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Le bilan de mon PVT Nouvelle-Zélande!

15 mois sont passés depuis mon arrivée en Nouvelle-Zélande. 15 mois qui sont passés à la vitesse de la lumière. C’est maintenant le temps de faire le bilan de mon PVT Nouvelle-Zélande.

Des projets, j’en avait la tête pleine à craquer. Ce qui est bien quand on quitte son travail (et accessoirement qu’on est célibataire), c’est la liberté folle qu’on a. On se rend tout de suite compte à quel point le travail pèse et prend une place parfois surdimensionnée dans notre vie. Je l’ai fait par choix, et comme toutes les autres fois, je n’ai jamais (encore) regretté.

Je suis à nouveau passé de l’autre côté de la Force, libre à moi même de faire ce que je veux où je veux et quand je veux, avec qui je veux. Les options se comptent par centaines, les projets par milliers. Si l’argent n’existait pas, ce serait le véritable monde des bisounours.

Sur les pentes de roches pendant l’ascension du Foggy Peak, Arthur’s Pass, île du Sud.

Avant le départ, une inspiration sans faille

Après mes nombreuses lectures et vidéos visionnées de mes grands voyageurs et aventuriers préférés tels que André Brugiroux ou Mike Horn, je me sentais capable de tout. Après tout, les seules choses dont on a réellement besoin pour voyager de nos jours, ce sont un passeport, un smartphone avec les bonnes applications et « un peu » d’argent. Le reste se fait avec les rencontres et le culot.

Malgré tout, j’ai laissé tombé mon idée du Tour de France à pied en semi-autonomie par les sentiers de Grande Randonnée, mon idée de voyager où bon va le vent « sans argent », aussi de faire un roadtrip de tous les pays d’Europe en voiture aménagée et camping, ou la même chose mais à vélo.

Bon, j’ai fini en PVT en Nouvelle-Zélande. C’est moins le « rêve », mais c’est toujours mieux, selon moi, que de rester planté à la baraque et ne rien faire.

Au bord de la falaise, vue majestueuse sur l’Océan Pacifique, Akaroa, Péninsule de Banks.

Le rêve et la réalité du terrain

Pour ce PVT d’un an, j’en avait aussi des projets. Avec la nostalgie de mon boulot fou lors de mon PVT en Australie, mon premier plan était de refaire ce boulot, mais cette fois à Auckland. Manque de pot, une fois sur place, je me suis vite aperçut que Auckland ce n’est pas Darwin. Ce n’est pas le « zoo » complètement débridé après 23 heures, et en plus le relief n’est absolument pas plat et n’aide pas du tout au côté physique de ce travail. Tout cela diminue également le revenu espéré.

Pas grave, en attendant je vais chercher un autre travail pour gonfler mon compte en banque néo-zélandais, et ça ne va pas m’empêcher de réaliser mes autres projets. Je voulais faire un maximum de Great Walks, traverser une des deux îles en vélo, faire du kayak de mer en longeant les côtes maritimes du pays, faire du Woofing ou du HelpX, prendre le train TranzAlpine, faire un saut en parachute, du parapente, du ski, …

15 mois après, eh bien, rien de tout ça n’est arrivé ! Enfin si, seulement le travail et les $$$. Si vous me dites que finalement j’ai fait pareil que chez moi, je vous donne raison. Cependant, ce n’est pas chez moi car c’est en Nouvelle-Zélande (impressionné par ma défense, hein?).

Depuis le sommet de Sealy Tarn, vue imprenable sur le Mount Cook et ses 3724 mètres.

Un monde à part

Un autre pays, une autre culture. Tout ici est différent, absolument tout. Il y a des choses frappantes, des choses qu’on ne comprends pas, des choses qu’on intègre de suite en se demandant pourquoi on le faisait pas avant, des choses étonnantes. La NZ est vraiment un pays à part.

C’est un pays où on se sent bien tout de suite : pas de stress, pas d’énervement, pas de bruit à proprement parler, pas de criminalité, pas de dégradation, pas de saletés, pas de haine. Mais comment font-ils ? Réponse : mentalité et éducation. Le jour et la nuit par rapport à en France, c’est totalement frappant. Bien évidemment chaque pays a ses propres points positifs mais aussi négatifs : tout n’est pas rose. Pour citer le point qui saute le plus aux yeux : le coût de la vie est cher. Mais la balance va ici largement au positif.

Bref, ceci n’est pas un article expliquant comment c’est de vivre en Nouvelle-Zélande, mais une conclusion à mes 15 mois de PVT. Revenons à nos moutons…

Centre-ville d’Auckland : pas un mégot, pas un chewing gum, pas une poussière. Les espaces verts et parcs sont tondus toutes les 2 semaines…

4 travails, 5 colocations, 11.000 kilomètres

La « Timeline » est assez folle, surtout au début : en 1 semaine, j’ai réussi à trouver du travail et je passais d’une auberge de jeunesse à une colocation. C’était la toute première colocation de ma vie, et c’était la pire ! En l’espace de 3 mois, j’ai eu assez de $$$ pour m’acheter une voiture (un break dans lequel je peux dormir pour les roadtrips), et j’avais changé de colocation.

Côté travail, j’en ai fait au total 4 : ouvreur de moules, employé de serre (orchidées) qui m’a permis d’obtenir les 3 mois d’extension du PVT, assembleur, et finalement opérateur de presse plieuse à commande numérique qui m’a permis d’appliquer à un Work Visa.

J’ai fait une vidéo de 28 minutes sur les orchidées en serre. J’explique tout le fonctionnement, arrosage, organisation, classement des tiges, je parle aussi des pesticides et des protections utilisées. C’est aussi ma première vidéo où je parle et où on me voit, soyez indulgent, haha. https://www.youtube.com/watch?v=zumnFmg8G6U

Côté logement, je n’ai fait que 2 semaines en Auberge de Jeunesse. J’ai été dans 5 colocations différentes, de 4 à 8 personnes. J’ai vraiment eu de tout : des enfants, des fêtards, des fumeurs de joint, des personnes âgées… Seule 1 de ces 5 colocations était vraiment bien. Je suis aujourd’hui dans mon propre appartement et je peux vous dire que ça change tout !

Côté location, je suis resté 9 mois à Auckland, et 6 mois à Christchurch où je suis toujours.

Côté roadtrip, j’ai roulé environ 11,000 kilomètres dont 60 % pour aller bosser, 25% en roadtrip et 15% pour passer des weekend en dehors de la ville.

Ma Nissan Primera Break, Gordon pour les intimes, devant le Pukake Lake, île du Sud.

Du coup, j’ai plutôt bonne connaissance de Auckland et ses environs. J’ai fait un roadtrip dans le Northland et toute la traversée entre Auckland et Christchurch.

Pas de Great Walks, pas de traversée à vélo, pas de kayak, pas de saut en parachute, pas de Woofing, pas de TranzAlpine, pas de parapente, pas de ski… Mais de nombreuses randonnées et de nombreux petits weekend par-ci par-là qui ont été tout aussi bien !

Des Vacances-Travail devenuent Travail avec des Vacances

La Nouvelle-Zélande, c’est le genre de pays que tu aimes ou que tu n’aimes pas. Je n’ai encore jamais vu un avis partagé sur la question.

  • La vie est chère, on paie pour tout. J’appelle ça « le tarif NZ ».
  • En dehors de Auckland qui n’est déjà pas follement animée, c’est le vide, le néant.
  • Si on aime pas être dans la nature et faire beaucoup de sport, on s’ennuie très vite.
  • Pour la culture, même si il y a les Maoris et toutes les explorations des colons etc, on repassera : ce n’est pas vieux de plus de 300 ans !
  • Oui il n’y a dans la plupart du pays pas vraiment d’été et pas vraiment d’hiver.
  • Oui, la bouffe c’est autre chose…

Mais la qualité de vie et la facilité d’y vivre, la sécurité, la mentalité, la nature follement sauvage, les grands espaces, la diversité aussi bien ethnique que visuelle font, pour moi, le meilleur pays dans lequel j’ai vécu ou voyagé de ces 5 dernières années.

C’est pour ça que j’ai graduellement « oublié » mes objectifs premiers et me suis consacré à l’obtention d’un Work Visa pour rester dans ce pays encore un an de plus, et peut être ne jamais revenir en France.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Pour immigrer en NZ, il faut tout donner, y compris son temps et son argent…

Cela n’a pas été facile du tout : c’est long et coûteux. J’ai entamé ma première démarche en Octobre 2018, et aujourd’hui en Juillet 2019, mon Visa sera seulement délivré. C’est presque 10 mois ! J’ai surtout appris que le temps comptait plus que l’argent.

L’extension de mon PVT seule a pris 3 mois de travail et 1 mois de démarches soit 4 mois pour 285$ de frais totaux.

Pour mon Work Visa, il a fallut que je trouve un travail correspondant à mes diplômes et expériences professionnelles passées, il a aussi fallut que je fasse une période d’essai et que l’entreprise veuille bien me garder sur le long terme ensuite. Cela m’a prit au total 6 mois car le premier essai n’avait pas été fructueux après 3 mois (pas assez d’expérience et conjecture de l’entreprise).

Il a fallut traduire mes diplômes, faire appel à un organisme pour la reconnaissance des diplômes en NZ, passer un test d’anglais international, demander et traduire plein de documents, passer une visite médicale, faire des radios, payer les frais de dossier et de traitement du Visa, passer des entretiens, faire ses preuves, s’intégrer rapidement, etc. Chaque démarche peut mener directement à l’échec.

En dehors de ça, il a fallut que je change mon passeport à l’Ambassade de France à Wellington, que je demande un permis de conduire néo-zélandais car le permis international ne fonctionne plus après 12 mois.

Bref, 10 mois de démarches et de paperasses, 3,000$ (1,800E) dépensés au total pour un Work Visa de 1 an. Ça fait cher la journée, mais croyez moi que ça vaut le coût.

C’est aussi un excellent moyen de tester sa motivation à rester ! Jusque là, je ne me suis jamais posé de question, ce qui est bon signe.

Ça n’a été que du stress et de l’angoisse de ne pas réussir. Mon dossier est en ce moment dans les mains du Ministère de l’Immigration de Nouvelle-Zélande. Même si rien ne justifie le refus à ce stade là, je suis toujours en attente de mon Visa. Car comme pour tout le reste, cela prend du temps !

Vue sur le Mount Hutt, depuis le Rakaia Gorge Track.

Alors que dire en conclusion ?

La vie est faite de choix. Et je pense que le meilleur choix est celui de réaliser ses rêves dès que l’on peut le faire. Il ne faut pas attendre. Cela fait de nombreuses années que mon pays n’est plus dans mon cœur et que je n’ai plus envie d’y vivre.

Je suis parti en mode voyage et découverte avec un sac à dos de 8 kilos. Je suis passé d’un backpacker sans emploi, sans logement et ne pouvant utiliser que les transports en commun, à un employé d’entreprise internationale, avec une voiture et dans mon propre appartement.

Aujourd’hui j’ai trouvé mon nouveau chez moi et je fais tout pour y rester.

Après un PVT Australie vraiment moyen, je considère mon PVT comme réussi haut la main car je n’ai jamais été bloqué et je n’ai jamais eu de soucis financiers.

Malgré tout, j’ai travaillé plus que je n’ai eu de « vacances ». Le scénario du PVT, c’est tout simplement de travailler pour faire des économies qui serviront ensuite à voyager à la découverte du-dit pays ( d’où le nom Vacances Travail). Je crois que je peux compter 4 mois de vacances sur 15 mois. Je suis toujours mieux loti que beaucoup de monde alors je ne vais pas me plaindre.

Si vous avez entre 18 et 30 ans et que vous partez en PVT, assurez-vous de 2 choses pour le PVT Nouvelle-Zélande : partez avec vraiment un maximum d’économies (je dirais 5,000 E grand minimum), et bossez votre anglais au maximum. Conseils d’ami.

Si vous voulez immigrer en Nouvelle-Zélande, vous serez le bienvenu mais seulement si vous avez de bons diplômes et de bonnes expériences de travail (immigration assez sélective, ou sur système de points). Préparez-vous le plus tôt possible, ainsi que votre Carte Bleue.

Mon aventure en Nouvelle-Zélande n’est pas finie, et j’en suis très heureux !

Virée à la montagne au Mount Cook National Park

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

1 an de PVT Nouvelle-Zélande ! Le résumé !

Moi-même je n’y croît pas, cela fait maintenant 1 an que je suis en PVT Nouvelle-Zélande ! Et ce n’est pas fini, car après avoir travaillé 3 mois dans l’horticulture, j’ai pu avoir mon extension de Visa, me rajoutant 3 mois. Dans cet article, je reviens sur cette année où il s’est passé beaucoup, beaucoup de choses.

En 1 an, je suis (re)parti de 0 pour arriver à 0,9. Le 1 sera quand j’aurai mon Visa de Travail. C’est mon nouvel objectif pour cette année 2019 : m’installer à long terme en Nouvelle-Zélande. Suivant la durée de mon prochain contrat de travail « Full Time », cela peut aller de 1 à 3 ans. Renouvelable, cela me laissera le temps d’appliquer à la Résidence Permanente.

Repartir de 0

Arrivé à Auckland sans voiture, sans travail, dans un pays que je ne connais pas et où je ne connais personne. Si ça c’est pas le niveau 0, je ne sais pas ce que c’est. Pour seule corde de sauvetage, 15 mois d’économies sur mon compte en banque.

Lors de mon premier PVT en Australie en 2016, le budget avait été un problème conséquent : il était 2 fois plus faible que celui que j’avais pour la NZ. Conjugué à quelques mauvais choix et une faible confiance en moi (la première fois), le projet avait « capoté » au bout de 3 mois dans le pays.

C’est de cette expérience ratée que je me suis nourri pour ce PVT en Nouvelle-Zélande. Et c’est grâce à cet « échec » que j’ai magistralement réussi mon PVT NZ. Les erreurs sont là pour votre bien, surtout si utilisées à bon escient.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée ! Fraser Island, Australie

Le niveau 0

Je suis arrivé avec la boule au ventre de ne pas réussir à nouveau. Le stress du budget n’étant plus là, ça a quand même été d’une grande aide. Et une fois le boulot d’ouvreur de moules, trouvé en seulement 4 jours, je me suis dit que la « galère » de mon PVT Australie était déjà loin finalement.

Ce n’est pas pour autant que tout a été facile. Toujours obligé d’utiliser les transports en commun, c’est pas la facilité de la voiture. Il faut faire avec le climat, Il faut respecter des heures, il faut marcher, il faut attendre… Heureusement, à Auckland les transports en commun sont assez développés, bien organisés, et toujours pile à l’heure.

Ma première colocation à Drury, ça n’a pas été facile non plus. 12 semaines à 8 dans une maison pour 5, avec comme colocataires (et leurs potes) la moitié de fêtards-bruyants qui tournent au cocktail bière-cigarette-joint-et plus. Je n’ajoute pas la propreté et le rangement dans la maison… C’était pas loin du taudis. Enfin, je m’étais un peu jeté dans la gueule du loup aussi. Les premières fois, sans expérience, on se fait toujours un peu avoir.

Un très mauvais souvenir, haha

Heureusement, on était pas sur les mêmes horaires. J’ai surtout eu le bordel de la fiesta de la veille laissé en place en me levant tous les matins, et le réveil à 3 heures du matin 5 nuits sur 7 par des gens bourrés en train de gueuler par-dessus la musique dans le salon.

La dernière semaine où j’y étais, j’ai eu droit à 2 réveils avec l’odeur de crack dans la maison. À vomir. Je prenais mon petit déjeuner dehors pour pouvoir respirer. C’était l’hiver, plutôt sympa par 5 degrés et parfois sous un parapluie.

Depuis ces 30 dernières années, c’était une de mes pire période à vivre. Je croyais en être à 0,1 sur 1, mais en fait j’étais toujours à 0.

C’est de là que je suis réellement parti. Aussi bas que la terre est basse.

Roadtrip dans le Northland

Je suis parti habiter à Takanini, et 3 semaines plus tard mon contrat de travail s’est terminé. Je suis parti 5 jours en roadtrip dans le Northland. Ça m’a fait du bien de partir à la découverte du pays. D’autant que la colocation à Takanini, bien que 1000 fois mieux qu’à Drury, était quand même particulière.

Omapere

Whangarei Heads

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

Georges, le proprio, était spécial. Un « control freak » à tous les niveaux qui écoute la télé comme si il voulait que ses voisins l’écoute aussi. Un maniaque du tri des déchets. Je faisais tout pour l’éviter. Je me faisais à manger après 20 heures pour ne pas l’avoir sur le dos (il venait tout le temps mettre son nez, donner des conseils à tout va, faire à ma place, etc).

Mes 2 colocatrices et leurs 3 enfants sont parties avant moi. Georges n’aimait pas le bruit. Alors, de 1 des enfants ça fait du bruit c’est normal. Et de 2 , en fait, ils étaient pas si bruyants que ça. Enfin bon.

Je ne suis pas parti à cause de tout ça, mais à cause du boulot. Car grâce à une connaissance et à ses contacts, me voilà à l’autre bout d’Auckland : Kumeu.

La meilleure période de mon PVT Nouvelle-Zélande

À revenir en arrière, je crois que c’était la meilleure période de mon année de PVT. J’avais un super boulot relaxant qui sentais bon (quoique la paie n’était pas au top mais on ne peut pas tout avoir), j’habitais à la campagne, les magnifiques plages sauvages d’Auckland à 15 minutes, dans une maison assez sympa et surtout très très calme, et en prime c’était le printemps.

Muriwai Beach et sa colonnie de Gannets.

Coucher de soleil depuis le jardin de la maison à Kumeu

Côté boulot, si j’enlève le manque d’organisation et les quelques branleurs, c’était le meilleur de mes boulots jusque là. Pourquoi ? Pour la sensation de liberté. C’est le premier boulot que je fais où en fait tu peux faire presque tout comme tu veux. C’était vraiment fun, relaxant et motivant. Il y avait toujours quelque chose de nouveau à faire, à modifier ou à changer.

J’ai fait énormément de tâches, beaucoup de travail (et d’heures), et bien que ce ne n’était que de simples fleurs, j’ai beaucoup appris. Même si forcément certaines journées étaient longues, j’ai toujours été content de venir bosser, ce qui est assez rare pour moi au bout de quelques mois, car j’ai la fâcheuse tendance à très vite me lasser.

Déménagement à Christchurch

Mon contrat de travail se finissant avec la fermeture annuelle de l’été, et mon envie grandissante de rester toujours plus longtemps dans ce pays, j’ai appliqué à l’extension de mon PVT, me donnant 3 mois supplémentaires sur place. Je décide de prendre 1 mois et demi en mode relax sans travailler avant de partir pour Christchurch.

Mon prochain objectif : le Essential Skills Visa. Il va me falloir un travail temporaire en Full Time qui correspond à mes diplômes et à mon expérience. C’est autre chose que de chercher un petit boulot comme ça a été le cas jusque là.

En attendant, je descend en roadtrip sur Christchurch. Rotorua, Taupo, Palmerston North, Wellington, Kaikoura. Un beau roadtrip dans de très beaux paysages sauvages et assez exempt de monde et de touristes, pour mon plus grand plaisir.

Rotorua, Vallée de Waimangu

Vallée de Waimangu, Rotorua

Tongariro National Park

Kaikoura

Du pain sur la planche

Arrivé à Christchurch, j’ai eu du pain sur la planche. Recherche de boulot, nouvelle colocation, découverte d’un nouvel environnement, beaucoup plus calme et vert qu’à Auckland. Le coût de la vie est aussi un peu inférieur car moins de trajets et d’embouteillages, et l’immobilier est bien moins exorbitant.

Je trouve assez rapidement mon nouveau boulot, en un peu moins de 2 semaines. J’ai assemblé des lignes de production pour appareils électroménagers. La meilleure paie que j’ai jamais eue de ma vie : 25$/h, + 8%/h de « Holiday Pay ».

Après m’être fait viré de ma première colocation après quelques différents, j’ai emménage à Riccarton où je suis toujours. Décidément, c’est jamais simple les colocations !

Après 2 mois chez Scott Technology, mon contrat s’est fini juste la dernière semaine de mon année. Encore une fois, j’ai appris énormément de choses et j’ai fait beaucoup de choses entre assemblage, ajustement et préparation à la fabrication. Malheureusement, ce n’est pas ici que j’aurai mon contrat en Full Time. Les projets de l’entreprise sont trop incertains et ne peuvent courir le risque de me garder pour 1 à 3 ans.

Centre-ville de Christchurch

Sugarloaf Scenic Reserve

Coucher de soleil depuis la maison où j’habite

New Brigthon Beach, Christchurch

Sumner, banlieue de Christchurch

Une fin qui se fini bien

Pendant ce temps là, j’ai galéré un peu plus d’un mois a trouver un travail en Full Time. C’est vraiment pas la même cour. Tous les 3 jours, je passe facile 2 heures sur les sites principaux de recrutement. Je peaufine mon CV, je fais une lettre de motivation différente à chaque entreprise, je visite leurs sites internet,… J’ai postulé facilement à 15 annonces qui correspondaient à 100% à mon profil.

Par pur hasard, je dégote une boîte de recrutement qui travaille avec le Ministère de l’Immigration. Maintenant inscrit, je n’ai plus qu’à réussir un entretien d’embauche et une journée d’essai, et c’est comme si mon Essential Skills Visa était dans la poche. Bon, c’est les grandes lignes bien sûr !

Pendant la dernière semaine de mon année de PVT, j’ai réussi ce fameux entretien et cette fameuse journée d’essai ! Le Visa n’est pas encore là, on en reparlera d’ici 1 mois, mais je suis bien parti.

Je travaille chez Wyma. Ils conçoivent, fabriquent et assemblent des chaînes de nettoyage de fruits et légumes. Très grosse entreprise, connue et reconnue en Australie et aux USA, même en Europe. Quand à la Nouvelle-Zélande, quasiment tout le monde est équipé Wyma.

Je suis donc opérateur de presse à commande numérique. Les plaques d’inox sont découpées à la machine laser puis viennent à nous. On se charge de les plier, suivant plan, avec la presse hydraulique. À terme, je suis censé être formé sur la machine à laser en plus de la presse. Ça va encore faire des choses à apprendre.

Un retour en France pas du tout d’actualité

Pour ce qui est du retour en France, eh bien c’est toujours pas d’actualité. La mentalité d’ici me correspond beaucoup mieux. En plus je suis dans une ville très agréable à vivre où on a la mer et les montagnes en même temps.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Oui la vie est plus chère, tout est plus cher que chez nous. Mais les salaires sont beaucoup plus élevés. Dailleurs, le Smic va encore augmenter en Avril : +1.20$/h soit 17.70$/h. Tout comme quand j’étais au Canada, je suis payé 40 à 60% de plus pour faire le même travail.

Oui, moins de protection au travail (généralement 5 jours de préavis au lieu de 1 à 3 mois en FR par exemple). C’est libéralisme à fond. Mais tout est plus facile car ça bouge tout le temps : facile et rapide de perdre son travail, mais facile et rapide aussi d’en trouver un autre car le marché est très très loin d’être surchargé. En un an, j’en suis à mon 4ème métier. Je n’ai jamais eu plus de 2 semaines entre deux boulots, sauf quand c’était voulu.

Le pays est calme, stable, en pleine croissance économique et démographique. Tout le monde est gentil, souriant, tolérant, curieux, avenant. Je n’ai jamais vu une personne morose, ou quelqu’un s’énerver. En même temps, ici il n’y a rien pour s’énerver. Et en prime, on est en guerre contre personne (tout comme personne n’est en guerre contre nous) et on ne balance pas des bombes et des missiles à tout va.

En résumé, on est tranquille-pépère, on entend les mouches voler, et la dernière chose qu’on veut c’est qu’on parle de nous (surtout en bien) : on veut garder notre tranquillité.

Le budget sur 1 an

Mise à jour sur le budget !

Pour le départ, entre l’avion, l’assurance voyage pour 1 an, les 2 premières semaines à m’installer sur place et l’achat de ma voiture, j’en ai eu pour environ 4,000 E. Ensuite, il faut compter 1,600$NZ/mois de dépenses « si on ne sort pas de chez soit » et qu’on est en colocation.

Les 6 premiers mois, j’ai dépensé 13.500$NZ sur place, avec un roadtrip d’une semaine, 1.500$ dans le futur Visa Essential Skills et des achats de vêtements pour l’hiver. Je ne connaissais pas encore tous les petits trucs pour dépenser un peu moins. Soit 2250$NZ/mois

Les 6 derniers mois, avec tout en place et plus de connaissances, je suis passé à 10.700$NZ, avec 1.300 kilomètres de roadtrip, traversée en ferry entre les 2 îles (pas donné !) et un 500$ de plus dans le futur Visa. La colocation moins coûteuse les 3 derniers mois + les embouteillages devenus inexistants ont un peu aidé aussi (vive Christchurch). Soit 1800$NZ/mois.

Dans mes périodes de travail, j’ai pu économiser de 25 à 55% de ma paie (suivant le taux horaire que j’avais). Si aujourd’hui je changeais mes $NZ en Euros, je me retrouverais avec le même montant que quand j’étais parti ! Au final, c’est comme si je n’avais rien dépensé !

Début du Visa EHV !

Il se finira le 1er Juillet. L’aventure continue ! J’espère donc repasser sur un Work Visa après ça !

Cette année de PVT a vraiment été riche, pas une seule seconde d’ennui ! C’était fou.

Toutes ces expériences et ces histoires m’ont donné 2 grosses envies :

  • Ouvrir un blog pour aider les futurs pvtistes ou simples voyageurs en Nouvelle-Zélande;
  • Écrire un ebook pour vous raconter cette année de PVT de manière romancée.

Vous seriez intéressé ?

On se retrouve dans 3 mois, je vous dirai si j’ai mon Visa Essential Skills ou non !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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