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Slovénie #3 : La côte adriatique

La Slovénie, ce n’est pas que la montagne ! Le pays est ouvert sur la Mer Adriatique, le long de ses 47 kilomètres de littoral. Ici, les plages sont en galets, sauf à Portoroz. On aime ou on aime pas, les villes et villages ainsi que l’esprit ambiant rappellent à merveille la chaleur italienne. Piran, Portoroz, Koper et Izola peuplent les rivages.

 

Izola

Izola est une chouette petite ville de bord de mer, très colorée, aux façades me faisant penser à l’Italie, à quelques dizaines de kilomètres d’ici, sur la côte adriatique. Les ruelles sont toutes étroites, sol pavé, façades multicolores, balcons fleuris. C’est joli, ça a vraiment du charme.

On sent bien le passé italien dans l’architecture. Dailleurs, la ville a la particularité d’être bilingue slovène et italien, ce qui est facilement remarquable dès que l’on pose les yeux sur un panneau, ou même sur des étiquettes de produits.

Il y a beaucoup d’autres petits détails à Izola. Son nom vient de « isola », qui veut dire « île » en italien. En effet, la localité d’Izola a été établie sur une île, deux mille ans avant J.C. ! Au vu d’une telle ancienneté, je suppose que l’Histoire de la localité doit tenir dans des dizaines de livres. Aujourd’hui la ville compte 16.000 habitants, vivant principalement du tourisme et de la production d’huile d’olive.

Piran

Piran, une très belle ville ancienne, suivant la forme toute pointue du littoral.

Comme toute la côte adriatique slovène, la ville est bilingue slovène-italien. Il y a dailleurs un grand nombre d’italiens en vacances ici.

Piran tire sa signification du mot grec « Pyr », qui veut dire « feu ». Puis, les Romains se l’approprient et lui donne le nom de « Piranum ». Piran est en conflit direct avec la Croatie, pour des histoires de frontières maritimes.

Je me balade dans le long du littoral, dans les toutes petites ruelles aux vieilles maisons et petits immeubles pas plus haut que trois étages. La pierre est vieille, les peintures colorées s’écaillent, les pavés des ruelles sont énormes. On change de siècle.

L’église, perchée sur la fine colline de la pointe de Piran, propose un joli point de vue sur les toits qui se succèdent tel un puzzle se jetant dans la mer.

Portoroz

Portoroz, c’est autre chose… On se croirait sur la cote d’Azur. Une station balnéaire typique. Il y a autant de monde, autant d’hôtels, autant de barres d’immeubles (quoique plus colorées), et même autant de casinos.

Je n’y suis pas resté longtemps. En fait, je suis allergique à tout ça… En vélo ou en voiture, on peut monter par une petite route qui amène sur les hauteurs de Portoroz, avec des habitations luxueuses.

Ici, on s’amuse à surnommer la ville « Port-au-Béton », tellement le littoral est bétonné. On vient ici pour la plage, les restaurants, les hôtels ou encore les casinos. Le premier hôtel a été construit en 1912, et depuis les années soixante, la ville se tourne vers le tourisme de masse, faisant sortir de terre une multitude de barres à l’architecture carrée.

Photo : thinkslovenia

Koper

C’est une ville portuaire assez polluée où l’on réceptionne les marchandises de l’Asie pour l’Europe de l’Est. Cet immense port est en concurrence avec celui de Trieste, quelques dizaines de kilomètres plus loin, en Italie. Une fois le canal de Suez passé, Koper et Trieste sont en effet les deux ports les plus proches d’Europe Centrale.

Son centre-ville à l’architecture vénitienne vaut tout de même un petit détour.

Photo : sloveniatimes

Un ressenti contrasté

Le littoral slovène propose donc tous les types de vie sur seulement quelques dizaines de kilomètres ! Port international, farniente, villages typiques, collines d’oliviers, vie nocturne… Il faut se trouver au bon endroit et au bon moment selon ses envies.

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé la cote slovène pour quelques raisons. Ici, je me crois sur la côte d’Azur, les français remplacés par les italiens. Il y a énormément de retraités, si ce n’est les trois-quarts. Les petites villes et villages sont certes typiques et jolis, mais le tourisme est écrasant. Les plages ne sont pas grandes et comme c’était la pleine saison quand j’y était, il devient difficile de placer sa serviette dès dix heures du matin !

Mieux vaut alors s’éloigner du business touristique. J’ai préféré me perdre dans les petites villes typiques et rouler à vélo sur les nombreuses pistes cyclables en bord de mer ou dans les collines couvertes d’oliviers. De ce côté là, le littoral slovène est vraiment fantastique !

J’en conclu donc une bonne chose : cela veut dire que la cote adriatique slovène est faite pour tout le monde. Il y’en a pour tous les goûts !

Cet article contient des passages de mon ebook « Dober dan Slovenija ». Il raconte mon roadtrip de trois semaines en Slovénie, entre haute montagne, mer, campagnes et régions reculées oubliées des touristes. Vous pouvez le télécharger gratuitement à ce lien : http://pixfromworld.fr/bonjour-slovenie-ebook-gratuit/


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