un moyen de transport écologique très efficace et rapide dans les petits centre-ville. Cependant, il faudra être prêt physiquement ! Et mentalement aussi…

 

Parmi les plusieurs milliers de personnes avec qui j’ai eu contact, parmi les plusieurs centaines de clients que j’ai eu, il y a eu quelques Aborigènes.

Avant de commencer le job, le patron m’avait prévenu : « Si tu prends des Aborigènes, demande leur bien de payer avant que tu les embarques. Si ils ne veulent pas, ne les prend pas ». J’ai trouvé ça déjà bien bizarre !

Puis, de fil en aiguille, on rencontre d’autres personnes. Et ce qui revient le plus est ceci : à Darwin, on ne parle généralement pas d' »Aborigènes », mais de « Noirs ».

J’étais choqué !!!

Ma curiosité cherchait à savoir pourquoi ? Comment ? Comment est-ce possible tant de haine et de discrimination dans ses propos ??

J’étais super heureux quand j’ai eu la chance d’embarquer mes premiers Aborigènes sur le vélo ! C’était des parents qui voulaient faire plaisir à leurs 3 enfants. Ils ont payé à l’avance, avant que je ne le demande, et les jeunes s’étaient éclatés comme des fous pendant que je faisais le tour du pâté de maison avant de les ramener aux parents, très heureux aussi.

 

Alors, il est où le problème ??

 

Le problème ? C’est celui de l’expérience. Pas une expérience, mais plusieurs expériences. Afin de se donner une vue d’ensemble et de partir sur des bases plus réelles pour s’en faire une opinion la plus juste possible.

Car les Aborigènes, je vais peut être vous choquer, mais je les ai de moins en moins aimé…

J’ai eu de nombreux mauvais payeur (c’est à dire des non-payeurs), j’ai failli me faire voler ma sacoche (avec plus de 400$ dedans… Heureusement, elle était bien sécurisée sur moi), et j’ai aussi eu des petits problèmes…

J’étais en pause, garé le long de la rue principale du centre-ville. Je discutais avec un collègue. J’étais à 20 mètres de mon vélo. Un Aborigène approche mon Pedicab, puis commence à le triturer. Règle formelle : ne jamais laisser toucher quiconque au vélo. Je vais donc le voir pour simplement lui dire de ne pas toucher le vélo. Il fait semblant de ne pas m’entendre et continue bien allègrement avec les manettes de frein, et essaye enfin de s’asseoir sur la selle. Alors je me met à lever un peu le ton, qu’il comprenne qu’il faut qu’il arrête là tout de suite.

Il s’arrête net, me regarde quelque secondes sans bouger, et me met un grand coup de point au visage en m’insultant. Heureusement pour moi, il a raté son coup, donc je n’ai pas eu bien mal, même si mon oreille gauche s’est souvenue de la frappe toute la nuit…

 

Depuis cette histoire, les Aborigènes, je les ai définitivement détestés. S’en était de trop avec tous ces problèmes. J’ai oublié tout leur passé, toutes leurs histoires… Je n’en avait plus rien à faire. J’étais trop énervé. Je ne les ai plus jamais pris sur le vélo, je ne leur ai plus jamais adressé la parole. Plus de contact, plus de problème.

En roulant en ville, je les voyait faire n’importe quoi, se comporter n’importe comment, éclater des bouteilles par terre, s’énerver, provoquer, se battre,…

J’ai alors aussi compris en partie pourquoi les gens les détestaient à ce point : ce sont les alcooliques, les drogués, les sans domicile fixe, les fauteurs de trouble ne s’empêchant en rien pour casser.

Un beau soir, le même Aborigène qui m’avait frappé revient vers moi. Je l’ai tout de suite reconnu. Alors je me suis poussé en disant « Eh, je te connais toi, me remet pas un coup ! ». Mais il venait pour s’excuser de ce qu’il avait fait. Je lui ai dit que j’appréciais son geste, mais que je ne l’excusais pas car ça n’avait aucun sens ce qu’il avait fait. C’est la dernière fois que je leur parlerai.

 

Le temps passant un peu, les choses se calmant avec le temps, j’ai un peu « oublié » tous ces détails.

 

Puis, à force de me balader dans les rues et de les voir, mes pensées ont repris une direction totalement différente. Je me suis rappelé leur histoire. Et je les voyais, là, sous mes yeux, assis sur les trottoirs à jouer de la musique pour espérer gagner quelques centimes…

Je me souviens de tout, de tous les détails.

Je me souviens de ce groupe de jeunes, bien alcoolisé, qui dansaient comme des fous sur la musique jouée par un Aborigène. Je me souviens aussi de ce groupe de personne qui prenait des selfies avec eux. Je me souviens de cette très vieille dame Aborigène, dormant avachie dans son fauteuil roulant sur le trottoir. Je me souviens de ceux qui faisaient des piles avec leur bouteilles de bière, de ceux qui les fracassaient contre les voitures qui passaient ou qui étaient garées. Je me souviens de celles et de ceux qui s’engueulaient, voire se battaient. Je me souviens de celles et ceux qui titubaient à s’en taper les poteaux et les poubelles…

En allant bosser, je passais devant des résidences où ils étaient placés, parfois totalement insalubres et où ils vivaient les uns sur les autres…

Bref, j’en aurait encore pour des heures à ressortir tous les détails, et mieux encore les gestes, les sons et les odeurs (d’alcool)…

Logements Aborigènes à Darwin. L’extérieur à l’air correct, mais ne regardez pas l’intérieur !

 

Les Aborigènes des villes, c’est très dur. C’est dur de voir comment ils vivent, comment ils sont… C’est tellement moche qu’on a parfois du mal à le regarder, à accepter ce que l’on voit.

Dès le début de soirée, ils sont déjà presque tous alcoolisés, tous les jours. Dans la nuit, la plupart sont complètement bourrés, parfois complètement drogués. Parfois, ils se font embarquer au commissariat. Et le lendemain matin, on les voit dormir au milieu des pelouses dans des positions reconnaissables entre toutes : celles des personnes qui ont vraiment trop bu…

J’avais tout ça sous les yeux, tous les soirs, toutes les nuits, toute la semaine. Et j’avais pitié. Je trouvais leurs conditions de vie totalement inacceptables. C’était inadmissible. Incompréhensible que l’on puisse laisser ces personnes dans ces conditions alors que nous sommes dans une grande ville, dans un pays développé et riche.

Alors j’ai repris contact, si je puis dire, avec les Aborigènes. J’ai tout remis à zéro, comme rien ne s’était passé. J’ai commencé à les faire remonter sur mon vélo.

 

Le changement

Au début, c’était pas simple. Le premier que j’ai repris, il ne m’a pas payé. Il m’avait laissé en plan dehors, en prétextant qu’il avait l’argent chez lui. Bien sûr, quand il m’a dit ça, je savais déjà qu’il n’allait pas revenir…

Mais j’ai persévéré.

Il y a eu cet Aborigène complètement bourré, les bras en l’air, une bière dans chaque main, qui zigzaguait en plein milieu de la grande avenue du centre-ville. J’ai dû m’arrêter sur le coté et vite le ramener sur le trottoir tant bien que mal avant qu’il ne se fasse écraser !

Et en parlant de se faire écraser, j’ai bien cru que j’allais être le témoin d’un suicide lorsque j’en ai vu un essayer de se jeter sous les roues d’une voiture qui passait !! C’était moins une.

J’ai à nouveau eu des tours de pâté de maison avec des jeunes, mais aussi des adultes… Qui allaient chercher leur alcool alors qu’ils avaient déjà au moins 3 grammes dans le sang à 19 heures… Je me sentais coupable. J’espérais qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour tout prendre. C’est à dire tellement d’alcool qu’il faudrait être 4 pour tout porter… Je me sentais participer à leur malheur quand je les y amenais.

Un liquor shop, ou encore bottle shop. En Australie, on achète les alcools dans des boutiques spécialisées, comme au Canada.

 

L’Aborigène artiste

Un jour, en début d’après-midi, j’allais à la banque déposer mon argent de la semaine. En ressortant de la banque, j’entends une guitare qui commence à jouer. C’était un vieil Aborigène, assis sur le trottoir les jambes croisées sur une serviette. Il enchaînait des accords que je connaissais bien. Des accords que tout le monde connaît :

« Imagine » de John Lennon.

Je me suis arrêté direct quand il a commencé à chanter. Sa voix très rauque et très usée, sans être trop grave, m’a directement emporté. Il la chantait tellement bien qu’on aurait dit que c’était lui qui l’avait composée. On aurait dit que les paroles faisaient partie intégrante de sa vie. Il y croyait dur comme fer, balançant légèrement son buste de gauche à droite au rythme doux de la chanson.

John Lennon était littéralement balayé par cet Aborigène croisé dans la rue.

Incroyable. Mémorable. J’étais scotché.

J’étais planté devant lui tout le long. Tout le monde passait devant, en regardant par terre… Ce mec est un génie. Il interprète une chanson à la perfection, et tout le monde s’en fou. Lorsqu’il en a eu fini, je lui ai donné une pièce de 2$. (en espérant qu’il n’allait pas la dépenser le soir même dans l’alcool…).

 

Le soir, reprise du boulot. Et comme par magie, on aurait dit que mon « pardon » avait été fait. Mon « pardon » pour toutes les fois où je me suis énervé contre eux, et où je les ai parfois même insulté !

Jusqu’à la fin de mon job, ils m’ont tous payés et ils ont tous été très sympas. C’était le jour et la nuit. Même si ça ne les empêchait pas d’être toujours autant alcoolisés et/ou drogués. À chaque fois que c’était le cas, je faisais bien attention à ne pas les amener chercher de l’alcool, ce que bien sûr ils détestaient ! Mais au moins, je ne me sentais pas mal de faire ce geste « participatif ».

Le comble du comble fût mon dernier client en Pedicab… Parmi les 150.000 habitants de la ville, c’était une Aborigène. Je ne suis pas du tout croyant, mais des fois j’ai vraiment l’impression qu’il y a des coïncidences…

 

Le dernier client

Il était 4 heures du matin.

Je retournais au garage où l’on entrepose les vélos. C’est un peu en dehors du centre-ville, loin du « zoo » qui se passe presque tous les soirs (sauf le lundi !) dans cette ville très jeune et très fêtarde. Une dame m’interpelle depuis le trottoir. Vu l’heure qu’il est, je me demande bien ce qu’elle fait là.

Elle me demande si je ne connais pas un endroit où dormir. À Darwin, il y a des tonnes d’hôtels, mais surtout des hôtels à plus de 200$ la nuit… Donc je lui propose une auberge de jeunesse, mais vu l’heure qu’il est, on ne va pas la recevoir. Elle me dit qu’elle s’en fiche. Bon.

Par chance, je dors dans le lieu le moins cher de la ville, à 25$ la nuit en dortoir. Mieux encore, il y a un gardien de nuit que je connais bien maintenant, étant donné mes horaires.

Un type vraiment sympa, et qui sait ce que c’est de chercher où dormir convenablement étant donné son passé. C’est sa prothèse à la jambe gauche qui l’a mis dans la plus belle mouise de sa vie… Bref, il pourrait peut être la laisser dormir quelques heures sur un canapé dans la grande pièce commune.

Cette dame est calme, et a un comportement tout à fait normal. On dirait qu’elle vient de se réveiller ! Alors je commence à discuter avec elle, surtout qu’elle à l’air un peu perplexe.

Elle fini par me dire qu’elle habite dans un de ces fameux « HLM » pour Aborigènes, et qu’une baston a éclatée dans la nuit, à cause de l’alcool. Ils étaient une bonne quinzaine dehors à se battre. La bagarre s’est finie il y a quelques temps et elle ne veut pas dormir chez elle, car elle a peur que ça recommence à nouveau dans la nuit. Elle cherche a dormir en sécurité.

J’espère l’aider, en tout cas j’y met tout ce que je peux, pour qu’elle puisse effectivement dormir normalement, même si je sais que ce sera très dur à cette heure, et vu comment dans cette ville les gens sont racistes et peu tolérants envers les Aborigènes…

Je la dépose donc à mon auberge, et lui dit d’aller expliquer son cas au gardien de nuit, tout en disant qu’elle vient de ma part pour augmenter ses chances. Je l’attends dehors sur le vélo, pour m’assurer.

Quelques minutes plus tard, elle ressors, l’air dépitée. Ça n’a pas marché.

Je lui propose alors qu’elle dorme dans le parc en face de l’auberge, que je n’ai rien d’autre à lui proposer. Elle accepte, déçue. Je lui donne le reste de ma bouteille d’eau, c’est tout ce que j’ai pour elle. Elle veut me payer. Je lui dit que non, que demain je ne travaille plus et que c’est la dernière personne que j’ai emmenée. J’avais déjà passé la nuit à faire des prix au rabais.

Elle me remercie très chaleureusement pour mon aide, en me serrant dans ses bras…

 

Quelques semaines plus tard, mon voyage en Australie m’emmenait dans le Red Center, un désert en plein cœur de l’Australie, où l’on trouve le fameux rocher « Uluru », et les fameuses montagnes « Mount Olgas ». Un haut lieux de la culture et de l’histoire Aborigène.

J’ai pris une claque monstrueuse, impensable, à cet endroit.

J’ai pu apprendre quelques histoires sur les croyances Aborigènes, j’ai pu m’immiscer un peu dans leur vraie vie : pas celle en ville, mais celle de chasseur-cueilleur. Après ces 3 jours dans le désert, au beau milieu de leur véritable lieu de vie, j’ai détesté l’humanité, j’ai détesté la planète entière, j’ai perdu toute foi en toute vie humaine.

Le rocher sacré de Uluru, en plein milieu du désert.

 

Comment a-t-on pu faire ça. C’est horrible. C’est un cauchemar qu’on ne peut même pas faire ni imaginer tellement il est violent.

Je pensais alors aussi aux indiens quand on a découvert l’Amérique du Nord. J’ai aussi pensé aux africains lors des nombreuses colonisations. Et tant d’autres encore. Comment peut-on faire ça, alors que ce sont des gens de notre propre espèce.

Je ne le comprenais déjà pas, mais je comprends encore de moins en moins pourquoi une différence de couleur de peau, de culture ou de quoi que ce soit d’autre est rejetée de cette façon ?

Les réponses sont très difficiles à trouver.

En attendant, je les ai aussi détestés, à ma façon, avec mon expérience. Mais j’ai été suffisamment curieux et ouvert pour changer la donne. J’ai voulu me prouver le contraire, j’ai essayer d’aller vers eux. Je suis repassé du bon côté. Même si il est très difficile de les comprendre et de comprendre leur histoire dans son entièreté.

 

Aujourd’hui, ce sont des personnes que je respecte avec un grand « R », et que j’admire avec un grand « A ». Pour ce qu’ils ont vécu, et pour leur courage.

Et je demande bien sûr à quiconque croisera un Aborigène de le saluer et de le respecter autant qu’il le pourra !

 

Aymeric LECOSSOIS
Qui suis-je ?

Australie #2 : Brisbane la sous-estimée

Pour les australiens, c’est incontestablement la ville la plus sous-estimée par les visiteurs du pays. C’est la ville que l’on « oublie », la ville que l’on « zappe ». Il est vrai que dans l’auberge où j’ai logé, beaucoup de personnes y sont restés moins de 3 jours, alors qu’il faudrait une bonne semaine pour y découvrir tous ses recoins et particularités.

Il est aussi vrai qu’il ne m’a pas fallut plus d’une journée pour en tomber sous le charme ! Je m’y suis tout de suite bien sentit. Pouvoir se reposer dans une ville importante comptant 2 millions d’habitants, c’est possible !

Le cocktail est explosif, entre un climat semi-tropical très agréable tout le long de l’année, une population très active qui se lève tôt pour entamer un jogging, faire du vélo ou toute autre activité sportive dans une multitude de parcs insérés au beau milieu d’une architecture mélangeant à merveille de l’ancien et du récent.

En résumé (et pour les lecteurs assidus de mon blog ou de mon eBook !), vous prenez les habitants de Canmore (petit ville des Rocheuses canadiennes), vous les mettez dans une ville à l’atmosphère de Boston et à l’architecture de Chicago. Et le tour est joué !

Les parcs sont nombreux et aussi propres que la ville. Dès les premières heures, ils sont remplis de joggeurs !

 

Les moyens de déplacements y sont tellement nombreux qu’on ne sait plus lequel choisir, et les pistes cyclables tellement développées qu’on pourrait y consacrer une étape du Tour de France ! Et pour les parcourir, on peut louer les CityBikes qui vous attendent sagement à leurs bornes. En plus, les 30 premières minutes sont gratuites.

Brisbane est parcourue par un kilométrage de pistes cyclables démentiel ! Parfait pour découvrir la ville et se déplacer de manière écologique.

 

J’y ai passé 5 jours mais, occupé par la planification de mon road-trip le long de la Côte Est, je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter l’extérieur de la ville !

Cet article sera très visuel, car à Brisbane, il faut ouvrir en grand ses yeux !

Le centre-ville

Grand, très vivant, rempli de buildings fins et élancés et de verdure le long des trottoirs, l’atmosphère y est excellente ! La rue piétonne, Queen Street Mall, est superbe ! On ne sait plus où mettre les yeux, tellement le mélange de l’ancien et du récent est à la fois déroutant mais agréable à l’oeil. J’attribue une mention spéciale au Roma Street Parklands, absolument fabuleux ! Digne de Central Park !

Queen Street Mall

La Queen Street Mall, une longue rue piétonne où les centres commerciaux et les boutiques se succèdent.

 

Treasury Building

City Hall & Museum of Brisbane

City Botanic Gardens

Un grand parc le long du fleuve.

 

Roma Street Parklands

Un parc vallonné absolument magnifique ! Un havre de paix en plein centre-ville.

 

Eagle Street & Riverside Piers

Une longue promenade qui traverse toute la ville en longeant le fleuve. De superbes points de vue vous attendent…

 

Story Bridge

Vue depuis le Riverside Piers. Vous pouvez vous en approcher encore plus en passant de l’autre coté du fleuve, en allant à Kangaroo Point.

 

Au coucher de soleil

On le voit sur cette photo : Brisbane est une ville toujours en construction. Les agrandissements dans ce quartier sont nombreux !

 

Architecture de Brisbane

Des mélanges entre ancien et nouveau qui sa marient bien.

 

South Bank

Depuis le centre-ville, il suffit de prendre la superbe passerelle Kurilpa Bridge ou, depuis le City Botanic Garden, la passerelle Goodwill Bridge, pour se rendre dans le quartier de South Bank, de l’autre côté de la Brisbane River. Il faisait face aux buildings du centre-ville.

On se retrouve alors dans le quartier culturel de la ville, avec ses nombreus musées, sa promenade longeant le fleuve et son immense parc South Bank Parklands. Concerts, théâtre, musées, librairie… Tout se trouve ici !

Si vous continuez la promenade le long du fleuve jusqu’à Kangaroo Point ou jusqu’au Story Bridge, vous aurez des points de vue imprenables sur les gratte-ciels de la ville. Un immanquable pour les photographes ! À noter aussi : pour le coucher de soleil, se poster sur le Kurilpa Bridge ou sur la promenade devant le Gallery of Modern Arts.

Gallery of Modern Arts

South Bank Parklands

Kangaroo Point

Le long du fleuve…


Le logement

X Base Brisbane Uptown

28$ / nuit en dortoir de 8 (prix Septembre 2016)

En prennant en compte une grande ville de 2 millions d’habitants, les prix ne sont pas si élevés que ça pour les auberges. Certes, elles ne sont pas toutes en plein centre, mais elles permettent aux voyageurs à petit budget de se loger très convenablement, je dirai même avec qualité !

Le X Base Uptown, juste à l’extrémité Ouest du centre-ville, à deux pas du Kurilpa Bridge et à 5 minutes à pied du Roma Street Parklands.

Pour faire vos courses, vous aurez un bon 10 minutes de marche pour atteindre le premier vrai centre-commercial, sur Queen Street Mall, mais tout le reste sera à une distance convenable.

Le gros avantage est que cette auberge se situe juste en face du terminal de transport de la ville, vous permettant d’aller partout dans la ville, et même sur tout le long de la côte Est par les différentes compagines de car, sans trimballer interminablement vos valises ou gros sacs à dos.

Les +

  • propreté
  • sanitaires privés
  • lits et literie récents
  • équipement de cuisine
  • balcon avec vue sur la rue
  • à deux pas du plein centre-ville
  • en face du terminal des transports
  • personnel super acceuillant
  • rapport qualité-prix
  • TV avec console et ses jeux à disposition !
  • agence de voyage

Les –

  • WiFi payant (7$/jour)
  • bruyant si chambre proche de la salle commune
  • 10 minutes de marche aller pour faire ses courses

 

Ne faites pas comme la plupart des voyageurs : restez à Brisbane une semaine minimum, car ça vaut le détour !

Tu y es déjà allé ? Dis-moi ce que tu en as pensé 🙂

Tu n’y es pas encore allé ? Ça t’as donné envie ?

 

Aymeric LECOSSOIS
Qui suis-je ?

Australie #3 : Découvrir la région de Cairns !

Entourée d’une surface impressionnante de champs de canne à sucre, Cairns était autrefois une petite bourgade qui s’est transformée en une cité balnéaire internationale où s’enchaînent les boutiques qui vous permettront d’organiser et de réaliser toutes les attractions et activités possibles dans la région de Cairns.

Dans la rue piétonne du centre ville, on ne sait même plus dans quelle boutique rentrer tellement le choix est vaste !

Ville touristique, on y trouve aussi de nombreux bars, clubs, restaurants et hôtels, pour tous les budgets ! Les activités et lieux à voir sont cependant assez limités. Il y a surtout le Lagoon et l’esplanade pour se baigner et se promener, un jardin botanique, 2 musées et un centre culturel. L’architecture en ville peut être intéressante.

En tant que touriste, c’est plutôt une ville où il faut avoir un beau budget afin de faire les activités environnantes et éviter de trop s’ennuyer. On peut aussi louer un 4×4 pour une ou deux semaines et partir à l’aventure.

En périphérie directe de Cairns, des champs de canne à sucre se répandent sur des dizaines de kilomètres.

Le Lagoon, sur l’Esplanade. Une piscine publique géante à ciel ouvert.

Vue partielle du centre-ville de Cairns.

La vie à Cairns est très calme le jour et beaucoup plus active la nuit. On comprend vite le système : le jour, tout le monde part explorer les environs, le soir tout le monde revient en ville partager ses souvenirs et fêter le coup.

Très touristique, trop de boutiques liées au tourisme, un centre-ville que j’ai trouvé pas si vivant que ça, très peu de verdure en ville. Ajouté à quelques autres détails, je ne m’y sentais pas très bien. Je comptais y rester au moins une semaine et même y trouver un petit boulot avec mon Visa WHV (PVT). Mais au final, je suis parti au bout de 4 jours pour une nouvelle destination.

Bien sûr, ceci n’est que mon avis. Ce n’est pas parce que je n’ai pas aimer cette ville que vous ne l’aimerez pas non plus. En effet, j’y étais arrivé à la fin de la basse saison (Septembre), ceci expliquant certainement au moins le grand calme ambiant et le manque de vie, même la nuit.

Selon moi, foncez organiser vos activités en dehors de la ville dans une de ces innombrables boutiques, ce sera bien plus intéressant que de flâner en ville ! Il y a une multitude de parcs nationaux, de plages, de cascades, de tours en hélicoptère, de randonnée, de plongée et n’oublions pas la Grande Barrière de Corail à quelques dizaines de kilomètres du rivage !

 

Port Douglas

Petite ville côtière calme au Nord de Cairns, c’est les gens qui cherchent à fuir l’animation touristique de Cairns qui habitent ici. Pour la résumer en deux mots : luxe et intimité. La plage est très sympa (4 Mile Beach), mais c’est juste pour bronzer. Comme souvent en Australie, les crocodiles veillent…

Vue aérienne de Port Douglas.

La plage de 4 Mile Beach, plage principale de Port Douglas.

Une des plages de Porte Douglas.

 

Mossman Gorge

Encore plus au Nord et à l’entrée du parc national de la Daintree Forest se trouve la Mossman Gorge, un superbe fleuve au beau milieu d’une forêt sauvage aux nuances de vertes éclatantes !

C’est sous une fine pluie que nous attaquerons le magnifique sentier de 2.4 kilomètres qui longe ce fleuve. La forêt est tellement dense que j’en suis ressorti encore sec malgré la pluie ! Si vous avez le temps, restez-y une bonne demi-journée, ça vaut largement le détour. C’est absolument superbe !

Une ambiance unique !

Une ambiance unique !

Une ambiance unique !

 

Daintree Forest

C’est dans le Daintree National Park, toujours plus au Nord, que se trouve la Daintree Forest. Elle est classée au Patrimoine Mondial. C’est une des plus vieilles forêt humide du Monde, datée d’environ 150 millions d’années !! Certaines espèces d’animaux vivent ici depuis plus de 110 millions d’années !

J’ai eu la chance d’aperçevoir un casoar, le plus grand oiseau coureur de nos jours (jusque 1m80 de haut et jusque 75 kilos) malheureusement en voie d’extinction… Apparu il y a plus de 65 millions d’années, ils sont encore environ 2.000 sur le sol australien à l’heure où j’écris ces lignes. C’était très impressionnant, avec ses grandes pattes fines mais fortes, ses longues plumes noires, son grand cou bleu clair et sa crête sur le crâne. J’avais l’impression de voir un dinosaure.

 

Pour revenir à la Daintree Forest, c’est tout simplement la plus belle forêt que j’ai vue à ce jour, juste après celles que j’ai vu dans les Rocheuses Canadiennes, comme lors de ma randonnée au Joffre Lakes Provincial Park. Luxuriante, éclatante, sauvage, tellement dense qu’il est souvent difficile de voir le ciel. Elle abrite un nombre d’espèces de plantes et d’animaux incroyable.

 

Cape Trib

Un petit coin de paradis ! Lorsque l’on sort de la forêt, on tombe nez à nez avec la mer et ses petites vaguelettes qui viennent se jeter sur une plage presque plane. Ici, c’est simple : on se sent au bout du Monde !

C’est le genre d’endroit où tu sens que ta petite personne n’est rien du tout. Car ici, c’est la nature qui gère. Alors, on s’assoie sur le sable (qui n’a pas été foulé depuis belle lurette !), face à la mer, on ferme les yeux, on capte la force des éléments qui nous entoure, et on essaie de se réconcilier avec eux. Une expérience unique.

Si vous ne vous faites pas surprendre par un crocodile qui sort de l’eau pour vous happer les jambes, c’est que vous avez été sage.

Ha oui, les crocos, c’est les meilleurs amis des australiens, après les méduses, les serpents, les araignées, les requins… (la liste est encore longue…). Le guide m’a raconté en douce qu’une fille était décédée après une attaque de crocodile 3 mois auparavant, juste sur cette même plage…!

Quand on vous dit de ne pas se baigner ou que vous voyez des panneaux, ne faites pas les cons, ne vous baignez pas. Éloignez-vous un minimum du rivage. Plus c’est sauvage, plus vous devez vous éloigner et prendre vos précautions.

 

Crocodile Watching

Un petit tour d’une heure sur la Daintree River vous permettra d’observer des crocodiles dans leur habitat naturel ! Avec le groupe présent, nous observerons deux petits âgés de 6 mois et un plus gros d’environ 25 ans et 100 kilos qui était déjà très impressionnant !

Le guide nous a raconté qu’il y a encore quelques années, un croco de 250 ans et 7 mètres de long vivait ici ! J’aurais bien aimer le voir, mais quelque part je suis heureux de ne pas l’avoir vu. Ceux que nous avons vu étaient loin d’être actifs, faisant tranquillement leur sieste au soleil, sur le rivage…

Mais il ne faut pas se fier à leur attitude de dormeur. Ils sont très agiles et très rapides !!

 

!! Note très importante concernant le Crocodile Watching !! A partager en masse !!

Ne faites surtout pas de crocodile watching où les crocos sont attirés par des morceaux de viande, comme le crocodile jumping, par exemple. Pourquoi ??

Car les crocos s’y habituent et, dans leur petite tête, voici ce qu’ils se disent : un bateau = de la bouffe. Après, quand les pêcheurs passent dans le coin, ils se font poursuivre par des crocodiles et parfois ils se font attaquer. Il y a déjà eu de très nombreux accidents où des pêcheurs décèdent ou se blessent à cause de ces activités.

Également, certaines entreprises de crocodile watching ont du fermer car les clients sur le bateau se faisaient attaquer par les crocos et allaient ensuite déposer plainte. Les accidents se multiplient à mesure que le temps passe.

De plus, par la force des choses, les crocodiles perdent leurs capacités à se nourrir d’eux-même car ils s’habituent à ce que ça tombe tout cru dans leur bouche depuis le bateau.

Aussi, évitez les gros bateaux ou encore les bateaux rapides, car cela détruit les rivages et la mangrove avec les vagues qu’ils provoquent. Préférez les petites barges à fond plat.

Posez bien les questions à l’agence où vous bookez votre tour ! Vous sauverez des vies, éviterez des blessés, laisserez les crocos tranquille chez eux, ainsi que leur habitat ! Tout le monde sera content !

Nous sommes leurs visiteurs, respectons-les !

Merci pour cette minute d’attention.

 

Les autres activités faisables dans la région

Bien sûr, en 4 jours, je n’ai pas pu tout faire, très loin de là !

Voici une liste non exhaustive de ce que vous pouvez faire d’autre :

  • L’incontournable Grande Barrière de Corail (plongée, snorkeling…)
  • Survols en hélicoptère ou petit avion de la Grande Barrière de Corail ou des montagnes et forêt tropicales entourant Cairns
  • Baptême en montgolfière
  • Excursions en catamaran
  • Circuits en 4×4 dans les montagnes et la forêt
  • Le village de Kuranda et son petit train
  • Large choix de randonnées
  • Équitation, kayak, paddle, surf, tyrolienne, …

La plupart des tours en hélico démarrent de l’Esplanade de Cairns.

 

Bohemia Central Backpackers

C’est dans cette auberge que j’ai logé à Cairns. Comme le nom l’indique, on y trouve une ambiance bohème pas désagréable !

Le staff y est très agréable et elle est située à 5 minutes à pied du centre-ville et d’un grand centre-commercial où vous pourrez faire vos course ou votre shopping, 5 minutes à pied des bus Premier, 15 minutes à pied du front de mer et des bus Greyhound. Il y a une petite piscine agréable et les parties communes sont relativement propre.

Cependant, ce n’est pas tout neuf et l’isolation phonique est vraiment faible. On peut y louer un vélo ou booker des activités via l’agence de voyage à la réception. Les tarifs d’hébergement proposés par l’auberge sont très bas et c’est pour cette raison que j’en ai profité pour avoir un peu d’intimité en prenant une chambre double pour moi, au prix de 40$ la nuit seulement !

Pour un dortoir de 6 lits, comptez 18$ la nuit. Tarifs réduits à la semaine. L’auberge la moins chère que j’ai vue en 3 mois en Australie !

Les +

  • Emplacement
  • Tarifs
  • Location de vélo
  • Ordinateurs à disposition avec internet gratuit
  • Agence de voyage
  • Ambiance

Les –

  • Isolation
  • Le WiFi rame horriblement !

 

Aller plus loin…

Site internet de la ville de Cairns : http://www.cairnsweb.com.au/

Site internet de la ville de Port Douglas : http://pddt.com.au/

Site internet de Mossman Gorge : http://www.mossmangorge.com.au/

Site internet de la Daintree Forest : http://www.daintreerainforest.com/

Site internet de Cape Tribulation : http://www.cape-trib.com/

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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