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Expatrié au Québec : Pourquoi je ne suis pas resté ?

Cela faisait un an et demi que j’avais posé les pieds au Québec. J’étais arrivé de France avec une valise de 23 kilos… Et c’est tout !

Bon, j’ai un peu triché. J’avais déjà mon contrat de travail et mes futurs collègues m’attendaient de pied ferme. Je n’ai pas eu grande difficulté financière, ni de soucis de recherches de travail infructueuses à rallonge. Deux jours après mon arrivée, je commençais déjà à bosser !

Oui, vous pouvez m’insulter de tous les noms 😉

Mais un an et demi après, je devais faire face à un dilemme. Après avoir trouvé une collocation, acheté une voiture, voyagé aux USA et au Québec… Mais surtout après m’être intégré à une autre culture, à avoir appris une seconde langue française, et bien sûr m’être attaché au pays, à mon environnement de travail et à mes collègues, la grande question se posait !

Rester ou partir ?

Je gagnais très bien ma vie, je me plaisais généralement bien dans tous les aspects de ma vie au Québec. Mon entreprise voulait prolonger mon contrat pour 2 autres années. Le bonheur !

Mais au grand damne de tout le monde, famille, comme amis, comme collègues, j’ai décidé de partir !

En réalité, ça faisait quelques mois que j’y réfléchissais, que je me posais constamment la question. Mon premier contrat avait une durée de 2 ans. Compte tenu du temps pour les papiers d’immigration, je savais à peu près à quel moment les ressources humaines de mon entreprise allaient me contacter pour la suite. J’avais bien calculé mon coup !

Car, tu sais, c’est comme la décision d’une vie.

Tu peux dire oui, tu peux dire non.

Mais dans tous les cas, tu ne sais pas où ça va te mener, tu ne sais pas si le choix que tu feras sera le bon.

On ne répond pas à ce genre de question en un simple claquement de doigt !

Coucher de soleil sur la rue principale de Trois-Rivières, la ville où j’habitais.

 

Pourquoi je suis parti au Québec ?

J’ai quitté la France par curiosité, parce que je voulais voir quelque chose de différent, de découvrir une autre culture. Je suis aussi parti pour une autre raison plus égoïste car elle m’est très personnelle, pour mon évolution perso, pour m’évader, pour me faire un genre de thérapie. J’avais besoin d’un bon grand bol d’air !

Aussi, je me suis embarqué là-dedans comme dans une aventure, un défi à relever. C’est juste un millier de facteurs dans ma vie qui m’ont poussés a aller de l’avant de cette manière.

Quand je dis que j’ai mis 3 mois de réflexion à me lancer, c’est parce que la France c’est mes racines, c’est toutes mes habitudes quotidiennes. Quand j’ai arrêté de penser à tout ce que j’allais perdre, j’ai penser à tout ce que je pouvais gagner. Alors l’hésitation à vite disparue !

Est-ce que je le regrette ?

Non. Et encore non !

L’expérience n’a bien sûr pas été aussi simple que ça. Quelques évènements comme les anniversaires, le jour de l’an, Noël, même une naissance. C’est pas simple quand tu es seul, loin de ta famille et de tes amis. Ça rappel que oui, on est partit seul et on est loin de ses proches. C’est une habitude dure à prendre et que je ne suis pas arrivé à prendre.

Aussi, le choc des cultures était parfois assez dur ! Ce n’est parce que l’on parle la même langue que tout est pareil ! S’adapter à une autre mentalité, à une autre façon de se nourrir, à un autre système de santé et j’en passe et des meilleures. Même après plus de un an, c’était encore parfois difficile.

Ça non plus, ça ne se fait pas en un claquement de doigt.

J’essayais de m’ouvrir au maximum. J’essayais de me rentrer dans le cerveau que c’est comme ça qu’on vit ici, que c’est comme ça que ça se passe ici ! Il faut t’intégrer, te ranger dans les rangs, mais à la fois ne pas oublier tes origines. Et c’est de garder ses origines qui est le plus dur.  En réalité, c’est un mix qui est quasiment impossible.

Mais que ce serait-t-il passé si je n’étais pas parti?

C’est simple. Si je n’étais passé par la case « Québec », je ne serais pas où je suis aujourd’hui, je ne serais pas qui je suis aujourd’hui, je ne saurais peut être toujours pas ce que je veux réellement faire de ma vie. Je n’aurais pas tous ces projets en tête qui me dirigent tout droit vers mon propre saint-graal, vers ce que je veux dans ma vie.

Au début, je pensais surtout que ce fameux choc des cultures était une des grandes raisons de mon choix du retour en France.

Mais aujourd’hui, après quelques années de recul, il y a une autre multitude de petits détails, de petites anecdotes que j’ai vécu là bas, qui ont bien plus d’impact que ce que je pensais !

En voici quelques unes !

Baraques de pêcheurs à Natashquan, petit village de la Basse-Côte-Nord.

 

Je me suis déraciné de mes habitudes

Se détacher de son pays et de ses origines est quelque chose d’unique à vivre. De plus, la thérapie que je recherchais a été bien plus efficace que prévu.

C’était comme si j’étais né à nouveau, comme si j’avais vécu emprisonné entre 4 murs pendant 25 ans sans jamais avoir vu la lumière et qu’on m’avait soudainement libéré. Je repensais sans arrêt à mon passé en France, depuis mes premiers souvenirs, jusqu’aux derniers. C’était automatique !

Je me rappelais à quel point j’étais con quand j’étais ado, à quel point j’ai pu m’amuser pendant mes études supérieures, à quel point j’étais nul quand j’ai commencé ma vie professionnelle. Je me rappelais de toutes mes erreurs, de tout ce que j’ai pu raté si j’avais agit différemment.

Je réalisais alors à quel point j’avais évolué dans ma tête mais aussi à quel point j’avais perdu mon temps à rester dans mon pays. Pourquoi je n’étais pas parti plus tôt ? Pourquoi, bordel ?

Tu vois, des fois ça a du bon de ressasser le passé !

Je n’ai jamais autant réfléchi sur moi et sur le monde qui m’entoure depuis ces jours là !

J’étais sur une nouvelle voie. Une voie à grande vitesse. Une voie qui me menait directement au but de ma vie. Une vie toute tracée qui attendait bien (trop) sagement que je la trouve !

« L’autoroute, c’est par où ?
– Par là !
– Okay, merci ! »
Photo : rassemblement automobile à l’Autodrome de Saint-Eustache, près de Montréal.

 

J’ai découvert que le voyage allait désormais être une partie intégrante de ma vie

J’étais déjà curieux de découvrir le Québec. Mais y mettre les pieds m’a fait devenir un drogué de voyage et de découverte.

J’ai pu visiter des villes et aller dans des endroits où je n’aurais pas pu aller si j’étais resté en France. Ça aurait en tout cas été beaucoup plus difficile.

Bien sûr, je suis très loin d’avoir tout vu. Mais parmis les meilleurs endroits que j’ai pu visiter quand j’étais au Québec, je citerais la ville de Québec, l’île d’Orléans et les Fjords du Saguenay. Aux Etats-Unis, l’incontournable ville à la fois bordélique et rangée de New York. Mais aussi l’incroyable histoire et architecture de Détroit. Des histoires que je pourrais raconter à longueur de journée et des souvenirs indélébiles !

Je ne tennais plus en place et tous les jours je me disais « il faut que j’aille en Floride ou en Californie, pis pourquoi pas faire tous les Etats, aller au Chili, au Mexique, en Argentine, en Equateur, en Alaska, … ». Bref, je voulais profiter du fait d’être sur ce continent. Ce que j’ai fait en traversant le Canada, puis en longeant la cote Ouest américaine et en traversant les USA de Los Angeles à New York, en passant par Chicago et Washington.

Encore aujourd’hui, ça n’arrête jamais. Et plus le temps passe, et plus ça s’amplifie. J’ai une nouvelle destination en tête toutes les semaines et au final je me dis « Allez, fuck ! Je fais le tour du monde et on en parle plus ! »…

Comme dit le proverbe : « Si voyager était gratuit, vous ne me reverriez plus jamais ».

Il en est de même pour mes projets. Si je devais lister les pays que j’ai envie de visiter et les projets que je veux réaliser, il me faudrait plusieurs feuilles A4…

Vue sur Jasper et le fleuve Athabasca, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Il y a des rencontres normales, et des rencontres qui changent votre vision de la vie !

Je vais vous faire part d’une des rencontres qui m’a le plus fait réfléchir. C’était un collègue qui allait bientôt partir en retraite. Un autre collègue avait déjà parlé avec lui de sa retraite. Il m’avait dit que c’était pas fameux ! Alors, je suis aussi allé le voir pour lui demander comment il abordait ça la retraite, comment il se sentait. Voici ce qu’il m’a dit :

« Regardes. Moi, là, je suis à la retraite dans 2 ans. J’ai tout fait et j’ai tout vu dans cette boîte. J’y suis presque depuis le début, depuis 1974. J’en ai aligné des heures, tu ne peux même pas savoir comment ni à quel point. Je ne sais même pas si c’est légal !

Aujourd’hui, je suis lavé, lessivé, retourné et tout ce que tu veux. J’en peux plus…! J’ai l’impression que je n’ai vu que le sol sur lequel on marche et je me trouve chanceux de pouvoir encore le voir !

Depuis que je suis arrivé ici, j’ai économisé. Et là, je te le dis à toi, j’ai plus de 500.000$ sur mon compte d’épargne qui seront débloqués à ma retraite. Et ça, c’est peut être une des plus belles choses que j’ai faite de ma vie. Économiser. Aujourd’hui, le seul bonheur de ma vie, c’est ca. Ça va être de pouvoir enfin en profiter un peu.

Mais je ne sais pas pendant combien de temps !

Tu vois, toi, t’es jeune. Je suis sûr que la retraite, t’y pense pas, ça ne te touche pas. Tu travailles, tu fais de l’argent, tu vis ta vie au jour le jour et j’ai rien contre ca. Mais regardes bien autour de toi, regardes bien…!

Moi, tout ce que je vois, c’est des jeunes qui ne pensent pas à ça, qui ne voient pas leur futur. Je les voit, là, leur femme sont enceinte…, ils sont encore a bosser 60 heures…, leurs femmes accouchent…, ils se mettent à faire des heures supplémentaires pour parer aux frais. Ils ne prennent pas de vacances, ils n’ont pas le temps de voir leurs femme, leurs enfants, leurs famille, pas le temps de voir leurs amis, pas le temps de s’occuper d’eux-mêmes…

Tout le temps libre qu’il ont, ils le passent a dormir à cause de leurs heures. Ils passent leur vie à se tuer au travail. Ils ont des cernes et les yeux cloqués à 30 ans… Je vois un feu de braise sous chacun de leurs pieds ! Pour quoi ?? Pour quoi ??

Tu vois, moi, à leur âge, j’étais pareil. Je faisais tout comme eux. Et aujourd’hui, je regrette tout ça. Ça m’a tué à petit feu. Je n’ai pas du tout profité de ma vie. Et c’est la chose que je regrette le plus dans ma vie…

Tu me vois, là. Je suis tout joyeux et tout. Je fais des blagues. Je déconne tout le temps et tout. Mais au fond de moi, c’est pas du tout le cas. Alors, mon jeune, tout ce que j’ai à te dire, c’est de bien réfléchir à ta vie. Fais pas le con. Fais pas le con ! ».

Une expérience de vie on ne peut plus criante. Je m’attendais à tout sauf à ça ! J’étais cloué au sol…

Comme quoi, écouter les expériences des « vieux », ça vaut le coup !

Selfie avec le « Trou du Diable », à Shawinigan. Si vous regardez mes yeux, vous ne pourrez pas rater mes cernes !
Elles ont trop souvent été aussi noires et énormes…

 

La fatigue due à mes horaires de travail

Je faisais 60 heures par semaine. Ça fait beaucoup, c’est vrai. Je me disais que même avec les jours de repos, je ne pouvais pas faire ça toute ma vie, encore moins si t’as une petite famille. Et puis enchaîner 60 heures de jour et 60 heures de nuit, encore pire.

Je suis venu ici et je le savais. J’en était bien conscient, à 200%. Je sais pertinemment que c’est mauvais pour la santé.

Ce qui m’attirait dans ces horaires, c’était d’avoir 5 jours de congé apres 5 jours de travail, toutes les semaines, pour pouvoir visiter un peu. C’est tout. Et c’est vrai que pour ça, vive les horaires en 5/4 !

À un moment, pour des raisons de planning, je suis passé à 40 heures pendant quelques semaines. Ça me l’a confirmé, et je l’ai prit en pleine face ! Je ne voulais plus faire 60 heures et je voulais plus faire d’heures supplémentaires. Je ne voulais plus me lever à 3h le matin ou me coucher à 5 heures du matin pour de l’argent. Ça ne m’intéressait plus.

Parce que j’avais réalisé que j’échangeais ma vie contre de l’argent.

Tiens, ça me rappel quelque chose cette phrase ! Je repensais à cette discussion dont je parlais juste au-dessus ! J’ai beaucoup observé, j’ai pris du recul, j’ai questionné subtilement mes collègues, pendant plusieurs semaines.

Et il avait raison ! Les gars n’ont pas le temps pour eux. Il avait raison, ils n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants. Il avait raison, ils passent leurs jours de repos à dormir. Il avait raison, ils…

Bon, je continue ?

Il y a des jours où je ne faisais rien parce que je me sentais trop fatigué. Ça m’est même arrivé de ne rien faire pendant une semaine complète. Avant, j’étais connu pour bailler souvent au travail, et c’est vrai ! Mais maintenant, je ressens vraiment le besoin de dormir 10 minutes, plus que de bailler, et ce à n’importe quelle heure de la journée. Je sentais aussi que j’avais une pression artérielle de merde depuis quelques mois et j’avais une fatigue que j’avais du mal à éliminer.

Pour moi, la santé c’est la chose primordiale, c’est l’essence et l’huile que tu mets dans ton moteur, c’est l’énergie électrique qui allume ta lampe, c’est l’attraction terrestre qui te fait rester au sol. C’est la chose que tu dois t’efforcer de prendre soin en tout temps et qui doit tourner rond comme une horloge suisse jusqu’à la dernière petite goutte d’huile.

Je connaissais certains collègues qui étaient tout content de faire plein d’heures parce que ça leur donnait de l’argent. Bizarrement, c’était les mêmes qui prenaient une chaise et qui faisaient une sieste à chaque pause et tous les jours.
Certains arrivaient les yeux explosés au boulot plusieurs fois par semaine et te racontaient qu’ils n’avaient pas réussit à dormir plus de 2 heures parce qu’ils sont décalés à cause des horaires.

C’est ça que t’appelle vivre, toi ?

Je me disais : « Attends, là. Ils échangent leur vie contre de l’argent… ?! Je suis en train, moi aussi, d’échanger ma vie contre de l’argent… ?! ».

« Ils ont des cernes et les yeux cloqués à 30 ans… »

« Je vois un feu de braise sous chacun de leurs pieds… »

Et moi, j’étais là, je les regardait endormis tête contre la table, et je me disais : « Fait péter l’extincteur ! Maintenant ! Tout de suite ! ».

Le fleuve Saint-Maurice, vu depuis un hydravion. Près de Trois-Rivières.

 

« Comment tu voudras être plus tard ? »

En même temps de me poser la question de savoir si j’allais rester ou non, je pensais à mon futur. À force de questionnement, j’ai fini par trouver la bonne question à me poser pour avoir une réponse claire.

« Toi, quand tu seras vieux, tu voudras être comment ? Tu voudras être qui ? »

« Est-ce que ca te dis de finir comme un zombie à 40 ans, ou est-ce que tu préferes être en super forme ? ».

Avec tout ce temps passé au Québec, j’ai bien compris une chose.

Dans la vie, il n’y a pas que le boulot, il n’y a pas que manger / dormir / payer, il n’y a pas que la France, il n’y a pas que le Canada ou les USA.

Je préfère être quelqu’un qui a parcouru le Monde toute sa vie que quelqu’un qui a parcouru toute sa vie le chemin qu’il emprunte pour aller travailler !

C’était clairement la dernière étape de mon raisonnement !

Alors, j’ai fait des économies. Et je suis parti !!

Je suis parti vivre ma vie.

Vivre la vraie vie.

Vivre la vie que je veux vivre.

Tout ceci est donc à la fois le résumé et la conclusion de mon expatriation !

Mon expatriation m’a aidé à trouver qui j’étais et ce que je voulais faire de ma vie. Autrement dit, deux des choses les plus importantes de sa vie !

Il y’a un an, tout était différent. Et maintenant que je regarde en arrière, je réalise qu’une année, ça peut faire beaucoup à une personne.

 

Et toi, tu serais du genre à t’expatrier si tu en avais l’opportunité ?

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Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Pourquoi adopter le réseau Couchsurfing ?

Marre des hôtels ou des motels? Marre des auberges de jeunesse ou de dépenser des sous pour être déçu ?

Quand j’ai décidé de traverser le Canada d’Est en Ouest en 2015, je voulais tenter autre chose que ces solutions. Je voulais voyager différemment, tenter autre chose. J’ai voulu commencer un peu a toucher au minimalisme et aussi à me prouver à moi-même que voyager dans un pays au niveau de vie élevé était possible même pour les petites bourses.

Tout d’abord, j’ai utilisé ma propre voiture pour me déplacer, et j’ai décidé de la transformer en mon propre hôtel, sans aménagement particulier. Un sac de couchage a suffit !

Puis, j’ai voulu m’immerger au maximum dans la vie canadienne, en rencontrant et en échangeant un maximum avec les locaux.

Mais comment j’allais faire ?

Moi qui suis d’un naturel assez timide et introverti, je me voyais mal interpeller les gens dans la rue ou directement sonner chez eux en leur expliquant ma venue. Il me fallait une autre solution.

C’est alors que m’est venue l’idée de faire du Couchsurfing, idée trouvée en faisant des recherches sur l’Internet.

Cette idée allait résoudre deux de mes plus gros problèmes :

  • propreté et « camouflage » dans les grandes villes (douche, endroit pour se garer et dormir sans trop se faire voir, etc…)
  • la gratuité du service, réduisant mon budget total d’environ 30%. Pendant 3 semaines, je n’ai jamais payé pour dormir, même si de l’aide cuisine et/ou un petit cadeau de remerciement est/sont tout à fait bienvenu !

 

Car, oui, dans ce monde où tout est payant, c’est encore possible de se loger gratuitement !

Pour celà, nous devons remercier quelques personnes : Casey Fenton, Daniel Hoffer, Sebastien Le Tuan et Leonardo Bassani da Silveiraqui. Ils ont rendu tout ceci possible depuis 2004!

Casey Fenton en fut l’initiateur lorsque, en 1999, il cherchait à se faire héberger gracieusement par des étudiants de l’Université de Reykjavik, en Islande. Il a reçu tellement de réponses positives à son appel qu’il fut alors convaincu qu’il existait des personnes qui pensaient le voyage d’une manière différente. Il fonde alors le site internet « Couchsurfing« , qui rassemble une grande communauté d’échange, nommé les CouchSurfers.

En 2012, près de 5 millions de personnes y avaient créer un profil, proposant leur canapé ou un lit pour héberger des gens du monde entier de façon temporaire et totalement gratuite!

On dit merci qui ?? Merci Casey Fenton !!

J’ai pu en faire l’expérience pour la première fois en Septembre 2015, en traversant le Canada, en alternant les nuits en voiture dans les coins les plus perdus et les nuits chez l’habitant dans les grandes villes.

Bien sûr, tout ceci paraît bien beau! On ne va pas se mentir, comme partout, il y a quelques points négatifs qui se cachent.

Souvent, les personnes, moi-même inclus, ont une approche craintive de ce système qui est due notamment à la sécurité. On parle ici de dormir chez des gens qu’on ne connaît pas! Et, effectivement, même si c’est une infime minorité, on ne tombe pas toujours sur des personnes très nettes.

Si vous avez déjà vu les émissions d’Antoine de Maximy, « J’irai dormir chez vous« , vous voyez de quoi je parle.

C’est ce qui me faisait personnellement le plus peur. Comme tout réseau que l’on peut trouver et participer sur internet, il faut faire attention à ce que l’on fait avant de se lancer, afin de ne pas être surpris.

 

La Sécurité en Couchsurfing

Tout d’abord, pour éviter les problèmes les plus courant : si l’on est un homme, il faudra préférer contacter un homme et si l’on est une femme, il faudra préférer contacter une femme.

Lorsque l’on contacte un Couchsurfer sur le site, il ne faut pas hésiter a poser des questions qui peuvent être dérangeantes avant d’accepter de dormir chez quelqu’un que vous ne connaissez pas, tout comme peut également le faire la personne qui vous hébergera pour en savoir plus sur vous.

Par exemple, quand je cherchais un Couchsurfer à Toronto, il m’est arrivé de tomber sur des hommes homosexuels qui cherchaient à héberger d’autres hommes pour avoir une relation avec eux le temps du séjour, ce que je ne voulais pas! À Winnipeg, si je n’avais pas été curieux, j’aurais dormi chez une personne adepte à la drogue, ce que je ne voulais pas non plus.

Poser une simple question peu parfois vous éviter de désagréables surprises et mésententes une fois que vous arrivez.

Il y a également un système de commentaires sur la personne qui va vous héberger, où les visiteurs racontent comment c’est passé leur séjour, apportant parfois des précisions importantes qui ne sont pas notifiées sur le profil.

Pour compléter, un système de vérification des coordonnées de la personne qui vous assurera que l’adresse donnée existe bien et que le numéro de téléphone n’est pas un faux. Vous pouvez même pousser la sécurité encore plus loin et faire connaissance en vous parlant sur Skype ou par téléphone avant de valider votre rencontre physique.

Bref, si vous faites attention et que vous utilisez tous les outils de sécurité proposés, il ne vous arrivera absolument rien!

Un système de commentaires, appelé « Références », qui peut vous donner plus de précisions sur la personne qui va vous héberger. Capture écran tirée de mon propre profil.

Les limites du Couchsurfing

Ce système d’hébergement étant gratuit, il y a bien sûr des restrictions qui semblent logiques.

En premier,  il sera rare de l’utiliser pour un séjour de plus de une semaine au même endroit. À moins que votre hôte soit vraiment sympa, disponible et/ou que vous vous entendez comme les meilleurs amis du Monde…

Aussi, comme vous logerez chez quelqu’un, ne vous attendez pas à un hôtel de 50 chambres avec douche personnelle! Cela peut paraître logique mais ce n’est pas du tout adapté à une famille entière. La plupart des personnes proposent d’héberger de 1 à 2 personnes, parfois 3. Souvent, vous dormirez sur un canapé ou sur un lit d’appoint. Moins souvent, vous aurez un lit et plus rarement votre propre chambre.

Dans « My Home », vous pourrez trouver plus de précisions sur les préférences de votre futur hôte et sur l’endroit où vous serez hébergé. Capture écran tirée de mon propre profil.

Cela vous rebute complètement?

Vous ne voulez plus jamais entendre parler de ce système?

Vous pensez avoir perdu votre temps à lire ces derniers paragraphes?

Ne partez pas et lisez la suite!

 

Simplicité et échanges…

Comme je le disais, j’étais surtout inquiété par la sécurité. C’est en me renseignant longuement sur le système Couchsurfing et en lisant des avis d’utilisateurs plus ou moins confirmés que je me suis lancé dans mes premières réservations. Et je ne peux pas dire que j’ai été dégoûté. J’ai même adopté CouchSurfing, et je ne jure presque plus que par ça!

Cela m’a permis de rencontrer des locaux (qui m’ont aussi fait confiance) et de partager avec eux, tout en économisant des centaines d’Euros!

Au-delà du fait de la gratuité, j’ai pu aussi bénéficier des connaissances et conseils de mon/mes hôte(s) pour faire mes visites efficacement et éviter de perdre du temps bêtement. J’ai appris à connaître de nouvelles personnes et parfois à m’en faire des amis, avec qui je converse toujours aujourd’hui !

On a échanger nos cultures, nos expériences de la vie, nos parcours, nos meilleures recettes (même si je hais cuisiner!). Et même nos blagues préférées, autour d’une bonne table ou d’un bon verre.

Parfois, ces gens que vous ne connaissiez pas la veille se transformeront en ami après quelques repas!

Tout ceci n’a pas de prix et, à y réfléchir, ça vaut bien une ou quelques nuits sur le canapé du salon!

Antoine de Maximy pose sur un canapé. Vous pourrez parfois même avoir un lit !

Alors renseignez-vous à votre tour, créez votre profil, présentez-vous et lancez-vous!

Ne ratez pas cette expérience unique!

 

Si vous êtes vraiment curieux et voulez savoir le genre d’expériences sensationnelles qui pourraient vous attendre avec Couchsurfing, je vous invite à lire mon eBook gratuit qui est téléchargeable à ce lien »» À Travers le Canada.

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

 

 

 

 

Note sur l’affiliation :

Cet article n’est aucunement sponsorisé ! Ce n’est pas un placement de produit. Je ne touche absolument rien pour le publier ! Je donne ici juste mon avis et mon expérience avec Couchsurfing, d’un point de vue tout à fait personnel.
Merci de votre attention 🙂