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1 an de PVT Nouvelle-Zélande ! Le résumé !

Moi-même je n’y croît pas, cela fait maintenant 1 an que je suis en PVT Nouvelle-Zélande ! Et ce n’est pas fini, car après avoir travaillé 3 mois dans l’horticulture, j’ai pu avoir mon extension de Visa, me rajoutant 3 mois. Dans cet article, je reviens sur cette année où il s’est passé beaucoup, beaucoup de choses.

En 1 an, je suis (re)parti de 0 pour arriver à 0,9. Le 1 sera quand j’aurai mon Visa de Travail. C’est mon nouvel objectif pour cette année 2019 : m’installer à long terme en Nouvelle-Zélande. Suivant la durée de mon prochain contrat de travail « Full Time », cela peut aller de 1 à 3 ans. Renouvelable, cela me laissera le temps d’appliquer à la Résidence Permanente.

Repartir de 0

Arrivé à Auckland sans voiture, sans travail, dans un pays que je ne connais pas et où je ne connais personne. Si ça c’est pas le niveau 0, je ne sais pas ce que c’est. Pour seule corde de sauvetage, 15 mois d’économies sur mon compte en banque.

Lors de mon premier PVT en Australie en 2016, le budget avait été un problème conséquent : il était 2 fois plus faible que celui que j’avais pour la NZ. Conjugué à quelques mauvais choix et une faible confiance en moi (la première fois), le projet avait « capoté » au bout de 3 mois dans le pays.

C’est de cette expérience ratée que je me suis nourri pour ce PVT en Nouvelle-Zélande. Et c’est grâce à cet « échec » que j’ai magistralement réussi mon PVT NZ. Les erreurs sont là pour votre bien, surtout si utilisées à bon escient.

5h30 du matin… C’est seul sur la 75 Mile Beach que je vais admirer le levé de soleil absolument magique. Parfait pour démarrer la journée ! Fraser Island, Australie

Le niveau 0

Je suis arrivé avec la boule au ventre de ne pas réussir à nouveau. Le stress du budget n’étant plus là, ça a quand même été d’une grande aide. Et une fois le boulot d’ouvreur de moules, trouvé en seulement 4 jours, je me suis dit que la « galère » de mon PVT Australie était déjà loin finalement.

Ce n’est pas pour autant que tout a été facile. Toujours obligé d’utiliser les transports en commun, c’est pas la facilité de la voiture. Il faut faire avec le climat, Il faut respecter des heures, il faut marcher, il faut attendre… Heureusement, à Auckland les transports en commun sont assez développés, bien organisés, et toujours pile à l’heure.

Ma première colocation à Drury, ça n’a pas été facile non plus. 12 semaines à 8 dans une maison pour 5, avec comme colocataires (et leurs potes) la moitié de fêtards-bruyants qui tournent au cocktail bière-cigarette-joint-et plus. Je n’ajoute pas la propreté et le rangement dans la maison… C’était pas loin du taudis. Enfin, je m’étais un peu jeté dans la gueule du loup aussi. Les premières fois, sans expérience, on se fait toujours un peu avoir.

Un très mauvais souvenir, haha

Heureusement, on était pas sur les mêmes horaires. J’ai surtout eu le bordel de la fiesta de la veille laissé en place en me levant tous les matins, et le réveil à 3 heures du matin 5 nuits sur 7 par des gens bourrés en train de gueuler par-dessus la musique dans le salon.

La dernière semaine où j’y étais, j’ai eu droit à 2 réveils avec l’odeur de crack dans la maison. À vomir. Je prenais mon petit déjeuner dehors pour pouvoir respirer. C’était l’hiver, plutôt sympa par 5 degrés et parfois sous un parapluie.

Depuis ces 30 dernières années, c’était une de mes pire période à vivre. Je croyais en être à 0,1 sur 1, mais en fait j’étais toujours à 0.

C’est de là que je suis réellement parti. Aussi bas que la terre est basse.

Roadtrip dans le Northland

Je suis parti habiter à Takanini, et 3 semaines plus tard mon contrat de travail s’est terminé. Je suis parti 5 jours en roadtrip dans le Northland. Ça m’a fait du bien de partir à la découverte du pays. D’autant que la colocation à Takanini, bien que 1000 fois mieux qu’à Drury, était quand même particulière.

Omapere

Whangarei Heads

Lever de soleil à Opononi, dans le Northland, Nouvelle-Zélande.

Georges, le proprio, était spécial. Un « control freak » à tous les niveaux qui écoute la télé comme si il voulait que ses voisins l’écoute aussi. Un maniaque du tri des déchets. Je faisais tout pour l’éviter. Je me faisais à manger après 20 heures pour ne pas l’avoir sur le dos (il venait tout le temps mettre son nez, donner des conseils à tout va, faire à ma place, etc).

Mes 2 colocatrices et leurs 3 enfants sont parties avant moi. Georges n’aimait pas le bruit. Alors, de 1 des enfants ça fait du bruit c’est normal. Et de 2 , en fait, ils étaient pas si bruyants que ça. Enfin bon.

Je ne suis pas parti à cause de tout ça, mais à cause du boulot. Car grâce à une connaissance et à ses contacts, me voilà à l’autre bout d’Auckland : Kumeu.

La meilleure période de mon PVT Nouvelle-Zélande

À revenir en arrière, je crois que c’était la meilleure période de mon année de PVT. J’avais un super boulot relaxant qui sentais bon (quoique la paie n’était pas au top mais on ne peut pas tout avoir), j’habitais à la campagne, les magnifiques plages sauvages d’Auckland à 15 minutes, dans une maison assez sympa et surtout très très calme, et en prime c’était le printemps.

Muriwai Beach et sa colonnie de Gannets.

Coucher de soleil depuis le jardin de la maison à Kumeu

Côté boulot, si j’enlève le manque d’organisation et les quelques branleurs, c’était le meilleur de mes boulots jusque là. Pourquoi ? Pour la sensation de liberté. C’est le premier boulot que je fais où en fait tu peux faire presque tout comme tu veux. C’était vraiment fun, relaxant et motivant. Il y avait toujours quelque chose de nouveau à faire, à modifier ou à changer.

J’ai fait énormément de tâches, beaucoup de travail (et d’heures), et bien que ce ne n’était que de simples fleurs, j’ai beaucoup appris. Même si forcément certaines journées étaient longues, j’ai toujours été content de venir bosser, ce qui est assez rare pour moi au bout de quelques mois, car j’ai la fâcheuse tendance à très vite me lasser.

Déménagement à Christchurch

Mon contrat de travail se finissant avec la fermeture annuelle de l’été, et mon envie grandissante de rester toujours plus longtemps dans ce pays, j’ai appliqué à l’extension de mon PVT, me donnant 3 mois supplémentaires sur place. Je décide de prendre 1 mois et demi en mode relax sans travailler avant de partir pour Christchurch.

Mon prochain objectif : le Essential Skills Visa. Il va me falloir un travail temporaire en Full Time qui correspond à mes diplômes et à mon expérience. C’est autre chose que de chercher un petit boulot comme ça a été le cas jusque là.

En attendant, je descend en roadtrip sur Christchurch. Rotorua, Taupo, Palmerston North, Wellington, Kaikoura. Un beau roadtrip dans de très beaux paysages sauvages et assez exempt de monde et de touristes, pour mon plus grand plaisir.

Rotorua, Vallée de Waimangu

Vallée de Waimangu, Rotorua

Tongariro National Park

Kaikoura

Du pain sur la planche

Arrivé à Christchurch, j’ai eu du pain sur la planche. Recherche de boulot, nouvelle colocation, découverte d’un nouvel environnement, beaucoup plus calme et vert qu’à Auckland. Le coût de la vie est aussi un peu inférieur car moins de trajets et d’embouteillages, et l’immobilier est bien moins exorbitant.

Je trouve assez rapidement mon nouveau boulot, en un peu moins de 2 semaines. J’ai assemblé des lignes de production pour appareils électroménagers. La meilleure paie que j’ai jamais eue de ma vie : 25$/h, + 8%/h de « Holiday Pay ».

Après m’être fait viré de ma première colocation après quelques différents, j’ai emménage à Riccarton où je suis toujours. Décidément, c’est jamais simple les colocations !

Après 2 mois chez Scott Technology, mon contrat s’est fini juste la dernière semaine de mon année. Encore une fois, j’ai appris énormément de choses et j’ai fait beaucoup de choses entre assemblage, ajustement et préparation à la fabrication. Malheureusement, ce n’est pas ici que j’aurai mon contrat en Full Time. Les projets de l’entreprise sont trop incertains et ne peuvent courir le risque de me garder pour 1 à 3 ans.

Centre-ville de Christchurch

Sugarloaf Scenic Reserve

Coucher de soleil depuis la maison où j’habite

New Brigthon Beach, Christchurch

Sumner, banlieue de Christchurch

Une fin qui se fini bien

Pendant ce temps là, j’ai galéré un peu plus d’un mois a trouver un travail en Full Time. C’est vraiment pas la même cour. Tous les 3 jours, je passe facile 2 heures sur les sites principaux de recrutement. Je peaufine mon CV, je fais une lettre de motivation différente à chaque entreprise, je visite leurs sites internet,… J’ai postulé facilement à 15 annonces qui correspondaient à 100% à mon profil.

Par pur hasard, je dégote une boîte de recrutement qui travaille avec le Ministère de l’Immigration. Maintenant inscrit, je n’ai plus qu’à réussir un entretien d’embauche et une journée d’essai, et c’est comme si mon Essential Skills Visa était dans la poche. Bon, c’est les grandes lignes bien sûr !

Pendant la dernière semaine de mon année de PVT, j’ai réussi ce fameux entretien et cette fameuse journée d’essai ! Le Visa n’est pas encore là, on en reparlera d’ici 1 mois, mais je suis bien parti.

Je travaille chez Wyma. Ils conçoivent, fabriquent et assemblent des chaînes de nettoyage de fruits et légumes. Très grosse entreprise, connue et reconnue en Australie et aux USA, même en Europe. Quand à la Nouvelle-Zélande, quasiment tout le monde est équipé Wyma.

Je suis donc opérateur de presse à commande numérique. Les plaques d’inox sont découpées à la machine laser puis viennent à nous. On se charge de les plier, suivant plan, avec la presse hydraulique. À terme, je suis censé être formé sur la machine à laser en plus de la presse. Ça va encore faire des choses à apprendre.

Un retour en France pas du tout d’actualité

Pour ce qui est du retour en France, eh bien c’est toujours pas d’actualité. La mentalité d’ici me correspond beaucoup mieux. En plus je suis dans une ville très agréable à vivre où on a la mer et les montagnes en même temps.

Lyttelton, banlieue de Christchurch

Oui la vie est plus chère, tout est plus cher que chez nous. Mais les salaires sont beaucoup plus élevés. Dailleurs, le Smic va encore augmenter en Avril : +1.20$/h soit 17.70$/h. Tout comme quand j’étais au Canada, je suis payé 40 à 60% de plus pour faire le même travail.

Oui, moins de protection au travail (généralement 5 jours de préavis au lieu de 1 à 3 mois en FR par exemple). C’est libéralisme à fond. Mais tout est plus facile car ça bouge tout le temps : facile et rapide de perdre son travail, mais facile et rapide aussi d’en trouver un autre car le marché est très très loin d’être surchargé. En un an, j’en suis à mon 4ème métier. Je n’ai jamais eu plus de 2 semaines entre deux boulots, sauf quand c’était voulu.

Le pays est calme, stable, en pleine croissance économique et démographique. Tout le monde est gentil, souriant, tolérant, curieux, avenant. Je n’ai jamais vu une personne morose, ou quelqu’un s’énerver. En même temps, ici il n’y a rien pour s’énerver. Et en prime, on est en guerre contre personne (tout comme personne n’est en guerre contre nous) et on ne balance pas des bombes et des missiles à tout va.

En résumé, on est tranquille-pépère, on entend les mouches voler, et la dernière chose qu’on veut c’est qu’on parle de nous (surtout en bien) : on veut garder notre tranquillité.

Le budget sur 1 an

Mise à jour sur le budget !

Pour le départ, entre l’avion, l’assurance voyage pour 1 an, les 2 premières semaines à m’installer sur place et l’achat de ma voiture, j’en ai eu pour environ 4,000 E. Ensuite, il faut compter 1,600$NZ/mois de dépenses « si on ne sort pas de chez soit » et qu’on est en colocation.

Les 6 premiers mois, j’ai dépensé 13.500$NZ sur place, avec un roadtrip d’une semaine, 1.500$ dans le futur Visa Essential Skills et des achats de vêtements pour l’hiver. Je ne connaissais pas encore tous les petits trucs pour dépenser un peu moins. Soit 2250$NZ/mois

Les 6 derniers mois, avec tout en place et plus de connaissances, je suis passé à 10.700$NZ, avec 1.300 kilomètres de roadtrip, traversée en ferry entre les 2 îles (pas donné !) et un 500$ de plus dans le futur Visa. La colocation moins coûteuse les 3 derniers mois + les embouteillages devenus inexistants ont un peu aidé aussi (vive Christchurch). Soit 1800$NZ/mois.

Dans mes périodes de travail, j’ai pu économiser de 25 à 55% de ma paie (suivant le taux horaire que j’avais). Si aujourd’hui je changeais mes $NZ en Euros, je me retrouverais avec le même montant que quand j’étais parti ! Au final, c’est comme si je n’avais rien dépensé !

Début du Visa EHV !

Il se finira le 1er Juillet. L’aventure continue ! J’espère donc repasser sur un Work Visa après ça !

Cette année de PVT a vraiment été riche, pas une seule seconde d’ennui ! C’était fou.

Toutes ces expériences et ces histoires m’ont donné 2 grosses envies :

  • Ouvrir un blog pour aider les futurs pvtistes ou simples voyageurs en Nouvelle-Zélande;
  • Écrire un ebook pour vous raconter cette année de PVT de manière romancée.

Vous seriez intéressé ?

On se retrouve dans 3 mois, je vous dirai si j’ai mon Visa Essential Skills ou non !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

6 mois en Nouvelle-Zélande !

6 mois que je suis en pvt Nouvelle-Zélande !

Moi qui avait comme projets de faire plein de randonnée, de faire des Great Walks, du camping, de voyager sur les 2 îles, de grimper des montagnes, de refaire du Pedicab, de faire un trip de kayak de mer sur plusieurs jours, de faire l’aller-retour Auckland – Cape Reinga à vélo (1.000 kms) en semi-autonomie…

Me voilà toujours sur Auckland à bosser comme un ouf. Ça ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais, mais que les probabilités de faire tout ça avant la fin de mon Visa PVT sont de 0,01%.

Car mon projet d’aujourd’hui à une toute autre allure : je veux rester en Nouvelle-Zélande. J’en parle un peu plus bas. Avant ça, je vous parle un peu plus de mon nouveau travail.

Les orchidées

Trouvé par bouche à oreille, je suis cueilleur d’orchidées en serre. Enfin, après presque 2 mois maintenant, je fais un peu de tout : cueillette, emballage, cartons, maintenance, jardinage,…

En ce moment (fin Septembre), c’est la fin de la saison de cueillette. La charge de travail va tout de même être énorme.

Il faudrait commencer par changer la double épaisseur de bâches en plastique du toit, pour démarrer, ou au moins les nettoyer (vive la mousse et les excréments d’oiseaux). Des rigoles de retenue d’eau fuient par-ci, par-là.

Il faut enlever et stocker tous les Yoyos, les crochets et les ficelles, tous suspendus depuis des câbles métalliques suivant inlassablement les rangées de pots de fleurs. Le tout permet de faire pousser les tiges bien droites, car trop tordu = pas vendable.

Alors c’est facile, vous allez me dire. Pas tant que ça. Les bras en l’air toute la journée, ça muscle les épaules. 4 lignes de 25 mètres de long chacune par rangée. La surface d’un terrain de football à traiter. J’estime à 2 semaines de boulot rien que pour les yoyos, en s’y mettant à plusieurs.

Après, il faut faire :

  • Le prunning (découpe des feuilles pour la repousse)
  • Enlever les pots « malades » (atteints par des parasites) ou les pots trop vieux
  • Remettre des nouveaux pots et/ou rempoter
  • Vérifier et faire la maintenance de tout le système d’irrigation.
  • Nettoyer les rangées et les allées en enlevant toutes les feuilles coupées, les mauvaises herbes, la mousse etc.
  • Traiter avec des insecticides et désherbant en pulvérisation pour repartir sur du propre.

Un terrain de football à traiter à chaque étape, le plus long étant probablement le prunning, qui prend une journée de 9 heures pour faire un seul carré (il y en a 20 au total). À mon avis, on aura tout juste assez des mois d’été pour finir avant la nouvelle saison.

Mais c’est très bien. Impossible de s’ennuyer, et il y a des heures à faire, des thunes à se faire et à économiser. C’est tout ce qu’il me faut ! Cependant, c’est plus physique, et les températures augmentes.

Quand ça augmente un peu à l’extérieur, ça augmente beaucoup à l’intérieur. Exemple : 18 degrés et 60% d’humidité à l’extérieur, 29 degrés et 103% d’humidité à l’intérieur, aucun vent bien sûr, plus le soleil qui te tape dessus, effet « toit en plastique » oblige.

Ou comment expérimenter l’effet de serre (d’où le nom, haha) en conditions réelles. Bouteille d’eau, casquette et lunettes de soleil obligatoire.

Prochain roadtrip ?

Avec tout ça, je n’ai fait qu’une toute petite semaine de « voyage » à proprement parler, en 6 mois ! Bien sûr, dès qu’un weekend se présente, je fonce dans les nombreux parcs régionaux et nationaux autour d’Auckland.

Malgré tout, j’ai déjà fait 4.000 kilomètres avec ma voiture Gordon, dont 1.000 pour le-dit roadtrip. J’en parle plus bas.

Je suis vraiment très content de mon achat.

Sous l’accélérateur, le moteur à l’air comme neuf, vif comme au premier tour de roue. Pas une fuite ou perte de quelque liquide que ce soit, pas un voyant de défaut électrique allumé, pas un bruit de plastique qui couine, tout fonctionne comme au premier jour. Et le tout a 21 ans et 197.000 kilomètres de services… Qui dit mieux ?

Bref, le prochain roadtrip va arriver ! Et il promet d’être grandiose : je vais relier Auckland à Christchurch, sur l’île du Sud, en passant par de nombreux points d’intérêts.

Départ : Janvier ou Février 2019 !

Et après la fin de mon Visa ?

Mon Visa perdra sa validité le 31 Mars 2019… C’est dans 6 mois, mais j’en pleure déjà.

« Enfreindre les règles ». C’est le titre d’un chapitre de mon livre sur mon année de PVT en Nouvelle-Zélande que j’ai commencé à écrire. Car en voyage, si il y a bien une règle que j’ai apprise, c’est de ne jamais s’attacher si l’on veut continuer ce fameux voyage.

Manque de pot, la Nouvelle-Zélande, c’est 100% mon kiff. Je ne vais pas faire un discours de 100 pages sur pourquoi je ne veux pas revenir en France, mais je ne veux absolument pas m’y réinstaller. J’ai déjà donné 2 fois…

Pour mener à bien cette mission que j’ai aujourd’hui, j’ai plusieurs options de Visa de travail. J’ai choisi le Essential Skills, qui devrait me permettre de rester 3 ans supplémentaires, pendant lesquelles je vais pouvoir préparer ma résidence permanente (PR). Avec la PR, je pourrai rester à vie en Nouvelle-Zélande.

Alors bien sûr, la chance que j’ai là dedans, c’est que l’emploi que j’occupe (mon vrai boulot, pas les fleurs ni le moules) est sur la liste des emplois qualifiés en pénurie dans le pays ! Sans ça, je pouvais dire adieu !

J’ai déjà entamé les démarches pour le Visa Essential Skills. C’est pour ces raisons que je bosse toujours à fond (plus de 45 heures par semaine), car tout ça est loin d’être gratuit : je compte environ 2.500$ pour le total, et quelques mois de démarches et de traitement de dossier…

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

La Nouvelle-Zélande, pour moi le meilleur compromis !

C’est clairement le meilleur compromis entre tous les pays que j’ai visité. Il y a évidemment des défauts, comme partout. Ici,c’est surtout le coût de la vie qui pêche le plus. J’ajoute la distance par rapport à la France : pourquoi est-ce si loin ?

Comme au Canada, peu de protection sociale (c’est pour ça aussi qu’on paie moins d’impôts et de taxes!). Un bien pour un mal qui permet de s’éduquer financièrement et de ne rien attendre des autres.

Mais à côté de ça, ici c’est comme le paradis.

  • La mer et la montagne à portée de main
  • Une nature préservée et respectée comme jamais je ne l’ai vu, où tout le monde y va de soi-même pour continuer de la protéger.
  • Le respect des autres et d’autrui semble être un talent né.
  • Gentillesse, ouverture d’esprit, curiosité envers les autres.
  • Il n’y a absolument aucun problème entre les communautés asiatiques, indiennes, anglaises, néo-zélandaises, etc. Il n’y aucune haine de quoi que ce soit (mais toujours une minorité de racistes tout de même).
  • Le terrorisme, la guerre, on ne sait vraiment pas ce que c’est. Il suffit d’en aborder le sujet, c’est simple, c’est comme si vous essayiez de communiquer en Russe.
  • Les sirènes de police, c’est une fois par mois qu’on en entend une, pas plus (1,5 million d’habitants à Auckland, je rappelle).
  • Le système d’éducation et le système de santé sont au-dessus de la France en terme de qualité et de service, même si encore une fois tu le paie de ta poche (compter 7.000$ une année universitaire).
  • On y vit dans une tranquillité et dans un calme plus qu’absolu. Ici, quand on est pas dans les embouteillages d’Auckland, absolument tout est relaxant !
  • Il n’y a pas tout le foin, la morosité omniprésente, la peur (il faut dire, on est pas aidé, je suis d’accord!), et disons-le clairement une dégradation générale importante de la vie de tous les jours comme on a chez nous.
  • La lumière unique, les couleurs, les paysages sont un plus énorme !

L’hiver le plus chaud de ma vie

Côté climat, le top pour moi est plutôt du côté de l’Australie. Ici, c’est clément à l’année. Pas d’hiver à -30 pendant un mois avec 3 mètres de neige cumulée comme au Québec. Les étés, il ne fait pas hyper aride et 35 tous les jours. Le bon compromis, encore une fois.

Cet hiver, au grand minimum 2 degrés le matin pendant seulement 3 jours, sinon 8 à 15 degrés l’après-midi. L’hiver le plus chaud de ma vie ! Pas tant de pluie que ça, car les éclaircies sont très nombreuses, et le temps où ça tombe est très court. C’était clairement bien agréable !

3 mois de découvertes à et autour d’Auckland

Auckland

Western Spring Park, Auckland.

Parfait pour passer une demi-journée au milieu de cygnes, canards et oies.

Sky Tower

Après-midi au 60ème étage de la Skytower, dégustation de meringues à la framboise et superbe coucher de soleil. Avec 220 mètres de haut, on la voit de partout, cette tour. J’habite actuellement à 25 kilomètres du centre-ville, et je la voit, tout au loin !

Jardin d’hiver d’Auckland

Retour à Mount Eden

Retour à One Tree Hill pour les cerisiers en fleurs

Albert Park

Queen Street

Bethells Beach

Située non loin de Piha Beach, c’est un peu la petite sœur, mais en encore plus sauvage car beaucoup moins d’habitations. J’ai parcouru une courte partie du Te Henga Trail, pour me poser à O’Neill Bay Beach. Toujours aussi sympa !

Muriwai

Un lieu absolument superbe sur la côte Ouest !! Surtout gràce à la colonnie de Gannet qui vit ici toute l’année. Peut être le plus beau et le plus sauvage autour d’Auckland.


Et j’ai fait 4 jours de roadtrip dans le Northland !

J’en parle dans cet article dédié !

Une idée de budget sur 6 mois (décliné à la semaine pour les voyageurs court terme)

Je compte ici le budget sur place uniquement (pas d’avion/assurance/visa et tout le bazar).

En sachant que je vis en collocation (non centre-ville), que j’ai une voiture (possédée depuis 4 mois), que je suis non fumeur et non buveur.

  • Je ne compte pas le prix d’achat de la voiture non plus.
  • Le budget activités est tout petit car je fais surtout de la rando (et c’est gratuit).
  • Je compte pour une seule personne.
  • Taux de change 3 Octobre 2018.

Logement : 4400$NZ (2500€) >> 183$ / 104€ par semaine
Nourriture : 3240$NZ (1840€) >> 135$ / 77€ par semaine
Voiture sur 4 mois : 1650$NZ (940€) >> 103$ / 58€ par semaine
Activités : 180$NZ (102€) >> 7,5$ / 4,25€ par semaine
Divers : 1490$NZ (850€) >> 62$ / 35€ par semaine

TOTAL : 10960$NZ (6200€) >> 460$ / 260€ par semaine.

Voilà donc pour ce petit compte-rendu de mes 6 mois en Nouvelle-Zélande !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Nouvelle-Zélande : découvrir le Northland !

Mon premier boulot en Nouvelle-Zélande terminé, mes économies réalisées, c’est parti pour un roadtrip dans le Northland !

Mon trajet !

C’est peut être la région la moins visitée, ou celle qui a « le moins d’attrait » du pays. C’est le fameux « n’y va pas, il n’y a rien à faire », ou encore « bof, je l’ai fait, ça m’a pris 3 jours et je me suis ennuyé ».

Alors oui, c’est vrai, dans le Northland, il n’y a pas grand chose. Il n’y a pas grand monde non plus, surtout pour les touristes. Ils sont déjà peu nombreux, mais encore moins que d’habitude pour cause de saison hivernale.

Mais si on sait apprécier l’instant présent, faire preuve de patience, d’ouvrir ses yeux et ses oreilles, croyez-moi, vous ne vous ennuierez nulle part.

C’est comme l’art. Accrochez un tableau parfaitement monochrome et demandez ce que les gens en pensent. Certains n’en auront rien à cirer, d’autres en auront les larmes aux yeux devant tant de beauté.

Depuis la Route 12, aux alentours de Whirinaki, côte Ouest.

Premières découvertes dans l’arrière pays néo-zélandais. Il y a déjà une chose qui m’a fait sourire. Quand on prend la State Highway 1 en direction du Northland, il y a un péage. C’est un des rares péages du pays, demandant seulement 2,30$. Tout à fait légitime, car il faut bien entretenir les routes (ce qu’ils font à merveille, on voit où l’argent va). Eh bien figurez-vous qu’avant ce péage, d’énormes panneaux, répétés 3 fois sur 3 kilomètres, vous indiquent une route alternative gratuite… ! Si ça c’est pas une mentalité différente…

Le musée des Kauri

Le Kauri est un arbre typique de la Nouvelle-Zélande. Et il est en voie de disparition à cause d’une maladie incurable appelée « Dieback Kauri Tree ». C’est un germe qui se promène dans les sols et qui attaque uniquement les Kauri. Ils se dessèchent, perdent leurs feuilles, leur sève suinte de partout. Le germe se répand uniquement par le sol, et le simple fait de marcher en forêt a un effet « pollinisation » par la semelle de chaussure.

Pour tenter de diminuer la pandémie, le DOC (Department Of Conservation), qui gère tous les sentiers de randonnée et les parcs du pays, a mis en place des stations de désinfection des chaussures que l’on retrouve à chaque départ de randonnée, mais aussi à plusieurs croisements de sentiers.

Station de nettoyage des chaussures (et le spray antiseptique caché sur la droite)

Il est aussi interdit de sortir des sentiers, ce que les néo-zélandais respectent comme jamais. Ah, encore une fois, les mentalités… Et je rajouterai que je n’ai encore jamais vu un seul déchet ou aucune chose dégradée !

Cela ne fait bien sûr que ralentir le problème, car désinfecter des semelles de chaussures ne détruit pas le germe dans sa totalité. Il faudrait nettoyer toute la surface au sol du pays, ou au moins la surface des forêts abritant des Kauri. je vous laisse imaginer le délire.

Au 19ème Siècle, le Kauri était un arbre dont le bois était surexploité. On l’utilisait pour tout : vaisselle, meubles, maisons, décoration, parquet, même pour faire des bateaux ! Au passage, cela a bien évidemment transformé les paysages néo-zélandais : la déforestation était impressionnante ! Et elle l’est encore aujourd’hui : j’ai croisé plein de camions sur les routes transportant des troncs d’arbres par dizaine…

Une assiette en Kauri brut.

Déforestation…

La déforestation est aussi visible depuis les routes du Northland. Et quand on tombe sur des collines entières déforestées, représentant des dizaines d’hectares, je peux vous dire que vous pouvez sentir la mort à plein nez. C’est littéralement horrible et désastreux.

On peut en dire autant des exploitations de pétrole, sables bitumineux, gaz de Schiste, minerais,… Et cela me rappelle grandement le Canada.

Oui, le Canada, c’est extraordinaire, loin de tout ce que l’on peut s’imaginer. Mais je ne vous raconte pas les horreurs qu’il se passe là bas. Le pays est tellement grand, les exploitations tellement perdues (souvent uniquement accessible par hélicoptère ou petit avion), que c’est « pas vu, pas prit ! ».

C’est un véritable génocide envers la vie sur terre, nous y compris. On peut aussi parler du lait, de la viande ou des poissons. Tous les exemples sont presque bons, car nous surconsommons absolument tout ce que nous trouvons.

Alors, certes, depuis quelques (trop courtes) années, il y a la reforestation. C’est bien, j’en ai vu à quelques endroits. On replante donc de jeunes arbres, mais après on entretien pas, parce que c’est trop de surface, c’est trop de boulot, c’est trop d’argent. Donc il se passe quoi ?

Les mauvaises herbes prennent l’espace libre, car c’est souvent ce qui pousse le plus vite. Et les mauvaises herbes font quoi ? Elles empêchent le soleil d’atteindre le sol, et donc de faire pousser correctement les arbres, car c’est comme si vous mangiez une seule feuille de salade à chaque repas.

Ne parlons pas de la faune détruite elle aussi, qui se fait remplacé par des tonnes de bactéries et de saloperies (pour dire la vérité jusqu’au bout). Car le sol a été rendu spongieux par les nombreux passages des machines et la perte des arbres (je rappelle que les racines servent aussi à consolider les sols), et que ces bestioles raffolent des milieux humides.

C’est donc de la foutaise. On ne protège rien du tout, on ne remet rien du tout en place, et le fait de replanter ne fait que « joli à voir ». C’est comme si on prenait votre enfant et qu’on vous donnait une poupée en plastique à la place.

Bref, tout ça pour dire que ça fait réfléchir de voir des désastres écologiques pareil de ses propres yeux. Il n y a pas plus puissant que ça!

Première nuit sauvage en Nouvelle-Zélande

Je passe ensuite sur la côte Ouest, et m’arrête au Maungaraho Rock, une formation de roches volcanique de 4 millions d’années. C’est en réalité un ancien évent de volcan. Il est possible de grimper à son sommet, si on a du matos d’escalade. Je me contente de la vue à mi-hauteur.

C’est également ici que je vais passer ma première nuit en voiture en Nouvelle-Zélande. Le matelas en mousse est suffisamment confortable, j’ai une couverture et deux plaids pour rester au chaud. Nuit à 4 degrés, absolument pas eu froid ! En plus, je peux m’allonger complètement, c’est le pied ! Pour cuisiner, mon gas cooker est génial. Il fonctionne avec des bonbonnes de propane qui ressemblent à des canettes de spray.

 

Pour mon deuxième jour, je continue la route 12 en passant par Dargaville et Baylys Beach, où la plage est aussi une route, comme à Fraser Island en Australie. Viennent ensuite les lacs Taharoa et Kaiiwi.

Waipoua Forest

Traversée de la Waipoua Forest, une forêt sub-tropicale qui garde la fraîcheur et l’humidité. Aujourd’hui, il fait 16 degrés. Les températures sont encore clémentes. La mousse qui pousse le long de la route en dit long sur la fréquentation du coin. La côté Ouest du Northland est très peu peuplée, et je suis presque seul sur la route.

Je m’arrête pour voir les Four Sisters (4 Kauri qui ont poussés quasiment au même endroit), et surtout le second plus gros Kauri de la planète entière, mesurant 5,22 mètres de diamètre, estimé à 3.000 ans de vie. Lui, il en a des choses à raconter !

Embourbé sur un terrain de camping…

Je continue sur Omapere et ses sublimes vues ultra sauvages sur l’Océan Pacifique, puis sur Opononi où je vais passer la nuit sur un campground où je suis… Tout seul ! C’est à dire que même le proprio est absent.

Les 10 dollars demandés sont glissés dans une boîte aux lettres. Et là, je souris encore. Car vous savez ce que 99% des touristes de nos jours auraient fait ? Ne pas payer, « bien évidemment ». Et après, on va gueuler que le gouvernement néo-zélandais diminue ou durcit les entrées dans le pays.

Parce que oui, ce genre de comportement débile fait partie des raisons. Donc ici, on est en Nouvelle-Zélande, alors on fait et on se comporte comme un néo-zélandais. C’est pourtant pas compliqué !

Manque de pot, les sols sont toujours très humides en Nouvelle-Zélande, surtout en hiver. Résultat pour moi qui n’ai pas du tout l’habitude, je m’embourbe comme un débutant sur le terrain de camping… Je trouve tout de même un type sur la route d’à coté qui m’aide à pousser la voiture, rien n’y fait.

Des fois, il ne faut pas grand chose pour arrêter une voiture !

Par chance, le frère du proprio débarque 30 minutes plus tard avec un pick up à 4 roues motrices, comme si je l’avais commandé. Et, comme par hasard, le type a tout ce qu’il faut pour remorquer. 5 minutes plus tard, j’étais sorti d’affaire. Leçon apprise, on ne m’y reprendra plus ! Je peux passer ma nuit sur les deux oreilles.

Bay of Islands, à ne pas rater !

Troisième jour, je coupe vers la côte Est par Kaikohe, et m’arrête à Paihia, Bay of Islands, profiter du grand soleil et de 18 degrés… Ils sont sympas les hivers dans le Northland.

Puis je redescend sur Whangarei pour passer la nuit chez l’habitant (AirBnb), et visiter un peu.

Quatrième et dernier jour, je vais à Whangarei Heads pour une petite grimpette de 450 mètres tôt dès le matin. Un lieu à l’atmosphère matinale totalement fabuleuse, que même le plus grand comte ne raconte pas !

Sur la route du retour

Petite pause à Ruakaka Beach, puis visite de Waipu Cave, une grotte dont je n’ai pu voir que l’entrée… Il me manque des chaussures étanches, malheureusement. Il fallait traverser 20 centimètres d’eau sur 3 ou 4 mètres de large (eau glaciale, évidemment), puis encore quelques mètres beaucoup trop boueux pour des baskets. Dommage !

Puis retour sur Auckland et ses embouteillages!

Un roadtrip qui est allé bien plus vite que prévu. Je m’étais noté plein de randonnées à faire le long des côtes, mais beaucoup d’entre elles étaient fermées pour cause de maintenance des sentiers (eh oui, c’est l’hiver!)… Comme quoi, voyager en basse saison a aussi tout de même quelques défauts!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

3 mois en Nouvelle-Zélande !

3 mois en Nouvelle-Zélande, le temps passe sérieusement vite ! Voici déjà un nouveau petit compte-rendu. Ma progression au boulot, ma voiture, mes nouvelles découvertes, ce que je pense du lifestyle, et bien plus encore ! Commençons, sans plus attendre.

Ma deuxième impression sur le coût de la vie

Eh bien comme pour beaucoup de choses, on s’y habitue ! Bon, au 1er Juillet, les taxes sur l’essence ont changées, augmentant le prix au litre de 12 centimes. Encore une nouvelle chose à s’habituer, alors.

J’ai regardé vite fait le prix de l’immobilier sur Auckland. Même perdu à 35 kilomètres du centre-ville, une maison vaut encore 500.000$ ou plus. D’ailleurs, à Drury (où j’habite), il y a une maison à vendre : F4 90 mètres carrés assez récent et sans travaux pour 660.000$.

Au centre-ville, un studio de 25 mètres carrés vaut 200.000$. Pour 400.000, un studio plus grand avec du standing et balcon peut se trouver. Compter 500.000$ pour un appartement 2 pièces, 700.000 si on ajoute le standing et la vue sur l’océan. La première maison de ville que j’ai vue est à 1.300.000 (un F4 de 100 mètres carrés).

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Maintenant que j’ai une voiture (j’en parle plus bas), j’ai également découvert le coût des engins motorisés.

L’essence coûte chère : sur Auckland, 2,04 à 2,33 le litre de sans plomb 95 , augmentation récente incluse, selon la marque, et selon la localisation de la station service. Plus c’est perdu, plus c’est cher. Avantage : il existe des cartes de fidélité, permettant des économies de 6 à 10 centimes le litre (si on prend plus de 40 litres).

Pour l’assurance, c’est vraiment pas cher. Mon break Nissan Primera me coûte 32$ par mois, assuré au tiers + vol + incendie + bris de glace. En sachant que je suis un étranger, avec un permis de conduire dit « limité », je suis considéré comme « jeune conducteur » malgré 9 ans de permis.

Les garages et pièces détachées ont des prix similaires à ce qu’on a en France.

Le bon point : il n’y a que 3 péages dans tout le pays, et les radars quasi inexistants. On peut prendre la route sans trop se faire dépouiller.

La voiture

Acheter une voiture d’occasion est très très facile. Il y a des garages par centaines, et le « Le Bon Coin » du pays regorge d’annonces (TradeMe). C’est un vrai eldorado.

Encore plus faciles sont les démarches. On va à La Poste, on rempli un formulaire d’une page, on le fait tamponner au guichet, on paie 9$, et voilà. 2 minutes chrono.

Le Contrôle Technique s’appelle ici le WOF (Warrant Of Fitness). La Carte Grise s’appelle la Registration. Et il y a aussi la REGO, une taxe qui permet de pouvoir rouler la voiture légalement sur les routes.

Le WOF est beaucoup moins strict qu’en France (et moins cher). Par contre, c’est tous les ans pour les véhicules après 2000, tous les 6 mois pour les véhicules avant 2000. La Registration ne se fait que pour un véhicule neuf, ou importé, ou qui n’a pas roulé plus d’un an d’affilée.

Bref, j’ai ma voiture ! Je vous présente ma Nissan Primera break. Nom de code : Gordon.

« Voiture de backpacker » oblige, elle est vieille (1997), et kilométrée (193.000). Mais mes connaissances me disent que c’est du lourd et que tout est propre. Après toutes les annonces que j’ai parcourues, après tous les essais de faits, je peux dire que c’est la meilleure de toutes !

J’ai également tout ce qu’il faut pour partir en roadtrip avec et aussi dormir dedans. Matériel de couchage, matériel de camping, matériel de cuisine. Impeccable !

J’avais juste les pneus arrière a changer. Une vidange, des bougies et un filtre à air plus tard, me voilà déjà avec un peu plus de 600 bornes en 2 semaines. C’est que Auckland, c’est très très grand.

Auckland

Euh non, Drury ! Mais Drury fait partie de Auckland, donc je ne sais pas trop quoi mettre.

Auckland, c’est un peu comme Los Angeles. Il y a un centre-ville avec des buildings qui s’étend sur 10/15 kilomètres carrés, et il y a tout le reste de maisons de banlieue tout collé qui s’étend dans un cercle de 70 kilomètres de diamètre et même plus (oui, oui!).

Voici les distance, en voiture, depuis le centre-ville. Au Sud il y a Drury, à 35 kilomètres. À l’Ouest il y a Waimauku, à 32 kilomètres. Au Nord il y a Waiwera, à 43 kilomètres. À l’Est, il y a Maraetai, à 38 kilomètres.

L’étendue de la région aucklandaise.

Par exemple, je suis allé à Piha Beach, depuis Drury. Cela représente 66 kilomètres de route. 66 kilomètres de faits, et toujours à Auckland ! C’est complètement fou.

Voilà donc deux mois et demi que je suis installé à Drury pour le boulot, comme expliqué dans mon article sur le premier mois.

À Drury, c’est tranquille, la porte d’entrée Sud de la campagne aucklandaise (après 35 kilomètres au milieu des maisons, enfin!). Une station service, deux garages, une école primaire, une petite église, deux bars, un restaurant, tout petit centre commercial proposant le basique, un rond point et une zone industrielle.

90% des habitations sont le long de la route nationale. Si on additionne les chevaux, les vaches et les moutons dans les prés, il y a plus d’animaux que d’habitants. Classique.

Tranquille et campagnard, bien plus modeste. Mais pas pauvre pour autant. Dans la partie Nord du village, un nouveau quartier s’est développé avec de très belles maisons. Le weekend, les autos sont de sortie, comme au centre-ville d’Auckland : Bentley, Aston Martin, Jaguar, Maserati, quelques vieilles américaines de collection rutilantes… ça défile.

Ma progression au boulot

J’ai progressé sur tous les plans, aussi bien en nombre de moules ouvertes qu’en folie pure, comme je l’ai expliqué dans mon article sur ce job. Mon esprit de compétition est au taquet, et je suis devenu un vrai chien avec mes collègues le long des convoyeurs. Un vrai ouvreur de moules, quoi. Bien sûr, en dehors de l’atelier, on est tous potes.

Mon premier jour, j’avais ouvert 3.400 moules. 8.683 était mon record au bout du premier mois. Déjà pas mal comme progression.

Mais avec l’expérience, les changements de technique, tous les petits détails ajoutés, la souplesse, la finesse et les améliorations faites à gauche et à droite, les chiffres ont encore augmentés. Au bout de 6 semaines, j’ai passé la barre des 10.000.

Je suis aujourd’hui le 12 ème meilleur ouvreur de l’usine, avec un record à 11.332. Pour donner un ordre d’idée : 1511 moules par heure, 25 à la minute, 1 moule en 2,4 secondes. Une bonne marmite de moules remplie en moins de 3 minutes chrono.

Je passe régulièrement la barre des 10.000. Et comme c’est paie au rendement, je gagne 50 à 100$ de plus par semaine maintenant.

Pour la folie, je suis devenu comme tous mes collègues : prêt pour l’asile ! Taré, déchaîné, cinglé, fou, appelez-moi (nous) comme vous voulez. Heureusement, en dehors de l’usine, tout redevient normal, haha !

Et après le boulot ?

Le travail finira dans quelques courtes semaines. Les moules, c’est malheureusement saisonnier ! Enfin, ça me fera du bien quand même après 3 mois. Les mains et poignets, l’épaule gauche, et le dos prennent quand même pas mal quand on va vite comme ça.

Le plan serait donc de me prendre quelques semaines de roadtrip dans le Northland (la longue péninsule au Nord d’Auckland), et de faire aussi un tour sur la presqu’île de Coromandel, au Sud Est d’Auckland. À voir selon les économies si je rajoute quelques autres coins.

Et une fois toutes ces découvertes faites, retour sur Auckland et recherche de travail à nouveau pour ensuite repartir encore à l’assaut du reste du pays en été. Parce que oui, ici, au mois de Juillet, c’est le début de l’hiver !

Je reste « au chaud » sur l’île du Nord, même si le Sud est certainement à couper le souffle sous la neige.

Brown’s Island, vue depuis Rangitoto Island

2 mois de découvertes

Les weekends, je passe toujours mon temps libre à découvrir les environs d’Auckland. C’est toujours aussi sympa. Il y a vraiment beaucoup à faire !

Piha Beach

J’y suis allé 2 fois. Ici, c’est un peu le petit coin de paradis d’Auckland, je dirais même le meilleur compromis de petit coin de paradis, à mon goût.

Rien que la route vaut le coup, car on traverse la forêt subtropicale de Waitakere, où on se sent dans un univers parallèle. Une fois arrivé, tout est calme et silencieux, et les maisons modernes (à plusieurs millions) parfaitement intégrées dans un décor vallonné et sauvage à souhait.

Auckland

Retour à Mission Bay avec la visite de l’Aquarium d’Auckland et les points de vue au Parc Joseph Savage. Encore un de ces nombreux coins de paix de la ville, avec un point de vue à couper le souffle sur Brown’s Island et Rangitoto Island, mes deux îles préférées !

Retour à One Tree Hill, et galement un petit tour à l’Ambury Regional Parc, à Mangere Bridge. Balade au parc Harbourview Orangihina.

Petit roadtrip sur la Scenic Drive, aux Waitakere Ranges. Quelques points de vue sympas ! Je suis aussi passé par Titirangi Beach.

Waitakere Ranges, vu depuis un des nombreux points de vue sur la Scenic Drive.

Tiritiri Matangi Island

Un tout petit paradis ultra sauvage et ultra préservé (pest free island, même traitement que l’île de Rangitoto) à 1h15 de ferry au nord d’Auckland.

On peut faire le tour de l’île à pied, en suivant la côte, en 4 heures de marche seulement. Ça tombe bien car l’unique ferry qui s’y rend nous laisse 5 heures sur place. Interdit de rester pour la nuit.

Que dire de cette île ? En elle-même, c’est une île, et elle est toute petite. Rien de folichon. Mais que dire de l’expérience vécue ? Extraordinaire, féerique, à couper le souffle, et même plus. Je ne saurais poser des mots, alors je laisse quelques photos parler à ma place.

Conclusion après 3 mois

Auckland et sa région me plaît bien. Bon, il faut enlever deux choses : la circulation de fou (quand le GPS dit 15 minutes, compter 30), et l’étendue vraiment énorme de la ville (on a l’impression de ne jamais en sortir!). 1.500.000 habitants, peut être 90% sont en banlieue.

Le style de vie et la mentalité sont à des années lumières de la France. Question économie, emploi et sécurité aussi. Ça me plaît beaucoup. Ici on respire, dans tous les sens du terme, et ça fait un bien inimaginable.

Comme lorsque j’étais expatrié au Québec, après quelques mois, on a bien repris ses repères et les habitudes commencent à se mettre en place. Le côté voyageur s’estompe grandement. J’ai presque l’impression d’être expatrié à nouveau.

Pour le moment, je ne sais pas si je resterai après mon Visa. Je peux le faire car je suis considéré comme « Skilled Worker » ici, et peut passer sur un Work Visa de 2 ans renouvelable 2 fois, laissant le temps d’avoir la Résidence Permanente. Il est également envisageable de passer sur un Visa Sponsorship de 2 ans. Ce sont des options que j’ai toujours dans un coin de la tête, mais qui demandent bien sûr plus d’approfondissement !

Je vais prochainement déménager dans une autre colocation, vu que celle où je suis dépend du boulot, tout le monde va devoir partir. La coloc, c’est plus sympa et plus privé qu’une auberge de jeunesse, pour le même prix !

On s’en reparle dans 3 mois, pour l’article spécial 6 mois!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

1 mois en Nouvelle-Zélande !

Déjà 1 mois en Nouvelle-Zélande ! Que le temps passe vite… Il s’en est passé des choses, et que des positives.

Dès mon premier jour, j’ai rencontré Raji à mon auberge. Originaire de la région montagneuse du Nord de l’Inde, il est installé en Nouvelle-Zélande depuis 2 ans, et est en vacances à Auckland.

Je commence donc directement la visite de la ville avec lui, ainsi qui du quartier chic de Mission Bay, et ses maisons à plusieurs millions avec vue sur la baie d’Auckland. J’apprends aussi les premiers bons plans comme la carte de bus AT HOP, permettant des réductions de 25 à 50% sur tous les transports en commun de la ville.

Premières impressions sur le coût de la vie

Je savais la Nouvelle-Zélande chère à vivre. Ce n’est pas un mythe. Je n’ai jamais vu des prix aussi élevés, à commencer par les transports.

Bus, ferry, train de banlieue.

Compter 1$ la minute de ferry ou le kilomètre de bus, en plein tarif… Le train de banlieue, le AT METRO, est le moins cher.

En échange, on a droit à un service au top du top, un réseau tentaculaire hyper étendu, tous les équipements sont neufs, et toujours pile poil à l’heure.

Pour le transport terrestre, le réseau fonctionne selon un système de zones. Chaque zone a une tarification différente. En plein tarif, un ticket de bus coûte 5,50$ dans le centre-ville, 3,50 dans la banlieue la plus éloignée. Si on doit traverser 2 ou plusieurs zones, les tarifs de ces-dites zones s’accumulent.

AT METRO, le train de banlieue d’Auckland, en gare de Britomart.

Nourriture

Je n’ai jamais vu de nourriture aussi chère qu’ici ! Tout est importé, sauf quelques fruits et légumes, ou encore le lait et certaines viandes. Mais même pour ces produits cités, c’est cher.

Si je prends l’exemple des fruits : 7$ le kilo de kiwi néozélandais, 4$ le kilo de pommes néo-zélandaises. Même les bananes, connues comme le fruit le moins cher du monde, sont à 2,50 le kilo si ça vient d’Equateur, 3,50 si c’est d’Australie, pourtant à coté !

Pour résumer, les prix les plus bas sont similaires à ceux du Canada, comme les pâtes à 2,50 les 500 grammes. Les prix moyens sont similaires à ceux de l’Australie, comme le lait, le poisson ou la viande. Et les prix hauts sont totalement hors de prix, tout ce qui est « à l’européenne », ou nourriture bio/éthique etc.

Si on vient avec des Euros, ça passe encore, avec le taux de change (100$ NZD = 60 Euros).

Premier mois de visites

Pour se consoler, il y a les paysages et le style de vie néo-zélandais. Même en pleine ville, on est servi.

J’ai fait le Coast to Coast Walkway, promenade « historique » traversant la ville du Nord au Sud sur 16 kilomètres, en passant par le fameux Albert Park ou encore les cratères du Mont Eden et de One Tree Hill, offrants des vues à 360 degrés.

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill

Je suis également allé à Devonport, une petite péninsule résidentielle très calme en face de la grande ville. Belles vues depuis North Head.

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland

J’ai posé les pieds à Rangitoto Island, un paradis volcanique de 15 kilomètres de diamètre, vieux de seulement 600 ans, à la nature ultra protégée.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland.

Comme pour tous ses visiteurs, il faut nettoyer ses chaussures à l’eau savonneuse, brosser tous ses vêtements, et tout mettre dans des sacs hermétiques. Nombre de visiteurs limités, distillés par le petit nombre de ferry qui se rendent à l’île. Interdit de perturber l’écosystème !

Une journée de randonné au Hunua Ranges Regional Park. Très beau parc, à la Jurassic Park, donnant vraiment l’impression d’être perdu même si très bien balisé. Très sauvage, c’est un vrai havre de paix. Asseyez-vous sur un banc à un point de vue, regardez le paysage avec les chants tropicaux des Tui en fond sonore.

Hunua Ranges

Points négatifs : pas assez de point de vue, et les lacs, qui se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau, donnent l’impression qu’on est toujours au même endroit. Tout ne peut pas être parfait.

Toujours est-il que ce parc est encore une fois un exemple en terme de protection de la nature. Par exemple, aux croisements de sentiers, il y a des portiques où l’on doit s’arrêter pour brosser les chaussures et passer un désinfectant biodégradable sur les semelles. La propreté est exemplaire. Les néo-zélandais respectent absolument leurs espaces sauvages et veulent absolument les maintenir en l’état.

Auckland

Auckland, c’est là où vit et travaille 1/3 de toute la population du pays ! Quand on sait qu’en superficie totale c’est similaire à la France, ça fait très bizarre.

Quartier des affaires oblige, c’est aussi la ville la plus riche et la plus chère pour ce qui est d’y vivre. L’immobilier est aussi cher qu’en Australie, mais moins que dans une ville comme New York. Au centre-ville, aucune collocation potable en-dessous de 250$ par semaine. Un loyer ou une propriété, n’en parlons pas.

Pourtant, ils sont loin d’être pauvres. Au centre-ville, les hommes et femmes en costard défilent dans leurs voitures de luxe. Il est courant de voir des Lamborghini et Aston Martin passer dans les rues.

Salaire moyen à Auckland : 55.000$ par an (2015). Salaire minimum 16,50, soit 32.000$ par an à 40 heures semaine. Et on paie moins d’impôts qu’en France. Eh oui, c’est un autre monde !

Autre monde également pour ce qui est de la propreté et de la sécurité. C’est vraiment frappant. Et tellement plus agréable.

La Nouvelle-Zélande est classée 5ème pays du monde où il est le plus sûr à vivre.

Coté géographie, la ville est très, très étendue. C’est un peu le Los Angeles du coin, la verdure et les parcs en plus, bien sûr ! Centre-ville de 3 kilomètres par 3, et le reste s’étend sur des dizaines de kilomètres à la ronde.

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Deuxième semaine : recherche de boulot et de voiture.

Je voulais refaire du Pedicab (vélo-taxi), comme j’avais fait en Australie. Pour l’ambiance ultra cool, l’énorme liberté que procure le boulot, et bien sûr le côté sport et dépassement de soi. J’avais déjà contacté le manager et le patron de la société, et j’étais attendu.

Une fois sur place, j’ai découvert la réalité du terrain en parlant avec les « riders » déjà présents. Résultat : mauvaise saison. Les touristes commencent déjà à quitter les lieux, la pluie va se faire plus intense avec l’hiver qui arrive ici. Bon pour les 2 premiers mois, puis les 5 mois suivants, juste assez pour manger et se loger.

Du coup, je me suis rué sur les sites d’annonces pour le boulot et une voiture.

J’ai pu tester quelques breaks (histoire de pouvoir dormir confortablement dans le coffre pendant mon roadtrip). Très spécial de conduire à gauche, volant à droite. Heureusement, il n’y a ici quasiment que des boîtes de vitesse automatique, ça aide à se concentrer sur la route.

Le Nissan Wingroad, version 2006, un des modèles que j’ai le plus retenu. Se trouve de 3000 à 5000 dollars (1800 à 3000 Euros) selon moteur et kilométrage.

Trouver du boulot en 4 jours ?

En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup moins, que dis-je, énormément moins de PVTistes qu’en Australie. Et il y a encore plus de boulot qu’en Australie ou au Canada.

J’ai trouvé un site gouvernemental qui répertorie tous les sites de recherche de boulot et toutes les boîtes de recrutement. Une véritable mine d’or sortie de la magie d’Internet. Et là, croyez-moi, il y a le choix. La liste est d’une longueur interminable…

Là où il y a le plus de travail, c’est dans la construction, les centres d’appel, le Data Entry (entrer et manager des données sur Xcel, entre autre). Beaucoup de réceptionnistes / serveurs / vendeurs / représentants en vente sont cherchés. Et bien sûr dans le fruitpicking et fruitpacking, début de la saison des kiwis oblige.

Nettoyeur de voiture pour une agence de location, trieur de déchets métalliques en déchetterie, éboueur dans un quartier paisible de la ville, ouvreur de moules en usine… Ce sont ceux qui ont le plus retenus mon attention parmi une bonne dizaine auxquels j’ai postulé au total.

Certains recruteurs ne me parlent que par SMS, assez drôle. D’autres que par mail, sans me donner un numéro pour appeler. Une recruteuse m’a même proposé un rendez-vous dans un café en ville pour faire l’entretien. Je ne sais pas si on ferait ça chez nous.

En 4 jours, j’ai trouvé un boulot !!

Ouvreur de moules (mussel opener)

Le boulot parfait du backpacker. Ouvrir des moules.

  • Durée de 3 mois extensible à jusqu’à ce que je veuille arrêter (1 semaine de préavis).
  • Aucune charge lourde
  • Aucun effort à produire (si ce n’est manier un couteau)
  • En intérieur.
  • Boulot de jour de 7h à 15h30.
  • Tout l’équipement est fourni donc rien à acheter.
  • Paie au rendement, à partir de 16.50 de l’heure
  • Comme je suis en PVT, j’ai un bonus gouvernemental de 1$ par heure. Donc le 16,50 passe à 17,50.
  • Plus je vais vite plus je suis payé : une fois habitué au boulot, je peux être capable d’être payé autour de 22$ de l’heure.
  • Bonus de 8% par heure pour les vacances (compensation car je n’aurai pas le temps de bosser assez pour les avoir).

Et ce n’est pas fini.

Pour 130$ par semaine seulement, j’ai un logement tout inclus (partagé avec d’autres travailleurs de l’usine), à 15 minutes à pied de l’usine, et près d’un petit centre commercial.

Du coup, pas besoin de voiture !

En tout cas, je peux confirmer que trouver du boulot facilement en NZ, ce n’était pas une légende. Si très fluent en anglais et baraqué, absolument toutes les portes sont ouvertes, on peut bosser vraiment partout.

Première semaine de boulot

Ouvrir des moules, voilà qui est original. Encore plus improbable est l’ambiance.

Ici, on vient pour le pognon. Les meilleurs sont payés jusqu’à 32$ de l’heure. Nous sommes 40 ouvreurs, mais en vérité 40 compétiteurs. Dans l’atelier, croyez-le ou non, c’est ambiance salle des ventes de Wall Street, les billets verts remplacés par les moules, les téléphones et écrans remplacés par les couteaux.

Mes collègues sont Maoris, asiatiques, ou encore des îles du Pacifique. Multiculturel, tout comme j’adore !

! L’article complet spécialement dédié à ce job !

Ligne d’ouverture de moules. Photo d’entreprise

Chez Seafood Products, je ne fait pas que d’ouvrir les moules. Seuls les meilleurs ouvreurs ne font que ça. Les autres tournent à tous les postes en attendant de prendre de l’expérience. On nous place où il y a besoin de mains.

J’ai donc aussi fait du grading, c’est à dire le tri du produit fini. On enlève les coquilles vides, les moules qui se trimballent en dehors de la coquille, les moules abîmées, les crabes coincés, ou les coquilles fissurées, avant que ça parte au congélateur.

Je fais aussi du packing, l’emballage. Poste plutôt sympa, le plus calme de tous. Mais aussi là où il fait le plus froid (8 degrés) car près du congélateur à -25.

Super entreprise à la super ambiance et où tout le monde est là pour la même chose. Rien ne nous arrête. Et ça fait franchement plaisir.

Les trucs chiants : on est debout tout le temps. Suivant où on est dans l’atelier, il peut faire frai. Si proche du congélateur, 8 à 10 degrés. Si proche de la salle de cuisson 16 degrés. Il faut rester habillé sous les vêtements de travail.

Voilà donc un premier mois très chargé.

Pas une seule seconde pour m’ennuyer !

Ayant un boulot pour au moins 3 mois, je passe du mode voyage au mode économies. Économies qui me serviront à acheter une voiture et faire mon roadtrip dans le pays. Cela m’évitera d’utiliser mes Euros.

Voilà qui promet pour la suite. Je suis maintenant sûr à 100% que je pourrai rester en Nouvelle-Zélande une année complète !

Vous avez déjà fait un PVT en Nouvelle-Zélande ou autre pays? Comment s’est passé votre recherche de travail? Vous avez trouvé dans quel domaine?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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