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Découvrir et redécouvrir New York !

Moi et la Big Apple…

C’est une longue histoire !

Février 2010, la nouvelle tombe : je pars à New York en famille. J’y mettrais les pieds pour la première fois le 24 juillet 2010 en milieu d’après midi. C’est une date que je ne manque jamais et un souvenir que j’ai toujours, d’où la précision ! À l’époque, j’ai même eu la chance d’y fêter mon anniversaire !

Le lendemain matin de notre arrivée, on a descendu Broadway à pied jusqu’à Times Square.

Au début on regarde devant et autour de soit, comme on le fait d’habitude. Puis on se rend compte qu’il n’y a pas qu’à hauteur d’homme que les choses sont à voir ! La première fois que j’ai levé les yeux jusqu’en haut des grattes-ciel, ça m’a impressionné et même marqué.

C’est tout un paradoxe, car je déteste les grandes villes mais, chaque jour, je me sentais encore mieux que chez moi : libre et léger. New York et moi allait déjà être une très longue histoire !

Au pied du Rockefeller, en 2010. On se sent si petit…

 

Décembre 2013, une autre nouvelle tombe : je pars au Québec pour le travail et je me rapproche donc par la même occasion à très grands pas de ma ville préférée. En réalité, je n’aurais jamais penser y retourner un jour, surtout comme ça. En effet, je vais y retourner en Mai 2014 car de la famille y est quelques jours en voyage.

C’était magique d’y remettre les pieds après 4 ans.

J’ai tout fait à pied, quelque chose comme 40 kilomètres de marche sur 2 jours, entre Harlem et Brooklyn. J’adore marcher dans cette ville, m’imprégnier de la vie qui y règne. Ça m’a permis de retrouver presque tous mes souvenirs enfouis de 2010. J’ai même été manger au même Mcdo où j’allais souvent à l’époque avec mes parents sur Broadway. Mais surtout de visiter des endroits que je n’avais encore pas vus et encore cette sensation de bien être que j’ai toujours a marcher dans les rues de New York.

C’est que du plaisir. 2 jours le sourire bloqué aux oreilles.

La dernière image de New York lorsque j’en suis parti en 2014. Couché de soleil dans la ville, depuis Bryant Park.

 

Cette fois, c’est en hiver que j’y met les pieds, pour changer un peu.

A chaque fois que j’y vais, j’ai toujours la peur de me dire que je ne sais pas si j’aurais encore l’occasion d’y aller. Alors, à chaque fois, j’essaie de pousser l’expérience à son maximum en profitant de chacune des minutes que j’ai.

Tant pis si il faut se lever à 5 heures le matin pour aller voir un lever de soleil ou encore dépenser une somme un peu haute pour faire une activité qui vaut le coup au final. Car on est pas tous les jours à New York !

Malheureusement, tout n’est pas rose et ça ne se passe pas toujours comme on le veut. Pourtant, cette fois-ci, le passage à la douane américaine a été simple comme jamais, un rêve de tout voyageur passant aux Etats-Unis.

Les passagers du bus  en partance de Montréal et moi-même ont juste eu droit à se faire renifler par le chien anti-drogue, pareil avec nos sacs dans les soutes à bagages. On a dû rester à peine 10 minutes à la douane alors que d’habitude, c’est plutôt minimum 30, le temps de passer tous le bus.

Mais c’est là que les choses se sont corsées… Le chauffage du bus est tombé en panne ! Résultat, on se les aies pelées pendant près de 2 heures, jusqu’à l’arrivée d’un autre terminal de la compagnie de bus, à Albany, les vitres gelées de l’intérieur ! Il faisait -8 degrés dehors… On nous fera attendre une petite demi-heure, le temps de préparer un autre bus et de transférer les bagages.

La machine à café de la gare de bus a dû faire le plein de pièces en un temps record.

Nous sommes repartis avec du chauffage et des sièges en cuir au lieu du tissu mais, comme aucune place n’est réservée dans les bus, j’ai mal calculer mon coup et me suis retrouvé tout au fond, autrement dit, l’endroit le pire question confort : la suspension arrière tape à la moindre bosse ou trou et le moteur grogne juste derrière ton dos. J’avais beau avoir les bouchons d’oreille, je n’ai fait que somnoler, et encore, tout en étant balancé de haut en bas par les imperfections de la route.

Quel périple

Mais c’était toujours mieux que sans chauffage, à y réfléchir.

Le bus arrive par la ville de Union City, de l’autre coté de l’Hudson River, donnant une vue magnifique sur toute la longueur de Manhattan depuis la berge d’en face, le soleil levant et le ciel bleu azur en prime.

Déjà là, ça fait dire « Waw », c’est encore un coté magique qui remonte d’un cran une fois avoir passé le tunnel sous l’Hudson River, car on arrive directement en plein centre de Manhattan au croisement entre la 8 ème avenue et la 40 ème rue alors qu’avant le tunnel, c’était presque encore la campagne.

A la Grosse Pomme, la magie augmente toujours de façon exponentielle, sans jamais faiblir, et c’est un des aspects que j’aime dans cette ville !

Immeuble typique du quartier de Brooklyn Heights.

 

Jour 1

Ça marche à chaque fois : je pousse la porte de la gare de bus, je pose un pied dehors et je suis comme « Waw » en regardant autour de moi. Je fais 500 mètres et je suis encore a dire « Waw ». Je vais là, je fais ci, je vois ça, il se passe ça, ça fait 10 fois que je vois cette chose, mais je suis toujours « Waw ».

Quand on sort de la gare de bus, on est plongé sans aucune transition dans la vie newyorkaise : du monde partout, du bruit partout, des taxis partout, des embouteillages partout, des travaux partout, des sirènes de police et de pompier partout, des buildings partout… C’est comme ça toute l’année et par tous les temps. Ça ne s’arrête jamais, sauf le samedi matin !

La circulation à New York… Les boulevards sont aussi blindés que les trottoirs qui les longent…

 

Et c’est pour ça que je n’y habiterais pas : c’est bien trop bordélique, bien trop stressant, et je prie le mec qui a décidé de faire des trottoirs aussi larges qu’une rue en France. Paradoxalement, c’est extrêmement bien organisé.

Manhattan, c’est 20 kilomètres par 3 de béton mais c’est impossible de s’y perdre. Je n’ai toujours pas de plan de la ville et je ne me suis toujours pas perdu. J’ai beau essayer, ça ne marche pas. Et quand tu commences un peu a connaître la géographie de la ville, c’est une horreur : je connais mieux que chez moi !

Suffit de reconnaître et de retenir l’emplacement des buildings ou parcs les plus connus ainsi que de 2 ou 3 avenues et le tour est joué. Le reste, c’est que du quadrillage et des rues toutes droites. Une fois que tu sais situer la première rue et la première avenue, tout le reste suit automatiquement.

Je dirais que j’ai eu la chance cette fois là d’arriver un vendredi matin à 7h30, là ou tout le monde part de chez soit pour son dernier jour de travail, celui où tu es à la fois heureux car c’est le dernier, mais à la fois stressé, angoissé et fatigué car oui, c’est le dernier ! Ça se ressent sur tous les visages et dans tous les comportements.

Les gens marchent à une vitesse folle, traversent au feu rouge en plein boulevard. Les gars courent dans leur costard et les filles avec leurs talons au pied, les voitures klaxonnent de partout. Les gens sont très pressés, très stressés et ont les yeux bien fatigués. C’est affolant. Si tu suis pas le rythme dès le début, ça fou encore plus le bordel.

Pour corser l’affaire il faisait très froid malgré le grand soleil et la bise n’arrangeait rien. Et moi, j’étais là au milieu de ce gros bordel en prenant de la place pour deux avec mon sac en bandoulière en allant rejoindre mon logement…

Là je ne disait plus « Waw » mais « la vache, ça doit être comme ça tous les matins… ». Les pauvres parisiens ne sont sûrement pas à plaindre ! Pour un newyorkais, Paris, ça doit être la campagne !

Le logement, cette fois, n’était pas un hôtel ou un dortoir en auberge de jeunesse. Je voulais essayer quelque chose de différent, de plus fun et plus agréable et pour ma troisième fois, peut être aussi de mieux me plonger dans la vie de Manhattan.

J’ai décidé de prendre un logement par AirBNB, histoire de loger chez l’habitant.

Un appartement localisé en plein coeur de Manhattan, dans le Flatiron Disctrict, à deux pas du Madison Square Park et à 2 croisements de rue du building parmis les plus historique de New York, le fameux Flatiron avec son architecture reconnaissable depuis l’espace. En prime, toutes les commodités sont en bas de la rue, y compris la station de métro devant la porte d’entrée.

L’appartement où j’ai logé. Un petit studio au 8ème étage d’un « petit » immeuble. Mon hôte, très sympa, m’a laissé sa chambre (sur la droite) et dormait sur le canapé.

 

J’entre dans l’immeuble et me présente au portier, qui fait aussi office de concierge. Mon hôte, Daniel, travaille et m’a carrément laisser la clé de l’appartement dans une enveloppe et me laissant m’installer comme chez moi, sans même me connaître, sans même m’avoir vu, sans même savoir si c’est bien moi…

La confiance règne très, très fort.

Pour l’appartement, il faut savoir qu’à New York, c’est comme à Paris : c’est souvent microscopique et pas droit. Sans oublier les loyers complètement fous, du genre 2 à 3.000 dollars le 2 pièces de 25 mètres carrés comme celui où je suis logé.

Se loger à Manhattan coûte une fortune, que l’on soit touriste, ou habitant ! Mais la vue est sympa…

 

J’aurai pas beaucoup le temps de discuter avec mon hôte. Il travaille 7 jours sur 7 dans le milieu des finances, était rentré très fatigué le soir là, annulant sa soirée au bar avec ses amis. Le lendemain, pareil, il s’endormait tout seul devant la télé et se réveillait en sursaut avant de se rendormir à nouveau, quelques secondes plus tard !

Généralement, il me dit qu’il se lève vers 7 heures le matin et rentre chez lui vers 10 heures le soir. Ce ne sont pas ses horaires, bien sûr. En réalité, il travaille « 40 heures » semaines et fait des extras les week end. Ça prend énormément de temps à se déplacer, même si les transports sont très bien développés. Bienvenue à New York ! Comme partout, il y a visiter et vivre…

Ce jour là, dans le froid et le vent, je vais tout faire à pied, comme à mon habitude ici. Je ne peux pas m’empêcher de tout faire à pied à New York. J’adore me balader dans cette ville. J’ai vraiment du mal a prendre un métro ou un taxi, sauf si vraiment j’ai 15 kilomètres a faire. Je préfère faire quelques kilomètres à pied, prendre mon temps et ne rien rater du paysage.

Pour aujourd’hui, ce sera le Madison Square Park, le Flatiron, la patinoire au pied du Rockefeller Center, le bas de Central Park, Colombus Circle, Bryant Park et Times Square.

La patinoire au pied du Rockefeller Center.

 

Les pigeons squattent les poteaux de circulation, au Sud de Central Park.

 

Le Flatiron

 

Vue depuis Bryant Park en début de nuit.

 

Après être rentré à l’appartement et m’être reposé un peu, retour à Times Square de nuit.

Dans les rues le soir, la même chose que le matin. Une horreur.

À Paris, c’est des pros de Stock Car. A New York, c’est des pros de marathon.

La différence est claire ! Tout le monde est pressé de rentrer chez soi pour démarrer le week end. Mais cet endroit de New York est toujours aussi magique de nuit. C’est juste malade à vivre. Les publicités éclairent tellement fort qu’il fait jour et parfois tellement éblouissant qu’on ne voit plus si le bonhomme est rouge ou vert (orange ou blanc ici) quand il faut traverser. Waw.

Times Square de nuit ! Ou de jour ?? La question se pose toujours…

 

Jour 2

Une grosse journée de marche m’attend le lendemain. Il fait toujours aussi beau et la température est remontée de quelques petits degrés. Je descends à Battery Park, à la pointe de Manhattan, où je décide de prendre le bateau pour la Statue de la Liberté.

Je suis déjà passé tout près deux fois en prenant une croisière autour de l’île de Manhattan en 2010 et en allant à Staten Island avec le ferry en 2014. J’y pose enfin les pieds ! La statue est vraiment belle et impressionnante et que dire de la vue sur la ville lors du voyage en bateau. Majestueux. J’ai encore pris une claque et j’ai encore dit « Waw ».

En arrivant sur l’île de la Statue de la Liberté. Vue depuis le ferry.

 

La vue depuis les premiers étages de la statue. Superbe. Et dans le silence le plus calme. Sur la gauche, Ellis Island et plus loin Jersey City. Sur la droite, la pointe de Manhattan.

 

Au retour en ville, passage au Ground Zero, et retour vers le Nord par l’Hudson River Greenway au départ de la Marina, une promenade et piste cyclable de plusieurs kilomètres traversant plein de parcs où les gens viennent bronzer et faire du sport l’été.

Passage dans le superbe quartier chic de Chelsea avant un arrêt obligatoire au Madison Square Garden, la salle de basket de New York, pour en faire la visite avant le match des Knicks de ce soir, contre les Indiana Pacers.

Ground Zero.

 

Terrain de basketball sur l’Hudson River Greenway. Vue sur Jersey City.

 

Vêtements, magasines et objets d’époque. Le Madison Square Garden fait partie intégrante de l’histoire du sport américain !

 

Je fini la journée en me promenant de nuit sur la East River Walk, passage sous le pont de Williamsburg, bifurcation par le quartier de East Village pour longer Chinatown et retour au Nord par Broadway.

Une belle marche !

Des vues bien sympas !

Jour 3

Déjà le troisième jour qui commence ! Le temps passe vite… Aussi vite que la vie des newyorkais…

Petit tour au 86 ème étage de l’Empire State Building dès l’ouverture. On devait être 20 à se pousser dans la file… Juste génial ! En prenant de l’altitude, il est fascinant de voir à quel point chaque centimètre est utilisé dans cette ville.

En direction de la pointe de Manhattan et du quartier des affaires. Le temps n’étais pas le meilleur pour cette activité. Mais suffisant pour se rendre compte de l’étendue de la ville.

 

Petite marche jusqu’à l’Intrepid, un porte-avion américain emblématique qui aura fait un sacré paquet de missions depuis les années 40. On peut en visiter une grosse partie, en se mettant a la place d’un Marine, en plus d’une petite exposition d’avions sur le pont.

Je trouve juste dommage qu’ils n’aient pas entretenu la peinture du pont, tout est effacé. Je mettrais également les pieds dans le sous-marin Grower.

J’étais déjà monté dans un sous-marin allemand et c’est toujours aussi spécial. On parle de couloir de la mort dans les prisons mais il existe aussi dans les sous-marins. Dire que les gars partaient en mission de 6 mois dans ce tube sans jamais voir le jour, avec comme meilleur ami des torpilles parfois nucléaires… Bien rangées en ligne, à 10 mètres de ton lit… Il faut être sacrément fort mentalement…

Sur le pont du porte-av ion, une exposition d’avions de chasse. Ici un MIG. Vue sympa sur la ville également !

 

Bienvenue dans le couloir de la mort… Ici dormaient 18 personnes !

 

À l’avant du sous-marin, la salle des torpilles… Parfois nucléaires ! Et les couchettes des commis aux torpilles… Bonne nuit…

 

Je vais ensuite rentrer chez Daniel me reposer un peu avant mon activité de la nuit. Mes 3 jours de marche intensive dans New York commencent à bien se faire sentir dans les jambes. Et c’est pour cette raison que je vais prendre le taxi pour aller au Barclays Center à Brooklyn.

Je vais tomber sur un chauffeur chinois installé à New York depuis 14 ans. En pleine heure de pointe, on va bien se marrer tous les deux !

Il arrêtait pas d’insulter les gens devant lui et de déboîter à gauche, à droite, une main collée au klaxon et l’autre faisant des gestes hystériques. Moi j’étais assis à l’arrière et je disais : « Hey, mec, le volant ! ». Haha. J’aurai trop dû filmer ça. Haha !

À un feu rouge, il se retourne après avoir écrasé bien fermement la pédale de frein, de la même manière qu’il le faisait toutes les 5 secondes depuis 10 minutes ! Il me dit « Tu dois penser que je suis fou ! ». Je lui dit « J’ai déjà vu pire à Paris ! ». Alors on commence a discuter des différences entre Paris et New York, même si Paris, je n’y suis allé que quelques week end par-ci par-là.

La vie à New York est devenue un enfer financièrement en très peu de temps et le salaire minimum y est le même qu’en France pour un coût de vie bien plus élevé qu’à Paris. Ah oui, il a rigolé quand je lui ai parlé des 35 heures. À New York et aux USA, c’est 40. Et comme j’étais à 60 dans mon entreprise au Québec, c’est vrai que ça m’a fait rire de dire ça aussi !

Me voilà juste à temps au Barclays Center pour le match de basket des Brooklyn Nets contre les Utah Jazz.

Comme j’ai acheté ma place assez tardivement par internet, il n’y avait plus beaucoup de choix pour avoir un siège, mise à part tout en haut ou on ne voit pas grand chose… Heureusement, une personne qui avait une place réservée pour la saison complète a libéré son siège pour ce soir là. Double avantage : tarif réduit et vue imprenable. Le tarif normal était de 300$, j’ai payer 175 avec les taxes !

Je vais me retrouver dans l’angle du terrain, à 2 rangées du banc des Utah Jazz qui gagneront le match ! Ça m’a fait un pincement au coeur de me retrouver juste derrière eux que je suis sur mon écran depuis plusieurs mois. C’était incroyable !

Voyez plutôt ce que ça donne…

Jour 4

Quatrième jour, il a plu dans la nuit et les nuages semblent bien installés…

On dirait pas comme ça mais tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, je l’ai fait uniquement au feeling. Et ça va continuer sur la même lancée aujourd’hui. Quand je pense que j’avais tout planifier avant mon départ…

Les nuages sont finalement partis assez rapidement avec le vent qui s’est levé, activant mon inspiration par la même occasion.

Cette fois-ci, je vais à Brooklyn et comme c’est loin et que ça revient à environ 20 dollars l’aller en taxi sans trop de circulation, je prends le métro. Sauf que je n’ai pas fait attention et j’ai pris une ligne Express qui ne s’arrête pas à l’arrêt que je veux !

Pas grave : en 5 secondes, j’avais mon plan B, qui n’était pas prévu non plus : prendre le pont de Brooklyn à pied, puis rejoindre le parc du pont de Brooklyn en passant par le quartier de Brooklyn Heights.

Ouais, ça fait beaucoup de Brooklyn. Mais à Brooklyn tout s’appel Brooklyn et comme je suis à Brooklyn, ben, c’est Brooklyn, quoi.

J’ai marché sur le pont de Brooklyn plus d’une dizaine de fois. Mais c’est toujours un sentiment spécial !

 

Les vues sur Manhattan depuis le Brooklyn Bridge Park sont vraiment top !!

 

En regardant la carte du métro, je vois que je peux aller à Coney Island, encore moins prévu que le reste, et que j’ai assez de temps pour ensuite remonter sur Central Park pour aller au Guggenheim et enfin redescendre prendre le pont de Brooklyn en soirée dans un sens et à nouveau le parcourir en sens inverse de nuit.

Adjugé, vendu !

La très connue Wander Wheel, au Luna Park. Située face à la plage de Coney Island, à 40 minutes de métro de Manhattan !

 

Un programme répétitif mais superbe ! J’ai adoré me poser sur les escaliers du parc à regarder le soleil se coucher sur la pointe de Manhattan et les lumières des buildings s’allumer une à une dans un calme total. Magique !

Admirer le coucher de soleil dans le silence, depuis le Brooklyn Bridge Park.

 

Une fois le soleil tombé, retour à pied chez Daniel. Je repasse sur le Brooklyn Bridge à pied. Superbe de nuit !!

 

Je ne suis pas fan de m’enfermer dans le métro, sauf quand je suis obligé, bien sûr. Ça m’aurait pris toute la journée de rejoindre Coney Island à pied. Au final, j’ai plutôt apprécié car ça m’a permis de m’immiscer encore mieux dans la vie newyorkaise en ce lundi.

Comme je le disais au chauffeur de taxi qui m’a ramené chez moi après le match de basket la veille, c’est une ville toujours aussi bordélique, toujours aussi bruyante. Il avait acquiescé mes dires… Mais bordel, qu’est ce que c’est le fun !

En ce lundi, les gens repartent dans leur semaine de travail et perdent leurs blagues, leurs sourires et leur langue instantanément. Ils sont concentrés. Par contre, ils restent polis et respectueux, un peu comme au Québec, beaucoup moins comme en France.

Le soir, c’était mode boite à sardine dans les rames de métro, une personne sur deux ayant leur musique à fond dans les oreilles pour se décontracter un peu de la journée, sûrement. Un superbe concert en somme.

Jour 5

Déjà le dernier jour qui pointe son nez…

Mon bus pour rentrer à Montréal est à 18h30. Je devais partir de chez Daniel à 11h, puis finalement 13h et il me laissera même rester jusque 16h. Impeccable ! Vraiment sympa de sa part !

Ça me laisse le temps de prendre le métro et d’aller visiter le Rose Center for Earth and Space, juste à coté du Musée d’Histoire Naturelle.

Une exposition sympathique présentant quelques objets à leur état original et qu’on ne voit pas tous les jours, comme le restant de la météorite Willamette qui s’est écrasée il y a plusieurs milliers d’années dans l’actuel État de l’Oregon au nord-ouest des USA. 15.5 tonnes de fer venus du confins de l’espace…

Un petit film trop court nous présente le Big Bang et la formation de l’Univers. Sont également exposées quelques photos originales des missions Apollo sur la Lune mais aussi de la première sortie d’un Homme dans l’espace.

Dans une boite de verre climatisée pose fièrement une petite pierre de 2 centimètres ramenée de notre satellite. L’Homme a marché sur la Lune : montage ou pas ? Franchement, devant les photos, je n’y pense pas et me dit juste que c’est magnifique ! Quand est-ce que j’y vais ?

La comète !

 

Un tout petit caillou ramené des missions Appollo. Photo prise au zoom. Le caillou fait environ 2 centimètres !

 

Je vais ensuite « commater » tout le début d’après-midi sur le canapé chez Daniel. Le seul moment de véritable repos que j’ai eu jusque la.

C’est l’heure de partir mais comme d’habitude, je veux rester ! C’est l’effet New York : c’est le bordel, c’est bruyant, c’est stressant… Mais que c’est bon !

Quand est-ce que j’y retourne ?

PS : Bon, en fait j’y suis retourné en 2015, pour ma 4ème fois ! C’était lors de ma traversée des USA en Road-Trip ! (de Seattle à L.A., puis de L.A. à New York en passant par Chicago et Washington D.C.)

À gauche : 2010
À droite : 2015
Les deux photos ont été prises dans le même escalator !

 

Le départ

Je vais rejoindre le terminal de bus à 20 minutes de marche sous une petite pluie fine qui se transformera en averse 1 heure plus tard lorsque le bus partira.

Pour une fois, je suis tombé sur un bus un peu haut de gamme avec larges sièges en cuir noir et beau parquet au sol. Il y avait beaucoup moins de monde aussi, du coup j’ai pu avoir la meilleure place, vers le 4 ème / 5 ème rang c’est parfait. Tout devant c’est trop lumineux, tout derrière c’est trop bruyant et la suspension tape.

Je repars avec toutes ces images en tête et ces souvenirs du couché de soleil, de la ville de nuit, de Times Square, du match de basket, du chauffeur de taxi chinois, du pont de Brooklyn, de la vue au 86 ème étage, de la Statue de la Liberté, de l’appartement de Daniel, de la foule qui se presse… Bref, y’en a trop a traiter.

La Statue de la Liberté au coucher du soleil.

 

Heureux également d’en avoir appris et vécu plus sur la vie à New York et de l’avoir partager un peu par ce texte, même si j’aurais aimer avoir plus parler avec Daniel si il avait été disponible plus souvent !

J’espère à bientôt New York.

Je suis partit là bas le sourire aux lèvres, j’ai passé 5 jours le sourire aux lèvres et je reviens le sourire aux lèvres et la boule au ventre.

Aie, j’ai des crampes et ça ne veut pas s’arrêter. C’est grave docteur ?

Vous avez lu jusqu’ici ? Vous en avez marre du texte, vous en avez marre des photos ?? Il est temps de mettre tout ça en son et en mouvement !!

Suivez-moi dans les rues de New York, comme si vous y étiez ! J’ai laissé le son de la ville, plus intéressent qu’une musique !

Bon visionnage !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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