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Mon Top 10 à voir et à faire à Auckland !

Après 9 mois de vie dans cette ville, je vous présente mon top 10 des choses à faire et à voir sur Auckland !

Ce classement est bien sûr personnel, et ce que j’y présente est uniquement des activités que j’ai moi-même faites. C’est pour ces raisons que, par exemple, Waiheke Island ne figure pas, pour les connaisseurs.

Pour les nouveaux arrivants et tous les nouveaux voyageurs se rendant ou étant de passage à Auckland, je vous promet que vous ne serez pas déçu par ces 10 lieux !

10 – Michael Josef Memorial Park

Photo : lansol.co.nz

Voici la journée parfaite : commencez par un tour à l’Aquarium d’Auckland (39$NZD), allez profiter de la plage et des restaurants de Mission Bay, et finissez au Michael Josef Memorial Park. Le tout se situe dans un rayon de moins de 2 kilomètres !

Depuis le parc, vous aurez une vue imprenable sur Rangitoto Island et une partie du Golf d’Auckland. Les pelouses sont immenses, bien vertes, et propres.

Adresse : 19 Hapimana St, Orakei, Auckland 1071

9 – Albert Park

Photo : Aymeric LECOSSOIS

En plein centre-ville, face à l’Université, voici le joli poumon vert d’Auckland. Très fleuri, installez-vous sur un banc pour observer la fontaine Victorienne, ou la Skytower, selon les goûts.

Adresse : 33-43 Princes Steet, Auckland, 1010

8 – Skytower

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Impossible de la rater ! On la voit depuis partout en ville, et même depuis la campagne ! J’ai habité quelques mois à Kumeu, et même à 24 kilomètres de là, je la voyais ! Elle fait 328 mètres de haut à son extrémité (324 mètres pour la Tour Eiffel).

Elle fait partie d’un grand complexe, le SkyCITY, avec un casino, un cinéma, des restaurants, pour n’en citer que quelques exemples.

Pour 29$NZD, vous pourrez grimper à 220 mètres de haut, prendre un café ou collation et admirer la vue à 360 degrés. Parfait pour le coucher de soleil. Jour de pluie : à éviter !

Adresse : Victoria Street West, Auckland, 1010

https://www.skycityauckland.co.nz/sky-tower/

7 – One Tree Hill

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill. Photo : Aymeric LECOSSOIS

Un immense parc un peu excentré de la ville où l’on peut admirer les moutons et les vaches, parfois en liberté. Le meilleur conseil, c’est de se garer en bas au kiosk d’information et de monter à pied. Vous aurez à monter 1,5 kilomètres, mais les vues et les animaux vous le rendront bien !

Si vous venez au printemps (September à Novembre), vous pourrez y voir les cerisiers en fleur, à ne pas manquer ! (à voir du côté Greenlane, près de la zone à barbecue).

Adresse : 670 Manukau Rd, Royal Oak, Auckland 1023

6 – Devonport

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

N’y allez surtout pas en voiture : vous allez perdre un temps fou dans les embouteillages, et faire un détour monstre. Prenez le Ferry depuis le terminal au centre-ville d’Auckland (14$NZD aller-retour, 9,60$NZD si vous avez la AT HOP Card).

Si vous en avez marre de la ville, du monde et du bruit, en 15 minutes de Ferry, qui au passage vous permet d’admirer Auckland depuis le Golfe, vous allez vous croire au paradis.

Devonport, c’est ce petit coin de charme très calme et silencieux, sans histoires. Promenez-vous dans son centre-ville et ses petites boutiques ou restaurants.

Allez faire un tour à North Head et ses fortifications militaires abandonnées. Profitez surtout du panorama et de la vue sur Rangitoto Island !

La montée au Mount Victoria vaut amplement le détour, à ne pas oublier !

5 – Mount Eden

Photo : Aymeric LECOSSOIS

À mi-chemin entre Victoria Park et One Tree Hill, le Mount Eden est le parc le plus photogénique. C’est le plus haut sommet à Auckland, avec 196 mètres. Vues imprenables sur la ville, la Skytower, et surtout le fond du cratère endormi.

Adresse : Puhi Huia Rd, Mount Eden, Auckland 1024

4 – Karekare Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Avis aux possesseurs de voiture ou autre moyen de transport : il vous faudra 45 minutes de route pour vous y rendre, sans compter la circulation (le plus gros point noir de la ville). Mais traverser les Waitakere Ranges est un moment tellement sympa qu’on veut y aller tous les jours !

Faites un arrêt à KiteKite Falls si la route est vraiment longue après les embouteillages en ville.

À Karekare, c’est un autre monde où les fans de Jurrassic Park s’y croiront. Ne manquez pas l attraction numéro 1 : Karekare Waterfall, très facile d’accès avec une petite marche. Vous pouvez aussi faire le Zion Hill Track, une rando de 3 heures environ.

3 – Rangitoto Island

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland. Photo : Aymeric LECOSSOIS

À l’instar de la Skytower, Rangitoto est une île qu’on voit depuis un peu tous les points de vue à Auckland. Sa forme large et imposante, culminant à 260 mètres, est vraiment captivante. C’est le lieu parfait pour passer une journée de weekend (ou de vacances).

L’île est très protégée et fait partie du pointilleux programme « Pest Free Island ». Vous serez obligé de brosser et de laver tout votre matériel et vêtements, et de tout emballer dans des sacs hermétiques (tupperwares pour la nourriture).

Les Ferrys sont limités à 3 à 4 par jour, et il est impossible de passer la nuit sur l’île : ne ratez pas le tout dernier ferry de 17 heures ! Les réservations sont obligatoires. Le tarif est un peu excessif, 36$NZD, mais cela paie en partie la conservation de l’île.

Grimpez au sommet et admirez le panorama sur Auckland, Devonport, Northshore, Tiritiri Matangi Island, Motutapu Island, Brown’s Island et Mission Bay.

Descendez voir le phare et bronzer à la plage, observez les « baraques » construites dans les années 20 et 30.

Allez à Boulder Bay pour admirer des restes d’épaves de navires (y aller à marée basse!). Ce trail passe par une grande zone de roche volcanique très coupante (prenez de bonnes chaussure!). Cette même roche renvoie très bien la chaleur du soleil, donc protégez-vous si beau temps car on croît vraiment marcher sur des braises !

Le site internet : http://rangitoto.co.nz/

2 – Tiritiri Matangi Island

Photo : Aymeric LECOSSOIS

Il faut 1h15 de Ferry pour y parvenir. C’est long, je l’accorde. Et en plus, le tarif proposé est salé : 78$NZD l’aller-retour. Mais ne manquez pas une journée sur cette île absolument fabuleuse, magique et mystérieuse !

Je vous conseille le trail qui fait le tour de l’île en longeant les côtes. Vous en aurez pour un peu plus de 5 heures, et ce sera la meilleure façon de découvrir ce petit paradis préservé (Pest Free Island comme Rangitoto) au nombreux oiseaux sauvages.

Pour ce qui est du climat, n’y allez pas si le ciel est au grand bleu, mais plutôt dans une journée mitigée comme je l’ai fait. C’est là que ce sera le plus beau et le plus mémorable : arcs-en-ciel en série, ciel magnifique, paysages rendus époustouflants. Et si vous y allez à la bonne saison, vous pourrez même observer des dauphins depuis les rivages.

Avant de reprendre le Ferry, arrêtez-vous au phare : il y a du café, des oiseaux et les conservateurs de l’île qui y vivent, si vous voulez en savoir plus).

http://www.tiritirimatangi.org.nz/

1 – Muriwai Beach

Photo : Aymeric LECOSSOIS

C’est le sanctuaire sacré des Gannets, ou Fou de Bassant (ici Fou Austral pour les connaisseurs). Une colonie y vit à longueur d’année. Ils sont bruyants, ils sentent fort (attention au vent de face), mais ils sont magnifiques dans ce décor de falaises féerique !

Au pied de la falaise, côté plage, vous pourrez admirer les énormes vagues s’écrasant sur la roche. Ouvrez les yeux, sortez vos jumelles, et vous pourrez spotter des lions de mer se dorant au soleil ou jouant dans l’eau.

Sur la plage, vous pourrez en profiter pour faire du surf. C’est aussi un lieu très prisé des kite-surfeurs.

C’était mon top 10 des lieux à voir et des choses à faire à Auckland. J’espère que je vous ai donné des idées pour votre prochain trip dans cette ville.

Qu’avez-vous envie de voir le plus ?

Vous y êtes déjà allé ?

Quel serait votre top 10 ?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment prendre de belles photos de voyage ?

Rien de plus facile aujourd’hui que de prendre des photos de voyage. Il est tout aussi facile de les partager. Mais est-il facile de prendre de belles photos de voyage ? Je dirais que oui et non.

Si le paysage est photogénique, pas vraiment besoin de se prendre la tête pour y arriver. Mais si le climat est turbulent, la lumière blafarde ou si ce que vous avez devant vous ne dégage rien de vraiment passionnant, c’est beaucoup plus compliqué !

Dans cet article, je vous partage mes meilleurs conseils pour prendre vos meilleures photos de voyage.

 

La photo n’est pas qu’une question de matériel

Ce n’est pas le vélo qui fait le cycliste, dit-on. Eh bien c’est pareil en photo : ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe. Combien de personnes ont du matériel dernier cri à plusieurs milliers d’Euros, pensant qu’ils feront de belles photos ?

Je suis de ceux qui pensent que la photo n’est pas une question de matériel mais une question de perception visuelle : « avoir l’œil ». Enfin, du mieux que l’on peut. Tout comme l’appareil photo parfait n’existe pas, l’œil parfait n’existe pas non plus.

Téléphone portable, tablette, compact, hybride, reflex… Tant que vous avez un capteur (ou une pellicule pour les fans d’argentique) réceptionnant la lumière à travers l’objectif, vous pouvez prendre de belles photos. Le type d’appareil ne dépend que de vos besoins (ou de ce que vous avez sous la main), car chacun a ses avantages et inconvénients.

 

Inspirez-vous

Si il y a bien une chose qui vient rarement d’elle-même, c’est l’inspiration. C’est ce qui vous permettra d’être créatif, et de démarquer vos photos personnelles de celles de milliers de touristes.

Pour cela, rien de mieux que de suivre d’autres photographes sur les réseaux sociaux, de feuilleter des livres photo ou des magazines, d’aller voir des expositions. Vos yeux doivent faire une overdose d’images de tous types. Cela vous donnera des idées en masse et ouvrira votre esprit concernant les possibilités qu’il existe pour une même photo.

Parmi mes photographes préférés : le russe Daniel Kordan, l’australienne Louise Denton que j’ai pu rencontrer personnellement lorsque j’étais à Darwin. Je vous invite à jeter un oeil sur le site internet de Daniel, et sur la page Flickr de Louise.

Daniel Kordan

 

Connaissez les bases… Et votre matériel !

Qu’est-ce que le temps d’exposition, l’ouverture, les ISO, la mise au point ? À quoi ça sert ? Comment ça marche ?Qu’est ce que ça fait si on les modifie ? Soyez curieux. Triturez votre appareil photo dans tous les sens. Testez tous les modes. Lisez votre manuel.

Fouillez sur l’Internet (Google est ton meilleur ami!) à la recherche de conseils et astuces en photographie. Mieux encore, suivez des formations. Cela peut être un réel tremplin pour vous.

 

Cadrez et composez correctement vos photos

Encore un peu de technique ici ! La règle des tiers, premier plan/arrière plan, lignes de fuite, symétrie, équilibre… Encore de nombreux éléments qu’il est bon de connaître afin de bien cadrer et composer une photo. Tout doit être lié, et le sujet que vous voulez principalement montrer doit être mis en valeur le plus possible.

Attention cependant à ne pas être trop rigide, car cela pourrait brider votre créativité. Restez dans l’originalité. Parfois, une photo est meilleure lorsque toutes ces règles ne sont pas respectées, tout comme parfois, une photo floue est meilleure qu’une photo nette.

Le cadrage et la composition, ce n’est pas toujours simple, mais c’est très important. C’est personnellement là où j’ai le plus de mal. Cela ajoute réellement une énorme valeur à votre photo. C’est ce qui fait la différence entre une photo « plate », et une photo qui « raconte » et qui captive le regard.

Posez-vous surtout les questions suivantes : que voulez-vous raconter dans votre photo ? Que voulez-vous mettre en valeur ?

Lac des Corbeaux, Vosges, France

 

Photographiez aux meilleurs moments de la journée

Pas de photo sans lumière. Pas de belle photo sans belle lumière. L’éclairage est aussi important que le cadrage et la composition.

Les plus belles lumières sont celles du matin et du soir. Les fameuses « golden hour » et « blue hour ». Vos photos seront plus douces et plus colorées de façon naturelle à ces moments de la journée. Elles seront aussi bien plus percutantes et donneront un côté encore plus unique à votre image.

Cela ne veut pas dire qu’il faut seulement prendre des photos le matin et le soir. Il faut juste choisir le type de photo que l’on veut faire intelligemment en fonction de la lumière et de l’heure de la journée.

Astuce si il fait très gris et/ou qu’il pleut : passez au noir et blanc !

Le lac de Gérardmer sous la brume, un matin d’hiver.

 

Ne pas utiliser le mode automatique

Le plus simple n’est pas toujours le meilleur. J’ai très longtemps été un adepte du mode automatique. Ben oui, on se prend pas la tête ! Mais c’est aussi ne pas contrôler ce que l’on veut vraiment faire.

En 2015, j’ai fait un roadtrip de 16.000 kilomètres sur un mois et demi en alliant Canada et Etats-Unis. Pendant tout ce voyage dans des paysages magnifiques, je n’ai utilisé que le mode automatique. Quand je revois mes photos aujourd’hui, je me dis qu’il faut que j’y retourne pour les refaire !

Ne plus utiliser le mode automatique ne veut pas forcément dire utiliser le mode manuel. Le mode manuel et bien pour des cas précis. comme la photographie de nuit. Sinon, il y a les modes semi-automatiques : priorité ouverture ou priorité vitesse. Pour savoir ce que c’est et les maîtriser correctement je vous renvoie à la partie « connaître les bases ».

Manuel, ouverture, vitesse, c’est le choix de chacun. J’utilise personnellement le mode priorité ouverture. Un peu de pratique, et vous trouverez ça aussi facile que le mode automatique. Sauf que cette fois, vous aurez plus de contrôle sur ce que vous faites, et arriverez donc plus facilement au résultat que vous voulez.

Coucher de soleil sur l’archipel des Whitsunday Islands, Australie

 

Prenez votre temps

Voilà encore un conseil des plus judicieux. Avec tous les autres conseils que je vous ai déjà donné, vous comprendrez que faire une belle photo n’est pas simplement appuyer sur le déclencheur « à l’arrache ». Il faut prendre son temps.

Il faut prendre son temps pour tout et penser à tout. Car c’est le petit détail en plus dans le cadre qui fera que votre photo sera extraordinaire.

Si je prends en exemple une photo de paysage, si vous avez déjà repéré préalablement votre « spot photo », arrivez en avance. Préparez vous, attendez la meilleure lumière et le meilleur moment., concentrez-vous. Réfléchissez à ce que vous faites, à ce que vous voulez faire, à ce que vous voulez montrer.

Maintenant, vous pouvez appuyer sur le déclencheur. Faites deux ou trois photos, changez un peu d’angle. Vous pourrez ensuite trier les meilleurs clichés sur votre ordinateur.

Coureur matinal dans le quartier de Dumbo, Brooklyn, New York.

Pratiquez

La photo, c’est comme tout. On ne devient pas une star en un jour. « Il faut une heure pour apprendre la photo, et 10 ans pour la maîtriser », dit l’adage. C’est bien vrai.

Dans la réalité, il n’y a rien de bien compliqué. Mais faire des photos extraordinaires comme on va chercher sa baguette de pain et trouver son propre style prend beaucoup, beaucoup de temps.

Comme dans tout, pour aller loin, il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer !

Ayez toujours votre appareil sur vous, entraînez-vous, et n’arrêtez jamais d’apprendre !

 

En espérant que tout cela vous aidera à faire de plus belles photos de voyage!

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment quitter son travail pour voyager ?

En surfant sur le net, je vis une question d’un internaute à l’apparence bête mais complexe : «Comment quitter son travail pour voyager à long terme?».

Cela m’a d’abord fait sourire. Car cette question je me la suis posée pour la première fois il y a quelques années. Mais aussi car j’ai dû me la poser différemment une seconde fois, puis encore une troisième fois et même une quatrième en l’espace de 4 ans! Je me sentais expert en la matière. C’était presque devenu une habitude, une formalité.

Tu es en intérim ? Attends la fin de la mission et ne la renouvelle pas. Tu es en CDD ? Pareil, attends la fin du contrat et ne renouvelle pas. Tu es en CDI ? Explique à ton patron/service RH et envoie ta lettre de démission en recommandé, ou trouve un arrangement à l’amiable/prend une année sabbatique.

Puis, je me suis souvenu de cette première fois et je me suis rappelé comment je stressais et toute la loyauté que j’avais envers cette entreprise pour laquelle je travaillais à l’époque.

Il faut dire, c’était ma première boîte, le début de ma carrière. Et comme pour toutes les premières fois, eh bien on tourne sept fois sa langue avant de faire une connerie, surtout pour quelqu’un comme moi qui aime mesurer en long et en large la prise de risque qui s’en suit.

On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne.

Certes, parmi toutes ces fois, toutes n’étaient pas pour voyager. Mais dans le fond, est-ce que son employeur doit savoir toute la vérité? Est-ce qu’il faut forcément lui raconter sa vie? Au début, je me disais que oui, que c’était somme toute normal, et c’est ce que j’avais fait. J’avais préparé presque toutes mes phrases à l’avance, et j’avais tout récité en appuyant bien sur les points les plus importants, quitte à devoir répéter deux fois!

Aujourd’hui, je me dis que j’étais un grand fou.

 

Pourquoi se prendre la tête quand il faut faire simple?

Il suffit de se mettre à la place de l’employeur pour comprendre. Parce que oui, au final, qu’est-ce qu’il en a à faire l’employeur? Parce que voilà ce qu’il va se passer : quelques semaines plus tard, vous serrez remplacé par un autre, votre dossier sera rangé au fond d’un placard, et quelques mois plus tard, ce sera comme si vous n’aviez jamais existé! Et plus l’entreprise sera grande, et plus ce sera vrai.

Alors pourquoi se prendre la tête à réfléchir en long et en large à comment amener le sujet, à comment négocier ou comment faire et dire je ne sais quoi? Mes amis, restez calme et soyez vous-même. Poussez la porte de ce foutu bureau, arborez votre plus grand sourire et dites ce que vous avez à dire.

Vous voyez, la solution est typiquement celle qui est facile à dire mais pas à faire, celle qui paraît couler de source et aussi simple que de dire un simple bonjour, mais où le moment venu vous bafouillez et vous mélangez tout. Vous vous retrouvez comme quand vous étiez au collège et que vous essayiez d’aborder la plus belle fille ou le plus beau mec du bahut. C’est là que toute la question prend son sens.

 

Confronté quatre fois à la question

Tout ça, je ne l’ai pas connu que la première fois, mais aussi toutes les autres fois où j’y étais confronté.

Il faut dire, je suis un timide introverti. Je suis un zéro pointé en terme de communication. Autre défaut, j’ai une mémoire aussi développée qu’un poisson rouge et j’en oublierais les mensonges que j’ai raconté deux jours plus tôt. Ah, misère!

Du coup, je fini toujours par raconter longuement le pourquoi du comment, à bien dire plusieurs fois que ce n’est pas l’entreprise mais mon projet qui fait que je m’en vais – histoire de partir bien. Avec tout le stress et la réflexion pour arriver à sortir un monologue d’une simple minute, ajouté au fait que vous avez absolument voulu en parler au meilleur moment, il se trouve que vous partez, au mieux, dans deux semaines, au pire, dans deux jours.

Du coup, votre patron vous regarde les yeux écarquillés de surprise. Vous venez de lui transmettre tout votre stress précédent. Ce virus lui monterait au cerveau bien avant de finir ce que vous avez à dire. Il tomberait de sa chaise en pensant à comment vous remplacer aussi vite. Il vous dira qu’il doit battre un record olympique pour y arriver.

C’est ce qui est arrivé les quatre fois. Et à chaque fois, je me suis dit « bordel, pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt », surtout dans le cas où on vous rallonge votre contrat le temps de vous trouver un remplaçant.

La première, j’étais en CDI, donc ça allait bien pour tout le monde, il y avait trois mois de préavis.

La seconde, j’étais en intérim et les missions, qui se succédaient, duraient un mois. Cette fois, ça ne posait pas non plus trop de soucis, car c’était une grande entreprise qui travaillait avec beaucoup d’intérimaires. Il y avait du stock derrière moi.

La troisième, l’entreprise était en baisse d’activité. C’était presque une aubaine pour eux! Même si ils voulaient sincèrement que je reste. Je le sais car cette fois là, j’étais au Québec : mentalité totalement différente.

La quatrième fois, c’était tout l’inverse. On croulait sous le boulot et on avait pas assez de moyens pour assurer derrière. En plus, on était une toute petite PME de trois employés, patron compris! Alors là, forcément, quand un gars se barre dans ces conditions, vous avez toutes les chances de vous alarmer si vous êtes le patron.

Et cette fois était bien sûr celle où j’aurais dû l’ouvrir dès le départ.

Enfin, tout le monde était content de parler au final. Mais tout au fond de moi, je me consolais quand même avec de la mauvaise fois.

Vue depuis le Forest Walk, Singapour.

Sur ces quatre fois, deux étaient pour partir voyager, les deux dernières. Les quatre situations étaient très différentes. Mais quelle était la véritable différence au final, puisque de toute façon vous partez!

Que ce soit pour tout et n’importe quoi, pour n’importe qu’elle excuse que vous pourriez inventer, vraie ou fausse, vous partez! La finalité est la même.

Mais malgré tout, je suis de ceux qui n’arrivent pas à s’en foutre. Et je pense que la personne qui a posé cette question sur ce forum est aussi de ce genre. Sinon, pourquoi lui traverserait-elle l’esprit? Pourquoi lui faudrait-il l’avis de personnes extérieures, et pire encore, l’avis de personnes inconnues?

Le magnifique Mont Rinjani, sur l’île voisine de Lombok. Bali, Indonésie

 

 »S’en battre les couilles »

Un jour, je traînais sur Youtube lorsque je vis une vidéo intitulée comme suit : « Comment s’en battre les couilles? ».

Le type était un bodybuilder qui ne se prenait pas du tout au sérieux et qui racontait avec un langage de jeune légèrement amélioré comment il faisait pour justement s’en battre les couilles. Il était plutôt drôle avec toutes ses expressions complètement tordues qu’il saupoudrait judicieusement au milieu d’un beau français qu’il parlait lentement. Avec son air détendu, ses grands gestes avec ses bras musclés faisaient contraste.

On aurait dit Maître Yoda dans un corps de Hulk affamé. Un spectacle à lui tout seul.

Il racontait qu’il allait à la salle de musculation habillé en « moule-bite », comme il le disait pour désigner un collant, et en maillot, le tout de couleur archi fluo, assis sur un vélo hollandais pour femme – « de tapette », avec le petit panier à l’avant. Il se coiffait rarement, « parce que c’est chiant », et ses cheveux mi-longs partaient dans tous les sens et faisaient comme une multitude de couettes nouées entre elles, pointant le ciel.

Ça, c’était pour la musculation. Mais il en racontait encore plein d’autres dans pleins de situations différentes. Je préfère vous épargner les détails.

Bref, c’était simple : il savait parfaitement qui il était, ce qu’il valait, et où il allait. Le regard et les pensées des autres ne l’atteignaient donc aucunement.

J’aimerais être comme toutes ces personnes qui s’en foutent, parfois. Parce que oui, c’est une vraie torture du cerveau! Il ne faut pas non plus avoir un cœur de pierre et envoyer chier tout le monde, mais trouver le juste milieu.

Si un jour j’arrivais juste à entrer dans le bureau comme si je rentrais chez moi, à balancer ma lettre de démission en disant plein de joie et à haute voix que je me barre en me marrant puis refermer la porte, à la manière de la fameuse publicité pour le Lotto, je serais heureux!

Ce bodybuilder complètement délirant, je suis sûr que c’est ce qu’il aurait fait à ma place!

Voilà donc mon expérience personnelle et tout ce que je peux vous donner comme motivation. Tout ceci a marché pour moi. Mais pour vous qui lisez cet article ?

Comment faire pour quitter son travail pour une longue durée ?

Eh bien je pense que la réponse à cette question ne peut venir que de soi-même. Toute situation est différente et chaque cas est différent. C’est pour ça que je n’ai que parlé de mon expérience propre. Il faut simplement se lancer. Il n’y a pas de réponse exacte, ni de truc magique. Et j’en suis désolé.

On peut s’inspirer de gens qui l’ont déjà fait, et c’est pour ça que je vous ai parlé de mes expériences. On peut demander l’avis de proches ou d’inconnus, pour nous guider. Mais la décision finale, c’est nous qui la prenons, et c’est nous qui l’appliquons, pas les autres.

Sachez juste que si vous voulez réellement quitter votre travail, pour quelque raison que ce soit, vous le ferez. Et quoiqu’il en soit, la finalité sera la même : vous partirez.

 

Toujours penser au retour !

Mais que faire du « après », que faire du retour? Allez-vous vous réinstaller dans votre pays? Allez-vous galérer pour retrouver du travail? Nul ne le sait. Personne n’a de boule de cristal fiable.

Comme pour le départ, si vous voulez du travail, vous en trouverez. Vous pourriez même avoir l’idée de faire des formations, d’en profiter pour changer de corps de métier, de vous mettre à votre compte, de postuler à nouveau pour le même type de travail. Vous serez totalement maître de votre choix.

Ce sera stressant, à peu près exactement comme au moment où vous débuterez votre voyage dans un pays inconnu.

J’ai personnellement eu la chance de retrouver du travail en 2 semaines lors de mon retour d’Australie. J’ai pris le premier job qui venait, dans ma branche. Il faut savoir « reculer » sur « l’échelle », et accepter des boulots « sales », ne pas être trop regardant. C’était de l’intérim avec des contrats à la semaine, le temps de dépanner une entreprise.

Je suis parti au bout d’un mois et demi. Je travaillais en horaires postées (3×8), dans une vieille usine mal éclairée et non chauffée si ce n’est des chauffage d’appoint (c’était en plein hiver!), et où je respirais de la poussière de fonte à longueur de journée… En plus, ça collait à la peau. Je vous laisse imaginer.

Parenthèse à part, lors de votre retour mettez toutes vos chances de votre côté. Mettez en avant le fait que votre long voyage vous a appris de nouvelles compétences comme une langue étrangère, l’organisation, la débrouillardise etc. Inscrivez-vous dans plusieurs agences d’intérim et allez-y et/ou appelez régulièrement, montrez votre motivation. Faites des candidatures spontanées, présentez-vous directement dans les entreprises, faites marcher vos contacts, etc.

Je ne vous ai sûrement rien appris là-dessus et vous vous en doutiez sûrement. Ne vous prenez pas la tête, ça ne fera pas avancer les choses. Concentrez-vous et soyez sûr de vous. Faites comme si vous cherchiez le boulot de votre vie.

En attendant cette période de retour au travail, profitez de vos mois ou années de voyage à fond!

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Quelle est votre mission ?

8 Octobre 2016.

Cela fait un an jour pour jour que je suis revenu d’un pays qui m’était totalement inconnu : l’Australie. Un trip de 4 mois, ce qui peut paraître court en apparence. Mais ce que j’ai appris, c’est que 4 mois de voyage en sac à dos, c’est l’équivalent de 4 années d’une vie normale et du double pour une vie métro-boulot-dodo.

Je repense à ces pays que j’ai visité, auxquels je me suis familiarisé, et parfois auxquels je m’étais intégré si rapidement et fortement que c’était comme si j’y vivais depuis des années.

J’ai rencontré, côtoyé et partagé avec d’autres voyageurs du monde entier, d’horizons totalement différents. Non seulement de nouveaux endroits, de nouvelles cultures, de nouvelles habitudes m’ont changé, mais ces rencontres successives ont littéralement explosé les barrières mentales que j’avais. Elles m’ont donné une autre vision. Elles m’ont fait comprendre que si les autres peuvent le faire, c’est que je peux le faire aussi.

Aujourd’hui, je suis la personne qui pense que tout est possible. Je n’ai plus de barrière. Je suis maître de ma vie. J’ai fait des choix pour ça, parfois durs aussi bien pour moi que pour les autres. J’en subi encore certaines conséquences aujourd’hui, mais je l’ai choisi et malgré tout, je suis heureux comme ça parce que j’ai plus de libertés.

La magie de la nature, au Middle Joffre Lake, Colombie-Birtannique, Canada.

J’ai commencé doucement par partir bosser à 400 kilomètres de chez moi, sans savoir où ça allait me mener. Puis, j’ai carrément traversé l’Atlantique pour passer près de 2 ans au Québec. Ceci a produit un changement dans ma vie comme jamais je ne l’aurais pensé.

Vivre et évoluer à plus de 7000 kilomètres de tout ce que je connaissais et de toutes mes habitudes a totalement bouleversé ma vision sur le monde et sur ma personne. Il s’est produit un genre de « reset ». C’était le départ de ma nouvelle vie, de la vraie vie, selon moi. Une vie qui correspondait à mes valeurs que j’avais enfin trouvées, qui répondait à ma propre définition de ce qu’est la « liberté ».

J’ai salué mes collègues, j’ai pris ma voiture, j’ai traversé le Canada d’Est en Ouest. Puis, alors que ce n’était pas prévu, j’ai descendu toute la côte Ouest américaine et traversé d’une diagonale Ouest-Est les Etats-Unis. C’est la première fois que je me sentais aussi libre, où pour la première fois je pouvais décider absolument de tout ce que je voulais faire à tout instant de la journée ou même de la nuit.

Cette liberté qui me laissait aller où je voulais n’importe quand est le meilleur sentiment que je n’ai jamais ressenti. J’étais le héro de ma vie, et personne ne pouvais me dire quoi que ce soit.

Aussi cette immensité qu’il y a au Canada, surtout dans les Rocheuses. Quand vous êtes tout seul sur 200 kilomètres à la ronde, au milieu de montagnes tellement impressionnantes qu’elles semblent vous tomber dessus, mais aux décors tellement beaux que vous ne savez plus quoi penser ni quoi dire… C’est vous avec vous-même, et rien d’autre. Inévitablement, vous vous mettez a réfléchir… Des sensations incroyables.

Le lac Moraine, le moment le plus superlatif de tout le roadtrip !

Après cette expatriation et ce voyage très enrichissant humainement et époustouflant visuellement, retour en France.

Choc des cultures. Horrible.

C’est là que j’ai compris, et surtout appris, que ce fameux « choc des cultures » n’existe pas que dans un seul sens.

Revenir dans son pays et ne plus s’y sentir chez soi, c’est dur. Et c’est encore plus dur quand on ne s’y attends pas, mais alors vraiment pas. J’ai vraiment pris une grosse claque en revenant. Je redécouvrais simplement mon propre pays avec une autre vision. Je n’avais pas oublié les images, les paysages, ce à quoi ressemble la France visuellement. J’avais juste oublié la mentalité et le comportement des gens.

« Mais comment font les gens pour vivre ici ??? ». C’est la première question que je me suis posée. La seconde : « Comment j’ai fait pour vivre ici pendant 25 ans ??? ». J’avais sous mes yeux un bordel sans nom. Autour de moi, plein de monde qui ne me semblait pas humain tellement c’était rempli de morosité et d’agressivité.

Je n’ai pas mis longtemps à ne plus me sentir à l’aise chez moi. Dès la douane à l’aéroport, ça commençait. Pas un sourire, pas un bonjour, pas un regard, pas un bienvenue chez vous. Au lieu de ça, j’ai eu droit à un « enlevez votre casquette !! », sur un ton hautain, grave, nerveux, froid, irrespectueux, et tout ce que vous voulez.

Puis ça n’a pas arrêté. Tout m’a sauté aux yeux d’un seul coup, en quelques minutes. Un enchaînement fou. « Quel peuple froid, distant, et stressé », je me disais dans la gare de train, à peine 30 minutes après mes premières observations.

Sorti de la gare de TGV, il fallait que je prenne une navette de bus pour rejoindre ma ville. Il y’avait une file pour mettre les bagages dans la soute. « Mais quel peuple irrespectueux et incivilisé ! », me disais-je. Ici, on ne fait pas la queue tranquillement, on pousse tout le monde, on passe devant tout le monde, on insulte !

Il y’avait une dame africaine qui avait du mal à mettre sa valise seule dans la soute. J’étais tout au bout de la file. Qu’ont fait les gens derrière elle ? « Allez, là !! Dépêchez-vous !! On a pas que ça à faire !! ». Et la nana était là toujours a galérer avec sa valise. « Bon, alors ? ça y’est ?? Vous avez fini ?? ».

IL N’Y A PAS UN CON QUI PEUT BOUGER SON CUL POUR L’AIDER A METTRE SA VALISE AU LIEU DE LUI GUEULER DESSUS BORDEL ???

Voilà. Je vous ai résumé mon retour au pays… Et ce n’était que le début !

Où sont les sourires, la bonne humeur, la communication ? Bref, je vais m’arrêter là, car le portrait que je fais de mon pays n’est pas rose du tout, tout comme bon nombre d’expatriés qui reviennent, malheureusement. Il suffit d’aller voir leurs témoignages sur les sites internet et forums dédiés à l’expatriation. Le nombre d’entre eux qui repartent à nouveau est sidérant. Et aujourd’hui, je peux dire que je les comprends !

Chalet de la Tonka, col de Vrsic, Slovénie

Depuis ce retour en Décembre 2015, ma vision d’horreur ne s’est pas arrangée.

Bien sûr, nous avons plein de supers trucs en France, j’en suis tout à fait conscient. Mais je le dit, malgré tout ça, j’ai honte de mon pays ! Et je comprends pleinement les remarques que l’on fait sur nous à l’étranger (par exemple, « les arrogants » pour les canadiens, « les voleurs » pour les australiens, « les radins » pour les américains…).

Je vous passe mes recherches d’emploi que j’ai du faire avec l’aide de gens jaloux, totalement désintéressés, à la zone de confort aussi riquiqui qu’un raisin sec, et à l’esprit aussi fermé qu’une porte de coffre fort…

Je me suis barré au bout de 5 mois. C’était bien plus simple a gérer ! Bon, heureusement, c’était un peu prévu tout de même.

Nouveau départ pour ma première expérience de PVT (Permis Vacances Travail), en Australie. Bien sûr, j’étais stressé, pas assez confiant. Je me rappel comme si c’était hier parcourir les hôtels, bars et restaurants avec mes CV à la main. Je n’avais jamais fait ça de ma vie. Même si j’avais de bonnes bases, je n’étais pas super à l’aise en anglais. Autant dire que la confiance en moi, on repérait à 3 kilomètres que je ne l’avais pas. Quand je pense que la première phrase que je disais était « je cherche du boulot »… Quel tact ! A ne pas refaire.

J’ai fait des erreurs malgré toute ma préparation en amont, et la plus grosse : ne pas croire en moi, ne pas aller jusqu’au bout. Je l’ai appris pour la prochaine fois !

Mais la première mission était tout de même remplie : trouver un emploi en Australie. Qui à ce jour, est le meilleur emploi de ma vie, malgré les conditions difficiles aussi bien physiques que psychiques. Car cet emploi, la routine, c’était pas sa définition ! Tout le temps en action, dans une ambiance fêtarde où il ne fallait pas avoir trop froid aux yeux, avec des collègues au top. Une vraie équipe de choc, toujours soudée, que je n’oublierai jamais.

Je me suis éclaté comme jamais, j’ai rencontré des gens extraordinaires, j’ai vécu des moments incroyables (dans tous les sens du terme) et j’ai pu visiter le pays avec les économies réalisées. Un rêve éveillé. Seulement, ça n’a duré que 3 mois au total, plus 1 mois en Indonésie et à Singapour. Mais le fait d’avoir réussi mon pari de trouver un job dans un pays où je ne maîtrisais pas forcément la langue m’a prouvé beaucoup de choses.

Les gens que j’ai rencontré pendant ces 4 mois m’ont apporté autant de richesse, de connaissance et d’ouverture d’esprit que jamais je n’aurais pu avoir en si peu de temps.

4 mois à l’étranger m’ont plus changé que 4 ans enfermé dans un bureau !

Whitehaven Beach, vue depuis le Hill Inlet Loukout. L’archipel des Withsundays a été un des innombrables souvenirs magique en Australie !

Avec mes erreurs, j’ai dû rentrer en France bien plus tôt que prévu. Famille et amis, qui me croyaient parti un an, étaient quelque peu surpris. Et moi, en grand introverti, je n’ai pas raconté les détails ni vraiment expliqué les raisons qui ont menés à ce retour si précoce.

Pour le reste, rebelote, choc des cultures. Horrible. Mais ça c’est un peu mieux passé car je savais, cette fois-ci, à quoi m’attendre ! Je m’étais préparé psychologiquement avant.

J’ai pu retrouver du travail en 3 semaines. Bon, j’ai pris ce qui me venait, donc c’était pour le coup ma pire expérience de travail. Mais là, j’ai tout de même travaillé avec des gens qui, en-dehors du travail, étaient des personnes vraiment simples, intéressantes et ouvertes. C’est grâce à ces personnes si j’ai pu tenir 1 mois et demi ! Les circonstances ont fait que j’ai trouvé un autre travail directement dans la foulée. Des fois, la vie est bien faite.

Octobre 2017, 1 an après, c’est à dire à peut près au jour où j’écris ces lignes (oui j’ai mis du temps à publier cet article !!), je suis au point mort. Enfin, je ne sais pas si je suis au point mort, ou si je suis mort tout simplement. C’est presque une catastrophe.

Vous savez, cette fleur magnifique qu’on a cessé d’arroser au fond du jardin. Voilà comment je me sens.

Je fais face à de nombreux problèmes difficiles a gérer, et ce depuis quelques mois.

  • Vous avez tellement changé que vos amis ne vous reconnaissent plus et que vous avez l’impression que vous-même vous ne les avez jamais connu. Croyez-moi, c’est une des sensations les plus étranges !
  • Vos autres amis sont partis eux aussi, soit l’exploration du monde, soit pour le boulot. Mais ça, je ne peux pas les en blâmer !
  • Votre famille ne comprend pas votre état d’esprit car vous voulez tout le temps partir à l’autre bout du monde et la retraite vous n’y pensez pas. En effet, de nombreux événements économiques et sociologiques ont démontrés qu’il ne faut rien attendre de l’Etat, mais se préparer soi-même.
  • Vous pétez un plomb car tout ce que vous faites et tout ce qu’il se passe ne correspond en rien à vos valeurs et à votre vision. En gros, vous perdez votre temps.

Ma conclusion est simple : ma vie actuelle est pourrie et j’arrive même à me sentir un peu seul alors que je suis quelqu’un de naturellement introverti. Ma question est simple mais primordiale : qu’est ce que je fais ici ? Pourquoi continuer dans cet environnement ?

Mes rares moments où je me ressource et me sors un peu la tête de tout ça, c’est en partant seul pour un weekend, dans la nature. C’est dans la nature que je me ressource le mieux, seul et le plus loin possible de toute personne. Je me déconnecte complètement. Je fais le point, je réfléchi, je me pose des questions, j’essaie de me projeter, je pense à mes projets… Tout en contemplant de beaux paysages qui aident à me libérer et stimulent ma créativité.

Le plus dur pour moi a été les amis. Sûrement parce que je ne m’y attendais pas, encore une fois. Quand vous partez en voyage pour une certaine durée, vous évoluez d’une manière totalement différente de si vous restiez dans votre zone de confort habituelle. Ce n’est pas contre eux, car bien sûr, chacun choisi ce qu’il veut faire de sa vie, a ses priorités et ses empêchements.

Quand je pense qu’avant je rêvais de rouler dans une rutilante voiture d’exception, d’avoir une belle maison en bord de plage, et encore tous ces autres trucs matérialistes qui aujourd’hui pour moi ne servent strictement à rien. C’est de l’argent dépensé dans des choses futiles, une sorte de château-fort pour cacher notre misère et notre mal-être. « Il faut être comme lui/elle ». Mais lui/elle, est-il/elle heureux(se)? Et par heureux, je veux dire pas par ce que l’on montre, mais par ce que l’on ressent et vit réellement.

J’ai compris que moins on avait de possession, moins on avait peur de perdre, et donc plus on était libre. Parce que ce qu’il faut acheter, c’est des expériences de vie, pas des objets ni des possessions.

Quand je pense qu’avant, j’avais un esprit aussi fermé qu’une huître, que je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez. Sincèrement, même à 25 ans, j’étais comme un ado. J’en connais qui peuvent le confirmer. Quand j’y repense aujourd’hui, je suis furieux contre moi. Il faut bien commencer quelque part. La réponse à mon moi d’avant, je l’ai aujourd’hui à 29 ans :

  1. Je ne savais pas qui j’étais.
  2. Je ne savais pas ce que je voulais.
  3. Je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie.

Et bien évidemment, si je n’avais pas eu les cou***es de partir m’expatrier au Québec puis de faire tous ces autres voyages, j’en serais certainement toujours là !!

La vue depuis le centre de saut à ski de Planica, Slovénie.

Parce que oui, il faut en avoir dans le sac.

Tous les gens qui me disent que je suis fou, qu’ils ont peur pour moi, qu’ils ne feraient jamais ce que je fais, qui sont sceptiques, et celles et ceux qui hésitent à se lancer… Je vous comprends ! Et même très bien, parce que je suis passé par là. Que ce soit une expatriation ou une année à l’étranger, je sais très bien que faire ce pas, c’est un peu sauter dans le vide avec un parachute « très légèrement » défectueux.

On démarre tous ignorants, c’est normal !

Je me suis lancé, j’ai testé, j’ai appris, maintenant je connais le sujet. Et j’encourage tout le monde à faire pareil ! Vivez vos rêves, saisissez les opportunités, foncez. Tuer un projet dans l’œuf c’est la pire des choses !

J’ai appris en voyageant que c’est quand on sort de sa zone de confort que l’on Vit et que l’on est la personne que l’on Est ! C’est là que je suis libre, parce que je suis le vrai Moi. Je ne me pose plus de question, je ne me demande plus si je parais bien, je ne réfléchi plus à ce que je vais dire ou à ce que je vais faire. Je ne suis plus ce quelqu’un qui fait semblant de, qui essaie de faire comme.

C’est ça qui est important. Il ne faut pas simplement exister, il faut VIVRE. Il ne faut pas se renfermer dans un faux-semblant, il faut être soi, tel que l’on est.

« On se créé des prisons où on se force à ne pas sortir. C’est ça la zone de confort, et c’est de ça qu’on a peur. Mais une fois qu’on en sort, on découvre qu’il y a un autre monde, celui de la liberté » – Mike Horn.

Plus on est loin de sa zone de confort, et plus c’est dur, surtout mentalement. Mais plus c’est dur, et plus on apprends, plus on se découvre, plus on se connaît et plus on sait ce que l’on veut.

Si la vie était facile, ça se saurait. Les claques, il faut apprendre a les chercher et à les maîtriser. Il faut sortir de chez soi, ouvrir ses yeux et ses oreilles. Il faut savoir tomber pour se relever. Arrêter de croire qu’on est le meilleur et commencer à écouter les autres, à s’ouvrir et à se faire ses propres opinions.

S’écouter, se comprendre, comprendre les autres. Laissez tomber l’égo et adoptez l’humilité et le respect. Un remède imparable qui vaut tous les médicaments du monde. Rester simple, être honnête avec soi et avec les autres.

Enfants courant sur la plage du village de pêcheurs de Amed, au Nord de Bali, Indonésie.
Afficher le bonheur sur son visage alors que l’on vit dans la pauvreté… C’est possible !

Aujourd’hui, je rêve de parcourir le monde à vie. Je rêve même de retourner aux sources de l’humanité : le bon vieux nomade qui fait des feux de bois et qui chasse pour se nourrir. Bon, je vais peut être un peu loin, là. Mais parcourir le monde à vie, ou plutôt le VDI (Voyage à Durée Indéterminée), est largement faisable, car quelques milliers de personnes à travers le monde le font déjà depuis des années !

Il a été rendu faisable notamment grâce au développement des métiers connectés, ces métiers en pleine expansion depuis environ 10 ans, où tout ce dont vous avez besoin est un ordinateur et une connexion à internet, sans oublier un peu d’électricité. Il y a aussi plein d’autres techniques pour faire en sorte de gagner un peu d’argent légalement à travers le monde (ou en dépenser moins !) pour continuer de financer ses déplacements. Car aujourd’hui, rien n’est gratuit.

  • Je ne veux plus être contraint. Car être contraint, c’est l’inverse d’être libre.
  • Je ne veux plus faire tout le temps la même chose car je fini par ne plus rien apprendre et donc m’ennuyer.
  • Je ne veux plus être enfermé entre quatre murs à longueur de journée car la vie elle se passe dehors.
  • Je ne veux plus faire l’acteur à dire que tout va bien et faire semblant de sourire.
  • Je ne veux plus perdre mon temps à faire des choses qui vont à l’inverse de mes valeurs.

Je veux être moi, je veux faire de mes rêves ma vie. Je veux que ce que je fasse corresponde à mes valeurs.

Si on fait tous les jours la même chose au même endroit avec les mêmes personnes, comment est-ce qu’on s’enrichit ? Comment est-ce qu’on apprend ? Comment est-ce qu’on évolue ?

Je n’en peut plus de ce mode de vie fermé où seul le profit et la gloire comptent. C’est malsain, c’est de l’esclavage où l’on a remplacé les fouets par des billets et des primes, plus quelques semaines de vacances.

Je n’en peut plus de cette course à l’argent, au plus fort. Les requins sont partout ! Je n’en peut plus de ce système de consommation qui pousse a acheter encore et toujours au détriment de notre lieu de vie (la planète) et de ces millions petites mains qui crèvent la dalle à longueur d’année et qui boivent de la boue pendant que nous on se fait des festins et on se la pète avec nos objets dernier cri inutiles. On perd notre temps à critiquer et à jalouser son voisin au lieu d’apprendre de lui.

Mais bordel, on est des être humains avec un cerveau ou on est des zombies bien dressés ??? Il faut se réveiller, les gars !

Voilà ce que j’ai envie de gueuler tous les jours par le premier haut-parleur venu.

Tous les matins, je me lève avec un goût amer. J’ai l’impression de perdre mon temps tous les jours. Je me demande ce que je fais là. Je me demande même pourquoi je me lève ? Pour passer mes journées à faire l’acteur, comme toutes ces personnes qui disent que ça va bien alors que c’est tout l’inverse ? Je passe mes journées à attendre que l’horloge sonne la fin et me permette de sortir.

Car c’est dehors que je suis libre.

Au sommet du Gunung Batur, un des volcans de Bali.

Quand je vois que mon ancienne entreprise au Québec embauche à tour de bras des gens comme moi, j’ai tout simplement envie de me barrer là-bas à nouveau. Pire encore, comme je n’ai plus de barrière, je suis capable de saisir la moindre opportunité dans n’importe quel pays du monde et claquer la porte de mon boulot actuel en quelques courtes semaines.

Quand je vois qu’une multitude de pays ont besoin de gens qui ont ma formation et mon expérience, j’ai envie de distribuer mes CV aux 4 coins du monde rien que pour tenter ma chance, juste pour voir. Alors ça en fait des plans B, surtout quand on a des contacts dans certains pays étrangers, en plus.

Mon plus grand rêve, c’est de vivre le plus loin de tout, être tranquille dans une petite cabane au bord d’un lac en haute montagne. Ce n’est pas pour rien. Non seulement j’ai honte de mon pays, mais en plus j’aimerais aller à l’inverse total du monde « moderne » actuel et de son système qui court à sa propre perte à la vitesse d’un TGV.

« Les chiffres n’ont jamais été aussi mauvais, c’est une vraie bombe à retardement. Tout va mal, on va tous dans le mur, mais tout le monde se réjoui« , dixit les économistes.

Mais est-ce la solution ? Faut-il rester dans son cocon tout rose ? Faut-il faire semblant de ne rien voir et continuer en direction de l’abîme?

Mieux vaut suivre ce plan : apprendre sur tout ce qui nous entoure, chercher des réponses à toutes nos questions. Partager avec chaque personne que l’on rencontre pour apprendre sur les autres, parcourir le monde pour explorer le moindre centimètre carré, vivre dans plusieurs pays pour s’imprégner des cultures, des religions, des visions. Puis, prendre tout ça et mixer bien fort pour se faire sa propre opinion. Empli de toutes ces connaissances, on pourra les transmettre, si possible à grande échelle, et devenir réellement utile à l’amélioration de ce monde.

C’est la mission que je me donne. C’est la mission de ma vie.

Car, à 80 ans, je ne veux pas être celui qui n’a rien fait de sa vie, qui est resté enfermé chez lui, qui n’a pas su se trouver, qui n’a fait que de travailler, qui a perdu son temps dans les embouteillages, stressé comme jamais, pour aller bosser.

Avoir des regrets c’est déjà lourd. Mais le pire sentiment que je puisse m’imaginer, c’est celui de me rendre compte que je n’ai rien fait de ma vie, ou que je n’ai pas fait ce que je voulais faire de ma vie.

Le rocher sacré de Uluru, en plein milieu du désert. Australie.

Tout le monde le sait, on en a qu’une seule de vie.

Mais le moment où j’ai réalisé que cette vie était courte, mais pour de vrai, c’est quand Mike Horn a dit dans une interview : « De la naissance à 82 ans, on a environ 30.000 jours à vivre. Si tu enlèves tout le temps qu’on passe à simplement dormir, il ne te reste pas beaucoup d’heures. Chaque jour doit être utile« . Là, il faut se bouger.

 

Et vous, quel est votre parcours ?

Que pensez-vous de notre mode de vie actuel ?

Quelle est votre mission ?

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je ?

Comment gérer le mal du pays ?

Peu importe depuis combien de temps ou depuis quand vous êtes parti, le mal du pays peut frapper à tout instant. Il est là, il vous guette, et il vous pique au moment où vous vous y attendez le moins.

Si le temps passé à l’étranger n’est pas important, c’est tout simplement parce qu’il peut être causé par un changement brutal de mode de vie, donc un court moment, provoquant une perte de repères.

C’est ce qui m’est arrivé lorsque j’ai atterri en Australie. Je venais de passer 3 semaines à Bali. Le contraste culturel, monétaire et la manière de vivre était assez grand. Mes premiers jours ont été compliqués. Je me posais plein de question, et je me disais que je préférais vivre sans rien que de vouloir toujours chercher à gagner plus d’argent et avoir plus de possessions. Puis, j’ai repris mes marques et tout est rentré dans l’ordre en 3 ou 4 jours.

Il peut aussi arriver lorsque quelque chose dont a l’habitude de faire ou d’avoir dans notre pays nous manque. Cela peut aller de sa famille ou de ses amis jusqu’au tout petit détail.

Par exemple, quand j’étais au Canada, faire du vélo de course me manquait. Manque de bol, c’était l’hiver. Faire du vélo sur la neige et par -25 degrés, ce n’est pas agréable. Pour compenser, je me suis inscrit à une salle de musculation.

Sortie vélo dans les montagnes slovènes ! Dans ma vie, le sport occupe une bonne place. C’est indispensable pour maintenir un corps et un esprit en bonne santé.

Personnellement, je n’ai jamais été durement affecté par le mal du pays car j’y ai toujours trouvé une solution. Je n’ai jamais ressenti plus que de la nostalgie ou de la mélancolie. Dans les pires cas, on parle de dépression, de tristesse permanente, d’anorexie, de renfermement sur soi. J’ai déjà entendu parler de cas comme ça, et ce n’est pas vraiment marrant.

Comme je le dit toujours, c’est en comprenant le fonctionnement qu’on arrive le mieux à s’en sortir. Savoir répondre au pourquoi et au comment est primordial.

 

Le mal du pays

Le mal du pays est une sorte de déséquilibre psychologique créé par un changement de repère et de façon de vivre. Il peut se manifester en tout temps et peut durer sur une période plus ou moins longue. On se sent nostalgique, mélancolique, dépressif, triste… On pense tout le temps à notre pays d’origine ou à toutes les bonnes choses qui nous manquent. Bref, votre corps ne fait que réagir à son nouvel environnement.

Plus on part longtemps et plus on y est exposé. Plus les différences de culture sont grandes et plus on y est exposé. Le plus difficile est souvent de savoir d’où il vient. Malheureusement, il n’y a que vous-même pour répondre à cette question.

Il faut que vous puissiez prendre du recul et bien réfléchir sur tout ce qui vous est arrivé entre le moment où vous avez atterri dans le pays et le moment où vous avez ressenti les premiers symptômes. Il faut analyser, s’analyser aussi. Une fois que l’on sait d’où il provient, il est plus facile de mettre en place des actions précises.

Attention.

Le mal du pays peut aussi se faire en sens inverse, c’est à dire au moment où vous rentrez dans votre pays d’origine ! Cela arrive quand on part longtemps, dans le cas d’expatriation par exemple, ou de séjours de plusieurs mois. Car parfois, se réhabituer à son ancienne vie et à son pays d’origine peut aussi faire très mal.

Quelques techniques pour contrer le mal du pays

Il y a forcément quelques chose que vous adorez faire dans le pays où vous êtes et que vous ne pouvez pas faire chez vous ! « Faites ce que vous aimez et faites le souvent », dit l’adage. Ayez une pensée positive. 

Faites du sport, n’importe lequel !
Là, ce n’est pas le choix qui manque. Le sport libère. C’est un excellent déstressant. Mes préférés sont simplement la marche (ou randonnée), et le vélo, car cela vous permet de vous balader avec une sensation de pouvoir aller où vous voulez quand vous voulez. De plus, la vitesse de déplacement assez lente permet de vous connecter plus facilement avec ce qui vous entoure et d’améliorer votre capacité à réfléchir.

Soyez curieux.
Partez à la découverte des environs, échangez avec les locaux, intéressez-vous à la culture et à l’histoire, explorez. Cela vous aidera à mieux comprendre le pays et à mieux le connaître. Ce n’est que du plus !

Occupez-vous au maximum.
Ayez toujours quelque chose à faire pour garder votre esprit occupé ! Profitez-en pour faire de nouvelles choses. Inscrivez-vous dans des clubs, visitez des endroits où vous n’êtes jamais allé. Faites quelque chose que vous avez toujours voulu faire.

Ecrivez.
Souvent, à l’étranger, il est difficile de dire tout notre mal à quelqu’un que l’on ne connaît pas. A défaut d’avoir quelqu’un de confiance à côté de soi, écrivez tout ce qui vous passe par la tête, que ce soit sur du papier ou sur un traitement de texte. C’est une méthode qui a très bien fonctionné pour moi, pourquoi pas pour vous ?

Si votre famille où vos amis vous manquent :
Planifiez avec eux des moments où vous pourrez les contacter. Ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours : téléphone, Facebook, Whatsapp, Skype… Sinon, envoyez des mail, du courrier, une carte postale,… Ce que j’aime le plus est skype en appel vidéo. Cela me permet de montrer un aperçu de là où je me trouve à mes proches. Non seulement ils voient que vous allez bien, mais en plus ils voient votre environnement et vous savent en sécurité.

Fixez-vous des objectifs.
Ayez des projets qui vous tiennent à cœur et faites en sorte de les atteindre. Ne voyez pas trop grand non plus. Procédez par petites étapes réparties régulièrement ! Projetez-vous dans le futur. Où aimeriez vous être l’an prochain ? Qu’est ce que vous aimeriez réaliser dans 6 mois ?

Créez de nouveaux liens sociaux.
On le dit souvent, les lieux sont plus facilement remplaçables que les gens. Trouver un bar ou un supermarché est facile. Trouver un autre bon ami l’est moins. Sortez de chez vous, utilisez des groupes ou des forums qui échangent sur des sujets que vous adorez, acceptez les invitations que l’on vous fait. Pourquoi ne pas faire du bénévolat ?

 

Aucune de ces techniques ne fonctionne ?

Vous pensez que c’est trop difficile pour vous ?

Ne vous stressez pas plus ! Le mal du pays fini par partir de lui-même, même si on ne sait pas quand. C’est comme les émotions. Cela finira dans la trappe des mauvais souvenirs. Mieux encore, cela peut se transformer en une expérience de vie qui peut vous transcender !

Dans tous les cas, n’oubliez pas que des milliers d’autres personnes dans le monde sont dans le même cas que vous !

En espérant vous avoir aidé 😉 🙂

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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