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Slovénie #3 : La côte adriatique

La Slovénie, ce n’est pas que la montagne ! Le pays est ouvert sur la Mer Adriatique, le long de ses 47 kilomètres de littoral. Ici, les plages sont en galets, sauf à Portoroz. On aime ou on aime pas, les villes et villages ainsi que l’esprit ambiant rappellent à merveille la chaleur italienne. Piran, Portoroz, Koper et Izola peuplent les rivages.

 

Izola

Izola est une chouette petite ville de bord de mer, très colorée, aux façades me faisant penser à l’Italie, à quelques dizaines de kilomètres d’ici, sur la côte adriatique. Les ruelles sont toutes étroites, sol pavé, façades multicolores, balcons fleuris. C’est joli, ça a vraiment du charme.

On sent bien le passé italien dans l’architecture. Dailleurs, la ville a la particularité d’être bilingue slovène et italien, ce qui est facilement remarquable dès que l’on pose les yeux sur un panneau, ou même sur des étiquettes de produits.

Il y a beaucoup d’autres petits détails à Izola. Son nom vient de « isola », qui veut dire « île » en italien. En effet, la localité d’Izola a été établie sur une île, deux mille ans avant J.C. ! Au vu d’une telle ancienneté, je suppose que l’Histoire de la localité doit tenir dans des dizaines de livres. Aujourd’hui la ville compte 16.000 habitants, vivant principalement du tourisme et de la production d’huile d’olive.

Piran

Piran, une très belle ville ancienne, suivant la forme toute pointue du littoral.

Comme toute la côte adriatique slovène, la ville est bilingue slovène-italien. Il y a dailleurs un grand nombre d’italiens en vacances ici.

Piran tire sa signification du mot grec « Pyr », qui veut dire « feu ». Puis, les Romains se l’approprient et lui donne le nom de « Piranum ». Piran est en conflit direct avec la Croatie, pour des histoires de frontières maritimes.

Je me balade dans le long du littoral, dans les toutes petites ruelles aux vieilles maisons et petits immeubles pas plus haut que trois étages. La pierre est vieille, les peintures colorées s’écaillent, les pavés des ruelles sont énormes. On change de siècle.

L’église, perchée sur la fine colline de la pointe de Piran, propose un joli point de vue sur les toits qui se succèdent tel un puzzle se jetant dans la mer.

Portoroz

Portoroz, c’est autre chose… On se croirait sur la cote d’Azur. Une station balnéaire typique. Il y a autant de monde, autant d’hôtels, autant de barres d’immeubles (quoique plus colorées), et même autant de casinos.

Je n’y suis pas resté longtemps. En fait, je suis allergique à tout ça… En vélo ou en voiture, on peut monter par une petite route qui amène sur les hauteurs de Portoroz, avec des habitations luxueuses.

Ici, on s’amuse à surnommer la ville « Port-au-Béton », tellement le littoral est bétonné. On vient ici pour la plage, les restaurants, les hôtels ou encore les casinos. Le premier hôtel a été construit en 1912, et depuis les années soixante, la ville se tourne vers le tourisme de masse, faisant sortir de terre une multitude de barres à l’architecture carrée.

Photo : thinkslovenia

Koper

C’est une ville portuaire assez polluée où l’on réceptionne les marchandises de l’Asie pour l’Europe de l’Est. Cet immense port est en concurrence avec celui de Trieste, quelques dizaines de kilomètres plus loin, en Italie. Une fois le canal de Suez passé, Koper et Trieste sont en effet les deux ports les plus proches d’Europe Centrale.

Son centre-ville à l’architecture vénitienne vaut tout de même un petit détour.

Photo : sloveniatimes

Un ressenti contrasté

Le littoral slovène propose donc tous les types de vie sur seulement quelques dizaines de kilomètres ! Port international, farniente, villages typiques, collines d’oliviers, vie nocturne… Il faut se trouver au bon endroit et au bon moment selon ses envies.

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé la cote slovène pour quelques raisons. Ici, je me crois sur la côte d’Azur, les français remplacés par les italiens. Il y a énormément de retraités, si ce n’est les trois-quarts. Les petites villes et villages sont certes typiques et jolis, mais le tourisme est écrasant. Les plages ne sont pas grandes et comme c’était la pleine saison quand j’y était, il devient difficile de placer sa serviette dès dix heures du matin !

Mieux vaut alors s’éloigner du business touristique. J’ai préféré me perdre dans les petites villes typiques et rouler à vélo sur les nombreuses pistes cyclables en bord de mer ou dans les collines couvertes d’oliviers. De ce côté là, le littoral slovène est vraiment fantastique !

J’en conclu donc une bonne chose : cela veut dire que la cote adriatique slovène est faite pour tout le monde. Il y’en a pour tous les goûts !

Cet article contient des passages de mon ebook « Dober dan Slovenija ». Il raconte mon roadtrip de trois semaines en Slovénie, entre haute montagne, mer, campagnes et régions reculées oubliées des touristes. Vous pouvez le télécharger gratuitement à ce lien : http://pixfromworld.fr/bonjour-slovenie-ebook-gratuit/


Aymeric Lecossois – Pictures From The World

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Slovénie #1 : La Haute-Carniole et le Triglav

La Haute-Carniole est certainement la région la plus touristique de la Slovénie. En y mettant les pieds, il ne faut pas plus de trente secondes pour comprendre pourquoi ! Laissez-moi vous faire découvrir et vous donner envie de voir ce petit paradis sur terre 🙂

Ici se situe le fief du parc national du Triglav, la montagne ses rivières ses lacs et ses vallées. C’est le paradis du sportif. Et ce sportif en question doit être plutôt averti. Le terrain accidenté et l’altitude mettent à rude épreuve les corps non préparés. Les plus grands champions slovènes s’entraînent ici.

Sur les pentes raides des pics de calcaire se succèdent des refuges tous aussi authentiques que conviviaux. Dans la vallée, les villages la plupart du temps restaurés dans les règles de l’art, arborent des couleurs multicolores puissantes. Dans les restaurants typiques, on mange de la nourriture maison comme des ogres. L’eau des rivières est transparente, les forêts gardent la fraîcheur. L’air est tellement pur qu’on croît respirer du vide. La montagne et ses panoramas sont tellement beaux qu’on en perd la vue.

Vous pourriez croire que j’en fait un peu trop. Mais pourtant, je pèse mes mots ! Si vous cherchez à vous ressourcer et à vous en mettre plein la vue dans un esprit 100% montagnard, la Haute-Carniole est sans conteste pour vous. N’oubliez pas votre appareil photo.

Vue sur le village de Podkoren et la vallée de la Gorenjska.

Où se loger ?

Les infrastructures sont développées. Vous pouvez trouver tous les types d’hébergement, même à la ferme.

Kranjska Gora, le Chamonix des Alpes Juliennes, en plus petit : grands hôtels de luxe, casinos, vie nocturne.

Il y a aussi les très connus Bled et Bohinj si vous n’avez pas peur du monde et des embouteillages (moins à Bohinj).

Si vous préférez rester dans la plus profonde authenticité et le calme, préférez Ratece ou Podkoren, qui sont restés des villages très coquets, simples et conviviaux. C’est également ici que vous serez le mieux placé pour environner dans la parc national du Triglav (avec Kranjska Gora).

Moins envie de la montagne ? Plus envie de ville ? Vous pouvez vous éloigner un peu en allant à Skofja Loka, Jesenice, Kranj, ou encore Radovljica.

Localiser la région de la Haute-Carniole.

Ne partez pas si vous n’avez pas fait…

Les activités sont innombrables ! Ici, vous pouvez venir à toutes les périodes de l’année, il y en aura toujours pour tous les goûts.

Vélo, randonnée, trekking de haute montagne, marche, course à pied, canyoning, rafting, kayak, ski à roulettes, roller,… En hiver, vous aurez le choix entre les stations de ski pour pratiquer votre sport de glisse préféré, ou en essayer d’autres !

J’aimerais bien vous dire que vous pouvez aussi vous la couler douce en terrasse à déguster les succulentes spécialités culinaires du coin. Mais sérieusement, la montagne vous appelle littéralement à venir la voir !

La vue depuis le centre de saut à ski de Planica.

Ne pas manquer #1 !
La piste cyclable qui va de la frontière italienne à Ljubljana. Relativement plate entre Ratece et Jesenice, elle est accessible pour tous les niveaux ! Un des meilleurs moyens de découvrir la vallée de la Gorenjska !

Ne pas manquer #2 !
Grimper au col de Vrsic. On peut le faire en vélo (niveau confirmé), par un sentier de randonnée (difficile), ou bien sûr en voiture (n’oubliez pas de faire le plein d’essence avant). Baladez-vous sur les hauteurs et allez aux refuges les plus proches. Les points de vue sont magnifiques ! Les plus sportifs ne manqueront pas les randonnées qui mènent aux sommets environnants. En fin de journée, arrêtez-vous manger à l’immanquable « Chalet de la Tonka » qui se situe dans le col coté Kranjska Gora… Vous ne le regretterez pas !

Ne pas manquer #3 !
Aller au pied du centre de saut à ski Planica. Le plus grand sautoir à ski qui existe ! C’est ici qu’a été réalisé le record du monde : 235.5 mètres ! C’était en 1998.

Ne pas manquer #4 !
Le lac de Bled et le lac de Bohinj (+ cascade de la Savica). Des couleurs et des points de vue atypiques. Le lac de Bohinj est très sauvage et moins peuplé que celui de Bled.

Ne pas manquer #5 !
Le centre-ville de Radovljica. La magnifique place centrale vous emmènera dans un autre temps.

Ne pas manquer #6 !
La vallée de Radovna. Au départ de Krnica ou de Mojstrana. Vous avez toutes les chances d’y être seul au monde. La vallée traverse en grande partie le parc national du Triglav dans le sens est-ouest. Féerique.

Ne pas manquer #7 !
La vieille-ville de Skofja Loca. Ancienne cité médiévale aux façades de style Renaissance. Un voyage dans le temps assuré.

 

Les villes et villages à voir

Rateče
Calme, authenticité, cuisine traditionnelle, vue à couper le souffle sur la vallée et les montagnes. Si vous voyez un restaurant avec une façade jaune, ne manquez pas d’y manger… Ce souvenir risque de rester gravé à vie dans votre tête…

Podkoren
Voisin de Ratece, ce village est tout aussi typique. Sur la petite place centrale, admirez le superbe tilleul ainsi que la façade restaurée de l’hôtel Vitranc. Grimpez le début du col de Wurzenpass, menant en Autriche : un parking aménagé vous permettra d’avoir un superbe panorama sur le village et les montagnes ! Ne ratez pas non plus son petit lac qui ne paye pas de mine… Je ne vous en dit pas plus mais j’espère avoir éveillé votre curiosité !

Bled
Un incontournable. Très touristique, souvent embouteillé aussi bien par les voitures que par les piétons sur les rivages. Allez à l’autre bout du lac à pied en partant de la ville. Un peu moins de monde, et vous verrez l’île centrale de plus près !

Bohinj
La petite ville a moins d’intérêt que son lac, quelques kilomètres plus loin. De couleur vert émeraude, entouré de montagnes et avec ses petites plages de galets, le lac de Bohinj n’a pas fini de vous faire tourner la tête ! Sauvage à souhait. Allez voir la splendide cascade Slap Savica et ses 80 mètres de haut. Le parking obligatoire est à 3 Euros.

Škofja Loka
Ancienne cité médiévale, on y admire des façades de style Renaissance plus ou moins restaurées. Une ville où il faut se perdre pour en découvrir les plus beaux joyaux.

Radovljica
Son centre-ville est un délice pour les yeux. La place centrale, toute en longueur, arbore fièrement ses constructions des 16ème et 17ème Siècles. N’oubliez pas son église, sa fontaine et la maison Vidic.

Kropa
Kropa est un petit village très calme situé au sud de Radovljica. C’est la capitale de la ferronnerie. On y travaille le fer à la main depuis des siècles. Au pied d’un magnifique col et traversé par une rivière, ce petit village a un charme fou !

 

Grimper le Triglav (2864m)

C’est le plus haut sommet du pays, et c’est ici un pèlerinage annuel d’arriver à son sommet.

Je n’ai pas pu le grimper. On me l’a déconseillé en raison de la période de l’année à laquelle je suis venu (Août). Un nombre incroyable de gens viennent le grimper, les slovènes en tête. La montée est un peu technique avec quelques passages en via ferrata. On marche sur des arêtes où il peut être compliqué de se croiser entre ceux qui montent et ceux qui descendent. En Août, le casque est obligatoire à cause des risques de chutes de pierres et du monde.

Mieux vaut le faire en hors-saison. Mais la fenêtre n’est pas grande car la neige s’y accroche fort longtemps. En gros, c’est de juillet à début Octobre. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et un bon équipement. Attention aux orages fréquents et aux changements climatiques intempestifs. Partir avec un guide qui connaît les voies est fortement conseillé. Vous pourrez les trouver à Bled et à Bohinj.

Il y a un nombre impressionnant d’itinéraires pour y parvenir. Tout dépend du nombre de jours que vous avez ou de votre niveau. Cela peut aller de 1 jour (du matin au soir), à 1 semaine selon l’itinéraire emprunté. Les refuges vous attendent toutes les 1 à 3 heures de marche. Si vous voulez y dormir, il faut réserver à l’avance.

Je ne l’ai pas monté, mais je l’ai vu !

La Haute-Carniole, ou Gorenjska en slovène, est un véritable paradis. Personne ne peut le contredire. On y reste figé devant ses paysages majestueux. Le tourisme y est assez développé mais reste très bien intégré et cohérent. Ce n’est pas Disneyland et ses allées de béton. On a gardé une grande part d’authenticité ici, pour le plaisir de tous.

Rien que pour cette région, la Slovénie vaut le détour. La nature à l’état brut, l’esprit montagnard, les sportifs à tout va, l’air frai et l’altitude. Il n’y a rien de mieux pour se sentir bien!

 

J’ai passé une semaine en Haute-Carniole. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à télécharger mon ebook « Bonjour Slovénie ». Il est gratuit ! 119 pages et 21 photos de bonheur.

Cliquez ici pour vous le procurer : Télécharger l’ebook !

 

Aymeric Lecossois – Pictures From The World
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Slovénie #2 : Ljubljana, capitale verte

J’ai commencé ma visite le Ljubljana par son château. C’était sans le vouloir. Cependant, j’en fait, à mon sens, un bon conseil : commencez par le château ! Non seulement pour la culture et l’histoire de la région, mais aussi pour avoir un point de vue « aérien » de la ville, avant de vous lancer dans ses rues au charme unique.

En redescendant par le chemin marqué « vieille ville », je tombe sur une grande place où le marché dure toute la journée. Je le visite. Je regarde des guêpes dévorer en masse une grosse pastèque coupée en deux, au milieu des bonnes odeurs de fruits et légumes. Un bon début pour visiter cette capitale.

La ville de Ljubljana est assez touristique. Elle est aussi relativement petite (pour une capitale) : 280.000 habitants. On ne peut pas s’y perdre !

Une propreté exemplaire et un silence incomparable !

En trois croisements, me voilà sur la fameuse place des trois ponts. C’est superbe. Tout est pavé, les ponts passant au-dessus de la rivière de Ljubljana (c’est son nom) sont très courts. Les vieux bâtiments sont parfaitement restaurés. On y sentirait presque l’odeur de peinture neuve. La propreté est exemplaire : le sol est exempt de tout déchet, et même du moindre chewing-gum écrasé. Soudain, je remarque quelque chose dont je n’ai pas l’habitude en pleine ville…

C’est le silence !

On entend seulement les gens parler entre eux… Les voitures ont totalement disparues du paysage. Tout le centre-ville est dénudé de quatre roues, tout comme de deux roues ou encore de bus. Tout le monde ici utilise des moyens écologiques de déplacement. Je citerai bien sûr la marche, le vélo, la trottinette, le skateboard, ou même les rollers. Beaucoup de femmes roulent à vélo, mais de beaux vélos de style hollandais, avec des couleurs claires. Je remarque alors autre chose de bien différent par rapport à la montagne et la campagne…

  • A la montagne, on montre ses muscles dans un attirail qui les mettent le plus en valeur.
  • À la campagne, peu importe, on passe la journée à se salir à travailler la terre.
  • À la ville, on prend soin de son image d’une autre manière : la mode est de sortie, et c’est un vrai défilé.

Les hommes sont en pantalon et belles chemises à manches courtes. Ils se pavanent derrière leurs lunettes de soleil. Les femmes, toujours une mode d’avance sur les hommes, sont la plupart du temps en robe ou en combinaison. La mode actuelle est apparemment aux motifs, avec un penchant pour les pois que je croise régulièrement. Au niveau des jeans, c’est la mode du troué ou du déchiré. Certaines ont des grands chapeaux ondulés.

Et la vieille-ville, ma foi, est aussi belle que ses habitants. Les bâtiments sont splendides et colorés. Certains présentent une très belle architecture recherchée. Le long de la rivière, les bars et les restaurants se succèdent sur des centaines de mètres, jonglant entre musique électronique et jazz. Quand je m’écarte un peu de la foule, je tombe sur des petites rues au charme fou et aux façades splendides.

Je fini par traverser toute la ville en direction de l’ouest, pour me poser un peu au parc Tivoli. Je retrouve la circulation automobile avant d’entrer dans le parc. Quelle agression après tout ce temps passé en ville sans ce bruit et ces odeurs… Le parc est sympa, sans être extraordinaire.


Un passé tumultueux

Ljubljana n’est pas grande, mais il y a de tout et pour tous les goûts. Centre historique, châteaux historiques, grands espaces verts, bâtiments de l’ère communiste. L’ambiance est chaleureuse et animée, principalement dû aux 40.000 étudiants venus du monde entier pour étudier ici.

La ville démarre son histoire en 2000 av. J.C. À cette époque, les premiers habitants vivaient dans des cabanes sur pilotis, dans des marais. On vit de la chasse, de la pêche et d’agriculture. On se déplace en embarcation de bois, de style radeau, dans les marais. Le lieu est déjà un haut-lieu de passage pour de nombreuses populations.

Les Romains construisent un premier fort en 1000 av. J.C., faisant grandir la ville, alors appelée Emona, qui se voit alors rattachée à l’Italie. Au cinquième siècle, elle se fait envahir et détruire par les Huns, les Osthrogos puis les Lombards. Mais ses habitants arrivent toujours à la reconstruire.

Au sixième siècle, la ville compte 5.000 habitants et dispose de son propre réseau d’égouts, un grand luxe pour l’époque. Elle est le théâtre de nombreux combats, mais est maintenant suffisamment grande et bien défendue pour être détruite comme par le passé. Elle obtient son statut de ville en 1220.

Au quinzième Siècle, la ville est connue pour la qualité de son art. Après un tremblement de terre qui ravage la ville au début du seizième Siècle, la ville est reconstruite dans un style architectural Renaissance et adoptera le style baroque au 17ème.

En 1815, la ville devient autrichienne et les premiers trains y circulent. Alors qu’elle compte 30.000 habitants, la cité est à nouveau frappée par un tremblement de terre important qui détruit 10% des bâtiments. Ceux-ci seront reconstruits dans le style Art Nouveau.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la ville devient italienne, puis allemande en 1943. Pour la protéger et être sûrs de la garder, les allemands l’entoure de trente kilomètres de barbelés. Plus personne ne peut y entrer ou en sortir. Depuis 1991 et l’indépendance, elle est la capitale de Slovénie.

Le pays a ensuite rejoint l’Union Européenne en 2004.

Une sacrée histoire !

Ljubljana, la « petite grande »

Ljubljana est une très belle capitale qui mérite un détour de quelques jours. Elle a vraiment tout pour elle. Touristique sans trop être touristique, verte, écolo, propre, calme et excentrique à la fois. De « petite » taille, elle est très facile à visiter et présente une belle vitrine de la réussite du passage à l’Europe, ainsi qu’une architecture graphique intéressante.

Mais comme dans tous les pays, Ljubljana ne représente pas entièrement la Slovénie, même si ça s’en rapproche. Toutefois, cela est normal. Imaginez-vous dire que Paris c’est la France et que New-York, c’est les Etats-Unis !

Louer une voiture (ou un vélo !) et visiter les autres régions est primordial pour comprendre le pays et sa culture. Pour cela, je vous invite à vous diriger vers la région montagneuse des Alpes Juliennes, en Haute-Carniole ! Vous pouvez aussi aller dans les Alpes de Kamnik, au nord de Ljubljana.

Cet article contient des passages de mon ebook « Dober dan Slovenija ». Il raconte mon roadtrip de trois semaines en Slovénie, entre haute montagne, mer, campagnes et régions reculées oubliées des touristes. Vous pouvez le télécharger gratuitement à ce lien : http://pixfromworld.fr/bonjour-slovenie-ebook-gratuit/


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Luxembourg #2 : Esch-sur-Sûre et le Mullerthal Trail (Route 2)

Après une superbe balade médiévale dans la ville de Vianden et une randonnée sympa dans la petite suisse luxembourgeoise au départ d’Echternach (visible dans la partie #1), j’ai eu envie de découvrir davantage de paysages dans ce beau pays.

Me voilà reparti pour un tour à Esch-sur-Sûre et le lac de la Haute-Sûre, situé à l’Est du pays. Je ferai aussi un retour à Echternach dans la petite suisse luxembourgeoise, pour attaquer une autre partie du Mullerthal Trail !

Le climat n’a pas été des meilleurs qui soient. Mais c’est ce que j’aime, car cela rend l’expérience tout à fait différente. Cela permet aussi de se rendre compte qu’un paysage sous la pluie peut être tout aussi beau que sous un soleil de plomb !

En route !!

La Citroën Saxo, l’auto parfaite pour le road-trip en solo ? Il faudra bien que je vous parle un jour de ma SaxoMobile ! 😉

 

Esch-sur-Sûre

La petite bourgade d’Esch-sur-Sûre est située à l’extrémité Ouest du lac de la Haute-Sûre. Ce lac a une forme assez particulière, que j’aime nommer « en forme de serpent ». Un serpent dailleurs très torturé !

On y trouve une ambiance à la Vianden : le bourg est aménagé sur les flancs d’un éperon rocheux où gisent les ruines d’un château. Le paysage flatte l’œil : les rues et constructions suivent le mouvement du fleuve qui décrit un arc de cercle à cet endroit. De plus, l’espace est restreint, fermé par une belle colline assez abrupte de l’autre coté du fleuve.

De nombreuses randonnées démarrent du centre-ville. Une multitude d’autres serpentent le long du lac. Je conseille vivement de se promener sur les 2 randonnées qui entourent la ville : les circuits « Esch 1 » et « Esch 2 », matérialisés par les drapeaux pointus de couleur bleue « 1 » et « 2 ». Elles sont relativement faciles à faire, allant de 4 à 9 kilomètres. Vous pouvez les démarrer à la gare de bus, à l’entrée de la ville (si vous arrivez par l’Ouest). Il y’a un grand parking et des toilettes publiques.

Vous pourrez alors avoir de nombreux points de vue depuis les collines environnantes ou depuis les ruines du château.

Le château est du 7ème Siècle. Mais comme pour le château de Vianden, il fût modifié et agrandit successivement jusqu’au 16ème. Il a été abandonné au 17ème. On peut monter en haut du donjon, par un escalier aménagé.

Les circuits passent par le centre-ville, permettant de découvrir l’église ou les restaurants parfois gastronomiques.

La vue depuis le haut du donjon.

Vue sur la bourgade depuis le sentier environnant.

 

Le lac de la Haute-Sûre

Si on ne me l’avait pas dit, je ne l’aurait pas cru : c’est un lac artificiel qui a été créé en 1961, après la construction du barrage hydraulique de Esch-sur-Sûre. Autre grande particularité : le barrage ne produit pas d’électricité ! C’est en fait un moyen de dévier l’eau en très grande quantité et débit vers une usine de traitement d’eau afin de faire de l’eau potable. C’est comme une très grosse pompe à eau reliée à un centre de traitement. L’usine est dailleurs visible depuis les colline, ou depuis la route si l’on va vers Insenborn.

Les randonnées autour du lac sont très nombreuses. Les choix sont difficiles si l’on a qu’une journée ! On peut faire le tour presque complet du lac, moyennant environ 12 heures de marche. Sinon, on peut faire multiples randonnées en boucle qui passent sur les bords du lac puis partent dans les collines. C’est ce que j’ai choisit de faire. Vous pouvez aussi pourquoi pas louer un canoé et faire le tour du lac ou simplement vous balader sur l’eau.

J’ai donc parcouru plusieurs sentiers au départ de différentes petites villes : le circuit 1 de Esch-sur-Sûr cité plus haut, Insenborn, Liefrange et Bavigne. Ils sont tous très bien balisés.

Je vous conseille d’aller sur le géoportail du Luxembourg ( http://www.esch-sur-sure.lu/walking/) qui répertorie toutes les boucles de randonnée du pays (dans le lien celles autour de Esch-sur-Sûre) sur une carte IGN interactive ! Sélectionnez le nom de votre sentier ou de la ville de départ, et baladez-vous directement sur les cartes IGN avec le tracé du sentier que vous pouvez ensuite imprimer. C’est vraiment très pratique.

Voici quelques photos prises sur les différents sentiers autour du lac.

Insenborn (8.9k 337D+)

Vue depuis la plage de Insenborn.

Les champs de la région d’Insenborn, proche de la N27.


Esch 1
 (8.7k 442D+)

 

Bavigne (9.2k 373D+)

 

La bourgade d’Esch-sur-Sûre a du charme et un cachet certain. Les sentiers qui y passent permettent de découvrir les environs d’une belle façon. Si on la combine avec le lac, toutes ses randonnées, tous ses points d’intérêts, hôtels et campings, on peut y passer 1 semaine en y allant tranquillement !

 

Mullerthal Trail Route 2

Retour à Echternach pour entamer la Route 2 du Trail, qui rejoint également la Route 1 (à Echternach), ou la Route 3 (à Mullerthal). On peut démarrer la Route 2 par Echternach, Berdorf, Scheidgen, Consdorf, ou Mullerthal.

Cette partie est, comme les 2 autres, longue : 37 kilomètres, si l’on ne prend pas l’Extra Tour C, qui ajouterait alors 9 kilomètres. Le sentier est classé comme « difficile ». Il est vrai que c’est très vallonné. Les montées et descentes se succèdent assez rapidement, laissant assez peu de place au repos « actif ».

Si vous êtes un bon marcheur et assez sportif, il est possible de faire la Route 2 sur la journée si vous démarrez au petit matin. Sinon, prévoyez au moins 2 jours. Il y a un bon choix d’hôtels, de campings et quelques auberges de jeunesse sur le parcours.

Vous trouverez tout sur le site internet du Mullerthal Trail : http://www.mullerthal-trail.lu/le-trail
La carte IGN interactive du géoportail Luxembourg est ici : carte interactive

Par exemple, en personne assez sportive, j’ai mis 11 heures à compléter les 37 kilomètres, en comptant les pauses. Je ne me suis pas pressé non plus (moyenne de 3.4 km/h avec pauses). Prévoyez un bon sac à dos confortable, des chaussures de randonnée confortables, une lampe de poche ou frontale (vous verrez pourquoi !), bonne quantité d’eau et de nourriture.

 

Que voit-on sur la Route 2 du Mullerthal Trail ??

Si vous vous souvenez de mon compte-rendu de la Route 1 (Sinon, cliquez ici »» Route 1), j’ai été un peu déçu. Ici, il en est tout autre ! On passe les 90% du temps a serpenter en pleine forêt. Les passages dans des villes ou villages sont peu courant. On se sent alors en parfaite connexion avec la nature omniprésente. C’est agréable et rafraîchissant !

Si vous partez d’Echternach, je conseille vivement de faire le Trail dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est à dire dans la direction Echternach-Scheidgen. Vous vous mettrez ainsi en éveil par une petite montée avec des points de vue sur les hauteurs d’Echternach et des champs remplis de moutons qui vous salueront avec plaisir ! Vous finirez en beauté par la très escarpée Gorge du Loup et la Grotte Hohlay, qui vous feront oublier la fatigue accumulée !

Les points d’intérêts sont nombreux.

En tout premier, citons le Kohlscheuer ! Le seul passage possible, c’est de se faufiler à l’intérieur d’un énorme rocher de grès, de la même manière qu’un tunnel routier dans une montagne. Au détail près qu’ici, ce n’est pas large du tout ! Un conseil : prenez votre sac à dos à la main. Et sortez votre lampe de poche, sinon vous aurez vraiment du mal a passer… Longueur : environ 100 mètres.

D’autres superbes formations rocheuses sont visibles, telles que les rochers de Eulenbrug, Goldfralay et Goldkaul. On peut en explorer certains à la lampe de poche également.

Il y a aussi l’emblême du Mullerthal Trail entier : la cascade Schiessentumpel et son pont en bois, visible au croisement entre la Route 3 et Route 2, aux abords du sympathique village de Mullerthal.

À Berdorf, le sentier traverse la superbe forêt Schnellert qui sera prochainement classée comme réserve naturelle. La localité de Berdorf est surtout connue pour sa spécialité : la fabrication de fromage.

Si vous partez d’Echternach et prenez la direction de Scheidgen, vous finirez alors par un passage spectaculaire qu’est les Gorges du Loup et la Grotte Hohlay. À l’époque vivaient ici plusieurs meutes de loups, d’où le nom ! L’environnement est absolument superbe, sur quelques trop courts kilomètres. Toute la partie longeant le ruisseau Aesbach est féérique.

De retour sur Echternach, prenez une dernière pause lors de la descente vers le centre-ville, avec une belle vue sur la basilique Saint Willibrord.

Un des récurrents passages dans la roche de grès. Distance entre les 2 parois : 50 cm à son maximum !

La superbe Cascade Schiessentumpel

Le long du ruisseau Aesbach. Féérique.

La grotte Hohlay, dans l’obscurité la plus totale. Photo prise au flash. En haut le plafond, en face le fond de la grotte.

Les Gorges du Loup. Très escarpé. Des cordes sont installées et on peut monter à des points de vues via des escaliers aménagés.

Vue sur Echternach et la Basilique Saint Willibrord.

 

Que conclure ?

La Route 1 n’a rien à voir avec la Route 2 ! Là où c’était champêtre et tranquille, vous êtes ici transporté dans un autre monde aux expériences tout à fait différentes et aux paysages tout à fait différents eux aussi.

Après 37 kilomètres et 11 heures, j’étais bien sûr un peu fatigué, mais j’étais surtout ressourcé ! La petite suisse luxembourgeoise est décidément un chouette coin de pays !

Et par la même occasion, que ce soit à Vianden, Echternach, Esch-sur-Sûre ou n’importe où ailleurs dans le pays, je comprends maintenant tous ces gens qui me disent que le Luxembourg est un petit paradis du randonneur !

Concernant Esch-sur-Sûre et son lac artificiel, c’est tout aussi sympa à faire. ça vaut vraiment le détour ! Si vous venez en été, il y a quelques plages aménagées et des centres de loisirs.

J’espère pouvoir retourner au Luxembourg dans un laps de temps le plus court possible, afin de compléter le Mullerthal Trail avec la Route 3.

Aussi, j’espère vous avoir donné envie de le faire à votre tour ! Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires 🙂

 

Aymeric LECOSSOIS
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Australie #3 : Découvrir la région de Cairns !

Entourée d’une surface impressionnante de champs de canne à sucre, Cairns était autrefois une petite bourgade qui s’est transformée en une cité balnéaire internationale où s’enchaînent les boutiques qui vous permettront d’organiser et de réaliser toutes les attractions et activités possibles dans la région de Cairns.

Dans la rue piétonne du centre ville, on ne sait même plus dans quelle boutique rentrer tellement le choix est vaste !

Ville touristique, on y trouve aussi de nombreux bars, clubs, restaurants et hôtels, pour tous les budgets ! Les activités et lieux à voir sont cependant assez limités. Il y a surtout le Lagoon et l’esplanade pour se baigner et se promener, un jardin botanique, 2 musées et un centre culturel. L’architecture en ville peut être intéressante.

En tant que touriste, c’est plutôt une ville où il faut avoir un beau budget afin de faire les activités environnantes et éviter de trop s’ennuyer. On peut aussi louer un 4×4 pour une ou deux semaines et partir à l’aventure.

En périphérie directe de Cairns, des champs de canne à sucre se répandent sur des dizaines de kilomètres.

Le Lagoon, sur l’Esplanade. Une piscine publique géante à ciel ouvert.

Vue partielle du centre-ville de Cairns.

La vie à Cairns est très calme le jour et beaucoup plus active la nuit. On comprend vite le système : le jour, tout le monde part explorer les environs, le soir tout le monde revient en ville partager ses souvenirs et fêter le coup.

Très touristique, trop de boutiques liées au tourisme, un centre-ville que j’ai trouvé pas si vivant que ça, très peu de verdure en ville. Ajouté à quelques autres détails, je ne m’y sentais pas très bien. Je comptais y rester au moins une semaine et même y trouver un petit boulot avec mon Visa WHV (PVT). Mais au final, je suis parti au bout de 4 jours pour une nouvelle destination.

Bien sûr, ceci n’est que mon avis. Ce n’est pas parce que je n’ai pas aimer cette ville que vous ne l’aimerez pas non plus. En effet, j’y étais arrivé à la fin de la basse saison (Septembre), ceci expliquant certainement au moins le grand calme ambiant et le manque de vie, même la nuit.

Selon moi, foncez organiser vos activités en dehors de la ville dans une de ces innombrables boutiques, ce sera bien plus intéressant que de flâner en ville ! Il y a une multitude de parcs nationaux, de plages, de cascades, de tours en hélicoptère, de randonnée, de plongée et n’oublions pas la Grande Barrière de Corail à quelques dizaines de kilomètres du rivage !

 

Port Douglas

Petite ville côtière calme au Nord de Cairns, c’est les gens qui cherchent à fuir l’animation touristique de Cairns qui habitent ici. Pour la résumer en deux mots : luxe et intimité. La plage est très sympa (4 Mile Beach), mais c’est juste pour bronzer. Comme souvent en Australie, les crocodiles veillent…

Vue aérienne de Port Douglas.

La plage de 4 Mile Beach, plage principale de Port Douglas.

Une des plages de Porte Douglas.

 

Mossman Gorge

Encore plus au Nord et à l’entrée du parc national de la Daintree Forest se trouve la Mossman Gorge, un superbe fleuve au beau milieu d’une forêt sauvage aux nuances de vertes éclatantes !

C’est sous une fine pluie que nous attaquerons le magnifique sentier de 2.4 kilomètres qui longe ce fleuve. La forêt est tellement dense que j’en suis ressorti encore sec malgré la pluie ! Si vous avez le temps, restez-y une bonne demi-journée, ça vaut largement le détour. C’est absolument superbe !

Une ambiance unique !

Une ambiance unique !

Une ambiance unique !

 

Daintree Forest

C’est dans le Daintree National Park, toujours plus au Nord, que se trouve la Daintree Forest. Elle est classée au Patrimoine Mondial. C’est une des plus vieilles forêt humide du Monde, datée d’environ 150 millions d’années !! Certaines espèces d’animaux vivent ici depuis plus de 110 millions d’années !

J’ai eu la chance d’aperçevoir un casoar, le plus grand oiseau coureur de nos jours (jusque 1m80 de haut et jusque 75 kilos) malheureusement en voie d’extinction… Apparu il y a plus de 65 millions d’années, ils sont encore environ 2.000 sur le sol australien à l’heure où j’écris ces lignes. C’était très impressionnant, avec ses grandes pattes fines mais fortes, ses longues plumes noires, son grand cou bleu clair et sa crête sur le crâne. J’avais l’impression de voir un dinosaure.

 

Pour revenir à la Daintree Forest, c’est tout simplement la plus belle forêt que j’ai vue à ce jour, juste après celles que j’ai vu dans les Rocheuses Canadiennes, comme lors de ma randonnée au Joffre Lakes Provincial Park. Luxuriante, éclatante, sauvage, tellement dense qu’il est souvent difficile de voir le ciel. Elle abrite un nombre d’espèces de plantes et d’animaux incroyable.

 

Cape Trib

Un petit coin de paradis ! Lorsque l’on sort de la forêt, on tombe nez à nez avec la mer et ses petites vaguelettes qui viennent se jeter sur une plage presque plane. Ici, c’est simple : on se sent au bout du Monde !

C’est le genre d’endroit où tu sens que ta petite personne n’est rien du tout. Car ici, c’est la nature qui gère. Alors, on s’assoie sur le sable (qui n’a pas été foulé depuis belle lurette !), face à la mer, on ferme les yeux, on capte la force des éléments qui nous entoure, et on essaie de se réconcilier avec eux. Une expérience unique.

Si vous ne vous faites pas surprendre par un crocodile qui sort de l’eau pour vous happer les jambes, c’est que vous avez été sage.

Ha oui, les crocos, c’est les meilleurs amis des australiens, après les méduses, les serpents, les araignées, les requins… (la liste est encore longue…). Le guide m’a raconté en douce qu’une fille était décédée après une attaque de crocodile 3 mois auparavant, juste sur cette même plage…!

Quand on vous dit de ne pas se baigner ou que vous voyez des panneaux, ne faites pas les cons, ne vous baignez pas. Éloignez-vous un minimum du rivage. Plus c’est sauvage, plus vous devez vous éloigner et prendre vos précautions.

 

Crocodile Watching

Un petit tour d’une heure sur la Daintree River vous permettra d’observer des crocodiles dans leur habitat naturel ! Avec le groupe présent, nous observerons deux petits âgés de 6 mois et un plus gros d’environ 25 ans et 100 kilos qui était déjà très impressionnant !

Le guide nous a raconté qu’il y a encore quelques années, un croco de 250 ans et 7 mètres de long vivait ici ! J’aurais bien aimer le voir, mais quelque part je suis heureux de ne pas l’avoir vu. Ceux que nous avons vu étaient loin d’être actifs, faisant tranquillement leur sieste au soleil, sur le rivage…

Mais il ne faut pas se fier à leur attitude de dormeur. Ils sont très agiles et très rapides !!

 

!! Note très importante concernant le Crocodile Watching !! A partager en masse !!

Ne faites surtout pas de crocodile watching où les crocos sont attirés par des morceaux de viande, comme le crocodile jumping, par exemple. Pourquoi ??

Car les crocos s’y habituent et, dans leur petite tête, voici ce qu’ils se disent : un bateau = de la bouffe. Après, quand les pêcheurs passent dans le coin, ils se font poursuivre par des crocodiles et parfois ils se font attaquer. Il y a déjà eu de très nombreux accidents où des pêcheurs décèdent ou se blessent à cause de ces activités.

Également, certaines entreprises de crocodile watching ont du fermer car les clients sur le bateau se faisaient attaquer par les crocos et allaient ensuite déposer plainte. Les accidents se multiplient à mesure que le temps passe.

De plus, par la force des choses, les crocodiles perdent leurs capacités à se nourrir d’eux-même car ils s’habituent à ce que ça tombe tout cru dans leur bouche depuis le bateau.

Aussi, évitez les gros bateaux ou encore les bateaux rapides, car cela détruit les rivages et la mangrove avec les vagues qu’ils provoquent. Préférez les petites barges à fond plat.

Posez bien les questions à l’agence où vous bookez votre tour ! Vous sauverez des vies, éviterez des blessés, laisserez les crocos tranquille chez eux, ainsi que leur habitat ! Tout le monde sera content !

Nous sommes leurs visiteurs, respectons-les !

Merci pour cette minute d’attention.

 

Les autres activités faisables dans la région

Bien sûr, en 4 jours, je n’ai pas pu tout faire, très loin de là !

Voici une liste non exhaustive de ce que vous pouvez faire d’autre :

  • L’incontournable Grande Barrière de Corail (plongée, snorkeling…)
  • Survols en hélicoptère ou petit avion de la Grande Barrière de Corail ou des montagnes et forêt tropicales entourant Cairns
  • Baptême en montgolfière
  • Excursions en catamaran
  • Circuits en 4×4 dans les montagnes et la forêt
  • Le village de Kuranda et son petit train
  • Large choix de randonnées
  • Équitation, kayak, paddle, surf, tyrolienne, …

La plupart des tours en hélico démarrent de l’Esplanade de Cairns.

 

Bohemia Central Backpackers

C’est dans cette auberge que j’ai logé à Cairns. Comme le nom l’indique, on y trouve une ambiance bohème pas désagréable !

Le staff y est très agréable et elle est située à 5 minutes à pied du centre-ville et d’un grand centre-commercial où vous pourrez faire vos course ou votre shopping, 5 minutes à pied des bus Premier, 15 minutes à pied du front de mer et des bus Greyhound. Il y a une petite piscine agréable et les parties communes sont relativement propre.

Cependant, ce n’est pas tout neuf et l’isolation phonique est vraiment faible. On peut y louer un vélo ou booker des activités via l’agence de voyage à la réception. Les tarifs d’hébergement proposés par l’auberge sont très bas et c’est pour cette raison que j’en ai profité pour avoir un peu d’intimité en prenant une chambre double pour moi, au prix de 40$ la nuit seulement !

Pour un dortoir de 6 lits, comptez 18$ la nuit. Tarifs réduits à la semaine. L’auberge la moins chère que j’ai vue en 3 mois en Australie !

Les +

  • Emplacement
  • Tarifs
  • Location de vélo
  • Ordinateurs à disposition avec internet gratuit
  • Agence de voyage
  • Ambiance

Les –

  • Isolation
  • Le WiFi rame horriblement !

 

Aller plus loin…

Site internet de la ville de Cairns : http://www.cairnsweb.com.au/

Site internet de la ville de Port Douglas : http://pddt.com.au/

Site internet de Mossman Gorge : http://www.mossmangorge.com.au/

Site internet de la Daintree Forest : http://www.daintreerainforest.com/

Site internet de Cape Tribulation : http://www.cape-trib.com/

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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