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7 clés pour réaliser le voyage de ses rêves, selon Antoine de Maximy

Les personnes qui connaissent l’émission « J’irai dormir chez vous » connaissent forcément Antoine de Maximy. Le voyage de ses rêves, il le vit pleinement !

Dans les années 80, alors qu’il est Grand Reporter pour la télévision, il se rend compte que d’aller dans des pays sans les visiter ne lui convient pas. Il se dirige alors vers le journalisme scientifique et apprends tous les métiers de l’audiovisuel sur le tas. Entre films animaliers et expéditions scientifiques, il enchaîne 80 pays en 20 ans de métier.

Il devient ensuite présentateur d’émissions télévisées et invente l’émission « J’irai dormir chez vous ». Le principe : voyager seul à la rencontre des autochtones en leur demandant de l’héberger. Il se filme à l’aide d’un harnais portatif maintenant une caméra, ainsi que d’une petite caméra à main.

C’est aujourd’hui un des plus grands Globe-trotteur. Autant dire qu’en terme de voyage et d’expérience, il est difficile de lui arriver à la cheville.

Je vous partage 7 clés pour réaliser le voyage de sa vie avec succès, selon Antoine de Maximy ! Agrémenté de mes quelques expériences et point de vue.

Whiteheaven Beach, Australie

 

1 – Ne pas écouter les autres

« Je voulais faire de la prise de son au début, on me disait « l’oreille, tu l’as ou tu l’as pas ». C’est pas vrai, ça s’apprend ! Après, j’ai voulu passer à la caméra, on m’a dit : « mais t’es pas cameraman ! ». Eh bien, je le suis devenu ! La réalisation, c’était pareil. La présentation, on me disait « mais tu vas pas y arriver, tu ne peux pas le faire ». J’y suis arrivé ». Antoine de Maximy.

Ne pas écouter les autres, et surtout ceux qui veulent détruire votre projet alors que vous ne l’avez même pas encore expliqué. C’est simple, ce sont vos pires ennemis !

Par contre, penser à eux peut vous aider lors de moments difficiles pendant votre voyage. Ils peuvent dans certains cas vous aider à franchir les pires obstacles. Prouver à ses détracteurs les plus féroces que c’est possible !

Le pour, le contre, les passifs et les actifs. Voici comment les repérer :

  • Pour et Actif : les personnes qui seront à fond derrière vous.
  • Pour et Passif : les personnes qui comprennent ce que vous voulez faire mais qui attendent de voir les choses plus claires.
  • Contre et Passif : Les personnes qui vont critiquer, trouver des choses à dire pour tenter de démonter votre projet, qui veulent vous ramener « à la vie sur terre ». On peut les écouter car leur avis peut nous faire réfléchir quand à la faisabilité réelle. Aussi, elle peuvent mettre le doigt sur des sujets auxquels vous n’aviez pas pensé. Bonne nouvelle : on peut presque s’en nourrir !
  • Contre et Actif : Les personnes qui ne seront absolument pas touchées par votre projet de voyage, et qui feront absolument tout pour que vous ne le fassiez pas. C’est un peu les opposants, les irréductibles, les « rageux ». Pour ce dernier cas, laissez tomber, ne vous battez pas, ne perdez pas votre temps et votre énergie. Ces personnes ne changerons pas leur avis.

Le philosophe Confucius disait : « Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire ».

2 – Aller jusqu’au bout de ses envies

Ou quand les coups durs nous font douter ! Cela peut arriver à tout moment. Et c’est encore pire quand ils parviennent après un moment magique.

Vous tombez malade, vous vous blessez, vous vous faites voler votre argent ou votre sac, vous êtes en retard pour prendre votre bus, vous ne vous sentez plus à l’aise où vous dormez, vous ne vous sentez pas capable de faire telle ou telle chose, vous avez peur… C’est le lot des embêtements du voyage.

En effet, vous serez très souvent en dehors de votre zone de confort à faire ce que vous n’avez jamais fait et à vivre ce que vous n’avez jamais vécu. Enfin, je l’espère pour vous ! Vous allez devoir vous pousser vous-même. Vous allez augmenter votre courage, prendre de l’expérience, devenir une personne forte et mature comme jamais vous ne l’avez été auparavant, avec sa propre vision sur le monde.

C’est quelque chose que je recherche personnellement, et une des raisons pour lesquelles je voyage. Car c’est de cette manière que je me découvre sous mon vrai jour, que je me rend compte de qui je suis réellement.

Se pousser au-delà de ses retranchements, se battre contre soi, c’est primordial !

Malheureusement, on y arrive pas toujours, et c’est la réalité. On se désengage, on raccourci un trajet trop dur, on fait demi-tour, on arrête carrément tout et on rentre à la maison. ça, je ne vous le souhaite pas !

Mais ça arrive aux plus grands, même à Mike Horn qui a dû arrêter une de ses expéditions car il avait des doigts gelés qui commençaient à se gangrener.

« Il faut essayer. Parce que, si tu mets toutes tes chances de ton coté, tu as de bonnes chances d’y arriver. Bon, si tu n’y arrive pas, premièrement, tu n’auras pas de regret car tu auras au moins essayé. Deuxièmement, tu obtiendras quelque chose en retour, c’est sûr. Tu vas te faire remarque par ta combativité, par ta volonté, par ton enthousiasme… Au pire, tu n’arriveras pas à faire quelque chose, mais au moins tu auras fait quelque chose qui a été plus intéressant que si tu ne t’étais pas bougé le cul. Moi je dit : il faut y aller ! ». Antoine de Maximy.

 

3 – Même dans la plus grande galère, rester positif

« Une fois, j’étais en Ethiopie. La chaîne de ma moto a pété. Je dois pousser la moto, il fait 40 degrés, je suis limite dans la savane, et je ne sais pas où je vais finir… Mais mes caméras tournent ! Je suis dans une merde noire. Je vais peut être mettre 3 jours à revenir à la ville, mais je vais m’en sortir. J’avais une énergie positive par rapport à ça. Je me suis aperçu que je m’en sortait 10 fois mieux quand j’avais cet état d’esprit que quand je me disais que tout était fini. Cette énergie je la garde en tout temps, car je sais que tout va marcher 10 fois mieux ! ». Antoine de Maximy.

« J’appel ça « le mode content ». Tu pars du principe que tu veux l’être. Ce que tu émets, on te le renvoie. C’est très con, mais je peux vous dire que ça marche ! ». Antoine de Maximy.

Personnellement, j’appel ça « le mode québécois ». Je vous explique.

J’ai vécu près de 2 ans au Québec où je travaillais dans une très grand entreprise industrielle. Là où en France tout le monde s’énervait devant un problème, avait son venin à sortir et en profitait pour balancer sur ses collègues et ses chefs (j’ai vécu ça dans les 3 entreprises où j’ai travaillé en France), c’était tout l’inverse au Québec.

Je n’ai jamais vu un québécois s’énerver au travail ! Et figurez-vous que les problèmes étaient réglés bien plus vite de cette manière. Certes, c’est très déroutant au début.

Quand tu fais une connerie mais qu’on ne te fais aucune remarque mis à part « fait attention la prochaine fois », même si tu te retrouves dans le bureau du chef, ça fait bizarre. Quand un problème se pose et que tout le monde vient voir de quoi il en retourne et concocte sa petite solution dans son coin avant de la mettre en relation avec celles de ses collègues, dans le calme le plus total, ça fait bizarre aussi.

Mais voilà ce que ça m’a appris : la patience. Quand tu restes calme, tu peux mieux réfléchir, mieux te concentrer, c’est indéniable. Et depuis ce temps, je l’applique dès que je le peux, même si je garde mon côté « français » de temps en temps.

Imaginez-vous perdu en forêt. Vous vous énervez, vous ne pouvez plus rien faire et en plus, vous vous fatiguez pour rien. Restez calme et réfléchissez. Vous allez trouver des solutions et les mettre en action pour retrouver votre chemin.

Autre exemple plus concret : en voiture, vous croyez que coller quelqu’un, faire des zigzags ou klaxonner fera avancer les choses ?

Dans les galère, même les plus simples, rester calme vous sera de la plus grande utilité !

Levé de soleil en haut du Mont Batur, Bali, Indonésie.

 

4 – Fuir les addictions

Alcool, cigarette… Antoine nous parle même de café et de pain… ! De mon côté, je pense plus au niveau budget. Quand on cumule les dépenses en alcools ou en cigarettes ou les deux à l’année, c’est très souvent astronomique !

Je ne suis pas fumeur et je ne bois pas d’alcool. Quand je m’amuse à calculer ces dépenses que je n’ai pas, je compte le nombre de jours de voyage que je peux me payer avec ! Et je suis bien heureux de ne pas boire et de ne pas fumer, rien que pour ça !

Antoine pense plus au côté liberté quand il parle d’addiction.

« ça va à l’encontre de ma liberté. Parce que je sais que ça va me manquer le jour où je l’aurai pas, et ça, je ne supporte pas. Même à un moment le pain, je me rendais compte que quand je n’avais pas de pain, ça me dérangeait. Alors j’ai arrêté d’en manger. Donc maintenant, je m’en fiche du pain ». Antoine de Maximy.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée !

 

5 – Se servir d’un moment difficile comme tremplin

« Un bon moment n’a jamais autant de valeur que si il est précédé d’un moment difficile. Ce qu’il faut, c’est le contraste. Vouloir avoir que des bons moments, c’est une erreur ! ». Antoine de Maximy.

Quoi de plus vrai ? Je le dit tout le temps : il faut en chier, sinon c’est pas drôle. Tous les efforts que vous ferez vous seront rendus au centuple.

Arriver au sommet d’une montagne en téléphérique, c’est fade. Se taper toute la montée à pied avec l’effort physique et mental, c’est le top ! Pour admirer un panorama à sa juste valeur, il faut l’avoir vaincu.

Forcément, dans votre voyage, tout ne sera pas rose. Qui n’a jamais eu de galère en voyage ? Le plan que vous vous êtes préparé à l’avance ne se passera jamais comme prévu. Sinon, ce serait trop beau !

Il faudra vous adapter, vous désorganiser et vous réorganiser. Et c’est là qu’on vit souvent les plus beaux moments : quand ce n’est pas prévu.

Au sommet du Gunung Agung et ses 3142 mètres d’altitude ! C’est la montagne (volcan) la plus haute et la plus sacrée de l’île de Bali., en Indonésie.

 

6 – Fuir la routine

La routine est un grand ennemi pour tout grand voyageur. Rester tout le temps au même endroit, faire tout le temps le mêmes choses, voir tout le temps les mêmes personnes… Ce n’est pas vraiment ça le but d’un voyage. Ni même le but d’une vie ?

« La vie est courte », dit-ont souvent. Certes, nous avons tous nos propres désirs, nos propres rêves, nos propres ambitions et nos propres point de vue.

Quand certains vont économiser pour une maison ou une voiture, d’autres économiseront pour voyager ou pour réaliser leur plus grand projet comme par exemple créer une entreprise. Tout est question de priorités.

La routine des uns n’est pas forcément la routine des autres.

Quoiqu’il en soit, la routine est pour moi mon pire ennemi. J’ai un grand besoin de tout le temps apprendre et découvrir de nouvelles choses et de nouveaux endroits. C’est aussi une autre raison pour laquelle je voyage.

L’exercice est en soi très simple. Les questions sont les suivantes :

  • Que veux-tu faire de ta vie ?
  • Quelles sont tes valeurs ?
  • Est-ce que ta vie actuelle te plaît et correspond à tes valeurs ?

Vous avez 4 heures 😉 🙂

« La routine, elle a cette particularité : à un moment donné, tu te retournes, tu t’aperçois que tu as fait la même chose pendant un grand moment, et que le temps est passé. Il y a un truc qu’il faut bien se mettre dans la tête : la vie on ne sait pas combien de temps ça va durer, mais ce qui est sûr, c’est que ça ne dure pas longtemps« . Antoine de Maximy.

Il donne aussi une bonne image de la routine et de la perte de temps en utilisant l’exemple des séries télévisées :

« J’ai commencé à regarder, et puis j’étais captivé. Alors je regarde 10 épisodes. Et à la fin des 10, y’a pas de fin. Alors je dis « C’est quoi, ça ? Y’a pas de fin ? ». Donc je regarde la 2ème saison, en allant à la fin. Mais y’a toujours pas de fin ! Effectivement, je passais du bon temps. Mais je ne suis pas prêt à donner tant de temps de ma vie pour faire un truc stérile qui consiste à regarder le travail d’un autre où il n’y a pas de fin ! ». Antoine de Maximy.

Posant fièrement avec mon Pédicab, en Australie. C’est un moyen de transport très efficace et rapide dans les petits centre-ville. Pedicab Driver, un métier où la monotonie est rare.

 

7 – Ne pas trop se préparer

« Quand tu ne prépares pas, tu n’as pas d’objectif ou de contrainte. Tu es donc totalement disponible. Si tu pars en vacances en été et que tu dis « Je vais voir Pierre, Paul et Jacques », eh bien tu t’es fixé toi-même une contrainte ! Et quand tu vas être sur la route entre Pierre et Paul, si tu vois quelque chose de super où tu dois t’arrêter, eh bien tu n’iras pas. Parce qu’il faut que tu ailles voir Paul et que Paul t’attends ». Antoine de Maximy.

C’est encore un excellent point de ne pas se limiter en se préparant de trop. Mais ne pas se préparer du tout peut aussi faire l’effet inverse. En disant cela, je repense à mon roadtrip aux Etats-Unis en 2015.

Ce n’était absolument pas du tout prévu. J’étais à Vancouver et je venais de finir ma traversée du Canada. Je pensais passer 5 jours dans cette ville, mais mon expérience spéciale avec mon hôte Couchsurfer et ma proximité avec la frontière m’ont fait changer tous mes plans. En l’espace de quelques heures, j’ai pris la direction de Seattle !

Et arrivé aux Etats-Unis, j’ai raté plein de merveilles ! Je ne suis même pas allé dans les parcs nationaux de Californie, ni même de l’Utah ou de l’Arizona. Une véritable honte. Je m’en veux encore aujourd’hui, c’est pour dire. Il va falloir que j’y retourne pour récupérer mes bêtises !

Bref, il faut tout de même trouver un juste milieu. En savoir un minimum permet de se sécuriser justement un minimum. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est se dire « à 11 heures du matin dans 5 jours, je suis précisément ici ». Car ça n’arrivera que si vous faites un tour organisé par une agence de voyage (et encore) !

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Maintenant, vous savez tout pour voyager avec succès !

Ecoutez-vous, persévérez, restez positifs, croyez en vous, foncez !

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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