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Comment choisir sa voiture de roadtrip ?

Se lever un matin, prendre son sac, tourner la clé de sa voiture et prendre la route à la découverte de l’inconnu. Le rêve ! Je l’ai réalisé plusieurs fois, dans plusieurs pays. Partir en roadtrip est vraiment une expérience à réaliser dans sa vie ! Faut-il encore savoir comment choisir sa voiture de roadtrip.

Parce que oui, qui veut conduire des heures dans une voiture inconfortable, sous un soleil de plomb sans climatisation, et avec une radio tellement faible que vous ne pouvez pas l’écouter avec le bruit sur l’autoroute ? Personne !

Enfin si, moi avec ma Citroën Saxo et mes 3,500 kilomètres entre France, Autriche et Slovénie… Et bien évidemment, elle est tombée en panne sur la route, avec un joint de culasse remplacé en Slovénie. Même si ce roadtrip était une expérience fabuleuse, j’aurais bien évité ce petit désagrément !

Je ne suis pas loin des 25,000 kilomètres de roadtrip, entre Canada, USA, France, Slovénie, Nouvelle-Zélande, et c’est le seul soucis que j’ai eu. J’ai toujours eu la bonne voiture, et fait des entretiens préventifs pour la préserver. Aussi, je n’ai jamais eu mal au dos, jamais crevé de chaleur (sauf dans la Saxo une fois), et toujours pu écouter la radio sans m’exploser les oreilles.

C’est quoi faire un roadtrip ?

On part en backpacking, mais on part aussi en roadtrip. C’est une autre manière de voyager, tout comme on peut aussi le faire en train ou en bus. C’est une sensation de liberté où la presque unique dépendance est l’essence.

L’idée principale est de voyager plus loin et plus longtemps tout en évitant de dépenser de l’argent dans les hôtels entre autre. À la place, on dort dans sa voiture, au pire on va dans un camping. On se sent beaucoup plus proche de la nature, on est très libres dans nos choix, on peut se déplacer facilement, et l’expérience est aussi unique que le voyage en sac à dos !

Pour cela, le choix de votre voiture est primordial. Vous devez connaître quels types de routes vous allez emprunter (haute montagne, gravier, sable, bitume…), mais aussi de votre budget (essence, assurance, entretien…). Vous devez aussi pouvoir dormir dedans sans être plié en 4 !

Maintenant, voyons comment choisir son véhicule de roadtrip, et tout ce qui est à privilégier avant un beau design ou une belle couleur !

Sur la route en direction du Kata Tjuta National Parc, Australie.

La consommation

On part rarement pour un roadtrip de 100 kilomètres, mais plutôt de milliers de kilomètres. L’essence coûte cher, ce n’est pas nouveau. Et en plus, c’est jamais vraiment sympa de devoir s’arrêter à la pompe tous les 400 kilomètres, surtout dans certains pays comme l’Australie, ou certaines région comme au Canada.

Non seulement vous dépenserez moins pendant votre roadtrip, mais en plus vous ne serez pas stressé en voyant un panneau « prochaine station service dans 450 kilomètres ».

Pour être sûr d’avoir tout bon pour avoir une voiture avec une grande autonomie : un poids léger + un petit moteur. Si on ajoute une conduite calme sans a-coups, c’est le gros lot !

Lors de mes roadtrip, j’ai toujours eu des voiture essence, mais je n’ai jamais consommé plus de 7.5 litres aux 100 kilomètres (avec une Nissan Primera Break 2.0 litres de 1997 tout de même).

Le site internet spritmonitor est un excellent outil pour enregistrer toutes vos dépenses liées à votre voiture. Je vous le conseille vivement !

Le confort

Conduire 5,000 kilomètres avec les plastiques qui grincent ? Devoir faire une pause toutes les 30 minutes car vous avez mal au dos ou aux jambes ? Vous devez mettre des bouchons d’oreilles sur l’autoroute ? Un simple détail peut devenir un véritable cauchemar avec le temps !

Mon conseil : évitez de partir en roadtrip avec une voiture fraîchement achetée ! Testez-là sur un weekend par exemple. Prenez vos repères, connaissez les limites de votre véhicule, soyez sûr de son confort sur le terrain tout comme de sa fiabilité.

La fiabilité

Rien de plus embêtant que de tomber en panne sur la route, et pire encore en pleine pampa. Ça va de la simple crevaison de pneu à un moteur à plat.

Je vais vous en raconter une bonne : imaginez-vous sur un chemin de sable en plein milieu du désert australien, avec littéralement 2 voitures qui y passent dans le mois, et votre 4×4 tombe en panne.

Il fait 40 degrés, il n’y a pas un seul millimètre d’ombre, pas un poil de vent. Votre pompe à eau vient de lâcher, et la nuit tombe dans 3 heures. Bien évidemment, aucun réseau de téléphone (seul un tél satellite marche), le premier village est à 500 kilomètres.

C’est ce qui est arrivé à Hannes, un voyageur (aux idées folles, oui!) que j’ai rencontré en Australie. Heureusement pour lui, il avait assez de nourriture et d’eau, connaissait les faiblesses de la voiture (la pompe à eau!) et avait tout préparé en conséquences.

Bon, il a quand même fini la réparation à la lampe frontale, après 6 heures à batailler par 40 degrés, puis par 8 degrés dans la nuit. Vive le climat désertique.

Hannes et son 4×4 dans le désert de Simpson en Australie.

Certes, c’est extrême, mais cela nous montre 2 choses : connaître la fiabilité de sa voiture et avoir des bases en mécanique dans l’éventualité, tout en aillant les outils. Tout ça n’est bien sûr pas donné à tout le monde.

Pas de soucis, il y a une solution ultime à tout cela : prenez une marque que tout le monde connaît et qui sera réparable dans tous les garages d’Europe ou du pays où vous faites votre roadtrip (et ne vous perdez pas au milieu du désert !) En Europe, prenez une française, en Océanie une japonaise, aux USA et Canada une américaine, etc…

Évitez de prendre une voiture avec 300,000 kilomètres au compteur. Plus c’est vieux plus ça demande des entretiens réguliers (ou très réguliers). Vous pouvez toujours le faire, mais uniquement si vous vous y connaissez !

L’entretien

Si vous achetez neuf, vous n’aurez normalement pas à vous inquiéter. Si vous achetez en seconde main, soyez sûr que les entretiens sont faits. Cela diminue grandement les risques de pannes, de problèmes ou d’entretiens à faire sur la route (encore une chose à essayer d’éviter).

Par exemple, partez avec des pneus neufs ou récents, tout comme vos essuie-glace. Regardez si il y a le manuel d’entretien de la voiture. Cela peut vous aider pour changer une ampoule ou un fusible qui a claqué. Pour ces derniers, prenez-les en rechange dans votre voiture.

Si vous n’avez aucune idée des entretiens précédents ou des doutes, voici mes recommandations que je fais automatiquement quand je récupère un véhicule en seconde main :

  • Une vidange,
  • Un filtre à air,
  • Des bougies d’allumage et un filtre à essence (ou gasoil c’est selon), en option si voiture vraiment vieille ou kilométrée.

C’est un peu le carnet de vaccination de votre véhicule, et il doit toujours être à jour pour qu’il roule le plus longtemps et le plus loin possible sans être embêté !

Ma Chevrolet Cobalt au garage lors de mon roadtrip Canada/USA. 16.000 kilomètres et je n’ai eu qu’une vidange à faire, ici à Portland.

L’espace

Vous voulez dormir dans votre voiture ? Vous avez plein de choses à emporter et/ou vous partez à plusieurs ?

On ne va pas se mentir, en terme d’espace dans une voiture il y a le choix ! Citadine, monospace, break, au pire prenez un petit van. Ne faites pas de folies pour autant pour éviter l’inutile (ou l’inverse), s’il vous plaît : vous risqueriez de le regretter après.

Regardez aussi pour les espaces de rangements ! Essayez d’en avoir juste un peu de trop pour au cas où sur la route.

Le coffre de mon break Nissan Primera, en Nouvelle-Zélande. En repliant les sièges, je peux mettre un vrai matelas et m’allonger sur toute la longueur alors que je mesure 1m80.

Le look

Oui, bon, en vrai c’est pas important du tout, mais quand même un petit peu. C’est surtout histoire de ne pas « se faire repérer », aussi bien quand vous vous garez dans une ville que quand vous avez trouver votre spot pour dormir le soir.. Vous savez, évitez les vols, le flic qui vous réveille à 2 heures du matin, etc…

Donc si vous pouviez essayer d’éviter des couleurs flashy et un design de l’espace, c’est plutôt bien !

Faisons un petit tour des catégories, leurs avantages et inconvénients.

La Citadine (mon exemple : Citroën Saxo)

Peu encombrant, passe partout même sur des routes en gravier, se gare partout, très économique. C’est un peu les seuls avantages malheureusement.

Si vous faites plus de 1m75, vous ne dormirez pas vraiment bien (jambes pliées), bruyant sur la route, consommation sur l’autoroute, sécurité, équipement restreint,…

Je ne vais pas mentir, on choisi généralement une citadine pour un roadtrip par contrainte économique (ou parce qu’on à envie d’une expérience encore plus unique, ou parce que c’est tout ce qu’on a) : pas cher à l’achat et à l’entretien. Pour dormir, c’est possible de temps en temps, mais il faudra plutôt penser au camping.

Exemples : Peugeot 206, Dacia Sandero, Renault Clio.

La familiale (mon exemple : Chevrolet Cobalt)

J’aime appeler ces voitures des citadines rallongées. On a un plus grand coffre, plus d’espaces de rangements, un meilleur confort de conduite, une meilleure sécurité. On garde le coté passe-partout qui est vraiment intéressent pour le roadtrip, et on a quand même un gros plus pour le sommeil. Ce n’est pas non plus un hôtel 5 étoiles et ça reste limité.

C’est ce type de véhicule que j’ai utilisé pour 16.000 kilomètres de roadtrip au Canada et aux USA. J’alternais entre une à deux nuits en voiture de suite et du Couchsurfing ou du Motel.

Exemples : Peugeot 406, Renault Laguna, Mazda 6.

Ma Chevrolet Cobalt, lors de mon roadtrip Canada/USA

Le Break (mon exemple : Nissan Primera Break)

Une voiture familiale rallongée disposant d’un coffre immense. Dans ma Primera Break, je peux m’allonger complètement dedans alors que je fais 1m80 ! C’est encore plus confortable à la conduite, et on a un vrai compromis entre un petit van et une voiture familiale.

Par contre, on commence à perdre le coté passe-partout, et avec le poids et la taille de la voiture, la consommation d’essence augmente un peu.

Exemples : Peugeot 307sw, Citroën C5 break, Renault Mégane break.

Ma Nissan Primera Break, en Nouvelle-Zélande

Le monospace

Entre un break et une familiale, on y retrouve les mêmes avantages et inconvénients. On gagne surtout avec la place en hauteur, se rapprochant d’un van. Mais est-ce que cela vaut vraiment le coup ? À moins de vouloir embarquer une planche de surf ou autre objet plutôt encombrant, je n’en suis pas si sûr… Gros avantage quand même par rapport au break : on peut se mettre assis dedans sans toucher le plafond.

Exemples : Renault Scénic, Citroën Picasso, Dacia Lodgy.

C’est incroyable ce qu’on peut mettre dans le coffre d’une Renault Kangoo !!

Le van

Extrêmement connu des voyageurs au long court, des voyageurs-travailleurs, ou encore des voyageurs en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Argentine ou encore au Canada. Le van est vraiment parfait pour dormir, si on enlève le coté encombrement et plus difficile pour se garer.

C’est un peu une petite maison : on peut y cuisiner, on peut avoir un petit bureau, on peut y dormir à 2 voire 3 suivant l’équipement, on peut même y installer un lavabo et des toilettes sèches.

Par contre, il ne convient pas à tous les budgets aussi bien achat qu’entretien.

Exemples : Mitsubishi L300, Toyota Hiace, Volkswagen California

Le van n’est pas la solution bon marché. Pour le rentabiliser avec les nuits d’hôtels qui ne sont plus a payer, il faudra voyager sur plusieurs mois.

En bref

Si vous voyagez seul sur moins de 10.000 kilomètres : citadine, familiale ou break
Si vous voyagez à 2 sur moins de 10.000 kilomètres : break ou monospace

Vous voyagez seul ou à 2 sur plus de 10.000 kilomètres : monospace ou van

Vous voyagez sur le long terme (plusieurs mois ou plusieurs années) : van

J’espère que mes conseils vous aideront ! En attendant, je vous souhaite une bonne préparation de roadtrip !

À bientôt sur la route !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Nouvelle-Zélande : découvrir le Northland !

Mon premier boulot en Nouvelle-Zélande terminé, mes économies réalisées, c’est parti pour un roadtrip dans le Northland !

Mon trajet !

C’est peut être la région la moins visitée, ou celle qui a « le moins d’attrait » du pays. C’est le fameux « n’y va pas, il n’y a rien à faire », ou encore « bof, je l’ai fait, ça m’a pris 3 jours et je me suis ennuyé ».

Alors oui, c’est vrai, dans le Northland, il n’y a pas grand chose. Il n’y a pas grand monde non plus, surtout pour les touristes. Ils sont déjà peu nombreux, mais encore moins que d’habitude pour cause de saison hivernale.

Mais si on sait apprécier l’instant présent, faire preuve de patience, d’ouvrir ses yeux et ses oreilles, croyez-moi, vous ne vous ennuierez nulle part.

C’est comme l’art. Accrochez un tableau parfaitement monochrome et demandez ce que les gens en pensent. Certains n’en auront rien à cirer, d’autres en auront les larmes aux yeux devant tant de beauté.

Depuis la Route 12, aux alentours de Whirinaki, côte Ouest.

Premières découvertes dans l’arrière pays néo-zélandais. Il y a déjà une chose qui m’a fait sourire. Quand on prend la State Highway 1 en direction du Northland, il y a un péage. C’est un des rares péages du pays, demandant seulement 2,30$. Tout à fait légitime, car il faut bien entretenir les routes (ce qu’ils font à merveille, on voit où l’argent va). Eh bien figurez-vous qu’avant ce péage, d’énormes panneaux, répétés 3 fois sur 3 kilomètres, vous indiquent une route alternative gratuite… ! Si ça c’est pas une mentalité différente…

Le musée des Kauri

Le Kauri est un arbre typique de la Nouvelle-Zélande. Et il est en voie de disparition à cause d’une maladie incurable appelée « Dieback Kauri Tree ». C’est un germe qui se promène dans les sols et qui attaque uniquement les Kauri. Ils se dessèchent, perdent leurs feuilles, leur sève suinte de partout. Le germe se répand uniquement par le sol, et le simple fait de marcher en forêt a un effet « pollinisation » par la semelle de chaussure.

Pour tenter de diminuer la pandémie, le DOC (Department Of Conservation), qui gère tous les sentiers de randonnée et les parcs du pays, a mis en place des stations de désinfection des chaussures que l’on retrouve à chaque départ de randonnée, mais aussi à plusieurs croisements de sentiers.

Station de nettoyage des chaussures (et le spray antiseptique caché sur la droite)

Il est aussi interdit de sortir des sentiers, ce que les néo-zélandais respectent comme jamais. Ah, encore une fois, les mentalités… Et je rajouterai que je n’ai encore jamais vu un seul déchet ou aucune chose dégradée !

Cela ne fait bien sûr que ralentir le problème, car désinfecter des semelles de chaussures ne détruit pas le germe dans sa totalité. Il faudrait nettoyer toute la surface au sol du pays, ou au moins la surface des forêts abritant des Kauri. je vous laisse imaginer le délire.

Au 19ème Siècle, le Kauri était un arbre dont le bois était surexploité. On l’utilisait pour tout : vaisselle, meubles, maisons, décoration, parquet, même pour faire des bateaux ! Au passage, cela a bien évidemment transformé les paysages néo-zélandais : la déforestation était impressionnante ! Et elle l’est encore aujourd’hui : j’ai croisé plein de camions sur les routes transportant des troncs d’arbres par dizaine…

Une assiette en Kauri brut.

Déforestation…

La déforestation est aussi visible depuis les routes du Northland. Et quand on tombe sur des collines entières déforestées, représentant des dizaines d’hectares, je peux vous dire que vous pouvez sentir la mort à plein nez. C’est littéralement horrible et désastreux.

On peut en dire autant des exploitations de pétrole, sables bitumineux, gaz de Schiste, minerais,… Et cela me rappelle grandement le Canada.

Oui, le Canada, c’est extraordinaire, loin de tout ce que l’on peut s’imaginer. Mais je ne vous raconte pas les horreurs qu’il se passe là bas. Le pays est tellement grand, les exploitations tellement perdues (souvent uniquement accessible par hélicoptère ou petit avion), que c’est « pas vu, pas prit ! ».

C’est un véritable génocide envers la vie sur terre, nous y compris. On peut aussi parler du lait, de la viande ou des poissons. Tous les exemples sont presque bons, car nous surconsommons absolument tout ce que nous trouvons.

Alors, certes, depuis quelques (trop courtes) années, il y a la reforestation. C’est bien, j’en ai vu à quelques endroits. On replante donc de jeunes arbres, mais après on entretien pas, parce que c’est trop de surface, c’est trop de boulot, c’est trop d’argent. Donc il se passe quoi ?

Les mauvaises herbes prennent l’espace libre, car c’est souvent ce qui pousse le plus vite. Et les mauvaises herbes font quoi ? Elles empêchent le soleil d’atteindre le sol, et donc de faire pousser correctement les arbres, car c’est comme si vous mangiez une seule feuille de salade à chaque repas.

Ne parlons pas de la faune détruite elle aussi, qui se fait remplacé par des tonnes de bactéries et de saloperies (pour dire la vérité jusqu’au bout). Car le sol a été rendu spongieux par les nombreux passages des machines et la perte des arbres (je rappelle que les racines servent aussi à consolider les sols), et que ces bestioles raffolent des milieux humides.

C’est donc de la foutaise. On ne protège rien du tout, on ne remet rien du tout en place, et le fait de replanter ne fait que « joli à voir ». C’est comme si on prenait votre enfant et qu’on vous donnait une poupée en plastique à la place.

Bref, tout ça pour dire que ça fait réfléchir de voir des désastres écologiques pareil de ses propres yeux. Il n y a pas plus puissant que ça!

Première nuit sauvage en Nouvelle-Zélande

Je passe ensuite sur la côte Ouest, et m’arrête au Maungaraho Rock, une formation de roches volcanique de 4 millions d’années. C’est en réalité un ancien évent de volcan. Il est possible de grimper à son sommet, si on a du matos d’escalade. Je me contente de la vue à mi-hauteur.

C’est également ici que je vais passer ma première nuit en voiture en Nouvelle-Zélande. Le matelas en mousse est suffisamment confortable, j’ai une couverture et deux plaids pour rester au chaud. Nuit à 4 degrés, absolument pas eu froid ! En plus, je peux m’allonger complètement, c’est le pied ! Pour cuisiner, mon gas cooker est génial. Il fonctionne avec des bonbonnes de propane qui ressemblent à des canettes de spray.

 

Pour mon deuxième jour, je continue la route 12 en passant par Dargaville et Baylys Beach, où la plage est aussi une route, comme à Fraser Island en Australie. Viennent ensuite les lacs Taharoa et Kaiiwi.

Waipoua Forest

Traversée de la Waipoua Forest, une forêt sub-tropicale qui garde la fraîcheur et l’humidité. Aujourd’hui, il fait 16 degrés. Les températures sont encore clémentes. La mousse qui pousse le long de la route en dit long sur la fréquentation du coin. La côté Ouest du Northland est très peu peuplée, et je suis presque seul sur la route.

Je m’arrête pour voir les Four Sisters (4 Kauri qui ont poussés quasiment au même endroit), et surtout le second plus gros Kauri de la planète entière, mesurant 5,22 mètres de diamètre, estimé à 3.000 ans de vie. Lui, il en a des choses à raconter !

Embourbé sur un terrain de camping…

Je continue sur Omapere et ses sublimes vues ultra sauvages sur l’Océan Pacifique, puis sur Opononi où je vais passer la nuit sur un campground où je suis… Tout seul ! C’est à dire que même le proprio est absent.

Les 10 dollars demandés sont glissés dans une boîte aux lettres. Et là, je souris encore. Car vous savez ce que 99% des touristes de nos jours auraient fait ? Ne pas payer, « bien évidemment ». Et après, on va gueuler que le gouvernement néo-zélandais diminue ou durcit les entrées dans le pays.

Parce que oui, ce genre de comportement débile fait partie des raisons. Donc ici, on est en Nouvelle-Zélande, alors on fait et on se comporte comme un néo-zélandais. C’est pourtant pas compliqué !

Manque de pot, les sols sont toujours très humides en Nouvelle-Zélande, surtout en hiver. Résultat pour moi qui n’ai pas du tout l’habitude, je m’embourbe comme un débutant sur le terrain de camping… Je trouve tout de même un type sur la route d’à coté qui m’aide à pousser la voiture, rien n’y fait.

Des fois, il ne faut pas grand chose pour arrêter une voiture !

Par chance, le frère du proprio débarque 30 minutes plus tard avec un pick up à 4 roues motrices, comme si je l’avais commandé. Et, comme par hasard, le type a tout ce qu’il faut pour remorquer. 5 minutes plus tard, j’étais sorti d’affaire. Leçon apprise, on ne m’y reprendra plus ! Je peux passer ma nuit sur les deux oreilles.

Bay of Islands, à ne pas rater !

Troisième jour, je coupe vers la côte Est par Kaikohe, et m’arrête à Paihia, Bay of Islands, profiter du grand soleil et de 18 degrés… Ils sont sympas les hivers dans le Northland.

Puis je redescend sur Whangarei pour passer la nuit chez l’habitant (AirBnb), et visiter un peu.

Quatrième et dernier jour, je vais à Whangarei Heads pour une petite grimpette de 450 mètres tôt dès le matin. Un lieu à l’atmosphère matinale totalement fabuleuse, que même le plus grand comte ne raconte pas !

Sur la route du retour

Petite pause à Ruakaka Beach, puis visite de Waipu Cave, une grotte dont je n’ai pu voir que l’entrée… Il me manque des chaussures étanches, malheureusement. Il fallait traverser 20 centimètres d’eau sur 3 ou 4 mètres de large (eau glaciale, évidemment), puis encore quelques mètres beaucoup trop boueux pour des baskets. Dommage !

Puis retour sur Auckland et ses embouteillages!

Un roadtrip qui est allé bien plus vite que prévu. Je m’étais noté plein de randonnées à faire le long des côtes, mais beaucoup d’entre elles étaient fermées pour cause de maintenance des sentiers (eh oui, c’est l’hiver!)… Comme quoi, voyager en basse saison a aussi tout de même quelques défauts!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?