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3 mois en Nouvelle-Zélande !

3 mois en Nouvelle-Zélande, le temps passe sérieusement vite ! Voici déjà un nouveau petit compte-rendu. Ma progression au boulot, ma voiture, mes nouvelles découvertes, ce que je pense du lifestyle, et bien plus encore ! Commençons, sans plus attendre.

Ma deuxième impression sur le coût de la vie

Eh bien comme pour beaucoup de choses, on s’y habitue ! Bon, au 1er Juillet, les taxes sur l’essence ont changées, augmentant le prix au litre de 12 centimes. Encore une nouvelle chose à s’habituer, alors.

J’ai regardé vite fait le prix de l’immobilier sur Auckland. Même perdu à 35 kilomètres du centre-ville, une maison vaut encore 500.000$ ou plus. D’ailleurs, à Drury (où j’habite), il y a une maison à vendre : F4 90 mètres carrés assez récent et sans travaux pour 660.000$.

Au centre-ville, un studio de 25 mètres carrés vaut 200.000$. Pour 400.000, un studio plus grand avec du standing et balcon peut se trouver. Compter 500.000$ pour un appartement 2 pièces, 700.000 si on ajoute le standing et la vue sur l’océan. La première maison de ville que j’ai vue est à 1.300.000 (un F4 de 100 mètres carrés).

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Maintenant que j’ai une voiture (j’en parle plus bas), j’ai également découvert le coût des engins motorisés.

L’essence coûte chère : sur Auckland, 2,04 à 2,33 le litre de sans plomb 95 , augmentation récente incluse, selon la marque, et selon la localisation de la station service. Plus c’est perdu, plus c’est cher. Avantage : il existe des cartes de fidélité, permettant des économies de 6 à 10 centimes le litre (si on prend plus de 40 litres).

Pour l’assurance, c’est vraiment pas cher. Mon break Nissan Primera me coûte 32$ par mois, assuré au tiers + vol + incendie + bris de glace. En sachant que je suis un étranger, avec un permis de conduire dit « limité », je suis considéré comme « jeune conducteur » malgré 9 ans de permis.

Les garages et pièces détachées ont des prix similaires à ce qu’on a en France.

Le bon point : il n’y a que 3 péages dans tout le pays, et les radars quasi inexistants. On peut prendre la route sans trop se faire dépouiller.

La voiture

Acheter une voiture d’occasion est très très facile. Il y a des garages par centaines, et le « Le Bon Coin » du pays regorge d’annonces (TradeMe). C’est un vrai eldorado.

Encore plus faciles sont les démarches. On va à La Poste, on rempli un formulaire d’une page, on le fait tamponner au guichet, on paie 9$, et voilà. 2 minutes chrono.

Le Contrôle Technique s’appelle ici le WOF (Warrant Of Fitness). La Carte Grise s’appelle la Registration. Et il y a aussi la REGO, une taxe qui permet de pouvoir rouler la voiture légalement sur les routes.

Le WOF est beaucoup moins strict qu’en France (et moins cher). Par contre, c’est tous les ans pour les véhicules après 2000, tous les 6 mois pour les véhicules avant 2000. La Registration ne se fait que pour un véhicule neuf, ou importé, ou qui n’a pas roulé plus d’un an d’affilée.

Bref, j’ai ma voiture ! Je vous présente ma Nissan Primera break. Nom de code : Gordon.

« Voiture de backpacker » oblige, elle est vieille (1997), et kilométrée (193.000). Mais mes connaissances me disent que c’est du lourd et que tout est propre. Après toutes les annonces que j’ai parcourues, après tous les essais de faits, je peux dire que c’est la meilleure de toutes !

J’ai également tout ce qu’il faut pour partir en roadtrip avec et aussi dormir dedans. Matériel de couchage, matériel de camping, matériel de cuisine. Impeccable !

J’avais juste les pneus arrière a changer. Une vidange, des bougies et un filtre à air plus tard, me voilà déjà avec un peu plus de 600 bornes en 2 semaines. C’est que Auckland, c’est très très grand.

Auckland

Euh non, Drury ! Mais Drury fait partie de Auckland, donc je ne sais pas trop quoi mettre.

Auckland, c’est un peu comme Los Angeles. Il y a un centre-ville avec des buildings qui s’étend sur 10/15 kilomètres carrés, et il y a tout le reste de maisons de banlieue tout collé qui s’étend dans un cercle de 70 kilomètres de diamètre et même plus (oui, oui!).

Voici les distance, en voiture, depuis le centre-ville. Au Sud il y a Drury, à 35 kilomètres. À l’Ouest il y a Waimauku, à 32 kilomètres. Au Nord il y a Waiwera, à 43 kilomètres. À l’Est, il y a Maraetai, à 38 kilomètres.

L’étendue de la région aucklandaise.

Par exemple, je suis allé à Piha Beach, depuis Drury. Cela représente 66 kilomètres de route. 66 kilomètres de faits, et toujours à Auckland ! C’est complètement fou.

Voilà donc deux mois et demi que je suis installé à Drury pour le boulot, comme expliqué dans mon article sur le premier mois.

À Drury, c’est tranquille, la porte d’entrée Sud de la campagne aucklandaise (après 35 kilomètres au milieu des maisons, enfin!). Une station service, deux garages, une école primaire, une petite église, deux bars, un restaurant, tout petit centre commercial proposant le basique, un rond point et une zone industrielle.

90% des habitations sont le long de la route nationale. Si on additionne les chevaux, les vaches et les moutons dans les prés, il y a plus d’animaux que d’habitants. Classique.

Tranquille et campagnard, bien plus modeste. Mais pas pauvre pour autant. Dans la partie Nord du village, un nouveau quartier s’est développé avec de très belles maisons. Le weekend, les autos sont de sortie, comme au centre-ville d’Auckland : Bentley, Aston Martin, Jaguar, Maserati, quelques vieilles américaines de collection rutilantes… ça défile.

Ma progression au boulot

J’ai progressé sur tous les plans, aussi bien en nombre de moules ouvertes qu’en folie pure, comme je l’ai expliqué dans mon article sur ce job. Mon esprit de compétition est au taquet, et je suis devenu un vrai chien avec mes collègues le long des convoyeurs. Un vrai ouvreur de moules, quoi. Bien sûr, en dehors de l’atelier, on est tous potes.

Mon premier jour, j’avais ouvert 3.400 moules. 8.683 était mon record au bout du premier mois. Déjà pas mal comme progression.

Mais avec l’expérience, les changements de technique, tous les petits détails ajoutés, la souplesse, la finesse et les améliorations faites à gauche et à droite, les chiffres ont encore augmentés. Au bout de 6 semaines, j’ai passé la barre des 10.000.

Je suis aujourd’hui le 12 ème meilleur ouvreur de l’usine, avec un record à 11.332. Pour donner un ordre d’idée : 1511 moules par heure, 25 à la minute, 1 moule en 2,4 secondes. Une bonne marmite de moules remplie en moins de 3 minutes chrono.

Je passe régulièrement la barre des 10.000. Et comme c’est paie au rendement, je gagne 50 à 100$ de plus par semaine maintenant.

Pour la folie, je suis devenu comme tous mes collègues : prêt pour l’asile ! Taré, déchaîné, cinglé, fou, appelez-moi (nous) comme vous voulez. Heureusement, en dehors de l’usine, tout redevient normal, haha !

Et après le boulot ?

Le travail finira dans quelques courtes semaines. Les moules, c’est malheureusement saisonnier ! Enfin, ça me fera du bien quand même après 3 mois. Les mains et poignets, l’épaule gauche, et le dos prennent quand même pas mal quand on va vite comme ça.

Le plan serait donc de me prendre quelques semaines de roadtrip dans le Northland (la longue péninsule au Nord d’Auckland), et de faire aussi un tour sur la presqu’île de Coromandel, au Sud Est d’Auckland. À voir selon les économies si je rajoute quelques autres coins.

Et une fois toutes ces découvertes faites, retour sur Auckland et recherche de travail à nouveau pour ensuite repartir encore à l’assaut du reste du pays en été. Parce que oui, ici, au mois de Juillet, c’est le début de l’hiver !

Je reste « au chaud » sur l’île du Nord, même si le Sud est certainement à couper le souffle sous la neige.

Brown’s Island, vue depuis Rangitoto Island

2 mois de découvertes

Les weekends, je passe toujours mon temps libre à découvrir les environs d’Auckland. C’est toujours aussi sympa. Il y a vraiment beaucoup à faire !

Piha Beach

J’y suis allé 2 fois. Ici, c’est un peu le petit coin de paradis d’Auckland, je dirais même le meilleur compromis de petit coin de paradis, à mon goût.

Rien que la route vaut le coup, car on traverse la forêt subtropicale de Waitakere, où on se sent dans un univers parallèle. Une fois arrivé, tout est calme et silencieux, et les maisons modernes (à plusieurs millions) parfaitement intégrées dans un décor vallonné et sauvage à souhait.

Auckland

Retour à Mission Bay avec la visite de l’Aquarium d’Auckland et les points de vue au Parc Joseph Savage. Encore un de ces nombreux coins de paix de la ville, avec un point de vue à couper le souffle sur Brown’s Island et Rangitoto Island, mes deux îles préférées !

Retour à One Tree Hill, et galement un petit tour à l’Ambury Regional Parc, à Mangere Bridge. Balade au parc Harbourview Orangihina.

Petit roadtrip sur la Scenic Drive, aux Waitakere Ranges. Quelques points de vue sympas ! Je suis aussi passé par Titirangi Beach.

Waitakere Ranges, vu depuis un des nombreux points de vue sur la Scenic Drive.

Tiritiri Matangi Island

Un tout petit paradis ultra sauvage et ultra préservé (pest free island, même traitement que l’île de Rangitoto) à 1h15 de ferry au nord d’Auckland.

On peut faire le tour de l’île à pied, en suivant la côte, en 4 heures de marche seulement. Ça tombe bien car l’unique ferry qui s’y rend nous laisse 5 heures sur place. Interdit de rester pour la nuit.

Que dire de cette île ? En elle-même, c’est une île, et elle est toute petite. Rien de folichon. Mais que dire de l’expérience vécue ? Extraordinaire, féerique, à couper le souffle, et même plus. Je ne saurais poser des mots, alors je laisse quelques photos parler à ma place.

Conclusion après 3 mois

Auckland et sa région me plaît bien. Bon, il faut enlever deux choses : la circulation de fou (quand le GPS dit 15 minutes, compter 30), et l’étendue vraiment énorme de la ville (on a l’impression de ne jamais en sortir!). 1.500.000 habitants, peut être 90% sont en banlieue.

Le style de vie et la mentalité sont à des années lumières de la France. Question économie, emploi et sécurité aussi. Ça me plaît beaucoup. Ici on respire, dans tous les sens du terme, et ça fait un bien inimaginable.

Comme lorsque j’étais expatrié au Québec, après quelques mois, on a bien repris ses repères et les habitudes commencent à se mettre en place. Le côté voyageur s’estompe grandement. J’ai presque l’impression d’être expatrié à nouveau.

Pour le moment, je ne sais pas si je resterai après mon Visa. Je peux le faire car je suis considéré comme « Skilled Worker » ici, et peut passer sur un Work Visa de 2 ans renouvelable 2 fois, laissant le temps d’avoir la Résidence Permanente. Il est également envisageable de passer sur un Visa Sponsorship de 2 ans. Ce sont des options que j’ai toujours dans un coin de la tête, mais qui demandent bien sûr plus d’approfondissement !

Je vais prochainement déménager dans une autre colocation, vu que celle où je suis dépend du boulot, tout le monde va devoir partir. La coloc, c’est plus sympa et plus privé qu’une auberge de jeunesse, pour le même prix !

On s’en reparle dans 3 mois, pour l’article spécial 6 mois!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

1 mois en Nouvelle-Zélande !

Déjà 1 mois en Nouvelle-Zélande ! Que le temps passe vite… Il s’en est passé des choses, et que des positives.

Dès mon premier jour, j’ai rencontré Raji à mon auberge. Originaire de la région montagneuse du Nord de l’Inde, il est installé en Nouvelle-Zélande depuis 2 ans, et est en vacances à Auckland.

Je commence donc directement la visite de la ville avec lui, ainsi qui du quartier chic de Mission Bay, et ses maisons à plusieurs millions avec vue sur la baie d’Auckland. J’apprends aussi les premiers bons plans comme la carte de bus AT HOP, permettant des réductions de 25 à 50% sur tous les transports en commun de la ville.

Premières impressions sur le coût de la vie

Je savais la Nouvelle-Zélande chère à vivre. Ce n’est pas un mythe. Je n’ai jamais vu des prix aussi élevés, à commencer par les transports.

Bus, ferry, train de banlieue.

Compter 1$ la minute de ferry ou le kilomètre de bus, en plein tarif… Le train de banlieue, le AT METRO, est le moins cher.

En échange, on a droit à un service au top du top, un réseau tentaculaire hyper étendu, tous les équipements sont neufs, et toujours pile poil à l’heure.

Pour le transport terrestre, le réseau fonctionne selon un système de zones. Chaque zone a une tarification différente. En plein tarif, un ticket de bus coûte 5,50$ dans le centre-ville, 3,50 dans la banlieue la plus éloignée. Si on doit traverser 2 ou plusieurs zones, les tarifs de ces-dites zones s’accumulent.

AT METRO, le train de banlieue d’Auckland, en gare de Britomart.

Nourriture

Je n’ai jamais vu de nourriture aussi chère qu’ici ! Tout est importé, sauf quelques fruits et légumes, ou encore le lait et certaines viandes. Mais même pour ces produits cités, c’est cher.

Si je prends l’exemple des fruits : 7$ le kilo de kiwi néozélandais, 4$ le kilo de pommes néo-zélandaises. Même les bananes, connues comme le fruit le moins cher du monde, sont à 2,50 le kilo si ça vient d’Equateur, 3,50 si c’est d’Australie, pourtant à coté !

Pour résumer, les prix les plus bas sont similaires à ceux du Canada, comme les pâtes à 2,50 les 500 grammes. Les prix moyens sont similaires à ceux de l’Australie, comme le lait, le poisson ou la viande. Et les prix hauts sont totalement hors de prix, tout ce qui est « à l’européenne », ou nourriture bio/éthique etc.

Si on vient avec des Euros, ça passe encore, avec le taux de change (100$ NZD = 60 Euros).

Premier mois de visites

Pour se consoler, il y a les paysages et le style de vie néo-zélandais. Même en pleine ville, on est servi.

J’ai fait le Coast to Coast Walkway, promenade « historique » traversant la ville du Nord au Sud sur 16 kilomètres, en passant par le fameux Albert Park ou encore les cratères du Mont Eden et de One Tree Hill, offrants des vues à 360 degrés.

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill

Je suis également allé à Devonport, une petite péninsule résidentielle très calme en face de la grande ville. Belles vues depuis North Head.

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland

J’ai posé les pieds à Rangitoto Island, un paradis volcanique de 15 kilomètres de diamètre, vieux de seulement 600 ans, à la nature ultra protégée.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland.

Comme pour tous ses visiteurs, il faut nettoyer ses chaussures à l’eau savonneuse, brosser tous ses vêtements, et tout mettre dans des sacs hermétiques. Nombre de visiteurs limités, distillés par le petit nombre de ferry qui se rendent à l’île. Interdit de perturber l’écosystème !

Une journée de randonné au Hunua Ranges Regional Park. Très beau parc, à la Jurassic Park, donnant vraiment l’impression d’être perdu même si très bien balisé. Très sauvage, c’est un vrai havre de paix. Asseyez-vous sur un banc à un point de vue, regardez le paysage avec les chants tropicaux des Tui en fond sonore.

Hunua Ranges

Points négatifs : pas assez de point de vue, et les lacs, qui se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau, donnent l’impression qu’on est toujours au même endroit. Tout ne peut pas être parfait.

Toujours est-il que ce parc est encore une fois un exemple en terme de protection de la nature. Par exemple, aux croisements de sentiers, il y a des portiques où l’on doit s’arrêter pour brosser les chaussures et passer un désinfectant biodégradable sur les semelles. La propreté est exemplaire. Les néo-zélandais respectent absolument leurs espaces sauvages et veulent absolument les maintenir en l’état.

Auckland

Auckland, c’est là où vit et travaille 1/3 de toute la population du pays ! Quand on sait qu’en superficie totale c’est similaire à la France, ça fait très bizarre.

Quartier des affaires oblige, c’est aussi la ville la plus riche et la plus chère pour ce qui est d’y vivre. L’immobilier est aussi cher qu’en Australie, mais moins que dans une ville comme New York. Au centre-ville, aucune collocation potable en-dessous de 250$ par semaine. Un loyer ou une propriété, n’en parlons pas.

Pourtant, ils sont loin d’être pauvres. Au centre-ville, les hommes et femmes en costard défilent dans leurs voitures de luxe. Il est courant de voir des Lamborghini et Aston Martin passer dans les rues.

Salaire moyen à Auckland : 55.000$ par an (2015). Salaire minimum 16,50, soit 32.000$ par an à 40 heures semaine. Et on paie moins d’impôts qu’en France. Eh oui, c’est un autre monde !

Autre monde également pour ce qui est de la propreté et de la sécurité. C’est vraiment frappant. Et tellement plus agréable.

La Nouvelle-Zélande est classée 5ème pays du monde où il est le plus sûr à vivre.

Coté géographie, la ville est très, très étendue. C’est un peu le Los Angeles du coin, la verdure et les parcs en plus, bien sûr ! Centre-ville de 3 kilomètres par 3, et le reste s’étend sur des dizaines de kilomètres à la ronde.

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Deuxième semaine : recherche de boulot et de voiture.

Je voulais refaire du Pedicab (vélo-taxi), comme j’avais fait en Australie. Pour l’ambiance ultra cool, l’énorme liberté que procure le boulot, et bien sûr le côté sport et dépassement de soi. J’avais déjà contacté le manager et le patron de la société, et j’étais attendu.

Une fois sur place, j’ai découvert la réalité du terrain en parlant avec les « riders » déjà présents. Résultat : mauvaise saison. Les touristes commencent déjà à quitter les lieux, la pluie va se faire plus intense avec l’hiver qui arrive ici. Bon pour les 2 premiers mois, puis les 5 mois suivants, juste assez pour manger et se loger.

Du coup, je me suis rué sur les sites d’annonces pour le boulot et une voiture.

J’ai pu tester quelques breaks (histoire de pouvoir dormir confortablement dans le coffre pendant mon roadtrip). Très spécial de conduire à gauche, volant à droite. Heureusement, il n’y a ici quasiment que des boîtes de vitesse automatique, ça aide à se concentrer sur la route.

Le Nissan Wingroad, version 2006, un des modèles que j’ai le plus retenu. Se trouve de 3000 à 5000 dollars (1800 à 3000 Euros) selon moteur et kilométrage.

Trouver du boulot en 4 jours ?

En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup moins, que dis-je, énormément moins de PVTistes qu’en Australie. Et il y a encore plus de boulot qu’en Australie ou au Canada.

J’ai trouvé un site gouvernemental qui répertorie tous les sites de recherche de boulot et toutes les boîtes de recrutement. Une véritable mine d’or sortie de la magie d’Internet. Et là, croyez-moi, il y a le choix. La liste est d’une longueur interminable…

Là où il y a le plus de travail, c’est dans la construction, les centres d’appel, le Data Entry (entrer et manager des données sur Xcel, entre autre). Beaucoup de réceptionnistes / serveurs / vendeurs / représentants en vente sont cherchés. Et bien sûr dans le fruitpicking et fruitpacking, début de la saison des kiwis oblige.

Nettoyeur de voiture pour une agence de location, trieur de déchets métalliques en déchetterie, éboueur dans un quartier paisible de la ville, ouvreur de moules en usine… Ce sont ceux qui ont le plus retenus mon attention parmi une bonne dizaine auxquels j’ai postulé au total.

Certains recruteurs ne me parlent que par SMS, assez drôle. D’autres que par mail, sans me donner un numéro pour appeler. Une recruteuse m’a même proposé un rendez-vous dans un café en ville pour faire l’entretien. Je ne sais pas si on ferait ça chez nous.

En 4 jours, j’ai trouvé un boulot !!

Ouvreur de moules (mussel opener)

Le boulot parfait du backpacker. Ouvrir des moules.

  • Durée de 3 mois extensible à jusqu’à ce que je veuille arrêter (1 semaine de préavis).
  • Aucune charge lourde
  • Aucun effort à produire (si ce n’est manier un couteau)
  • En intérieur.
  • Boulot de jour de 7h à 15h30.
  • Tout l’équipement est fourni donc rien à acheter.
  • Paie au rendement, à partir de 16.50 de l’heure
  • Comme je suis en PVT, j’ai un bonus gouvernemental de 1$ par heure. Donc le 16,50 passe à 17,50.
  • Plus je vais vite plus je suis payé : une fois habitué au boulot, je peux être capable d’être payé autour de 22$ de l’heure.
  • Bonus de 8% par heure pour les vacances (compensation car je n’aurai pas le temps de bosser assez pour les avoir).

Et ce n’est pas fini.

Pour 130$ par semaine seulement, j’ai un logement tout inclus (partagé avec d’autres travailleurs de l’usine), à 15 minutes à pied de l’usine, et près d’un petit centre commercial.

Du coup, pas besoin de voiture !

En tout cas, je peux confirmer que trouver du boulot facilement en NZ, ce n’était pas une légende. Si très fluent en anglais et baraqué, absolument toutes les portes sont ouvertes, on peut bosser vraiment partout.

Première semaine de boulot

Ouvrir des moules, voilà qui est original. Encore plus improbable est l’ambiance.

Ici, on vient pour le pognon. Les meilleurs sont payés jusqu’à 32$ de l’heure. Nous sommes 40 ouvreurs, mais en vérité 40 compétiteurs. Dans l’atelier, croyez-le ou non, c’est ambiance salle des ventes de Wall Street, les billets verts remplacés par les moules, les téléphones et écrans remplacés par les couteaux.

Mes collègues sont Maoris, asiatiques, ou encore des îles du Pacifique. Multiculturel, tout comme j’adore !

! L’article complet spécialement dédié à ce job !

Ligne d’ouverture de moules. Photo d’entreprise

Chez Seafood Products, je ne fait pas que d’ouvrir les moules. Seuls les meilleurs ouvreurs ne font que ça. Les autres tournent à tous les postes en attendant de prendre de l’expérience. On nous place où il y a besoin de mains.

J’ai donc aussi fait du grading, c’est à dire le tri du produit fini. On enlève les coquilles vides, les moules qui se trimballent en dehors de la coquille, les moules abîmées, les crabes coincés, ou les coquilles fissurées, avant que ça parte au congélateur.

Je fais aussi du packing, l’emballage. Poste plutôt sympa, le plus calme de tous. Mais aussi là où il fait le plus froid (8 degrés) car près du congélateur à -25.

Super entreprise à la super ambiance et où tout le monde est là pour la même chose. Rien ne nous arrête. Et ça fait franchement plaisir.

Les trucs chiants : on est debout tout le temps. Suivant où on est dans l’atelier, il peut faire frai. Si proche du congélateur, 8 à 10 degrés. Si proche de la salle de cuisson 16 degrés. Il faut rester habillé sous les vêtements de travail.

Voilà donc un premier mois très chargé.

Pas une seule seconde pour m’ennuyer !

Ayant un boulot pour au moins 3 mois, je passe du mode voyage au mode économies. Économies qui me serviront à acheter une voiture et faire mon roadtrip dans le pays. Cela m’évitera d’utiliser mes Euros.

Voilà qui promet pour la suite. Je suis maintenant sûr à 100% que je pourrai rester en Nouvelle-Zélande une année complète !

Vous avez déjà fait un PVT en Nouvelle-Zélande ou autre pays? Comment s’est passé votre recherche de travail? Vous avez trouvé dans quel domaine?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?