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Mon Top 10 à voir et à faire à Auckland !

Après 9 mois de vie dans cette ville, je vous présente mon top 10 des choses à faire et à voir sur Auckland !

Ce classement est bien sûr personnel, et ce que j’y présente est uniquement des activités que j’ai moi-même faites. C’est pour ces raisons que, par exemple, Waiheke Island ne figure pas, pour les connaisseurs.

Pour les nouveaux arrivants et tous les nouveaux voyageurs se rendant ou étant de passage à Auckland, je vous promet que vous ne serez pas déçu par ces 10 lieux !

10 – Michael Josef Memorial Park

Photo : lansol.co.nz

Voici la journée parfaite : commencez par un tour à l’Aquarium d’Auckland (39$NZD), allez profiter de la plage et des restaurants de Mission Bay, et finissez au Michael Josef Memorial Park. Le tout se situe dans un rayon de moins de 2 kilomètres !

Depuis le parc, vous aurez une vue imprenable sur Rangitoto Island et une partie du Golf d’Auckland. Les pelouses sont immenses, bien vertes, et propres.

Adresse : 19 Hapimana St, Orakei, Auckland 1071

9 – Albert Park

Photo : Aymeric LECOSSOIS

En plein centre-ville, face à l’Université, voici le joli poumon vert d’Auckland. Très fleuri, installez-vous sur un banc pour observer la fontaine Victorienne, ou la Skytower, selon les goûts.

Adresse : 33-43 Princes Steet, Auckland, 1010

8 – Skytower

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Impossible de la rater ! On la voit depuis partout en ville, et même depuis la campagne ! J’ai habité quelques mois à Kumeu, et même à 24 kilomètres de là, je la voyais ! Elle fait 328 mètres de haut à son extrémité (324 mètres pour la Tour Eiffel).

Elle fait partie d’un grand complexe, le SkyCITY, avec un casino, un cinéma, des restaurants, pour n’en citer que quelques exemples.

Pour 29$NZD, vous pourrez grimper à 220 mètres de haut, prendre un café ou collation et admirer la vue à 360 degrés. Parfait pour le coucher de soleil. Jour de pluie : à éviter !

Adresse : Victoria Street West, Auckland, 1010

https://www.skycityauckland.co.nz/sky-tower/

7 – One Tree Hill

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill. Photo : Aymeric LECOSSOIS

Un immense parc un peu excentré de la ville où l’on peut admirer les moutons et les vaches, parfois en liberté. Le meilleur conseil, c’est de se garer en bas au kiosk d’information et de monter à pied. Vous aurez à monter 1,5 kilomètres, mais les vues et les animaux vous le rendront bien !

Si vous venez au printemps (September à Novembre), vous pourrez y voir les cerisiers en fleur, à ne pas manquer ! (à voir du côté Greenlane, près de la zone à barbecue).

Adresse : 670 Manukau Rd, Royal Oak, Auckland 1023

6 – Devonport

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

N’y allez surtout pas en voiture : vous allez perdre un temps fou dans les embouteillages, et faire un détour monstre. Prenez le Ferry depuis le terminal au centre-ville d’Auckland (14$NZD aller-retour, 9,60$NZD si vous avez la AT HOP Card).

Si vous en avez marre de la ville, du monde et du bruit, en 15 minutes de Ferry, qui au passage vous permet d’admirer Auckland depuis le Golfe, vous allez vous croire au paradis.

Devonport, c’est ce petit coin de charme très calme et silencieux, sans histoires. Promenez-vous dans son centre-ville et ses petites boutiques ou restaurants.

Allez faire un tour à North Head et ses fortifications militaires abandonnées. Profitez surtout du panorama et de la vue sur Rangitoto Island !

La montée au Mount Victoria vaut amplement le détour, à ne pas oublier !

5 – Mount Eden

Photo : Aymeric LECOSSOIS

À mi-chemin entre Victoria Park et One Tree Hill, le Mount Eden est le parc le plus photogénique. C’est le plus haut sommet à Auckland, avec 196 mètres. Vues imprenables sur la ville, la Skytower, et surtout le fond du cratère endormi.

Adresse : Puhi Huia Rd, Mount Eden, Auckland 1024

4 – Karekare Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Avis aux possesseurs de voiture ou autre moyen de transport : il vous faudra 45 minutes de route pour vous y rendre, sans compter la circulation (le plus gros point noir de la ville). Mais traverser les Waitakere Ranges est un moment tellement sympa qu’on veut y aller tous les jours !

Faites un arrêt à KiteKite Falls si la route est vraiment longue après les embouteillages en ville.

À Karekare, c’est un autre monde où les fans de Jurrassic Park s’y croiront. Ne manquez pas l attraction numéro 1 : Karekare Waterfall, très facile d’accès avec une petite marche. Vous pouvez aussi faire le Zion Hill Track, une rando de 3 heures environ.

3 – Rangitoto Island

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

À l’instar de la Skytower, Rangitoto est une île qu’on voit depuis un peu tous les points de vue à Auckland. Sa forme large et imposante, culminant à 260 mètres, est vraiment captivante. C’est le lieu parfait pour passer une journée de weekend (ou de vacances).

L’île est très protégée et fait partie du pointilleux programme « Pest Free Island ». Vous serez obligé de brosser et de laver tout votre matériel et vêtements, et de tout emballer dans des sacs hermétiques (tupperwares pour la nourriture).

Les Ferrys sont limités à 3 à 4 par jour, et il est impossible de passer la nuit sur l’île : ne ratez pas le tout dernier ferry de 17 heures ! Les réservations sont obligatoires. Le tarif est un peu excessif, 36$NZD, mais cela paie en partie la conservation de l’île.

Grimpez au sommet et admirez le panorama sur Auckland, Devonport, Northshore, Tiritiri Matangi Island, Motutapu Island, Brown’s Island et Mission Bay.

Descendez voir le phare et bronzer à la plage, observez les « baraques » construites dans les années 20 et 30.

Allez à Boulder Bay pour admirer des restes d’épaves de navires (y aller à marée basse!). Ce trail passe par une grande zone de roche volcanique très coupante (prenez de bonnes chaussure!). Cette même roche renvoie très bien la chaleur du soleil, donc protégez-vous si beau temps car on croît vraiment marcher sur des braises !

Le site internet : http://rangitoto.co.nz/

2 – Tiritiri Matangi Island

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Il faut 1h15 de Ferry pour y parvenir. C’est long, je l’accorde. Et en plus, le tarif proposé est salé : 78$NZD l’aller-retour. Mais ne manquez pas une journée sur cette île absolument fabuleuse, magique et mystérieuse !

Je vous conseille le trail qui fait le tour de l’île en longeant les côtes. Vous en aurez pour un peu plus de 5 heures, et ce sera la meilleure façon de découvrir ce petit paradis préservé (Pest Free Island comme Rangitoto) au nombreux oiseaux sauvages.

Pour ce qui est du climat, n’y allez pas si le ciel est au grand bleu, mais plutôt dans une journée mitigée comme je l’ai fait. C’est là que ce sera le plus beau et le plus mémorable : arcs-en-ciel en série, ciel magnifique, paysages rendus époustouflants. Et si vous y allez à la bonne saison, vous pourrez même observer des dauphins depuis les rivages.

Avant de reprendre le Ferry, arrêtez-vous au phare : il y a du café, des oiseaux et les conservateurs de l’île qui y vivent, si vous voulez en savoir plus).

http://www.tiritirimatangi.org.nz/

1 – Muriwai Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

C’est le sanctuaire sacré des Gannets, ou Fou de Bassant (ici Fou Austral pour les connaisseurs). Une colonie y vit à longueur d’année. Ils sont bruyants, ils sentent fort (attention au vent de face), mais ils sont magnifiques dans ce décor de falaises féerique !

Au pied de la falaise, côté plage, vous pourrez admirer les énormes vagues s’écrasant sur la roche. Ouvrez les yeux, sortez vos jumelles, et vous pourrez spotter des lions de mer se dorant au soleil ou jouant dans l’eau.

Sur la plage, vous pourrez en profiter pour faire du surf. C’est aussi un lieu très prisé des kite-surfeurs.

C’était mon top 10 des lieux à voir et des choses à faire à Auckland. J’espère que je vous ai donné des idées pour votre prochain trip dans cette ville.

Qu’avez-vous envie de voir le plus ?

Vous y êtes déjà allé ?

Quel serait votre top 10 ?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

6 mois en Nouvelle-Zélande !

6 mois que je suis en pvt Nouvelle-Zélande !

Moi qui avait comme projets de faire plein de randonnée, de faire des Great Walks, du camping, de voyager sur les 2 îles, de grimper des montagnes, de refaire du Pedicab, de faire un trip de kayak de mer sur plusieurs jours, de faire l’aller-retour Auckland – Cape Reinga à vélo (1.000 kms) en semi-autonomie…

Me voilà toujours sur Auckland à bosser comme un ouf. Ça ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais, mais que les probabilités de faire tout ça avant la fin de mon Visa PVT sont de 0,01%.

Car mon projet d’aujourd’hui à une toute autre allure : je veux rester en Nouvelle-Zélande. J’en parle un peu plus bas. Avant ça, je vous parle un peu plus de mon nouveau travail.

Les orchidées

Trouvé par bouche à oreille, je suis cueilleur d’orchidées en serre. Enfin, après presque 2 mois maintenant, je fais un peu de tout : cueillette, emballage, cartons, maintenance, jardinage,…

En ce moment (fin Septembre), c’est la fin de la saison de cueillette. La charge de travail va tout de même être énorme.

Il faudrait commencer par changer la double épaisseur de bâches en plastique du toit, pour démarrer, ou au moins les nettoyer (vive la mousse et les excréments d’oiseaux). Des rigoles de retenue d’eau fuient par-ci, par-là.

Il faut enlever et stocker tous les Yoyos, les crochets et les ficelles, tous suspendus depuis des câbles métalliques suivant inlassablement les rangées de pots de fleurs. Le tout permet de faire pousser les tiges bien droites, car trop tordu = pas vendable.

Alors c’est facile, vous allez me dire. Pas tant que ça. Les bras en l’air toute la journée, ça muscle les épaules. 4 lignes de 25 mètres de long chacune par rangée. La surface d’un terrain de football à traiter. J’estime à 2 semaines de boulot rien que pour les yoyos, en s’y mettant à plusieurs.

Après, il faut faire :

  • Le prunning (découpe des feuilles pour la repousse)
  • Enlever les pots « malades » (atteints par des parasites) ou les pots trop vieux
  • Remettre des nouveaux pots et/ou rempoter
  • Vérifier et faire la maintenance de tout le système d’irrigation.
  • Nettoyer les rangées et les allées en enlevant toutes les feuilles coupées, les mauvaises herbes, la mousse etc.
  • Traiter avec des insecticides et désherbant en pulvérisation pour repartir sur du propre.

Un terrain de football à traiter à chaque étape, le plus long étant probablement le prunning, qui prend une journée de 9 heures pour faire un seul carré (il y en a 20 au total). À mon avis, on aura tout juste assez des mois d’été pour finir avant la nouvelle saison.

Mais c’est très bien. Impossible de s’ennuyer, et il y a des heures à faire, des thunes à se faire et à économiser. C’est tout ce qu’il me faut ! Cependant, c’est plus physique, et les températures augmentes.

Quand ça augmente un peu à l’extérieur, ça augmente beaucoup à l’intérieur. Exemple : 18 degrés et 60% d’humidité à l’extérieur, 29 degrés et 103% d’humidité à l’intérieur, aucun vent bien sûr, plus le soleil qui te tape dessus, effet « toit en plastique » oblige.

Ou comment expérimenter l’effet de serre (d’où le nom, haha) en conditions réelles. Bouteille d’eau, casquette et lunettes de soleil obligatoire.

Prochain roadtrip ?

Avec tout ça, je n’ai fait qu’une toute petite semaine de « voyage » à proprement parler, en 6 mois ! Bien sûr, dès qu’un weekend se présente, je fonce dans les nombreux parcs régionaux et nationaux autour d’Auckland.

Malgré tout, j’ai déjà fait 4.000 kilomètres avec ma voiture Gordon, dont 1.000 pour le-dit roadtrip. J’en parle plus bas.

Je suis vraiment très content de mon achat.

Sous l’accélérateur, le moteur à l’air comme neuf, vif comme au premier tour de roue. Pas une fuite ou perte de quelque liquide que ce soit, pas un voyant de défaut électrique allumé, pas un bruit de plastique qui couine, tout fonctionne comme au premier jour. Et le tout a 21 ans et 197.000 kilomètres de services… Qui dit mieux ?

Bref, le prochain roadtrip va arriver ! Et il promet d’être grandiose : je vais relier Auckland à Christchurch, sur l’île du Sud, en passant par de nombreux points d’intérêts.

Départ : Janvier ou Février 2019 !

Et après la fin de mon Visa ?

Mon Visa perdra sa validité le 31 Mars 2019… C’est dans 6 mois, mais j’en pleure déjà.

« Enfreindre les règles ». C’est le titre d’un chapitre de mon livre sur mon année de PVT en Nouvelle-Zélande que j’ai commencé à écrire. Car en voyage, si il y a bien une règle que j’ai apprise, c’est de ne jamais s’attacher si l’on veut continuer ce fameux voyage.

Manque de pot, la Nouvelle-Zélande, c’est 100% mon kiff. Je ne vais pas faire un discours de 100 pages sur pourquoi je ne veux pas revenir en France, mais je ne veux absolument pas m’y réinstaller. J’ai déjà donné 2 fois…

Pour mener à bien cette mission que j’ai aujourd’hui, j’ai plusieurs options de Visa de travail. J’ai choisi le Essential Skills, qui devrait me permettre de rester 3 ans supplémentaires, pendant lesquelles je vais pouvoir préparer ma résidence permanente (PR). Avec la PR, je pourrai rester à vie en Nouvelle-Zélande.

Alors bien sûr, la chance que j’ai là dedans, c’est que l’emploi que j’occupe (mon vrai boulot, pas les fleurs ni le moules) est sur la liste des emplois qualifiés en pénurie dans le pays ! Sans ça, je pouvais dire adieu !

J’ai déjà entamé les démarches pour le Visa Essential Skills. C’est pour ces raisons que je bosse toujours à fond (plus de 45 heures par semaine), car tout ça est loin d’être gratuit : je compte environ 2.500$ pour le total, et quelques mois de démarches et de traitement de dossier…

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

La Nouvelle-Zélande, pour moi le meilleur compromis !

C’est clairement le meilleur compromis entre tous les pays que j’ai visité. Il y a évidemment des défauts, comme partout. Ici,c’est surtout le coût de la vie qui pêche le plus. J’ajoute la distance par rapport à la France : pourquoi est-ce si loin ?

Comme au Canada, peu de protection sociale (c’est pour ça aussi qu’on paie moins d’impôts et de taxes!). Un bien pour un mal qui permet de s’éduquer financièrement et de ne rien attendre des autres.

Mais à côté de ça, ici c’est comme le paradis.

  • La mer et la montagne à portée de main
  • Une nature préservée et respectée comme jamais je ne l’ai vu, où tout le monde y va de soi-même pour continuer de la protéger.
  • Le respect des autres et d’autrui semble être un talent né.
  • Gentillesse, ouverture d’esprit, curiosité envers les autres.
  • Il n’y a absolument aucun problème entre les communautés asiatiques, indiennes, anglaises, néo-zélandaises, etc. Il n’y aucune haine de quoi que ce soit (mais toujours une minorité de racistes tout de même).
  • Le terrorisme, la guerre, on ne sait vraiment pas ce que c’est. Il suffit d’en aborder le sujet, c’est simple, c’est comme si vous essayiez de communiquer en Russe.
  • Les sirènes de police, c’est une fois par mois qu’on en entend une, pas plus (1,5 million d’habitants à Auckland, je rappelle).
  • Le système d’éducation et le système de santé sont au-dessus de la France en terme de qualité et de service, même si encore une fois tu le paie de ta poche (compter 7.000$ une année universitaire).
  • On y vit dans une tranquillité et dans un calme plus qu’absolu. Ici, quand on est pas dans les embouteillages d’Auckland, absolument tout est relaxant !
  • Il n’y a pas tout le foin, la morosité omniprésente, la peur (il faut dire, on est pas aidé, je suis d’accord!), et disons-le clairement une dégradation générale importante de la vie de tous les jours comme on a chez nous.
  • La lumière unique, les couleurs, les paysages sont un plus énorme !

L’hiver le plus chaud de ma vie

Côté climat, le top pour moi est plutôt du côté de l’Australie. Ici, c’est clément à l’année. Pas d’hiver à -30 pendant un mois avec 3 mètres de neige cumulée comme au Québec. Les étés, il ne fait pas hyper aride et 35 tous les jours. Le bon compromis, encore une fois.

Cet hiver, au grand minimum 2 degrés le matin pendant seulement 3 jours, sinon 8 à 15 degrés l’après-midi. L’hiver le plus chaud de ma vie ! Pas tant de pluie que ça, car les éclaircies sont très nombreuses, et le temps où ça tombe est très court. C’était clairement bien agréable !

3 mois de découvertes à et autour d’Auckland

Auckland

Western Spring Park, Auckland.

Parfait pour passer une demi-journée au milieu de cygnes, canards et oies.

Sky Tower

Après-midi au 60ème étage de la Skytower, dégustation de meringues à la framboise et superbe coucher de soleil. Avec 220 mètres de haut, on la voit de partout, cette tour. J’habite actuellement à 25 kilomètres du centre-ville, et je la voit, tout au loin !

Jardin d’hiver d’Auckland

Retour à Mount Eden

Retour à One Tree Hill pour les cerisiers en fleurs

Albert Park

Queen Street

Bethells Beach

Située non loin de Piha Beach, c’est un peu la petite sœur, mais en encore plus sauvage car beaucoup moins d’habitations. J’ai parcouru une courte partie du Te Henga Trail, pour me poser à O’Neill Bay Beach. Toujours aussi sympa !

Muriwai

Un lieu absolument superbe sur la côte Ouest !! Surtout gràce à la colonnie de Gannet qui vit ici toute l’année. Peut être le plus beau et le plus sauvage autour d’Auckland.


Et j’ai fait 4 jours de roadtrip dans le Northland !

J’en parle dans cet article dédié !

Une idée de budget sur 6 mois (décliné à la semaine pour les voyageurs court terme)

Je compte ici le budget sur place uniquement (pas d’avion/assurance/visa et tout le bazar).

En sachant que je vis en collocation (non centre-ville), que j’ai une voiture (possédée depuis 4 mois), que je suis non fumeur et non buveur.

  • Je ne compte pas le prix d’achat de la voiture non plus.
  • Le budget activités est tout petit car je fais surtout de la rando (et c’est gratuit).
  • Je compte pour une seule personne.
  • Taux de change 3 Octobre 2018.

Logement : 4400$NZ (2500€) >> 183$ / 104€ par semaine
Nourriture : 3240$NZ (1840€) >> 135$ / 77€ par semaine
Voiture sur 4 mois : 1650$NZ (940€) >> 103$ / 58€ par semaine
Activités : 180$NZ (102€) >> 7,5$ / 4,25€ par semaine
Divers : 1490$NZ (850€) >> 62$ / 35€ par semaine

TOTAL : 10960$NZ (6200€) >> 460$ / 260€ par semaine.

Voilà donc pour ce petit compte-rendu de mes 6 mois en Nouvelle-Zélande !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Nouvelle-Zélande : découvrir le Northland !

Mon premier boulot en Nouvelle-Zélande terminé, mes économies réalisées, c’est parti pour un roadtrip dans le Northland !

Mon trajet !

C’est peut être la région la moins visitée, ou celle qui a « le moins d’attrait » du pays. C’est le fameux « n’y va pas, il n’y a rien à faire », ou encore « bof, je l’ai fait, ça m’a pris 3 jours et je me suis ennuyé ».

Alors oui, c’est vrai, dans le Northland, il n’y a pas grand chose. Il n’y a pas grand monde non plus, surtout pour les touristes. Ils sont déjà peu nombreux, mais encore moins que d’habitude pour cause de saison hivernale.

Mais si on sait apprécier l’instant présent, faire preuve de patience, d’ouvrir ses yeux et ses oreilles, croyez-moi, vous ne vous ennuierez nulle part.

C’est comme l’art. Accrochez un tableau parfaitement monochrome et demandez ce que les gens en pensent. Certains n’en auront rien à cirer, d’autres en auront les larmes aux yeux devant tant de beauté.

Depuis la Route 12, aux alentours de Whirinaki, côte Ouest.

Premières découvertes dans l’arrière pays néo-zélandais. Il y a déjà une chose qui m’a fait sourire. Quand on prend la State Highway 1 en direction du Northland, il y a un péage. C’est un des rares péages du pays, demandant seulement 2,30$. Tout à fait légitime, car il faut bien entretenir les routes (ce qu’ils font à merveille, on voit où l’argent va). Eh bien figurez-vous qu’avant ce péage, d’énormes panneaux, répétés 3 fois sur 3 kilomètres, vous indiquent une route alternative gratuite… ! Si ça c’est pas une mentalité différente…

Le musée des Kauri

Le Kauri est un arbre typique de la Nouvelle-Zélande. Et il est en voie de disparition à cause d’une maladie incurable appelée « Dieback Kauri Tree ». C’est un germe qui se promène dans les sols et qui attaque uniquement les Kauri. Ils se dessèchent, perdent leurs feuilles, leur sève suinte de partout. Le germe se répand uniquement par le sol, et le simple fait de marcher en forêt a un effet « pollinisation » par la semelle de chaussure.

Pour tenter de diminuer la pandémie, le DOC (Department Of Conservation), qui gère tous les sentiers de randonnée et les parcs du pays, a mis en place des stations de désinfection des chaussures que l’on retrouve à chaque départ de randonnée, mais aussi à plusieurs croisements de sentiers.

Station de nettoyage des chaussures (et le spray antiseptique caché sur la droite)

Il est aussi interdit de sortir des sentiers, ce que les néo-zélandais respectent comme jamais. Ah, encore une fois, les mentalités… Et je rajouterai que je n’ai encore jamais vu un seul déchet ou aucune chose dégradée !

Cela ne fait bien sûr que ralentir le problème, car désinfecter des semelles de chaussures ne détruit pas le germe dans sa totalité. Il faudrait nettoyer toute la surface au sol du pays, ou au moins la surface des forêts abritant des Kauri. je vous laisse imaginer le délire.

Au 19ème Siècle, le Kauri était un arbre dont le bois était surexploité. On l’utilisait pour tout : vaisselle, meubles, maisons, décoration, parquet, même pour faire des bateaux ! Au passage, cela a bien évidemment transformé les paysages néo-zélandais : la déforestation était impressionnante ! Et elle l’est encore aujourd’hui : j’ai croisé plein de camions sur les routes transportant des troncs d’arbres par dizaine…

Une assiette en Kauri brut.

Déforestation…

La déforestation est aussi visible depuis les routes du Northland. Et quand on tombe sur des collines entières déforestées, représentant des dizaines d’hectares, je peux vous dire que vous pouvez sentir la mort à plein nez. C’est littéralement horrible et désastreux.

On peut en dire autant des exploitations de pétrole, sables bitumineux, gaz de Schiste, minerais,… Et cela me rappelle grandement le Canada.

Oui, le Canada, c’est extraordinaire, loin de tout ce que l’on peut s’imaginer. Mais je ne vous raconte pas les horreurs qu’il se passe là bas. Le pays est tellement grand, les exploitations tellement perdues (souvent uniquement accessible par hélicoptère ou petit avion), que c’est « pas vu, pas prit ! ».

C’est un véritable génocide envers la vie sur terre, nous y compris. On peut aussi parler du lait, de la viande ou des poissons. Tous les exemples sont presque bons, car nous surconsommons absolument tout ce que nous trouvons.

Alors, certes, depuis quelques (trop courtes) années, il y a la reforestation. C’est bien, j’en ai vu à quelques endroits. On replante donc de jeunes arbres, mais après on entretien pas, parce que c’est trop de surface, c’est trop de boulot, c’est trop d’argent. Donc il se passe quoi ?

Les mauvaises herbes prennent l’espace libre, car c’est souvent ce qui pousse le plus vite. Et les mauvaises herbes font quoi ? Elles empêchent le soleil d’atteindre le sol, et donc de faire pousser correctement les arbres, car c’est comme si vous mangiez une seule feuille de salade à chaque repas.

Ne parlons pas de la faune détruite elle aussi, qui se fait remplacé par des tonnes de bactéries et de saloperies (pour dire la vérité jusqu’au bout). Car le sol a été rendu spongieux par les nombreux passages des machines et la perte des arbres (je rappelle que les racines servent aussi à consolider les sols), et que ces bestioles raffolent des milieux humides.

C’est donc de la foutaise. On ne protège rien du tout, on ne remet rien du tout en place, et le fait de replanter ne fait que « joli à voir ». C’est comme si on prenait votre enfant et qu’on vous donnait une poupée en plastique à la place.

Bref, tout ça pour dire que ça fait réfléchir de voir des désastres écologiques pareil de ses propres yeux. Il n y a pas plus puissant que ça!

Première nuit sauvage en Nouvelle-Zélande

Je passe ensuite sur la côte Ouest, et m’arrête au Maungaraho Rock, une formation de roches volcanique de 4 millions d’années. C’est en réalité un ancien évent de volcan. Il est possible de grimper à son sommet, si on a du matos d’escalade. Je me contente de la vue à mi-hauteur.

C’est également ici que je vais passer ma première nuit en voiture en Nouvelle-Zélande. Le matelas en mousse est suffisamment confortable, j’ai une couverture et deux plaids pour rester au chaud. Nuit à 4 degrés, absolument pas eu froid ! En plus, je peux m’allonger complètement, c’est le pied ! Pour cuisiner, mon gas cooker est génial. Il fonctionne avec des bonbonnes de propane qui ressemblent à des canettes de spray.

 

Pour mon deuxième jour, je continue la route 12 en passant par Dargaville et Baylys Beach, où la plage est aussi une route, comme à Fraser Island en Australie. Viennent ensuite les lacs Taharoa et Kaiiwi.

Waipoua Forest

Traversée de la Waipoua Forest, une forêt sub-tropicale qui garde la fraîcheur et l’humidité. Aujourd’hui, il fait 16 degrés. Les températures sont encore clémentes. La mousse qui pousse le long de la route en dit long sur la fréquentation du coin. La côté Ouest du Northland est très peu peuplée, et je suis presque seul sur la route.

Je m’arrête pour voir les Four Sisters (4 Kauri qui ont poussés quasiment au même endroit), et surtout le second plus gros Kauri de la planète entière, mesurant 5,22 mètres de diamètre, estimé à 3.000 ans de vie. Lui, il en a des choses à raconter !

Embourbé sur un terrain de camping…

Je continue sur Omapere et ses sublimes vues ultra sauvages sur l’Océan Pacifique, puis sur Opononi où je vais passer la nuit sur un campground où je suis… Tout seul ! C’est à dire que même le proprio est absent.

Les 10 dollars demandés sont glissés dans une boîte aux lettres. Et là, je souris encore. Car vous savez ce que 99% des touristes de nos jours auraient fait ? Ne pas payer, « bien évidemment ». Et après, on va gueuler que le gouvernement néo-zélandais diminue ou durcit les entrées dans le pays.

Parce que oui, ce genre de comportement débile fait partie des raisons. Donc ici, on est en Nouvelle-Zélande, alors on fait et on se comporte comme un néo-zélandais. C’est pourtant pas compliqué !

Manque de pot, les sols sont toujours très humides en Nouvelle-Zélande, surtout en hiver. Résultat pour moi qui n’ai pas du tout l’habitude, je m’embourbe comme un débutant sur le terrain de camping… Je trouve tout de même un type sur la route d’à coté qui m’aide à pousser la voiture, rien n’y fait.

Des fois, il ne faut pas grand chose pour arrêter une voiture !

Par chance, le frère du proprio débarque 30 minutes plus tard avec un pick up à 4 roues motrices, comme si je l’avais commandé. Et, comme par hasard, le type a tout ce qu’il faut pour remorquer. 5 minutes plus tard, j’étais sorti d’affaire. Leçon apprise, on ne m’y reprendra plus ! Je peux passer ma nuit sur les deux oreilles.

Bay of Islands, à ne pas rater !

Troisième jour, je coupe vers la côte Est par Kaikohe, et m’arrête à Paihia, Bay of Islands, profiter du grand soleil et de 18 degrés… Ils sont sympas les hivers dans le Northland.

Puis je redescend sur Whangarei pour passer la nuit chez l’habitant (AirBnb), et visiter un peu.

Quatrième et dernier jour, je vais à Whangarei Heads pour une petite grimpette de 450 mètres tôt dès le matin. Un lieu à l’atmosphère matinale totalement fabuleuse, que même le plus grand comte ne raconte pas !

Sur la route du retour

Petite pause à Ruakaka Beach, puis visite de Waipu Cave, une grotte dont je n’ai pu voir que l’entrée… Il me manque des chaussures étanches, malheureusement. Il fallait traverser 20 centimètres d’eau sur 3 ou 4 mètres de large (eau glaciale, évidemment), puis encore quelques mètres beaucoup trop boueux pour des baskets. Dommage !

Puis retour sur Auckland et ses embouteillages!

Un roadtrip qui est allé bien plus vite que prévu. Je m’étais noté plein de randonnées à faire le long des côtes, mais beaucoup d’entre elles étaient fermées pour cause de maintenance des sentiers (eh oui, c’est l’hiver!)… Comme quoi, voyager en basse saison a aussi tout de même quelques défauts!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Job PTV NZ : vous saurez tout sur les orchidées

Jamais un jour je n’aurais pensé travailler dans les fleurs. C’est pourtant chose faite ! Mon premier job en PVT Nouvelle-Zélande dans l’ouverture de moules était déjà original, celui-ci l’est tout autant : que diriez-vous de cueillir des fleurs ?

À noter que cela ne m’a pas prit plus d’une heure pour être engagé. Cette fois, le bouche-à-oreille a fait ses merveilles. Toujours avoir un petit réseau sur place est la règle numéro une pour trouver du travail facilement à l’étranger, qu’on se le dise.

Le travail n’a rien de compliqué, en apparence. Oui, ce ne sont que des fleurs. Mais croyez-moi, un de mes collègue en parle comme un philosophe, avec ses 16 ans d’expérience dans le métier. Bien plus technique que l’on peut penser, donc.

La journée type

Ça démarre à 8 heures du matin. Le patron ou le superviseur nous indique quelle couleur et quelle variété d’orchidées cueillir. On prend son sécateur, on charge son chariot de cartons vides et on va se perdre dans une surface impressionnante de serres. On se promène dans les rangées de pots de fleur pour en sélectionner les plus beaux spécimens.

Pour sélectionner les bonnes fleurs, facile : les fleurs doivent être toutes complètement ouvertes, la tige pas trop tordue, les pétales pas abîmées et la capsule de pollen bien en place. On retire le crochet qui maintient la tête de la fleur, on coupe le fil élastique qui tient la tige droite, et on coupe au sécateur le plus bas possible.

On dépose ensuite la fleur sur les feuilles, où il y a de la place. Perso, je fais des petits bouquets de 4 maximum. Plus les abîmerait en les ramenant au chariot dans l’allée. Je mets les bouquets de fleurs dans les cartons prévus, réinstalle tout ça sur le chariot. Quand le chariot est complet, on le ramène au centre des serres où se situe l’atelier d’emballage. Je dépose les cartons pleins, reprends des cartons vides, et recommence.

À partir de 15 heures, il faut que j’aide à l’emballage, car certain(e)s partent plus tôt. Donc j’aide à classer les fleurs par taille et par qualité (il y a des standards!), et à les emballer une par une dans une manchette en plastique. Je fini à partir de 17 heures.

Zéro stress !

Particularités : tant que tu fais plus que 6 heures dans la journée, on se fou de quelle heure tu arrives et de quelle heure tu pars, tant que c’est entre 8 heures et 20 heures. Et en plus, on s’en fou aussi du nombre de jours travaillé. Si tu veux faire 2 jours, tu fais 2 jours. Si tu veux faire 7 jours, tu fais 7 jours.

La vitesse de travail, on s’en fou aussi. Il n’y a aucune performance à faire, aucun minimum requis. Ici, on veut 100% qualité. Alors on prend son temps, point barre. Il y a des pauses de 15 minutes toutes les 2 heures, 30 minutes pour manger. Toutes ces pauses sont payées. Si tu veux envoyer un message, passer un coup de fil, aller sur Facebook 2 minutes entre les fleurs, aucun soucis !

Le seul mot d’ordre, c’est de prendre son temps ! C’est obligatoire.

Si tu te déplaces trop vite dans les rangées, tu risques d’abîmer les fleurs. Le simple fait de secouer un peu une fleur ou d’entrechoquer deux fleurs les abîmes. Les capsules de pollen sont hyper fragiles ! Il faut aussi faire attention en enlevant le crochet qui peut se prendre dans les pétales et les arracher au passage.

Les copains des orchidées

Il faut aussi ouvrir l’œil, et repérer les parasites des orchidées. Une fleur, ou un pot de fleur atteint, et c’est la mise en quarantaine. Il est interdit d’exporter des fleurs « malades » à l’étranger. L’export représente plus de 90% de l’activité de l’entreprise. Petit tour des parasites que j’ai déjà vus.

Les cochenilles farineuses, qui ressemblent à des amas de poussière blanche, se trouvent sur les feuilles. Ce sont des insectes de 1 à 5 millimètres de long, quasiment immobiles, qui piquent les tissus afin de se nourrir de la sève.

Les araignées rouges, qui sont des acariens de moins de 1 millimètre, se voient uniquement car ils tissent de petites toiles, semblables à des voiles, entre les fleurs.

Les pucerons, de petits insectes vert pomme qui comme les cochenilles piquent pour se nourrir de la sève.

Botrytis est un champignon qui s’attaque aux fleurs, en laissant des tâches brunâtres sur les pétales.

Chaque type d’orchidée a ses particularités

Il n’y a que des orchidées, certes, mais chacune des variétés a des particularités. On a ici 37 variétés, rien que ça !

  • Les blanches et roses, par exemple, ont des tiges très courtes.
  • Les blanches et rouge ont les pétales qui s’ouvrent avec un très grand angle, donc elles sont très fragiles.
  • Les vertes et rouge sont celles qui ont les capsules de pollen les plus fragiles (rien que de poser le doigt doucement dessus les enlève!).
  • Les rouges orangées ont les pétales qui cassent comme un bout de verre.
  • Les jaunes pâles, par contre, tu peux leur faire ce que tu veux, tout restera en place, haha.

Donc on va tout doucement, et en marchant on essaie d’esquiver tout ce qu’on peut !

Nous avons aussi deux petites rangées d’orchidées « Mocca », de couleur café, très belles, aux pétales arrondies sur les bords, très grandes (plus grandes qu’un bras) et surtout très rares et très chères : comptez l’équivalent de 50 Euros pour une seule tige !

Mes préférées : la couleur « red wine », rouge-bordeaux-rose-foncé, et les oranges aux accents jaunes.

Ambiance de travail

Tous les collègues sont cool, et c’est multiculturel, une fois de plus : Inde, Corée, Japon, Chine, Samoa et moi le petit français. On est 10 personnes, mais que 2 à 3 pour cueillir les fleurs. C’est un business familial, donc la famille vient aider un peu de temps en temps. Le chien Dabo est là aussi, et nous suit dans les allées, tout content !

Il a la belle vie, passant ses journées sur un terrain de foot recouvert de fleurs, protégé du vent et de la pluie. Il est en surpoids, alors on essaie de le faire courir un peu quand il nous suit dans les allées de la serre. C’est un vrai pot de colle dès qu’on sort de la bouffe, à laquelle il n’a généralement pas droit. Si jamais il mange un truc sucré, il a droit à une crise de toux pendant des heures.

Et en prime, je suis polyvalent, ce qui évite le côté trop ennuyeux de juste cueillir. J’ai été initié au « nettoyage » : savoir reconnaître quand une fleur est morte ou non « vendable », et la couper pour la mettre à la benne. Mais attention, chaque type de fleur a sa particularité, encore une fois. Je me suis occupé des « snowflake », et des « pisicay ».

Pour les « snowflake », les bords des pétales deviennent marron quand la fleur a prit froid. Les pétales, de couleur naturelle jaune pâle, deviennent jaune clair. La tige, verte, devient brune-orangée. Elle perd également de sa rigidité, et se met à plier sous le poids de la « tête » de la tige avec ses fleurs.

Pour les « pisicay », les pétales vertes se blanchissent. La partie centrale de couleur blanche devient rougeâtre, et l’ergot de la capsule de pollen s’épaissit. Les pétales lissent deviennent gondolées. La tige perd également de sa rigidité.

Du boulot à l’année

En ce moment, les champs de vertes et de les champs de blanches sont remplis à craquer de fleurs mûres. Je ne vous raconte pas le boulot qu’il y a. Il y en a tellement que ça prend une bonne heure pour faire une seule rangée. J’estime le boulot à plus de 25 heures juste pour les vertes.

Mais une fois terminé, il y en a encore d’autres qui ont fini de pousser et mûrie à leur tour, alors il faut reprendre à nouveau. Un job incessant, tout le long de l’année. Car une fois que la dernière tige a enfin donné ses dernières fleurs, cela sonne la fin de la pleine saison, généralement autour de fin Septembre.

Il faut alors faire le nettoyage final (enlever les fleurs pas bonnes), et ensuite le pruning, qui consiste au rempotage, remplacement de pots, recoupe, et au réarrangement des allées. On fait aussi la maintenance de la serre (changer des bouts de bâche, maintenance des ventilateurs et évents de ventilation, nettoyage des sols, maintenir et réparer les systèmes d’irrigation, etc).

Pendant ce temps là, les nouvelles tiges poussent, et il faut les « enfiler » une par une pour les faire pousser droites.

Sur une surface de plus de 8800 mètres carrés (un terrain de foot en fait 7300, pour comparaison), il y en a du boulot…

Voilà donc un boulot de rêve

Certes répétitif, mais de rêve. Aucun bruit (ah si, les oiseaux dehors), aucun stress, aucune surveillance, hyper ultra flexible sur les horaires. En bossant 9 heures par jour, je suis aussi détendu et en forme que si je restais chez moi !

Sauf que j’ai un salaire un peu meilleur (50$ par semaine de plus environ), et que ça sent quand même un peu meilleur que des moules !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

3 mois en Nouvelle-Zélande !

3 mois en Nouvelle-Zélande, le temps passe sérieusement vite ! Voici déjà un nouveau petit compte-rendu. Ma progression au boulot, ma voiture, mes nouvelles découvertes, ce que je pense du lifestyle, et bien plus encore ! Commençons, sans plus attendre.

Ma deuxième impression sur le coût de la vie

Eh bien comme pour beaucoup de choses, on s’y habitue ! Bon, au 1er Juillet, les taxes sur l’essence ont changées, augmentant le prix au litre de 12 centimes. Encore une nouvelle chose à s’habituer, alors.

J’ai regardé vite fait le prix de l’immobilier sur Auckland. Même perdu à 35 kilomètres du centre-ville, une maison vaut encore 500.000$ ou plus. D’ailleurs, à Drury (où j’habite), il y a une maison à vendre : F4 90 mètres carrés assez récent et sans travaux pour 660.000$.

Au centre-ville, un studio de 25 mètres carrés vaut 200.000$. Pour 400.000, un studio plus grand avec du standing et balcon peut se trouver. Compter 500.000$ pour un appartement 2 pièces, 700.000 si on ajoute le standing et la vue sur l’océan. La première maison de ville que j’ai vue est à 1.300.000 (un F4 de 100 mètres carrés).

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Maintenant que j’ai une voiture (j’en parle plus bas), j’ai également découvert le coût des engins motorisés.

L’essence coûte chère : sur Auckland, 2,04 à 2,33 le litre de sans plomb 95 , augmentation récente incluse, selon la marque, et selon la localisation de la station service. Plus c’est perdu, plus c’est cher. Avantage : il existe des cartes de fidélité, permettant des économies de 6 à 10 centimes le litre (si on prend plus de 40 litres).

Pour l’assurance, c’est vraiment pas cher. Mon break Nissan Primera me coûte 32$ par mois, assuré au tiers + vol + incendie + bris de glace. En sachant que je suis un étranger, avec un permis de conduire dit « limité », je suis considéré comme « jeune conducteur » malgré 9 ans de permis.

Les garages et pièces détachées ont des prix similaires à ce qu’on a en France.

Le bon point : il n’y a que 3 péages dans tout le pays, et les radars quasi inexistants. On peut prendre la route sans trop se faire dépouiller.

La voiture

Acheter une voiture d’occasion est très très facile. Il y a des garages par centaines, et le « Le Bon Coin » du pays regorge d’annonces (TradeMe). C’est un vrai eldorado.

Encore plus faciles sont les démarches. On va à La Poste, on rempli un formulaire d’une page, on le fait tamponner au guichet, on paie 9$, et voilà. 2 minutes chrono.

Le Contrôle Technique s’appelle ici le WOF (Warrant Of Fitness). La Carte Grise s’appelle la Registration. Et il y a aussi la REGO, une taxe qui permet de pouvoir rouler la voiture légalement sur les routes.

Le WOF est beaucoup moins strict qu’en France (et moins cher). Par contre, c’est tous les ans pour les véhicules après 2000, tous les 6 mois pour les véhicules avant 2000. La Registration ne se fait que pour un véhicule neuf, ou importé, ou qui n’a pas roulé plus d’un an d’affilée.

Bref, j’ai ma voiture ! Je vous présente ma Nissan Primera break. Nom de code : Gordon.

« Voiture de backpacker » oblige, elle est vieille (1997), et kilométrée (193.000). Mais mes connaissances me disent que c’est du lourd et que tout est propre. Après toutes les annonces que j’ai parcourues, après tous les essais de faits, je peux dire que c’est la meilleure de toutes !

J’ai également tout ce qu’il faut pour partir en roadtrip avec et aussi dormir dedans. Matériel de couchage, matériel de camping, matériel de cuisine. Impeccable !

J’avais juste les pneus arrière a changer. Une vidange, des bougies et un filtre à air plus tard, me voilà déjà avec un peu plus de 600 bornes en 2 semaines. C’est que Auckland, c’est très très grand.

Auckland

Euh non, Drury ! Mais Drury fait partie de Auckland, donc je ne sais pas trop quoi mettre.

Auckland, c’est un peu comme Los Angeles. Il y a un centre-ville avec des buildings qui s’étend sur 10/15 kilomètres carrés, et il y a tout le reste de maisons de banlieue tout collé qui s’étend dans un cercle de 70 kilomètres de diamètre et même plus (oui, oui!).

Voici les distance, en voiture, depuis le centre-ville. Au Sud il y a Drury, à 35 kilomètres. À l’Ouest il y a Waimauku, à 32 kilomètres. Au Nord il y a Waiwera, à 43 kilomètres. À l’Est, il y a Maraetai, à 38 kilomètres.

L’étendue de la région aucklandaise.

Par exemple, je suis allé à Piha Beach, depuis Drury. Cela représente 66 kilomètres de route. 66 kilomètres de faits, et toujours à Auckland ! C’est complètement fou.

Voilà donc deux mois et demi que je suis installé à Drury pour le boulot, comme expliqué dans mon article sur le premier mois.

À Drury, c’est tranquille, la porte d’entrée Sud de la campagne aucklandaise (après 35 kilomètres au milieu des maisons, enfin!). Une station service, deux garages, une école primaire, une petite église, deux bars, un restaurant, tout petit centre commercial proposant le basique, un rond point et une zone industrielle.

90% des habitations sont le long de la route nationale. Si on additionne les chevaux, les vaches et les moutons dans les prés, il y a plus d’animaux que d’habitants. Classique.

Tranquille et campagnard, bien plus modeste. Mais pas pauvre pour autant. Dans la partie Nord du village, un nouveau quartier s’est développé avec de très belles maisons. Le weekend, les autos sont de sortie, comme au centre-ville d’Auckland : Bentley, Aston Martin, Jaguar, Maserati, quelques vieilles américaines de collection rutilantes… ça défile.

Ma progression au boulot

J’ai progressé sur tous les plans, aussi bien en nombre de moules ouvertes qu’en folie pure, comme je l’ai expliqué dans mon article sur ce job. Mon esprit de compétition est au taquet, et je suis devenu un vrai chien avec mes collègues le long des convoyeurs. Un vrai ouvreur de moules, quoi. Bien sûr, en dehors de l’atelier, on est tous potes.

Mon premier jour, j’avais ouvert 3.400 moules. 8.683 était mon record au bout du premier mois. Déjà pas mal comme progression.

Mais avec l’expérience, les changements de technique, tous les petits détails ajoutés, la souplesse, la finesse et les améliorations faites à gauche et à droite, les chiffres ont encore augmentés. Au bout de 6 semaines, j’ai passé la barre des 10.000.

Je suis aujourd’hui le 12 ème meilleur ouvreur de l’usine, avec un record à 11.332. Pour donner un ordre d’idée : 1511 moules par heure, 25 à la minute, 1 moule en 2,4 secondes. Une bonne marmite de moules remplie en moins de 3 minutes chrono.

Je passe régulièrement la barre des 10.000. Et comme c’est paie au rendement, je gagne 50 à 100$ de plus par semaine maintenant.

Pour la folie, je suis devenu comme tous mes collègues : prêt pour l’asile ! Taré, déchaîné, cinglé, fou, appelez-moi (nous) comme vous voulez. Heureusement, en dehors de l’usine, tout redevient normal, haha !

Et après le boulot ?

Le travail finira dans quelques courtes semaines. Les moules, c’est malheureusement saisonnier ! Enfin, ça me fera du bien quand même après 3 mois. Les mains et poignets, l’épaule gauche, et le dos prennent quand même pas mal quand on va vite comme ça.

Le plan serait donc de me prendre quelques semaines de roadtrip dans le Northland (la longue péninsule au Nord d’Auckland), et de faire aussi un tour sur la presqu’île de Coromandel, au Sud Est d’Auckland. À voir selon les économies si je rajoute quelques autres coins.

Et une fois toutes ces découvertes faites, retour sur Auckland et recherche de travail à nouveau pour ensuite repartir encore à l’assaut du reste du pays en été. Parce que oui, ici, au mois de Juillet, c’est le début de l’hiver !

Je reste « au chaud » sur l’île du Nord, même si le Sud est certainement à couper le souffle sous la neige.

Brown’s Island, vue depuis Rangitoto Island

2 mois de découvertes

Les weekends, je passe toujours mon temps libre à découvrir les environs d’Auckland. C’est toujours aussi sympa. Il y a vraiment beaucoup à faire !

Piha Beach

J’y suis allé 2 fois. Ici, c’est un peu le petit coin de paradis d’Auckland, je dirais même le meilleur compromis de petit coin de paradis, à mon goût.

Rien que la route vaut le coup, car on traverse la forêt subtropicale de Waitakere, où on se sent dans un univers parallèle. Une fois arrivé, tout est calme et silencieux, et les maisons modernes (à plusieurs millions) parfaitement intégrées dans un décor vallonné et sauvage à souhait.

Auckland

Retour à Mission Bay avec la visite de l’Aquarium d’Auckland et les points de vue au Parc Joseph Savage. Encore un de ces nombreux coins de paix de la ville, avec un point de vue à couper le souffle sur Brown’s Island et Rangitoto Island, mes deux îles préférées !

Retour à One Tree Hill, et galement un petit tour à l’Ambury Regional Parc, à Mangere Bridge. Balade au parc Harbourview Orangihina.

Petit roadtrip sur la Scenic Drive, aux Waitakere Ranges. Quelques points de vue sympas ! Je suis aussi passé par Titirangi Beach.

Waitakere Ranges, vu depuis un des nombreux points de vue sur la Scenic Drive.

Tiritiri Matangi Island

Un tout petit paradis ultra sauvage et ultra préservé (pest free island, même traitement que l’île de Rangitoto) à 1h15 de ferry au nord d’Auckland.

On peut faire le tour de l’île à pied, en suivant la côte, en 4 heures de marche seulement. Ça tombe bien car l’unique ferry qui s’y rend nous laisse 5 heures sur place. Interdit de rester pour la nuit.

Que dire de cette île ? En elle-même, c’est une île, et elle est toute petite. Rien de folichon. Mais que dire de l’expérience vécue ? Extraordinaire, féerique, à couper le souffle, et même plus. Je ne saurais poser des mots, alors je laisse quelques photos parler à ma place.

Conclusion après 3 mois

Auckland et sa région me plaît bien. Bon, il faut enlever deux choses : la circulation de fou (quand le GPS dit 15 minutes, compter 30), et l’étendue vraiment énorme de la ville (on a l’impression de ne jamais en sortir!). 1.500.000 habitants, peut être 90% sont en banlieue.

Le style de vie et la mentalité sont à des années lumières de la France. Question économie, emploi et sécurité aussi. Ça me plaît beaucoup. Ici on respire, dans tous les sens du terme, et ça fait un bien inimaginable.

Comme lorsque j’étais expatrié au Québec, après quelques mois, on a bien repris ses repères et les habitudes commencent à se mettre en place. Le côté voyageur s’estompe grandement. J’ai presque l’impression d’être expatrié à nouveau.

Pour le moment, je ne sais pas si je resterai après mon Visa. Je peux le faire car je suis considéré comme « Skilled Worker » ici, et peut passer sur un Work Visa de 2 ans renouvelable 2 fois, laissant le temps d’avoir la Résidence Permanente. Il est également envisageable de passer sur un Visa Sponsorship de 2 ans. Ce sont des options que j’ai toujours dans un coin de la tête, mais qui demandent bien sûr plus d’approfondissement !

Je vais prochainement déménager dans une autre colocation, vu que celle où je suis dépend du boulot, tout le monde va devoir partir. La coloc, c’est plus sympa et plus privé qu’une auberge de jeunesse, pour le même prix !

On s’en reparle dans 3 mois, pour l’article spécial 6 mois!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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