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Nouvelle-Zélande : découvrir le Northland !

Mon premier boulot en Nouvelle-Zélande terminé, mes économies réalisées, c’est parti pour un roadtrip dans le Northland !

Mon trajet !

C’est peut être la région la moins visitée, ou celle qui a « le moins d’attrait » du pays. C’est le fameux « n’y va pas, il n’y a rien à faire », ou encore « bof, je l’ai fait, ça m’a pris 3 jours et je me suis ennuyé ».

Alors oui, c’est vrai, dans le Northland, il n’y a pas grand chose. Il n’y a pas grand monde non plus, surtout pour les touristes. Ils sont déjà peu nombreux, mais encore moins que d’habitude pour cause de saison hivernale.

Mais si on sait apprécier l’instant présent, faire preuve de patience, d’ouvrir ses yeux et ses oreilles, croyez-moi, vous ne vous ennuierez nulle part.

C’est comme l’art. Accrochez un tableau parfaitement monochrome et demandez ce que les gens en pensent. Certains n’en auront rien à cirer, d’autres en auront les larmes aux yeux devant tant de beauté.

Depuis la Route 12, aux alentours de Whirinaki, côte Ouest.

Premières découvertes dans l’arrière pays néo-zélandais. Il y a déjà une chose qui m’a fait sourire. Quand on prend la State Highway 1 en direction du Northland, il y a un péage. C’est un des rares péages du pays, demandant seulement 2,30$. Tout à fait légitime, car il faut bien entretenir les routes (ce qu’ils font à merveille, on voit où l’argent va). Eh bien figurez-vous qu’avant ce péage, d’énormes panneaux, répétés 3 fois sur 3 kilomètres, vous indiquent une route alternative gratuite… ! Si ça c’est pas une mentalité différente…

Le musée des Kauri

Le Kauri est un arbre typique de la Nouvelle-Zélande. Et il est en voie de disparition à cause d’une maladie incurable appelée « Dieback Kauri Tree ». C’est un germe qui se promène dans les sols et qui attaque uniquement les Kauri. Ils se dessèchent, perdent leurs feuilles, leur sève suinte de partout. Le germe se répand uniquement par le sol, et le simple fait de marcher en forêt a un effet « pollinisation » par la semelle de chaussure.

Pour tenter de diminuer la pandémie, le DOC (Department Of Conservation), qui gère tous les sentiers de randonnée et les parcs du pays, a mis en place des stations de désinfection des chaussures que l’on retrouve à chaque départ de randonnée, mais aussi à plusieurs croisements de sentiers.

Station de nettoyage des chaussures (et le spray antiseptique caché sur la droite)

Il est aussi interdit de sortir des sentiers, ce que les néo-zélandais respectent comme jamais. Ah, encore une fois, les mentalités… Et je rajouterai que je n’ai encore jamais vu un seul déchet ou aucune chose dégradée !

Cela ne fait bien sûr que ralentir le problème, car désinfecter des semelles de chaussures ne détruit pas le germe dans sa totalité. Il faudrait nettoyer toute la surface au sol du pays, ou au moins la surface des forêts abritant des Kauri. je vous laisse imaginer le délire.

Au 19ème Siècle, le Kauri était un arbre dont le bois était surexploité. On l’utilisait pour tout : vaisselle, meubles, maisons, décoration, parquet, même pour faire des bateaux ! Au passage, cela a bien évidemment transformé les paysages néo-zélandais : la déforestation était impressionnante ! Et elle l’est encore aujourd’hui : j’ai croisé plein de camions sur les routes transportant des troncs d’arbres par dizaine…

Une assiette en Kauri brut.

Déforestation…

La déforestation est aussi visible depuis les routes du Northland. Et quand on tombe sur des collines entières déforestées, représentant des dizaines d’hectares, je peux vous dire que vous pouvez sentir la mort à plein nez. C’est littéralement horrible et désastreux.

On peut en dire autant des exploitations de pétrole, sables bitumineux, gaz de Schiste, minerais,… Et cela me rappelle grandement le Canada.

Oui, le Canada, c’est extraordinaire, loin de tout ce que l’on peut s’imaginer. Mais je ne vous raconte pas les horreurs qu’il se passe là bas. Le pays est tellement grand, les exploitations tellement perdues (souvent uniquement accessible par hélicoptère ou petit avion), que c’est « pas vu, pas prit ! ».

C’est un véritable génocide envers la vie sur terre, nous y compris. On peut aussi parler du lait, de la viande ou des poissons. Tous les exemples sont presque bons, car nous surconsommons absolument tout ce que nous trouvons.

Alors, certes, depuis quelques (trop courtes) années, il y a la reforestation. C’est bien, j’en ai vu à quelques endroits. On replante donc de jeunes arbres, mais après on entretien pas, parce que c’est trop de surface, c’est trop de boulot, c’est trop d’argent. Donc il se passe quoi ?

Les mauvaises herbes prennent l’espace libre, car c’est souvent ce qui pousse le plus vite. Et les mauvaises herbes font quoi ? Elles empêchent le soleil d’atteindre le sol, et donc de faire pousser correctement les arbres, car c’est comme si vous mangiez une seule feuille de salade à chaque repas.

Ne parlons pas de la faune détruite elle aussi, qui se fait remplacé par des tonnes de bactéries et de saloperies (pour dire la vérité jusqu’au bout). Car le sol a été rendu spongieux par les nombreux passages des machines et la perte des arbres (je rappelle que les racines servent aussi à consolider les sols), et que ces bestioles raffolent des milieux humides.

C’est donc de la foutaise. On ne protège rien du tout, on ne remet rien du tout en place, et le fait de replanter ne fait que « joli à voir ». C’est comme si on prenait votre enfant et qu’on vous donnait une poupée en plastique à la place.

Bref, tout ça pour dire que ça fait réfléchir de voir des désastres écologiques pareil de ses propres yeux. Il n y a pas plus puissant que ça!

Première nuit sauvage en Nouvelle-Zélande

Je passe ensuite sur la côte Ouest, et m’arrête au Maungaraho Rock, une formation de roches volcanique de 4 millions d’années. C’est en réalité un ancien évent de volcan. Il est possible de grimper à son sommet, si on a du matos d’escalade. Je me contente de la vue à mi-hauteur.

C’est également ici que je vais passer ma première nuit en voiture en Nouvelle-Zélande. Le matelas en mousse est suffisamment confortable, j’ai une couverture et deux plaids pour rester au chaud. Nuit à 4 degrés, absolument pas eu froid ! En plus, je peux m’allonger complètement, c’est le pied ! Pour cuisiner, mon gas cooker est génial. Il fonctionne avec des bonbonnes de propane qui ressemblent à des canettes de spray.

 

Pour mon deuxième jour, je continue la route 12 en passant par Dargaville et Baylys Beach, où la plage est aussi une route, comme à Fraser Island en Australie. Viennent ensuite les lacs Taharoa et Kaiiwi.

Waipoua Forest

Traversée de la Waipoua Forest, une forêt sub-tropicale qui garde la fraîcheur et l’humidité. Aujourd’hui, il fait 16 degrés. Les températures sont encore clémentes. La mousse qui pousse le long de la route en dit long sur la fréquentation du coin. La côté Ouest du Northland est très peu peuplée, et je suis presque seul sur la route.

Je m’arrête pour voir les Four Sisters (4 Kauri qui ont poussés quasiment au même endroit), et surtout le second plus gros Kauri de la planète entière, mesurant 5,22 mètres de diamètre, estimé à 3.000 ans de vie. Lui, il en a des choses à raconter !

Embourbé sur un terrain de camping…

Je continue sur Omapere et ses sublimes vues ultra sauvages sur l’Océan Pacifique, puis sur Opononi où je vais passer la nuit sur un campground où je suis… Tout seul ! C’est à dire que même le proprio est absent.

Les 10 dollars demandés sont glissés dans une boîte aux lettres. Et là, je souris encore. Car vous savez ce que 99% des touristes de nos jours auraient fait ? Ne pas payer, « bien évidemment ». Et après, on va gueuler que le gouvernement néo-zélandais diminue ou durcit les entrées dans le pays.

Parce que oui, ce genre de comportement débile fait partie des raisons. Donc ici, on est en Nouvelle-Zélande, alors on fait et on se comporte comme un néo-zélandais. C’est pourtant pas compliqué !

Manque de pot, les sols sont toujours très humides en Nouvelle-Zélande, surtout en hiver. Résultat pour moi qui n’ai pas du tout l’habitude, je m’embourbe comme un débutant sur le terrain de camping… Je trouve tout de même un type sur la route d’à coté qui m’aide à pousser la voiture, rien n’y fait.

Des fois, il ne faut pas grand chose pour arrêter une voiture !

Par chance, le frère du proprio débarque 30 minutes plus tard avec un pick up à 4 roues motrices, comme si je l’avais commandé. Et, comme par hasard, le type a tout ce qu’il faut pour remorquer. 5 minutes plus tard, j’étais sorti d’affaire. Leçon apprise, on ne m’y reprendra plus ! Je peux passer ma nuit sur les deux oreilles.

Bay of Islands, à ne pas rater !

Troisième jour, je coupe vers la côte Est par Kaikohe, et m’arrête à Paihia, Bay of Islands, profiter du grand soleil et de 18 degrés… Ils sont sympas les hivers dans le Northland.

Puis je redescend sur Whangarei pour passer la nuit chez l’habitant (AirBnb), et visiter un peu.

Quatrième et dernier jour, je vais à Whangarei Heads pour une petite grimpette de 450 mètres tôt dès le matin. Un lieu à l’atmosphère matinale totalement fabuleuse, que même le plus grand comte ne raconte pas !

Sur la route du retour

Petite pause à Ruakaka Beach, puis visite de Waipu Cave, une grotte dont je n’ai pu voir que l’entrée… Il me manque des chaussures étanches, malheureusement. Il fallait traverser 20 centimètres d’eau sur 3 ou 4 mètres de large (eau glaciale, évidemment), puis encore quelques mètres beaucoup trop boueux pour des baskets. Dommage !

Puis retour sur Auckland et ses embouteillages!

Un roadtrip qui est allé bien plus vite que prévu. Je m’étais noté plein de randonnées à faire le long des côtes, mais beaucoup d’entre elles étaient fermées pour cause de maintenance des sentiers (eh oui, c’est l’hiver!)… Comme quoi, voyager en basse saison a aussi tout de même quelques défauts!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

« Bonjour Slovénie » (ebook gratuit !)

Après mon premier ebook, « A Travers le Canada » écrit en 2016, voici « Bonjour Slovénie » !

À travers ce livre, je vous emmène avec moi en Slovénie, à la découverte de sa population, de son histoire, de sa culture, de ses paysages et de ses particularités.

Si vous voulez recevoir votre ebook sans lire la petite présentation, j’ai pensé à vous : remplissez simplement ce petit formulaire et recevez le livre gratuitement ! Pour les autres, le texte continue plus bas 😉 🙂

La Slovénie, je l’ai faite en voiture, en partant de chez moi. J’aime tellement faire des roadtrip et rouler en voiture. J’ai eu tellement de bons souvenirs à visiter des pays avec ce moyen de transport que je l’utilise dès que je le peut.

Pour dormir, j’ai emporté ma tente, un tapis de mousse et un sac de couchage. Par moment, j’alternerais en dormant en auberge de jeunesse. J’ai aussi emporté mon vélo de course pour faire quelques circuits dans la campagne et dans la montagne. Mes chaussures de randonnée m’ont emmenées vers les sommets, et ma paire de basket dans les recoins des villes. Pour me guider : une carte du pays et les gens que je rencontrerai. Pas grand chose en somme.

J’y suis allé pour «prendre l’air», comme je dis. C’est à dire me sortir de mon quotidien. Oublier mon quotidien, même. Me ressourcer, découvrir, apprendre. Être seul avec moi-même, réfléchir, penser, prendre du recul. Me perdre dans la nature, voir et vivre la montagne. Et pour tout cela, la Slovénie a beaucoup plus de ressources qu’elle n’en paraît.

J’ai été surpris par ce pays !

Ce qu’ils en ont pensé !

« Tu m’as embarqué dans ton sillage et j’ai découvert la Slovénie avec toi. Quelle aventure ! J’ai adoré la faire avec toi bien calé dans mon fauteuil ! Superbe pays plein de contrastes. Encore merci pour la balade qui n’est pas finie, car je vais relire ton bouquin accompagné d’une carte pour être plus dans la réalité » – Jean-Pierre.

« Beaucoup d’émotions en lisant ton livre. C’est beau. Je trouves que tu véhicules de belles et saines valeurs, dont ton amour pour la nature » – Marielle.

« Vivant , plein d’espoir , de projets ; se lit facilement et c’est une écriture agréable » – Martine.

Comme je l’ai souvent dit à mon retour, j’ai passé trois semaines au paradis. Si je devais résumer le pays en un mot, ce serait celui-ci : Edelweiss.

Les Edelweiss, c’est rare. Elles définissent tout à fait les moments que j’ai vécu, les personnes que j’ai rencontré, et les paysages que j’ai vu. La rareté fait aussi que c’est inoubliable. Rare et inoubliable, c’est aussi comme cela que je résumerais ce pays. Un pays où l’on met la qualité de la vie et de sa vie en premier lieu, où l’on connaît le respect, où l’on vit très proche de la nature.

La Slovénie a tout pour elle.

C’est un petit pays très facile à visiter. La montagne y est magnifique, haute en couleur. Les paysages sont saisissants. Les villes sont riches en culture et en histoire. Le long de la côte adriatique est parfumé d’un accent italien irrésistible. Tout ici invite à la promenade, incite à s’émerveiller de la nature. Les gens sont aimables, sincères, respectueux. Ils aiment leur pays et veulent toujours vous en dire plus à son propos.

Partez à sa découverte dans mon livre ! Et n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en m’écrivant un petit message ici 🙂

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Dober dan Slovenija – Bonjour Slovénie : 119 pages, 21 photos. Format PDF. Format epub disponible.

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