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Le jour où je me suis transformé en photographe V.I.P. !

Cet article fait suite à l’article « Rencontres…: Lowell, à Toronto« .

Rappel:

Couchsurfing, je l’ai beaucoup utilisé dans ce roadtrip, surtout au Canada. En effet, grâce à ce réseau, je n’ai dormi qu’une seule nuit en hôtel, en un peu plus de trois semaines. C’est la première fois que je me logeais de cette manière. Lowell a été mon premier hôte.

Lowell a été la personne dont je me souvient le plus. Non seulement car ça été mon premier contact avec Couchsurfing ainsi que ma première nuit lors de ce voyage. Mais aussi pour sa personne, sa personnalité, son parcours, sa façon de voir les choses, ses valeurs, sa confiance et aussi l’expérience qu’il m’a fait vivre.

C’est tout simplement la plus belle rencontre que j’ai faite en traversant le pays.

Un jour, il voulait que je le rejoigne à son travail. Il fallait absolument qu’il me présente à ses collègues. Alors je lui dit que c’est trop d’honneur! Je suis toujours aussi gêné, mais il insiste, alors j’y vais.

Je fais rapide connaissance de ses deux associés, dont celui qu’il a rencontré au Rwanda, et de sa secrétaire. Puis, ce sera au tour de son groupe de travail dans un petit open-space à coté. Ensuite, il m’emmène dans son bureau, il m’offre un café… Et me dit de m’asseoir… !

La proposition

«Alors, Lowell, tu m’embauches?
– Ça pourrait!
– Je dirai « oui » tout de suite!
– En fait, je voulais te parler parce que j’ai éventuellement quelque chose à te proposer demain mais il faut que tu sois d’accord.
– Vas-y, racontes moi tout!
– Demain, j’organise une soirée privée pour un de mes clients. Il me faut trois photographes pour cette soirée. Le problème, c’est que mon troisième photographe n’est pas sûr de pouvoir venir! J’ai vu ton appareil ce matin avant qu’on parte, et je pense que tu as le matériel pour. Je ne suis pas encore sûr mais est-ce que ça te dirais de le remplacer si jamais il ne venait pas?
– Écoutes, ta proposition, c’est au-delà de tout ce que je peux imaginer! Tu me surprends, là! Écoutes, ça me gêne un peu que tu proposes ça à moi parce que je n’ai jamais fait ça, je n’ai aucune expérience. Mais si t’as besoin, écoutes, je ferai ce que je pourrai!
– Okay! C’est super, mon ami! Tu sais, tu peux me sauver sur ce coup-là! ».

À ce moment, là, je pense qu’il aurai fallut voir ma tête! Ce mec est en passe de me faire vivre une de mes plus belles expériences de ma vie à cette heure-ci. Photographe de soirée VIP… Et à l’improviste, s’il-vous-plaît! C’est sérieux?

Le tram de Toronto.

Le costume

Mon troisième et dernier jour à Toronto commence déjà… Mais ce sera le plus beau !

Il a plu dans la nuit et le ciel sera couvert toute la journée. On est samedi mais Lowell a un très gros week-end de travail. Il est déjà debout, assis devant son ordinateur sur la table du salon, répondant à ses nombreux mails. C’est un de ses appels téléphonique qui m’a réveillé.

Alors qu’il raccroche, il me dit : «Bon, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi, mon ami! Je viens d’avoir mon photographe au téléphone et il va vraiment falloir que tu soies de la partie!». Alors, moi qui vient de me réveiller, la tête pas encore en place et les jambes engourdies de la longue marche d’hier, je peine à croire ce que je viens d’entendre!

«La mauvaise nouvelle… C’est qu’il faut porter un costume noir ». Alors je lui dit : « Tu sais Lowell, je suis en voyage, je suis en aventure à travers le Canada, je ne vais pas emporter un costume avec moi…». Il se met à réfléchir, tout en continuant de répondre à ses mails de la main droite et en triturant son téléphone de la main gauche. «Mmmh… On va essayer de s’arranger! … Tu chausses quelle pointure?».

Par chance je fais juste une demi pointure de moins que lui! Lowell est plus petit que moi et aussi beaucoup plus trapu. Il a suffisamment de costumes et de chaussures pour en remplir la moitié de son armoire et de son entrée, alors ça ne pose pas de problème pour un prêt l’espace d’une journée.

Il m’a fallut une ceinture pour le pantalon et la veste était trop large aux épaules. Ça faisait un rendu plutôt bizarre, comme ces costumes de super-héros avec des muscles en mousse dedans!

Lowell, qui venait de sortir de la salle de bain, me demande comment ça va, alors je lui dit que je nage un peu dedans. Il regarde le look et me dit que ça va aller. De toute manière, il n’y a pas trop le choix!

Avec ses sourires, son rire et ses grands gestes, il était content d’avoir pu arranger le problème vestimentaire. « Maintenant, t’es mon gars! Tu bosses pour moi aujourd’hui!».

Test photo avec Lowell avant de prendre la route!

Visiter les locaux de la CBC Toronto

On embarque en voiture et, comme d’habitude, Lowell est en retard. Mais cette fois-ci d’une bonne heure, par ma faute. Il faut qu’on fonce au building de la CBC, une importante chaîne d’information télévisée.

Alors qu’on est encore sur l’autoroute, le client pour qui il organise la soirée fait une conférence de presse. Il voulait me présenter pour aborder le fait que je serais un des photographes de sa soirée.

Parce que oui, dans le milieu, tout le monde connaît tout le monde. Sauf que moi, je viens de nulle part! Alors, pour éviter de trop dire que je suis une pièce rapportée, on va m’inventer une fausse vie pendant qu’on est en route!

Je suis donc un ancien bon ami de Lowell et je suis photographe à Paris. Le reste est un peu plus vrai car, pendant mes vacances à Toronto, je croise Lowell dans la rue qui, de fil en aiguille, m’invite chez lui et me propose de faire des photos de soirée.

C’est dans des moments comme ça qu’on est heureux de savoir parler et de comprendre un minimum l’anglais! Parfois, ça peut sauver des situations!

On arrive devant le building de la CBC mais il est déjà trop tard, on ne peut plus rentrer dans la salle de conférence. On attendra dans le hall d’entrée, assis sur les canapés.

Je ne suis pas du tout dans mon environnement, entouré de tous ces gens du show-business. En plus, Lowell connaît une personne sur deux ici alors, naturellement, il me présente à tout le monde en disant que je suis son photographe! Il va falloir que je m’y habitue…

Quelques minutes plus tard, la conférence finie, les gens présents dans la salle repartent en passant par le hall où nous sommes. Son client, un producteur de cinéma canadien, arrive et on fonce pour ne pas le rater. Il me présente à nouveau, tout en lui expliquant, l’air de rien, le topo qu’on s’était dit en voiture.

Ça ne lui a fait ni chaud, ni froid et, avec le sourire, je sers la main de John. Il était accompagné de Shana, une employée de Lowell que j’avais déjà vue à son bureau la veille. Elle s’occupe des relations publiques et à l’air d’être faite pour son travail. Elle est très énergique, blagueuse et souriante. Devant la porte d’entrée de la chaîne d’information, je les prendrais en photo tous les trois ensemble. Ma première photo de la journée pour Lowell!

Un des plateaux de télévision de la CBC !

Établir un plan

Il est 14 heures passé. On était vraiment en retard ce matin! Lowell me propose alors de m’emmener dans le quartier Chinois que j’avais visité la veille. Toujours avec sa bonté et son enthousiasme ravageur, il veut m’inviter dans son restaurant préféré de la ville. Un jamaïcain qui adore le chinois. Oui, ça existe.

J’avoue que c’est à cet endroit que j’ai mangé le meilleur chinois de ma vie! Authentique, bien décoré, bien présenté, un service aimable et une nourriture au juste milieu entre la douceur et le goût trop fort. Ça fondait en bouche!

On profite de ce temps de midi pour établir le plan de la soirée. Pour m’aider dans ma nouvelle tâche dans laquelle je n’ai aucune expérience, je voulais qu’il me raconte un peu plus précisément comment se déroulent ces petits cocktails VIP.

Il m’explique alors que c’est une soirée qui réunira des amis de John, son client qu’il m’a présenté tout à l’heure. Il y aura environ 80 producteurs, acteurs et même des banquiers et des clients de clients. Ce sera chez la femme de John, une maison dans un quartier proche du centre-ville.

Lowell s’est occupé de faire les invitations et d’engager le service de sécurité. C’est pour ces raisons que je vais pouvoir rentrer très facilement, car normalement, il faudrait que j’aie une carte de presse! On arrivera un peu avant le début de la soirée pour qu’il me présente à la femme de John et aux deux autres photographes présents qui, eux, sont professionnels!

Petite épicerie dans le quartier chinois de Toronto.

Dans le bain

J’ai eu du mal à me mettre à l’aise au milieu de tous ces gens aux porte-feuilles débordants et aux manières aisées. Au début, je préférais rester un peu dans les coins de la maison, j’observais beaucoup, je prenais une ou deux photos comme ça. Les deux autres photographes, hyper à l’aise, me regardaient bizarrement. J’étais hyper stressé.

Il fallait que je fasse quelque chose pour me lâcher un peu. J’ai décidé de me concentrer sur les réglages de mon appareil photo pour oublier le stress, ce qui a marché avec succès ! Je quittais les coins pour faire le tour du grand salon puis, finalement, passais au milieu des invités, les prenants en photo avec leurs sourires et leurs verre en main.

C’était pas très pratique les photos de portrait avec les murs blancs de la maison. Je n’arrivais pas à de très bons réglages avec mon flash que j’étais obligé d’utiliser car je n’ai pas la plus haute technologie de capteur. Ça passait mieux avec les photos de groupe car l’alignement des personnes masquait le fond.

Plus le temps passait, plus j’étais à l’aise. Moi qui suit d’un naturel assez timide et introverti, je me surpassais dans cette soirée!

De temps en temps, je croisais Lowell, tout sourire avec son coté de fêtard, et me disait de me lâcher et surtout de me servir en nourriture et en boisson! Quand il était accompagné, il en profitait pour me présenter et me demandait toujours de faire des photos de lui et ses amis.

D’autres fois, je croisais les autres photographes alors on s’échangeait nos réglages d’appareil. C’était vraiment sympa comme expérience! J’avais oublié que mon costume n’était pas à ma taille et j’avais passé du très bon temps.

À la fin, on a fini le banquet avec Lowell et quelques invités qui tardaient à partir, dont cette femme de Paris, très sympa. Ça nous a fait un bon repas entre petits hot-dog de qualité, fromages, pains et biscuits français.

En rentrant chez Lowell en voiture, je lui expliquait ce que j’avais vécu et à quel point je n’aurais jamais pensé vivre une expérience comme celle là! Il en était tout aussi heureux que moi.

De retour à son appartement, je lui montre mes photos qu’il apprécie bien. Il en choisira les meilleures et les enverra aux personnes présentes à la soirée. Ce qu’il a le plus aimé, c’est le fait que j’ai également pris des photos de la décoration ou même de la nourriture.

Il faut dire, il y’avait de très belles œuvres aux murs et la nourriture était présentée dans des plats en bois du plus bel effet !

De gauche à droite : un acteur, Lowell, un producteur, et un banquier, sur la même photo !

Toute bonne chose a une fin

Le lendemain matin, je dormais tellement bien que j’ai eu peine à me réveiller.

Lowell était déjà debout et toujours autant à fond pour me dire au revoir, ce qui m’a motivé à me lever rapidement et à passer encore un peu plus de temps avec lui.

On partagera le petit déjeuner et je ne savais comment le remercier pour la confiance qu’il m’a faite et les expériences inoubliables dans lesquelles il m’a embarqué!

Pour me remercier, il me propose de me donner les chaussures qu’il m’a prêtées pour la soirée, ce que j’accepte avec grand plaisir! Il m’a également donné une petite peluche de serpent multicolore, que j’ai toujours aujourd’hui.

Je lui fait promesse de lui envoyer des photos de mon voyage de temps en temps et, si j’y pense encore, une petite carte postale quand je serais en Australie.

Mon départ s’est fait à grands coups d’accolades. J’avais l’impression de connaître Lowell depuis si longtemps après tout ce qu’on a partager…!

Merci Lowell !

Merci Couchsurfing !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

 

Rencontres… : Lowell, à Toronto

Ma rencontre avec Lowell remonte déjà à pas mal de temps. J’étais alors expatrié au Canada. Cela faisait plus d’un an et demi que je m’y était installé. C’est aussi le début de cette période où j’avais décidé de ne pas continuer mon expérience québécoise. J’avais décidé de partir faire un énorme roadtrip qui m’a emmené bien plus loin que prévu !

Parti de Trois-Rivières, j’ai parcouru 7.600 kilomètres jusque Vancouver où, après une expérience un peu étrange avec le réseau Couchsurfing, je décide de passer aux Etats-Unis et de faire toute la côte ouest puis la grande diagonale Los Angeles – New York !

Ma voiture qui m’a emmenée jusque dans les Rocheuses Canadiennes. Et plus loin encore ! Il restait 10.000 kilomètres à faire pour revenir au point de départ !

Couchsurfing, je l’ai beaucoup utilisé dans ce roadtrip, surtout au Canada. En effet, grâce à ce réseau, je n’ai dormi qu’une seule nuit en hôtel, en un peu plus de trois semaines. C’est la première fois que je me logeais de cette manière. Lowell a été mon premier hôte.

Lowell a été la personne dont je me souvient le plus. Non seulement car ça été mon premier contact avec Couchsurfing ainsi que ma première nuit lors de ce voyage. Mais aussi pour sa personne, sa personnalité, son parcours, sa façon de voir les choses, ses valeurs, sa confiance et aussi l’expérience qu’il m’a fait vivre.

C’est tout simplement la plus belle rencontre que j’ai faite en traversant le pays.

Me voici donc à Toronto, après une longue mais belle journée, la première de mon roadtrip. Je viens de rentrer dans l’appartement de Lowell qui n’est pas encore rentré de son travail. Il est neuf heures du soir.

 

Le cuisinier étoilé

Je n’ai pas pris le temps de découvrir l’appartement : dès que j’ai posé les yeux sur le canapé, je me suis affalé dessus et y ai fait une petit sieste en attendant Lowell. Manque de pot, je n’ai pas eu le temps de fermer les yeux que je reçois un coup de fil.

« Alors, mon ami, le gardien t’as bien fait monter? Tu es chez moi?
– Oui, c’est bon, je suis dans ton salon, là. Je me repose un peu en t’attendant.
– Okay, tout va bien alors. De mon côté, je suis sur le chemin du retour. Regardes dans le frigo ce qu’il y à a manger. Ce serait cool si tu préparais quelque chose le temps que j’arrive car il commence déjà à se faire un peu tard!
– Euh… Lowell, je m’excuse mais tu as mis le doigt sur une de mes hantises : faire la cuisine! Oui, je suis Français, oui je suis censé être un cuisinier 5 étoiles mais je suis désolé, ce n’est pas mon cas!
– Ah oui? Tu as l’air bien bizarre comme Français!
– Eh oui… Et encore, tu ne sais pas tout! En tout cas, je veux bien faire un effort, mais tu risques d’avoir mal au ventre après!
– Haha! Bon, on va s’arranger autre chose! T’en fait pas! J’arrive dans 10 minutes!
– D’accord, merci de nous avoir épargné un repas catastrophique! À tout de suite!».

Voilà ce dont je suis capable. Bon, ce n’est pas ma photo, mais ça m’est déjà arrivé, en moins pire tout de même ! C’est ce jour où j’ai appris qu’il fallait mettre un plat en-dessous…

Eh oui, je déteste faire la cuisine!

Bon, je sais quand même faire quelques plats très simples que l’on qualifie souvent de « bouffe d’étudiant » et d’ailleurs, je suis tout comme eux un spécialiste des pâtes, du riz, des omelettes et je suis capable de cuire un steak-haché à toutes les cuissons existantes.

Aussi, un micro-onde n’a aucun secret à me dévoiler étant donné que je connais par-cœur la moitié des modèles présents sur le marché… Je suis un spécialiste!

J’étais très déstabilisé, encore plus après ce petit épisode.

Dans la réalité, c’était mon premier roadtrip en solo, dans un pays que je ne connais pas, chez quelqu’un que je ne connais pas et que je n’ai pas encore vu en vrai. De plus, j’ai démissionné de mon boulot et je ne sais pas de quoi sera demain, ni la prochaine heure de temps qui va passer. Je suis dans l’inconnu le plus total, et assez loin de ma zone de confort.

Lowell, le jamaïcain

Lowell. Photo : Couchsurfing

Il est toujours souriant et très positif, tout le temps à fond mais sans jamais avoir l’air stressé. Il a le rire contagieux, le contact facile et aime aider les gens. C’est pour cette raison qu’il fait partie du réseau Couchsurfing. Extraverti, sensible, optimiste, tout le temps en mouvement, il me booste et me met tout de suite en confiance.

Dans son parcours atypique, il a beaucoup voyagé et vécu dans plusieurs pays avant de s’installer à Toronto. Il fait toujours quelques voyages familiaux en Jamaïque, dès qu’il a assez de temps.

Il a 48 ans mais on lui en donne dix de moins sans problème. Toujours habillé de beaux costards et de chaussures à talonnettes, traînant sa petite mallette noire de sa main droite sûre, il est le co-fondateur d’une entreprise de marketing et de communication à Toronto.

«Bon, mon ami-français-mais-qui-ne-cuisine-pas! Est-ce que tu as faim, au moins?
– Un petit quelque chose à manger, je ne dirai pas non!
– Bon, là il est un peu tard, je commence a fatiguer mais j’ai la solution! T’aimes bien la cuisine exotique? Les trucs épicés ?
– Oui, c’est sans problème, j’aime bien les plats Indiens, Pakistanais, Chinois et tout ça!
– Bien, bien! T’as déjà mangé Jamaïcain?
– Non, c’est comment?
– Ah, mon ami, il faut absolument que tu goûtes ça une fois dans ta vie! C’est plutôt épicé mais tu peux le commander sans épices, si tu veux. Des choses à base de semoule ou de riz, du poulet avec des légumes, pour les plats de base. T’aimerais ça?
– J’essaierai sans problème! Ce sera un plaisir de goûter la cuisine de ton pays!
– Super! Il y a un restaurant Jamaïcain que je connais bien juste en bas de chez moi, on va commander?
– C’est parti! ».

Encore une première expérience pour aujourd’hui. Un repas Jamaïcain! Voilà qui change un peu.

On va à pied à ce qui se présentera plutôt comme un genre de fast-food où l’on est servit que par des Jamaïcains. En poussant la porte, ça sent déjà très bon! Lowell m’explique un peu les plats car mon vocabulaire d’anglais culinaire est aussi bon que mon niveau en cuisine…

Puis je choisis, suivant ses conseils, quelque chose de plutôt simple avec du poulet épicé, du riz et du céleri.

Remonté à son appartement, je me met à déguster ce nouveau style de cuisine et c’est effectivement épicé mais super bon. J’ai encore l’odeur du plat dans le nez et j’en aurai bien repris un peu!

Le « Wierd Frenchy »

«Bon, maintenant, il est temps que j’en apprenne plus sur le putain de français bizarre que tu es! Il avait insisté et bien marqué la pause sur le « putain », puis on est partit en éclat de rire tous les deux!
– Bizarre, oui. Mais tu n’as encore rien vu! Accroches-toi, je vais y aller d’une traite!
– Vas-y, je suis prêt! Il s’agrippe à la chaise.
– En plus de ne pas aimer faire la cuisine, je n’aime pas le football et je n’aime pas le vin non plus!
– Quoi??!! Tu n’aimes pas le vin? Mais comment tu fais? Il était désemparé.
– Eh bien, je bois de l’eau! Lui dis-je avec un sourire.
– T’es vraiment bizarre… Et la bière?
– Oh, j’ai testé quelques bières de microbrasserie au Québec mais sinon, pas grand chose.
– Eh bien dis-donc, c’est rare les gens comme toi! Tu mériterais le surnom de « Weird Frenchy »! On part tous les deux en éclat de rire, puis il reprend. Et c’est quoi que tu n’aimes pas dans le football?
– Je trouve que c’est un jeu trop lent, et au moindre contact, les joueurs pleurent, ils en font de trop… Je préfère le basketball, c’est plus vivant et il y a plus d’action!
– Et le hockey sur glace, tu as déjà été voir un match? Ils sont bons à Montréal!
– J’ai jamais vraiment trop accroché… Pour le coup, c’est l’inverse, c’est trop violent! ».

Puis je lui explique que j’ai quitté mon travail, que je commence ma traversée du pays par Toronto et qu’une fois terminé, je rentre en France avant de faire une demande de Visa pour l’Australie, le prochain pays que je veux visiter. Il m’avouera alors sa jalousie envers mes projet.

L’Australie, une expérience extraordinaire ! à cette époque, c’était encore presque un rêve. Je l’ai réalisé avec succès ! Ici aux îles Whitsunday.

Le Rwanda

«Tu sais, ça me rappel ma jeunesse… Enfin, quand j’avais ton âge, je veux dire ! Je suis partis à Dubaï car ça commençait à vraiment bouger. C’était le début des grosses constructions. Il y avait du business à faire et j’y ai travaillé pendant 5 ans. Une fois que les projets étaient fini, je voulais aider des gens en difficulté parce que mon père m’a inculqué le sens du partage. Il m’a bien expliqué dès mon plus jeune âge qu’il y avait des gens qui vivaient sans rien sur Terre et qu’il fallait penser à eux avant de penser à soi. Alors, j’ai pris mes valises et je suis partis au Rwanda. Pendant 2 ans, j’ai bossé sur un projet d’aménagement de terrains de football pour les jeunes en partenariat avec Nike. J’ai reçu une distinction pour ça, j’ai été accueilli dans le bureau de hauts dirigeants du pays pour ça. Mais plus que tout, je me suis vraiment éclaté à mener à bien le projet avec les jeunes malgré la misère qui règne dans ce pays. J’y retournerais bien au Rwanda! Mais maintenant, c’est trop la guerre… Je suis vraiment déçu par la tournure qu’a prit ce pays… J’ai l’impression que tout ce que j’ai fait la bas pour cette population en difficulté, n’a servit à rien. Enfin… Là-bas, j’ai rencontré une personne avec qui je suis devenu ami et on est venu à Toronto pour lancer une boîte de marketing et de communication.

-Tu as un parcours atypique! Lui dis-je tout étonné. Ça a du être une super expérience de vivre dans un pays peu développé comme celui-là.

-Oui, c’est vrai! Mais tu vois, ce que j’ai le plus aimé là bas, c’est que je me suis rendu compte que l’argent, c’est pas le bonheur. Le vrai bonheur, c’est quand tu n’as rien. Parce que posséder, c’est se déconnecter de la réalité, c’est s’enfermer dans un univers fait de faux. Aussi parce que tu arrives à te démerder sans rien. Le bonheur, c’est la simplicité. Et là, à te dire ça, je veux dire, ces voyages que tu entreprends, tu me rappel tout ces moments de vrai bonheur que j’ai vécu quand j’ai voyagé au Rwanda. C’est les meilleurs souvenirs que j’ai de ma vie! Et vraiment, tu as raison de voyager comme ça tant que tu le peux! Fais-toi plaisir! ».

La soirée s’est terminée sur ces touches de nostalgie. J’avais déjà repris tous mes repères en anglais à force de discuter mais je ne savais plus quoi lui dire après ce témoignage. Il était tellement émotif à me raconter tout ça !

Quelques années plus tard… Je mets les pieds en Indonésie. C’est à ce moment que je l’ai compris aussi.
Afficher le bonheur sur son visage alors que l’on vit dans la pauvreté… C’est possible !

Chauffeur du président Lowell

Le lendemain matin, pour le remercier de sa sympathie de la veille avec le repas Jamaïcain, et comme je sais qu’il utilise les transports en commun pour se rendre en ville, j’ai décidé de l’attendre pour lui proposer de l’emmener à son travail avec ma voiture.

Comme tous les matins, il est en retard. Il court entre sa garde-robe, la salle de bain et son ordinateur. Il serait presque capable de répondre au téléphone en se brossant les dents et en écrivant un mail à la fois ! C’est une personne très occupée, tout le temps en action. En fait, il bosse tout le temps, du lever au coucher.

Arrivé à ma voiture, je suis un peu gêné. J’ai une voiture familiale un peu bas de gamme remplie de plein d’affaires de partout. Lui, il est en costard tout neuf Hugo Boss, il est patron d’une entreprise qui tourne, il est très loin d’être pauvre et pourrait se permettre un bolide de luxe dans son garage.

J’ai l’impression d’être le chauffeur d’un président, la limousine remplacée par un taudis rouillé à 4 roues.

Il ressent bien cette gêne chez moi pendant que je fais de la place pour qu’il puisse s’asseoir. Alors il me dit :

« Tu sais, quand j’étais à Dubaï je roulais en grosse Jaguar et j’avais plus d’argent à la fin du mois. Aujourd’hui, je vais bosser en bus et ce même argent, économisé donc, je le réinvesti dans ce que j’aime et ce qui me fait plaisir plutôt que dans un objet futile ».

Il m’a cloué sur place… Je n’ai pas su quoi dire ! Tellement de vérité et de bon sens en si peu de temps, je n’étais pas prêt !

Une fois dans ma voiture, on avait pas eu le temps de mettre nos ceintures que ça sonnait déjà dans tous les sens! Pas toujours facile d’être patron. Il était tellement prit dans ses conversations que ça en était gênant quand je lui demandais où tourner car il était concentré dans son appel.

La première fois, ça allait, le feu était rouge. Mais après, comme j’avais les indications au dernier moment, c’était plutôt stock-car! Alors il rigolait en même temps de parler puis il coupait sa conversation pour me dire que j’étais bon pilote. Toujours le mot pour rire ce Lowell!

La surprise

Plus tard dans la journée, il me passait un coup de fil alors que je visitais la ville. Il voulait que je le rejoigne à son travail. Il fallait absolument qu’il me présente à ses collègues. Alors je lui dit que c’est trop d’honneur! Je suis toujours aussi gêné, mais il insiste, alors j’y vais.

Je fais rapide connaissance de ses deux associés, dont celui qu’il a rencontré au Rwanda, et de sa secrétaire. Puis, ce sera au tour de son groupe de travail dans un petit open-space à coté. Ensuite, il m’emmène dans son bureau, il m’offre un café… Et me dit de m’asseoir… !

Ce que va me proposer Lowell va sortir totalement de ce à quoi je m’attendais. Quelque chose qui va me pousser loin dans mes retranchements. Une opportunité et une expérience que jamais je n’aurai cru possible !!

Une journée inouïe m’attends.

Tout ça sera à suivre dans le prochain article sur ma rencontre avec Lowell !!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Expatrié au Québec : Pourquoi je ne suis pas resté ?

Cela faisait un an et demi que j’avais posé les pieds au Québec. J’étais arrivé de France avec une valise de 23 kilos… Et c’est tout !

Bon, j’ai un peu triché. J’avais déjà mon contrat de travail et mes futurs collègues m’attendaient de pied ferme. Je n’ai pas eu grande difficulté financière, ni de soucis de recherches de travail infructueuses à rallonge. Deux jours après mon arrivée, je commençais déjà à bosser !

Oui, vous pouvez m’insulter de tous les noms 😉

Mais un an et demi après, je devais faire face à un dilemme. Après avoir trouvé une collocation, acheté une voiture, voyagé aux USA et au Québec… Mais surtout après m’être intégré à une autre culture, à avoir appris une seconde langue française, et bien sûr m’être attaché au pays, à mon environnement de travail et à mes collègues, la grande question se posait !

Rester ou partir ?

Je gagnais très bien ma vie, je me plaisais généralement bien dans tous les aspects de ma vie au Québec. Mon entreprise voulait prolonger mon contrat pour 2 autres années. Le bonheur !

Mais au grand damne de tout le monde, famille, comme amis, comme collègues, j’ai décidé de partir !

En réalité, ça faisait quelques mois que j’y réfléchissais, que je me posais constamment la question. Mon premier contrat avait une durée de 2 ans. Compte tenu du temps pour les papiers d’immigration, je savais à peu près à quel moment les ressources humaines de mon entreprise allaient me contacter pour la suite. J’avais bien calculé mon coup !

Car, tu sais, c’est comme la décision d’une vie.

Tu peux dire oui, tu peux dire non.

Mais dans tous les cas, tu ne sais pas où ça va te mener, tu ne sais pas si le choix que tu feras sera le bon.

On ne répond pas à ce genre de question en un simple claquement de doigt !

Coucher de soleil sur la rue principale de Trois-Rivières, la ville où j’habitais.

 

Pourquoi je suis parti au Québec ?

J’ai quitté la France par curiosité, parce que je voulais voir quelque chose de différent, de découvrir une autre culture. Je suis aussi parti pour une autre raison plus égoïste car elle m’est très personnelle, pour mon évolution perso, pour m’évader, pour me faire un genre de thérapie. J’avais besoin d’un bon grand bol d’air !

Aussi, je me suis embarqué là-dedans comme dans une aventure, un défi à relever. C’est juste un millier de facteurs dans ma vie qui m’ont poussés a aller de l’avant de cette manière.

Quand je dis que j’ai mis 3 mois de réflexion à me lancer, c’est parce que la France c’est mes racines, c’est toutes mes habitudes quotidiennes. Quand j’ai arrêté de penser à tout ce que j’allais perdre, j’ai penser à tout ce que je pouvais gagner. Alors l’hésitation à vite disparue !

Est-ce que je le regrette ?

Non. Et encore non !

L’expérience n’a bien sûr pas été aussi simple que ça. Quelques évènements comme les anniversaires, le jour de l’an, Noël, même une naissance. C’est pas simple quand tu es seul, loin de ta famille et de tes amis. Ça rappel que oui, on est partit seul et on est loin de ses proches. C’est une habitude dure à prendre et que je ne suis pas arrivé à prendre.

Aussi, le choc des cultures était parfois assez dur ! Ce n’est parce que l’on parle la même langue que tout est pareil ! S’adapter à une autre mentalité, à une autre façon de se nourrir, à un autre système de santé et j’en passe et des meilleures. Même après plus de un an, c’était encore parfois difficile.

Ça non plus, ça ne se fait pas en un claquement de doigt.

J’essayais de m’ouvrir au maximum. J’essayais de me rentrer dans le cerveau que c’est comme ça qu’on vit ici, que c’est comme ça que ça se passe ici ! Il faut t’intégrer, te ranger dans les rangs, mais à la fois ne pas oublier tes origines. Et c’est de garder ses origines qui est le plus dur.  En réalité, c’est un mix qui est quasiment impossible.

Mais que ce serait-t-il passé si je n’étais pas parti?

C’est simple. Si je n’étais passé par la case « Québec », je ne serais pas où je suis aujourd’hui, je ne serais pas qui je suis aujourd’hui, je ne saurais peut être toujours pas ce que je veux réellement faire de ma vie. Je n’aurais pas tous ces projets en tête qui me dirigent tout droit vers mon propre saint-graal, vers ce que je veux dans ma vie.

Au début, je pensais surtout que ce fameux choc des cultures était une des grandes raisons de mon choix du retour en France.

Mais aujourd’hui, après quelques années de recul, il y a une autre multitude de petits détails, de petites anecdotes que j’ai vécu là bas, qui ont bien plus d’impact que ce que je pensais !

En voici quelques unes !

Baraques de pêcheurs à Natashquan, petit village de la Basse-Côte-Nord.

 

Je me suis déraciné de mes habitudes

Se détacher de son pays et de ses origines est quelque chose d’unique à vivre. De plus, la thérapie que je recherchais a été bien plus efficace que prévu.

C’était comme si j’étais né à nouveau, comme si j’avais vécu emprisonné entre 4 murs pendant 25 ans sans jamais avoir vu la lumière et qu’on m’avait soudainement libéré. Je repensais sans arrêt à mon passé en France, depuis mes premiers souvenirs, jusqu’aux derniers. C’était automatique !

Je me rappelais à quel point j’étais con quand j’étais ado, à quel point j’ai pu m’amuser pendant mes études supérieures, à quel point j’étais nul quand j’ai commencé ma vie professionnelle. Je me rappelais de toutes mes erreurs, de tout ce que j’ai pu raté si j’avais agit différemment.

Je réalisais alors à quel point j’avais évolué dans ma tête mais aussi à quel point j’avais perdu mon temps à rester dans mon pays. Pourquoi je n’étais pas parti plus tôt ? Pourquoi, bordel ?

Tu vois, des fois ça a du bon de ressasser le passé !

Je n’ai jamais autant réfléchi sur moi et sur le monde qui m’entoure depuis ces jours là !

J’étais sur une nouvelle voie. Une voie à grande vitesse. Une voie qui me menait directement au but de ma vie. Une vie toute tracée qui attendait bien (trop) sagement que je la trouve !

« L’autoroute, c’est par où ?
– Par là !
– Okay, merci ! »
Photo : rassemblement automobile à l’Autodrome de Saint-Eustache, près de Montréal.

 

J’ai découvert que le voyage allait désormais être une partie intégrante de ma vie

J’étais déjà curieux de découvrir le Québec. Mais y mettre les pieds m’a fait devenir un drogué de voyage et de découverte.

J’ai pu visiter des villes et aller dans des endroits où je n’aurais pas pu aller si j’étais resté en France. Ça aurait en tout cas été beaucoup plus difficile.

Bien sûr, je suis très loin d’avoir tout vu. Mais parmis les meilleurs endroits que j’ai pu visiter quand j’étais au Québec, je citerais la ville de Québec, l’île d’Orléans et les Fjords du Saguenay. Aux Etats-Unis, l’incontournable ville à la fois bordélique et rangée de New York. Mais aussi l’incroyable histoire et architecture de Détroit. Des histoires que je pourrais raconter à longueur de journée et des souvenirs indélébiles !

Je ne tennais plus en place et tous les jours je me disais « il faut que j’aille en Floride ou en Californie, pis pourquoi pas faire tous les Etats, aller au Chili, au Mexique, en Argentine, en Equateur, en Alaska, … ». Bref, je voulais profiter du fait d’être sur ce continent. Ce que j’ai fait en traversant le Canada, puis en longeant la cote Ouest américaine et en traversant les USA de Los Angeles à New York, en passant par Chicago et Washington.

Encore aujourd’hui, ça n’arrête jamais. Et plus le temps passe, et plus ça s’amplifie. J’ai une nouvelle destination en tête toutes les semaines et au final je me dis « Allez, fuck ! Je fais le tour du monde et on en parle plus ! »…

Comme dit le proverbe : « Si voyager était gratuit, vous ne me reverriez plus jamais ».

Il en est de même pour mes projets. Si je devais lister les pays que j’ai envie de visiter et les projets que je veux réaliser, il me faudrait plusieurs feuilles A4…

Vue sur Jasper et le fleuve Athabasca, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Il y a des rencontres normales, et des rencontres qui changent votre vision de la vie !

Je vais vous faire part d’une des rencontres qui m’a le plus fait réfléchir. C’était un collègue qui allait bientôt partir en retraite. Un autre collègue avait déjà parlé avec lui de sa retraite. Il m’avait dit que c’était pas fameux ! Alors, je suis aussi allé le voir pour lui demander comment il abordait ça la retraite, comment il se sentait. Voici ce qu’il m’a dit :

« Regardes. Moi, là, je suis à la retraite dans 2 ans. J’ai tout fait et j’ai tout vu dans cette boîte. J’y suis presque depuis le début, depuis 1974. J’en ai aligné des heures, tu ne peux même pas savoir comment ni à quel point. Je ne sais même pas si c’est légal !

Aujourd’hui, je suis lavé, lessivé, retourné et tout ce que tu veux. J’en peux plus…! J’ai l’impression que je n’ai vu que le sol sur lequel on marche et je me trouve chanceux de pouvoir encore le voir !

Depuis que je suis arrivé ici, j’ai économisé. Et là, je te le dis à toi, j’ai plus de 500.000$ sur mon compte d’épargne qui seront débloqués à ma retraite. Et ça, c’est peut être une des plus belles choses que j’ai faite de ma vie. Économiser. Aujourd’hui, le seul bonheur de ma vie, c’est ca. Ça va être de pouvoir enfin en profiter un peu.

Mais je ne sais pas pendant combien de temps !

Tu vois, toi, t’es jeune. Je suis sûr que la retraite, t’y pense pas, ça ne te touche pas. Tu travailles, tu fais de l’argent, tu vis ta vie au jour le jour et j’ai rien contre ca. Mais regardes bien autour de toi, regardes bien…!

Moi, tout ce que je vois, c’est des jeunes qui ne pensent pas à ça, qui ne voient pas leur futur. Je les voit, là, leur femme sont enceinte…, ils sont encore a bosser 60 heures…, leurs femmes accouchent…, ils se mettent à faire des heures supplémentaires pour parer aux frais. Ils ne prennent pas de vacances, ils n’ont pas le temps de voir leurs femme, leurs enfants, leurs famille, pas le temps de voir leurs amis, pas le temps de s’occuper d’eux-mêmes…

Tout le temps libre qu’il ont, ils le passent a dormir à cause de leurs heures. Ils passent leur vie à se tuer au travail. Ils ont des cernes et les yeux cloqués à 30 ans… Je vois un feu de braise sous chacun de leurs pieds ! Pour quoi ?? Pour quoi ??

Tu vois, moi, à leur âge, j’étais pareil. Je faisais tout comme eux. Et aujourd’hui, je regrette tout ça. Ça m’a tué à petit feu. Je n’ai pas du tout profité de ma vie. Et c’est la chose que je regrette le plus dans ma vie…

Tu me vois, là. Je suis tout joyeux et tout. Je fais des blagues. Je déconne tout le temps et tout. Mais au fond de moi, c’est pas du tout le cas. Alors, mon jeune, tout ce que j’ai à te dire, c’est de bien réfléchir à ta vie. Fais pas le con. Fais pas le con ! ».

Une expérience de vie on ne peut plus criante. Je m’attendais à tout sauf à ça ! J’étais cloué au sol…

Comme quoi, écouter les expériences des « vieux », ça vaut le coup !

Selfie avec le « Trou du Diable », à Shawinigan. Si vous regardez mes yeux, vous ne pourrez pas rater mes cernes !
Elles ont trop souvent été aussi noires et énormes…

 

La fatigue due à mes horaires de travail

Je faisais 60 heures par semaine. Ça fait beaucoup, c’est vrai. Je me disais que même avec les jours de repos, je ne pouvais pas faire ça toute ma vie, encore moins si t’as une petite famille. Et puis enchaîner 60 heures de jour et 60 heures de nuit, encore pire.

Je suis venu ici et je le savais. J’en était bien conscient, à 200%. Je sais pertinemment que c’est mauvais pour la santé.

Ce qui m’attirait dans ces horaires, c’était d’avoir 5 jours de congé apres 5 jours de travail, toutes les semaines, pour pouvoir visiter un peu. C’est tout. Et c’est vrai que pour ça, vive les horaires en 5/4 !

À un moment, pour des raisons de planning, je suis passé à 40 heures pendant quelques semaines. Ça me l’a confirmé, et je l’ai prit en pleine face ! Je ne voulais plus faire 60 heures et je voulais plus faire d’heures supplémentaires. Je ne voulais plus me lever à 3h le matin ou me coucher à 5 heures du matin pour de l’argent. Ça ne m’intéressait plus.

Parce que j’avais réalisé que j’échangeais ma vie contre de l’argent.

Tiens, ça me rappel quelque chose cette phrase ! Je repensais à cette discussion dont je parlais juste au-dessus ! J’ai beaucoup observé, j’ai pris du recul, j’ai questionné subtilement mes collègues, pendant plusieurs semaines.

Et il avait raison ! Les gars n’ont pas le temps pour eux. Il avait raison, ils n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants. Il avait raison, ils passent leurs jours de repos à dormir. Il avait raison, ils…

Bon, je continue ?

Il y a des jours où je ne faisais rien parce que je me sentais trop fatigué. Ça m’est même arrivé de ne rien faire pendant une semaine complète. Avant, j’étais connu pour bailler souvent au travail, et c’est vrai ! Mais maintenant, je ressens vraiment le besoin de dormir 10 minutes, plus que de bailler, et ce à n’importe quelle heure de la journée. Je sentais aussi que j’avais une pression artérielle de merde depuis quelques mois et j’avais une fatigue que j’avais du mal à éliminer.

Pour moi, la santé c’est la chose primordiale, c’est l’essence et l’huile que tu mets dans ton moteur, c’est l’énergie électrique qui allume ta lampe, c’est l’attraction terrestre qui te fait rester au sol. C’est la chose que tu dois t’efforcer de prendre soin en tout temps et qui doit tourner rond comme une horloge suisse jusqu’à la dernière petite goutte d’huile.

Je connaissais certains collègues qui étaient tout content de faire plein d’heures parce que ça leur donnait de l’argent. Bizarrement, c’était les mêmes qui prenaient une chaise et qui faisaient une sieste à chaque pause et tous les jours.
Certains arrivaient les yeux explosés au boulot plusieurs fois par semaine et te racontaient qu’ils n’avaient pas réussit à dormir plus de 2 heures parce qu’ils sont décalés à cause des horaires.

C’est ça que t’appelle vivre, toi ?

Je me disais : « Attends, là. Ils échangent leur vie contre de l’argent… ?! Je suis en train, moi aussi, d’échanger ma vie contre de l’argent… ?! ».

« Ils ont des cernes et les yeux cloqués à 30 ans… »

« Je vois un feu de braise sous chacun de leurs pieds… »

Et moi, j’étais là, je les regardait endormis tête contre la table, et je me disais : « Fait péter l’extincteur ! Maintenant ! Tout de suite ! ».

Le fleuve Saint-Maurice, vu depuis un hydravion. Près de Trois-Rivières.

 

« Comment tu voudras être plus tard ? »

En même temps de me poser la question de savoir si j’allais rester ou non, je pensais à mon futur. À force de questionnement, j’ai fini par trouver la bonne question à me poser pour avoir une réponse claire.

« Toi, quand tu seras vieux, tu voudras être comment ? Tu voudras être qui ? »

« Est-ce que ca te dis de finir comme un zombie à 40 ans, ou est-ce que tu préferes être en super forme ? ».

Avec tout ce temps passé au Québec, j’ai bien compris une chose.

Dans la vie, il n’y a pas que le boulot, il n’y a pas que manger / dormir / payer, il n’y a pas que la France, il n’y a pas que le Canada ou les USA.

Je préfère être quelqu’un qui a parcouru le Monde toute sa vie que quelqu’un qui a parcouru toute sa vie le chemin qu’il emprunte pour aller travailler !

C’était clairement la dernière étape de mon raisonnement !

Alors, j’ai fait des économies. Et je suis parti !!

Je suis parti vivre ma vie.

Vivre la vraie vie.

Vivre la vie que je veux vivre.

Tout ceci est donc à la fois le résumé et la conclusion de mon expatriation !

Mon expatriation m’a aidé à trouver qui j’étais et ce que je voulais faire de ma vie. Autrement dit, deux des choses les plus importantes de sa vie !

Il y’a un an, tout était différent. Et maintenant que je regarde en arrière, je réalise qu’une année, ça peut faire beaucoup à une personne.

 

Et toi, tu serais du genre à t’expatrier si tu en avais l’opportunité ?

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Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Canada #1 : L’incroyable Joffre Lakes Provincial Park

Il ne faut surtout pas rater l’unique panneau de l’entrée du parc sur la Duffey Lake Road (Route 99) ! Je le dit parce que c’est bien ce qui a faillit m’arriver !

Assez surprenant même, le parking est juste en contrebas de la route, pas besoin de s’éloigner de plusieurs dizaines de kilomètres de la route principale comme c’est souvent le cas dans les Rocheuses.

Je vais vivre dans ce parc une expérience que je considère unique et qui mérite sa petite histoire.

 

Ma nuit précédente avait été assez mouvementée ! Perdu dans l’infinie et splendide nature Canadienne, je n’avait pas d’autre choix que de dormir à l’arrache dans ma voiture, en banlieue de la ville de Kamloops. Le thermomètre était descendu à 3 degrés, me réveillant à 4 heures du matin. On est début Octobre, mais les nuits commencent déjà a se faire fraîches.

J’avoue que mon sac de couchage était un peu léger et penser que dormir habillé avec un manteau d’hiver, des moufles aux mains, une écharpe au cou, un bonnet visé sur la tête et les chaussures au pied n’est pas toujours si efficace quand on ne bouge pas pendant quelques heures.

Je notais dans mon carnet de bord « Le problème est surtout le nez ». Car, oui, je n’avais froid que au nez ! Il a fallu que je redémarre la voiture pour avoir du chauffage, le temps de faire une heure de route en plus et de m’arrêter à nouveau à une station service déjà ouverte pour faire le plein mais également pour y finir ma nuit, toujours dans ma voiture, derrière le bâtiment de la station, accompagné de quelques camionneurs.

Cependant, cette première expérience du froid au nez me fera trouver une solution facile pour les autres fois : au lieu de retrousser le bonnet sur ses bords, je les laisserai tomber jusque sur le dessus du nez. Une idée bête mais efficace puisque je ne me suis plus jamais retrouvé le nez congelé à 4 heures du matin !

Bref ! Fermons la parenthèse !

Avec ces petits imprévus, les heures de route et les nuits en voiture ou chez des Couchsurfers accumulées depuis un peu plus de 2 semaines, j’étais assez crevé. En somme, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’était sans compter mon arrivée au Joffre Lakes Provincial Park…

Le Lower Joffre Lake, accessible en 15 minutes de marche depuis le parking.

 

Au départ, je voulais juste voir le lac inférieur, nommé Lower Joffre Lake (photo ci-dessus). J’avais perdu ma motivation avec la fatigue !

Arrivé face à ce premier lac, je tombe nez à nez avec une petite équipe de tournage de 2 personnes qui filmaient un documentaire sur la faune du parc. Ils attendaient que les oiseaux survolent le lac au ras pour les filmer.

Je discute un peu avec eux, je prends mes photos puis je leur dit que je continue ma route en direction de Vancouver, ce à quoi ils me répondent : « Il faut absolument que tu montes jusqu’au Upper Lake ! Ça monte pendant 5 kilomètres mais tu vas pas le regretter. Franchement, c’est la plus belle randonnée qu’on a jamais faite dans les Rocheuses, les points de vue sont superbes… ». Ils n’ont pas manquer d’argument ces deux là !

Du coup, le moral remonté à 300%, je les remercie et je fonce au parking afin de m’équiper pour la montée ! Et puis, on va pas se mentir, la simple vue du Lower Joffre Lake m’a aussi mis l’eau à la bouche par sa beauté… Je suis curieux de voir la suite.

Sur les conseils des deux caméramen, j’attaque avec enthousiasme la montée… Qui monte fort ! Mais la beauté de la nature rend l’effort fourni au centuple.

Tout d’abord, on traverse une forêt vierge aux grands arbres et au sol tapi de mousse verte fluo qui s’ouvre sur un panorama permettant de voir la forêt s’étendre dans la vallée jusqu’au Mount Chief Pascal. On peut aussi voir un bout du Lower Joffre Lake. Déjà franchement sympa, mais plus les kilomètres de marche s’accumulent et plus on s’approche du Paradis !

Arrivé au Middle Joffre Lake, on découvre avec surprise une couleur d’eau que je n’ai jamais vue, totalement irréel ! Une eau qui paraissait comme solide, la transparence y avait disparue! Les gens de Parc Canada ont en plus eu la merveilleuse idée d’installer des bancs en bois visiblement faits à partir de troncs d’arbres récupérés dans le coin, histoire de prendre une pause au pied du lac.

Après 2.5 kilomètres de montée, sur les coups de 10 heures, il fait bon de prendre un petit encas dans un lieux aussi idyllique !

On a versé un peu de lait dans l’eau turquoise du Pacifique… !!

 

Me voilà a grignoter mes biscuits en essayant de trouver des mots pour décrire le moment que je suis en train de vivre quand j’aperçois des oiseaux dans un arbre près de moi. Ça me fait repenser à mes deux reporters rencontrés en bas… Ils feraient mieux de monter ici !

En continuant de manger mes biscuits, je remarque au son des piaillements que les oiseaux s’approchent de moi. Mais je ne leur donnerai pas de quoi manger, ce sont des consignes de base a respecter dans les parcs naturels : ne pas nourrir les animaux, même de simple petits oiseaux.

Alors, en gros égoïste, je ferme ma boite de biscuits et je la range bien au fond de mon sac pour ne pas être tenté de le faire quand même. Puis, machinalement, je tends ma main devant moi pour leur faire un lieu d’atterissage en me disant que si ils ont vraiment faim, ils devraient venir dans ma main.

Il n’a pas fallu plus de 2 minutes pour qu’un premier volatile vienne se poser sur ma main ! Puis, 10 secondes plus tard, un autre ! Alors je me dépêche de sortir mon appareil photo pour immortaliser le moment avec le lac en fond de plan. Je remets ma main et en voilà un troisième ! Et un quatrième ! Un véritable balai ! Fantastique.

Magique !!

 

Quelques minutes plus tard, remis de mes émotions, j’entame la dernière étape : suite et fin de la montée jusqu’au Upper Joffre Lake. C’est la partie la plus courte mais aussi la moins simple car le sentier se transforme en escalade de gros rochers parfois glissants à cause de la cascade qui passe tout près.

On ne lui en voudra pas, elle est si jolie cette cascade… Et ce pont en bois un peu plus loin aussi ! Ah, mais tout est beau ici !

Le Joffre Lakes Provincial Park, c’est comme un escalier géant : à chaque lac une marche, que dis-je 10 marches (!) qui nous emmènent encore un peu plus proche de la perfection visuelle… Et, tout en haut, on arrive au Paradis. Oui, vous m’avez bien lu, au Paradis !

Le Upper Joffre Lake possède une couleur similaire au Middle Joffre Lake : juste un peu plus foncée et surtout un peu plus transparente, laissant apparaître le fond des berges. Seulement, il est cette fois-ci entouré de ces si jolies petites montagnes et, tout au fond en face, on voit la langue du Matier Glacier dépasser de la crête rocheuse. Que c’est beau !

Une vue de rêve… !

 

Le paradis…

 

Une chose est sûre : ne négligez jamais les gens que vous croisez en voyage. Parlez avec eux. Un simple bonjour peut se transformer en rien tout comme en une expérience exceptionnelle !

Reste plus qu’à redescendre… Malheureusement ? Eh bien non !

En effet, cette randonnée se présente sous la forme d’un aller-retour simple. On redescend donc par le même chemin. Retour au Middle Lake et retour au Lower Lake ! Dans ce parc, c’est deux pour le prix d’un !

J’en redemandais encore, pour le plus grand bien de mon corps qui, au final, s’épuisait peu à peu de l’effort, sans oublier le « syndrome de la rétine qui se décolle » de plus en plus douloureux à chaque clignement d’oeil, façon de parler !

Selon moi, si vous allez en BC et que vous ne passez pas par le Joffre Lakes Provincial Park, vous avez rater votre voyage… Si vous y passer ne serait-ce que pour y faire un petit tour, vous finirez au Paradis !

Ce moment de mon road-trip à travers le Canada fût l’événement le plus marquant de mon voyage, la cerise sur le gâteau ! Et c’est toujours avec émotion que je raconte ce passage.

Aujourd’hui, je suis heureux car j’ai réussi ma deuxième mission : après l’avoir vécu, j’ai pu aujourd’hui trouver le courage de contrer mes émotions et de partager ce bout de mon histoire sur mon blog !

Bien à vous,

Aymeric – Pictures From The World
Qui suis-je?

À travers le Canada (Ebook gratuit !)

Bien le bonjour à toi, lecteur du blog Pictures From The World !

Après plusieurs semaines de rédaction, mon livre relatant ma traversée du Canada en roadtrip est disponible !

Version 2.0 disponible !!

  • Meilleure lisibilité
  • Plus de photos
  • Photos plus grandes
  • Taux de change Février 2018 pour la rubrique « budget ».

 

Mercredi 9 Septembre 2015, Trois-Rivières, Québec, Canada.

Le temps se dégage enfin en cette fin de journée. Le ciel était chargé, parfois noirci par les nuages. Ici, on a tous attendu les éclairs et la forte pluie sans jamais que ça tombe. Le soleil couchant laissait passer quelques uns de ses rayons à travers les nuages qui s’en allaient vers l’horizon, donnant une couleur orangée éclatante et vraiment belle! Peut être un signe, peut être que mon voyage sera aussi beau que le ciel à cette heure-ci… ».

 

À 27 ans et expatrié au Québec, cette expérience de me réintégrer à une autre culture tout en étant très loin de ma famille et de mes amis  a changé ma vie… Elle m’a permis de me découvrir comme jamais avant et elle m’a propulsée dans une autre voie : celle de l’aventure !

 

C’est en Août 2015 que j’ai décidé de tout lâcher pour vivre mon rêve et voyager! 

 

À travers le Canada raconte ma traversée du pays, du Québec à la Colombie-Britannique, de Trois-Rivières à Vancouver! Des contrées boisées de l’Ontario aux splendides et majestueuses montagnes Rocheuses, en passant par les somptueux champs de céréales du Manitoba et de la Saskatchewan, s’étendant plus loin que l’horizon!

 

« Traverser les Plaines, c’est se croire sur une autre planète. Les quelques panneaux publicitaires sur le bord de la route ne sont pas comme les autres : ici on fait de la publicité pour des crédits bancaires en précisant bien que c’est pour acheter son stock annuel de fertilisants avec…! Dans les quelques petites villes que je vais traverser, comme Yorkton, les garagistes s’y connaissent plus en matériel agricole qu’en automobile. Le dépaysement y est total… C’est la planète Saskatchewan, là où tu pourrais acheter un tracteur dans un supermarché…! « .

 

Entièrement écrit par mes soins, tu découvriras mon voyage en détail:

  • mes rencontres,
  • mon expérience parfois improbables avec le réseau CouchSurfing,
  • mes anecdotes,
  • mon style de vie en voyage,
  • mes astuces pour économiser de l’argent en voyage…

Le tout est accompagné de quelques une de mes photos!

 

À mesure que l’on s’enfonce dans les Rocheuses, on se demande de plus en plus comment autant de beauté peut être réelle… Partout où je pose mes yeux, c’est sans mots. Tout est incroyable : la lumière est saisissante et les parois rocheuses semblent tomber sur la route. Je n’ai jamais traversé une contrée aussi sauvage! ».

« À 1884 mètres d’altitude, il fait -2 degrés, un vent frai souffle et il pousse à la verticale les petits flocons de neige qui commencent à tomber au-dessus du lac bleu turquoise, rendant l’atmosphère encore plus brute qu’elle ne l’était avant… C’est absolument magique… ».

 

Comme pour moi le partage est une chose très importante, j’ai fait en sorte que ce livre soit disponible à un maximum de personnes.

C’est pour cette raison que je l’ai mis sous forme d’ un  eBook gratuit !

 

Qu’est-ce qu’ils en ont pensé?

« Ton voyage canadien m’a fait rêver! J’ai tout lu de A à Z, et l’espace d’un instant, j’ai eu l’impression de lire un livre d’un grand voyageur que j’avais acheté à la Fnac! Et là, à l’heure actuelle je n’ai qu’une envie : LIRE LA SUITE! » — Johanna.

« Il y’a l’histoire en tant que telle, par dessus tu rajoutes tes ressentis, et encore par dessus tu racontes comment tu changes au fil des rencontres et du voyage, pour finir par la conclusion que j’ai ADOREE. J’ai vraiment accroché sur la partie qui je suis, comment je change, ce que je rêve de faire, comment je vois ma vie ensuite selon ce que je vis en ce moment. Je suis sûr et j’espère que ça va inspirer des gens à faire comme toi et à sortir de leur zone de confort pour se confronter à eux-mêmes » — Julien.

 

Comment se le procurer??

C’est très simple…

Il te suffit juste de remplir ce formulaire !

En l’échange de ton nom et de ton adresse mail, je t’envoie l’eBook gratuitement !

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Et voilà! C’est aussi simple que ça!

 

Lecteur de mon blog, je te remercie pour ta fidélité et je te souhaite une excellente lecture!!

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À bientôt pour de nouvelles aventures!

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?