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Voyager en sac à dos en solo : faites le pas!

Partir seul à l’autre bout du monde avec comme seule maison un sac à dos de 50 Litres. Tout laisser, sans se retourner. Oublier les limites, oublier les frontières. Se surpasser. Comprendre le monde qui nous entoure pour mieux se comprendre soi-même.

Le voyage en sac à dos en solo est une expérience humaine des plus uniques. Chaque individu la percevra différemment, car aucun voyage n’est vécu de la même manière.

Ce que je remarque le plus, c’est que ce qui fait un voyage, ce qui a le plus d’impact, ce sont les rencontres que l’on fait. Croyez-le ou non, un voyage sans rencontres n’est pas un voyage. C’est ce détail qui rend inoubliable, bien plus que des paysages. C’est ce petit coup de marqueur, ce petit tatouage, qui fait que cela restera dans votre tête pour la vie.

Si le voyage est une chance, moi je dis plutôt que c’est un choix. Une chance, certes. La chance d’être né dans un pays développé, dans une bonne famille, dans un bon environnement. Car ça, on ne le choisi pas. Par contre, quitter ses amis, quitter sa famille, quitter son chez-soi, quitter son travail, quitter sa région, quitter son pays, c’est un choix. C’est mille et une raisons de ne pas partir. Encore pire quand on a une famille ou des emprunts à rembourser.

Lac des Corbeaux, Vosges, France

Voyageurs en sac à dos : qui sont-ils ?

Près de la moitié des voyageurs en sac à dos que j’ai rencontré sont des jeunes de moins de 30 ans, tous célibataires, faisant un break dans leurs études ou avant de commencer leur carrière. Ce sont les « solo » qui veulent profiter de la vie avant de s’enfermer au boulot.

Un autre bon 30% sont des couples, entre 22 et 35 ans environ. Ce sont les plus amusants à observer, ou pas. Voyager en couple peut vite tourner à la tragédie : c’est le test numéro un pour s’assurer de la solidité de son couple. Il n’est jamais rare d’en voir se prendre la tête, un peu à la manière des émissions de télé-réalité, version non scriptée.

10% sont ceux qui font un break dans leur carrière trop stressante. Ils se prennent un mois à 6 mois de vacances et se la coule douce.

5% sont ceux qui ont pété un câble et qui ont tout lâché. Ils ont 40 à 50 ans, ont vendu tous leurs biens et sont parti à la conquête d’autre chose.

1 petit pour cent revient aux voyageurs-travailleurs, qui n’ont besoin que d’un ordinateur et d’une connexion internet pour travailler.

Et puis il y a le reste, les originaux, qui veulent autre chose, ou qui ne savent parfois pas encore ce qu’ils veulent. Ce sont ceux qui se cherchent, tout comme ceux qui se sont déjà trouvés. Ils voyagent au gré du vent, peuvent se poser au même endroit pendant des lustres, juste parce qu’ils aiment bien. Ce sont parfois des voyageurs alternatifs, qui vivent dans leur van tout le long de l’année.

30 voyageurs en sac à dos sont sur cette photo. Japon, Canada, Angleterre, Irlande, Allemagne et France sont représentés
Croisière en catamaran aux Whitsunday Islands, Australie.
Merci Chad pour la photo.

Pourquoi voyager ? Pourquoi je voyage ?

J’ai souvent entendu dire qu’on voyageait pour s’échapper de ce que l’on ne veut pas. Personnellement, je trouve ça très vrai. Tout le monde ne le dit pas, mais il y en a énormément dans ce cas. Moi-même, ça m’a prit beaucoup de temps avant que je m’arrête un jour en chemin et que je me dise : « pourquoi tu voyages? ». Avant ça, je m’étais déjà posé la question de pourquoi je travaille. Ça aussi c’est important. Quand vous foncez tête baissée, et que tout d’un coup vous stoppez net et vous commencez à observer autour de vous.

Ce sont les réponses à ces deux questions, espacées d’un intervalliste assez long, qui ont donné ma réponse à ce que je voulais dans ma vie. C’est sur ces réponses que j’ai commencé à établir mon petit plan machiavélique d’évasion. Parcourir le monde à la recherche du meilleur endroit pour me poser.

Je rêve de ma petite cabane en bois au bord d’un lac perdu en haute montagne. Je boude le système dans lequel on vit aujourd’hui et je veux m’en éloigner le plus possible. Je cherche la liberté. Je veux faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux. Je ne veux plus être contraint, qu’on me dise tout le temps ce que je dois faire et pas faire, qu’on me surveille. Rester enfermé entre quatre murs huit heures par jour n’est pas une vie mais une obligation. Sinon on fini sous un pont.

Tout ça est très égoïste et je l’assume pleinement. Les vrais savent qu’il faut penser à soi avant de penser aux autres. On donne le petit doigt, et c’est le bras entier qui s’en va. Il y a trop de profiteurs, trop d’arnaqueurs. C’est comme ça que ça se passe aujourd’hui. Tout le monde cherche la facilité, sans chercher à comprendre, sans se poser les questions les plus basiques du monde : pourquoi? Comment? On a perdu nos yeux, notre cerveau, et nos oreilles. On se laisse berner trop facilement. 

Pourtant, il y a un outil ultra puissant qui s’appelle Internet. Certes, il y a beaucoup de conneries et il faut prendre du temps à recouper les sources. Mais avec un outil comme celui là, on peut presque être un savant sans être allé à l’école.

Je suis celui qui veut revenir aux sources. Meilleur moyen : redevenir nomade, à la façon 21ème Siècle. Bref, voyager en sac à dos à gauche et à droite, sans trop savoir ce qu’il va se passer.

Je suis celui qui veut être différent. Je peux dailleurs dire que je suis loin de faire comme tout le monde, en tout cas le monde que je connais. À mon âge, c’est maison, voiture, boulot stable, mariage… Je n’ai rien de tout ça. Même pas une copine. Loin d’être comme tout le monde aussi, par la même occasion.

Avoir des sources d’inspiration pour s’aider dans son voyage en solo

Dans mes voyages, je m’aide et m’inspire avec mes deux mentors aux ressources infinies : André Brugiroux et Mike Horn. Deux hommes totalement à part.

Le premier a voyagé en solo dans tous les pays du monde en faisant du stop et en se faisant héberger, pendant 35 ans. Comme il le dit, il n’a pas fait le tour du monde, mais le tour des gens. L’autre est un aventurier de l’extrême qui a le chic de s’embarquer dans les expéditions et les conditions les plus extrêmes possible. Il fait ses expéditions seul, supporté par une équipe.

Le premier est un humain qui va à la rencontre des humains, l’autre une machine de guerre qui se surpasse jusqu’à frôler, réellement, la mort.

J’en ai tellement appris dans leurs livres et leurs conférences que chaque jour, je retrouve un semblant d’une de leurs situations. Ou alors, quand je galère, je me dit que eux on galéré bien plus que ça. Je me sent moins seul, dans mon voyage en solo, et plus motivé à surpasser tous les obstacles qui peuvent se trouver sur ma route. Il y en a bien plus que l’on croit ou qu’on peut le penser.

Ça m’a aussi donné des ailes, des idées. Si il y sont arrivé, pourquoi pas moi? Bien sûr, je reste à un niveau bien inférieur à ces pointures, car mes limites sont beaucoup plus restreintes.

André Brugiroux, à gauche. Mike Horn en pleine expédition sur la banquise Arctique à droite.

Voyager en sac à dos est un choix

Toujours est-il que pour en arriver là, à mettre toute sa vie dans un pauvre sac à dos, c’est un choix. Une maison à 40 Euros, tout le monde en rêverait. Eh bien la voilà : pas de toit, pas d’eau courante, pas d’électricité, et on ne peut même pas rentrer dedans. On a ce pour quoi on paie.

Un des premiers choix est là : seriez-vous capable de tout rentrer là dedans? Pour les novices, je suis sûr que non. Pour les experts, j’ai déjà rencontré une voyageuse qui avait un sac de 18 Litres. Bon, c’est extrême, mais voyez que c’est faisable. C’est une gymnastique du cerveau qui fini par devenir une habitude.

Comment vais-je tout mettre dans un sac à dos ?

La peur de perdre est aussi énorme pour beaucoup. C’est accepter de se débarrasser de l’inutile, c’est savoir faire des concessions. Tout va pour le pratique, le léger, le petit. Moi-même, j’ai passé des heures et des heures de recherches sur le minimalisme pour y arriver. Au début je croyais impossible! J’étais curieux de savoir comment on faisait.

C’est une bagarre sans merci pour l’équipement le plus complet, le plus versatile, mais aussi le plus réduit possible, que ce soit en terme de place ou de poids. Toutes les astuces sont permises. Je peux vous dire qu’une fois qu’on y est arrivé, on se sens léger, c’est le cas de le dire. Et en plus, on se rend compte que, effectivement, on en avait pas besoin !

Une fois dans le moule, on regarde les autres voyageurs d’un autre œil, surtout ceux avec les grosses valises. Il suffit de regarder. Pourquoi prendre dix t-shirts quand tu ne t’en sers que de deux? J’ai même déjà vu une fille se balader avec un jeux de Monopoly complet dans sa valise… Qui bien sûr n’a pas servit pendant les deux semaines de son séjour.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland. Il y’a tout ce dont j’ai besoin pour vivre dans le sac à dos que j’ai sur cette photo.

Peur d’être seul ? …

Voyager seul est aussi un énorme frein. C’est pourtant la meilleure façon d’apprendre sur soi et sur les autres, comme vous êtes plus enclin à aller vers les autres. Les forums de voyage regorgent de gens en recherche d’équipier. La peur d’être seul. Ça me fait toujours sourire car nous sommes plusieurs milliards sur cette planète tout de même. Et figurez-vous que ces milliards de personnes, ils ne mordent pas tous! Si on veut vraiment être seul, il faut le chercher, il faut le vouloir.

…Au contraire !

Je suis de celui qui veut être seul, et qui ferait presque tout pour être seul au moins une fois par jour. Je suis un introverti, timide, solitaire. Par définition, j’ai besoin d’être seul. Trop d’interaction me fait péter un plomb. Une soirée dans un bar animé est un de ces bons choix pour me mettre mal à l’aise. J’aime le silence, la nature, et me retrouver tout seul au milieu de rien.

J’aime réfléchir, comprendre le monde et le refaire. Mais seul. Le comble. On a toujours besoin de quelqu’un, on ne peut pas toujours faire tout tout seul. Mais planter ma tente en pleine forêt vierge sans internet et sans téléphone pendant un mois, je serai le premier à lever la main.

Voyager en solo

Quand on est seul, on est avec soi. On s’écoute. On se dirige soi-même. C’est une sensation extraordinaire. C’est là qu’on est le plus libre et que le plus d’options se présentent devant soi. On est le héros de sa vie, pour de vrai. C’est ce qui m’intéresse le plus. Il faut juste assumer les mauvaises décisions.

Et c’est là le revers de la médaille : vous ne pourrez blâmer personne sauf vous. Tout ce qu’il se passera de mauvais, ce sera à cause de vous, parce que vous l’avez choisi vous-même. Mais vous faites aussi beaucoup plus attention à vous et à votre corps. Vous êtes beaucoup plus fin dans vos choix, vous calculez plus, vous êtes plus organisé. Parce que justement, vous n’avez personne sur qui vous reposer, et la décision que vous allez prendre, comme toutes les autres durant votre voyage, doit être la bonne, rien que pour votre bien.

C’est pour ça que j’évite le plus possible de m’embarquer dans des plans foireux. J’écoute énormément mon instinct. Et si vous me dites que ça n’existe pas, je vous répondrai que si. Le flair, apprendre à s’écouter et à analyser des situations, ça se travaille. Ne jamais oublier les plans de sortie au cas où, c’est très important. Car vous êtes seul. C’est donc à vous de vous assurer vous-même de tout.

3142 mètrs d’altitude. Sommet du Gunung Agung, à Bali, Indonésie.
Pour arriver là au petit matin, il aura fallu grimper pendant 5 heures une pente à 30 degrés de moyenne, à la lampe frontale.
Sans guide, jamais je n’aurais pu le faire.

Qui n’a jamais eu le trac ?

Si vous avez peur avant de partir seul ou pendant votre voyage, si vous avez peur de tout quitter pour l’inconnu, c’est normal. Avoir peur est un très bon signe. Car ce qui vous maintient « en vie », c’est justement cette peur. Cette peur qui vous crie de faire attention à ce que vous faites. Pour aller dans l’extrême, Mike Horn en connaît des centaines de fois où c’est la peur qui l’a sauvé de la mort.

De mon côté, cela fait plusieurs fois que je pars en voyage en solo, vers un inconnu plus ou moins préparé. Je dis toujours que ça va, que je commence à avoir l’habitude. Mais c’est pour me cacher, pour ne pas stresser mon entourage.

Je me souvient de mon patron avant mon départ pour la Nouvelle-Zélande qui me disait « vous, vous êtes la force tranquille ». Disons que j’essaie de rester calme le plus possible. Bien sûr que j’ai peur ! Bien sûr que dans ma tête je me pose des milliers de questions. Bien sûr que je stresse. Si vous n’avez pas ces symptômes, c’est là qu’il faut se poser des questions!

Et puis vous mettez les pieds dans l’avion. Et là, en tout cas pour moi, tout le stress, l’angoisse et les questions disparaissent net. Car ça y est, vous y êtes. Le pas est déjà franchi. L’avion, il part, et il ne fait pas demi-tour pour vous. Vous êtes parti pour l’aventure. C’est à ce moment que la seule direction dans laquelle vous pouvez regarder, c’est le futur.

C’est toutes ces découvertes, toutes ces aventures, toutes ces rencontres, tous ces souvenirs, tous ces paysages, toutes ces cultures, toutes ces anecdotes, tous ce que vous pourrez apprendre de vous et des autres. Votre curiosité ne saura plus où donner de la tête pour longtemps.

L’école du voyage

Le voyage est une école extraordinaire : c’est l’école de la vie. Une fois qu’on y est entré, on a du mal à en sortir. Elle vous donne une vision du monde tel qu’il est réellement. Elle vous fera vivre tout ce que ne vous pourrez pas vivre en restant chez vous. Elle peut choquer, tout comme elle peut réconforter. Elle changera votre façon de penser, d’être et d’agir. Elle ne pardonne pas, mais si on sait l’apprivoiser un peu, elle peut nous faire des cadeaux de la vie incroyables, des spectacles inoubliables.

Dans un voyage en sac à dos en solo, tout peut arriver, mais surtout l’extraordinaire. Car on peut aussi s’émerveiller des situations les plus extrêmes. L’école de la vie, tout comme celle du voyage, est aussi là pour ça : même au fond du trou, vous apprendrez.

L’école du voyage, il faut surtout la vivre. Car tous ces mots, c’est bien beau, mais ça ne peut pas avoir autant d’impact que de le vivre de soi-même. Alors que ça soit pour une semaine ou une vie, faites-le au moins une fois, histoire de voir et comprendre à quoi ça ressemble.

Quand je repense à mes voyages, je revois tous ces visages souriants, fatigués, durcis, calmes, heureux. Je me souvient de toutes ces situations hilarantes ou non, de ce type qui m’a aidé, de cette personne qui m’a rendu ma confiance. Je suis encore émerveillé des paysages féeriques que j’ai pu voir, de ces levés et couchés de soleil partout dans le monde. Je suis comme en plein rêve. Des fois, j’en ai les larmes aux yeux, ou alors je me mets à rire tout seul dans mon coin.

Je suis heureux.

Car ce rêve, je l’ai bel et bien vécu.

Je vous propose de prendre un billet d’avion, de faire votre sac, et de vous envoler vers l’inconnu dès que possible!

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Les avantages et inconvénients du voyage au long court

Le voyage au long court, le « niveau intermédiaire » entre le petit weekend ou les 2 ou 3 semaines de vacances et la vie entièrement nomade. Un rêve pour beaucoup, pour moi y compris. Rêve que j’ai dailleurs presque pu toucher du bout des doigts lors de mes 4 mois de voyage d’affilée en 2016, entre l’Indonésie, l’Australie et Singapour.

J’appelle voyage au long court un voyage d’une durée d’au moins 6 mois à 1 an. Bien sûr, cela est différent pour tout le monde car tout le monde est différent. Je vous laisse me dire en commentaire ce qu’est pour vous la durée normale pour un voyage « au long court » 🙂

J’ai donc eu une courte expérience du voyage au long court et j’ai pu en vivre et connaître quelques aspects négatifs, mais aussi positifs, que je vous partage ici. Je dis bien « négatifs ». Parce que c’est beau de vendre du rêve, mais il faut aussi être réaliste et se dire qu’il y a bien sûr des inconvénients dont on parle peu, pour ne pas trop casser la magie.

Certes, voyager est extraordinaire, et peut changer une vie. Mais il est pourtant important de connaître la réalité, et c’est ce que je vise à faire ici en parlant à la fois des points positifs et négatifs.

Si vous planifiez un voyage au long court, ou que vous vous demandez simplement comment ça se passe, lisez bien la suite 😉

Cape Tribulation, Australie

 

Le futur est toujours incertain… Très incertain.

Tout comme dans la vie de tous les jours. Mais ici, on parle d’incertitude à très court terme, c’est à dire parfois au lendemain, ou encore plus court.

Par exemple, quand j’étais à San Francisco, il m’est arrivé de ne pas savoir où j’allais dormir le soir, alors qu’il était déjà 16h l’après-midi. à l’inverse, quand je suis arrivé en PVT en Australie, je savais où j’allais dormir ma première semaine, mais tout le reste était dans l’inconnu le plus total.

Comme vous avez le temps sur place, vous ne prévoyez vraiment pas grand chose avant votre départ. C’est souvent du dernier moment, sans être « à l’arrache » non plus. Paradoxalement, vous avez vraiment peu de visibilité, et vous ne savez pas souvent ce qui arrivera dans 2 heures, où qui vous allez rencontrer au prochain coin de rue…

C’est donc stressant la plupart du temps. Mais c’est à la fois excitant. C’est ça l’aventure !

C’est parti pour aller à la rencontre des dauphins, à Bali !

 

Il faut malheureusement souvent penser argent.

Ce n’est pas non plus une obsession. à moins que vous partiez avec plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’Euros sur votre compte, il faut savoir en tout temps ce que l’on a à disposition. Si l’on veut voyager longtemps, il faut être économe, et bien penser aux conséquences de nos dépenses, et au rapport prix/prestation, afin de ne pas dépenser toutes ses économies en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ».

Il faut y faire très attention et toujours en avoir en avance, car sans lui, il serait très difficile de continuer le voyage. Pour certains voyageurs, il est même difficile de simplement pouvoir rentrer chez eux ! Il faut parfois se creuser la tête, faire des comparaisons, bien se renseigner.

C’est un peu comme si on plaçait notre argent en bourse ! C’est aussi pour ça que souvent, on ne dort pas dans un hôtel 5 étoiles, mais plutôt en Auberge de Jeunesse, ou autre logement à bas prix, voire gratuit.

Comme vous bougerez souvent pour partir à la découverte du monde qui vous entoure, votre logement sera dailleurs jamais vraiment fixe… Un jour par ci, 3 jours par là, 1 semaine ailleurs et encore 2 jours par là bas… Il ne faut pas avoir peur de devoir reprendre ses repères et s’adapter à nouveau très régulièrement.

Maison le long de la Sûre, au Luxembourg.

 

La famille et les amis… Qui sont loin.

En voyage, on rencontre un nombre phénoménal de gens. Mais malheureusement, dans 99.9% des cas, ce sont des rencontres éphémères.

Tous les échanges sont accélérés à la vitesse de la lumière. Rien n’est fixe, comme nous ne sommes nous-même pas fixe. Il est très difficile de nouer une relation durable, car tout le monde bouge régulièrement pour continuer sa propre route.

ça va, ça vient. On dit bonjour et adieu à des personnes en une même journée, voire même en l’espace d’une heure…

J’ai vécu ça en Australie, et je l’ai prit de plein fouet. Il m’a été impossible de nouer une relation amicale avec une personne pendant plus de 3 jours (sauf collègues de travail où ça durait maximum 3 semaines…). Même en rencontrant des tonnes de personnes, la solitude me guettait à tout instant.

Je trouve primordial dans le cas du voyage au long court de ne jamais s’attacher aux gens, histoire d’éviter les regrets, les cœurs brisés et les coups de déprime. Il faut se dire que tout est éphémère. La vie affective est complexe. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aller vers les autres !

Le groupe avec lequel j’ai partagé la découverte des îles Whitsunday pendant 3 jours en catamaran (Australie).

On aimerait aussi partager ce que l’on vit, ce que l’on voit, un instant présent avec sa famille ou avec ses amis. Cela m’est arrivé un nombre incalculable de fois.

Juste le fait qu’ils soient là pour partager un moment avec vous, parce que vous savez que c’est quelque chose d’unique, quelque chose de fou, que eux ne pourraient peut être jamais voir ou vivre. J’ai eu souvent ce petit pincement au cœur : « quel dommage qu’ils ne soient pas là… ».

Il faut se rattraper avec nos moyens de communication actuels : partager des photos et vidéos sur les réseaux sociaux, échanger des mails, utiliser Skype…

Il est aussi primordial de communiquer avec vos amis restés en France pour ne pas effriter votre relation avec eux. Bon, personnellement, j’en ai profité pour faire un petit tri ni vu ni connu. Mais si vous ne voulez pas perdre tout le monde à cause de la distance, ne les oubliez pas pour ne pas qu’ils vous oublie.

 

Le WiFi capricieux…

En parlant de communiquer… Le réseau sera parfois très lent, limité, voire inaccessible selon la région où l’on se situe… Donc si vous faites un travail où vous avez absolument besoin d’une connexion, choisissez bien votre destination.

C’est déjà pas très marrant quand on tient un blog amateur, une page Facebook ou Instagram, ou quand on veut simplement utiliser Skype ou envoyer un mail. Cela peut être une énorme source de stress pour les voyageurs nomades.

 

Le mal du pays

On apprend une chose en voyageant : le monde n’est pas rose partout. Et l’herbe n’est pas verte partout non plus (je suis désolé pour le spoil !).

Chaque pays a ses défauts et ses avantages. Et parfois, on se prend à faire des comparaisons avec notre pays. Surtout sur la nourriture, personnellement. Dans certains pays, quand vous mangez « chimique » du matin au soir, vous rêvez des repas que vous mangiez chez vous, par exemple. Et pourtant, je sous loin d’être un cuistot.

  • Un sentiment d’insécurité qui peut parfois peser vous déstabilise et vous donne envie de rentrer chez vous au calme.
  • Vous rêvez de retrouver votre confort.
  • La mentalité ne vous plaît pas.
  • Vous avez une envie soudaine et persistante de revoir vos proches.
  • C’est votre anniversaire ou les fêtes de fin d’année, et les passer sans les gens que vous aimez vous donne le cafard.
  • Vous vous rappelez parfois les bons moments de votre vie dans votre pays de naissance…

Autant de choses qui font le mal du pays un casse-tête. Vous voulez rentrer tout de suite, mais vous voulez continuer. Mais vous voulez rentrer tout de suite. Alors, souvent, vous ne savez plus trop quoi faire…

Dans le voyage au long court, il faut aussi savoir gérer ses émotions et ses sentiments.

Ground Zero, New York

 

Vous êtes le héros de votre vie

Vous êtes le patron. Encore plus si vous voyagez en solo. Il faut tout gérer de A à Z, tous les jours, toute l’année.

C’est un point à la fois positif et négatif.

Positif car vous faites ce que vous voulez, où vous voulez, avec qui vous voulez. Une liberté presque totale dans vos désirs et dans votre futur.

Mais attention au revers de la médaille : une erreur de jugement ou de choix peut vite vous rappeler à l’ordre d’une façon parfois douloureuse.

Vous dépensez trop, vous choisissez le mauvais pays à la mauvaise saison, vous enchaînez les activités sportives sans vous reposer ou sans faire attention à vous, vous dormez dans une auberge de jeunesse miteuse…

Vous prenez des risques… Et c’est normal car c’est le voyage qui le veut en lui-même. Si ne voulez pas prendre de risque, restez chez vous 😉 Sachez mesurer ces risques et prendre pleine conscience de ce que vous faites et choisissez.

Informez-vous et apprenez un maximum avant de vous lancer.

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Voila donc tous les points négatifs que j’ai pu trouver au voyage au long court.

Bien sûr, les points positifs contrent très bien tout cela. Un court voyage est déjà magique, alors imaginez un long voyage !

Pour les points positifs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans 2 autres articles. Je vous laisse en savoir plus en cliquant sur les liens de ces 2 articles :

Si j’en fais un résumé, voici les points positifs :

  • Liberté et flexibilité;
  • S’améliorer et se découvrir autrement;
  • Remettre les pieds sur terre;
  • Sortir de sa bulle;
  • Supprimer les clichés et les « on dit »;
  • Changer en une meilleure personne;
  • Rencontrer des tonnes de personnes de tous les pays du monde et de tous les univers;
  • On a pas le temps de tomber dans la routine;
  • On apprend à se débrouiller seul et à être responsable.

Vous voyez, ça fait pas mal de choses positives ! Et encore, j’en oublie certainement !

 

Et vous, vous avez déjà voyagé à long terme ?

Vous êtes voyageur nomade ?

Quelle est votre définition du voyage à long terme ?

Quels sont pour vous les points négatifs du voyage à long terme ?

Quel(s) problème(s) avez-vous peur de rencontrer ?

 

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Pourquoi voyager en solo?

Quand on dit qu’on voyage en solo, on est confronté à de nombreuses questions et remarques. On a l’impression que pour les gens, ce n’est pas normal, ou que c’est quelque chose de fou, d’insensé. Tous les voyageurs solo que j’ai pu rencontrer ont déjà connu ça, y compris moi.

Souvent, les gens n’ont pas forcément l’idée de voyager seul d’eux-mêmes. Je pense aussi à toutes ces personnes qui m’ont souvent dit que j’avais du courage de partir seul.

Si je pars seul, c’est parfois par défaut. Mais c’est surtout que c’est ce que je veux faire, et que je vais le faire. Je me prépare plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’affilée avant de mettre les pieds dans l’avion ou de prendre le volant. Ce n’est pas un coup de tête, je ne m’enfui pas. C’est un état d’esprit que j’ai.

Voyons pourquoi ces personnes passent à côté d’une expérience qui change une vie !

Vue sur Jasper, depuis le mont Old Fort (1170 mètres), dans les Rocheuses Canadiennes.

 

Quand vous voyagez seul, ça ne veut pas dire que vous êtes égoïste ou que vous n’avez pas d’amis. Vous avez aussi peut être envie de vous retrouver seul avec vous-même. Vous êtes aussi peut être dans l’obligation de voyager seul car vous ne connaissez personne autour de vous qui est disponible à vos dates ou qui aimerait partager les mêmes expériences que vous.

C’est d’autant plus compliqué quand vous faites un long voyage.

Et c’est exactement ce qui m’est arrivé lorsque j’ai quitté mon emploi au Québec. J’avais devant moi des congés illimités. J’avais décidé de traverser le Canada de Montréal à Vancouver en roadtrip. Je ne comptais absolument pas le temps et je voulais faire ce voyage avec un budget minimum, m’obligeant à me loger via Couchsurfing ou même de dormir dans ma voiture.

Qui avait plus d’un mois de vacances à cette période? Personne. Qui était partant pour passer quelques nuits dans une voiture? Personne.

Il s’est passé la même chose lorsque je suis partis en PVT en Australie. Qui était prêt a lâcher son travail pour partir un an? Personne.

Au sommet du Gunung Agung et ses 3142 mètres d’altitude ! C’est la montagne (volcan) la plus haute et la plus sacrée de l’île de Bali., en Indonésie.

 

Comment définir la base du voyage en solo ?

Je dirais que c’est avoir la liberté de pouvoir aller où l’on veut, quand l’on veut.

Vous n’avez aucune limite ou contrainte qui pourrait être imposée par votre partenaire ou votre groupe de voyage. Vous n’avez pas besoin de vous adapter aux autres. C’est tellement agréable d’être totalement maître de son espace et de ce que l’on veut faire. C’est tellement plus simple quand on a pas à devoir prendre en compte l’avis des autres. Et bien sûr, tout cela évite les disputes éventuelles que vous pourriez avoir si vous étiez accompagné.

 

Je prendrais en compte ce couple de français que j’ai connu en Australie. Ils s’étaient rencontrés en Malaisie, puis avaient voyagé en Indonésie ensemble. Ils voulaient continuer leur voyage en Asie mais avaient besoin de sous. Ils ont alors travaillé en tant que moniteur de plongée à Bali. Un métier de rêve pour lui, mais pas pour elle… Elle a alors décidé contre toute attente d’aller travailler en Australie. Ils ont dû faire un choix entre rompre ou aller en Australie ensemble.

Autre exemple, qui lui provient de ma famille ! Mon beau-père était en vacances à Los Angeles avec un très bon ami à lui. Mais à se côtoyer tous les jours, ils se sont rendu compte que ça ne collait pas si bien que ça. À tel point qu’un jour, ils ont décidé de se séparer jusqu’à la fin de leurs vacances. Ils ont fait un tirage au sort pour savoir qui allait garder la voiture de location, et ils ont continué leur aventure chacun de leur coté !

 

Nous avons tous des envies et des façons de voyager différentes.

Trouver des compromis et s’adapter est parfois difficile. C’est pour ça que quand je voyage avec d’autres personnes, ce sont des personnes que je connais très bien, avec qui je traîne depuis très longtemps. Mais aussi des personnes avec qui j’ai des points en commun. Je citerai mon ami François, avec qui j’ai fais de nombreux road trip.

Vieille voiture américaine roulant dans le quartier hippie de San Francisco.

 

Le voyage en solo ne se résume bien sûr pas au seul avantage de la liberté.

Le voyage en solo a énormément d’autres avantages !

 

On peut rencontrer beaucoup plus facilement les locaux ou les autres touristes.

On a pas forcément envie de rester seul tout le temps, ni de ne parler à personne tout le temps. On a tous besoin d’un minimum de communication et d’échanges. Quand on voyage à 2 ou à plusieurs, on a tendance à se refermer sur nous-même ou sur notre groupe, car nous choisirons alors le moyen le plus simple de communiquer, on se reposera sur son partenaire. Extérieurement, on paraît moins accessible quand on est plusieurs. Les contacts sont donc plus difficile a établir et les échanges moins naturels.

 

Voyager seul, c’est être beaucoup plus accessible.

Quand on est seul, on est obligé d’aller de nous-même vers les autres pour avoir ce contact humain qui est très important. Et ceci est très facile. Les gens ont moins peur de nous, de venir nous aider quand ils voient qu’on est perdu ou de simplement nous parler. Vous ne représentez pas une menace éventuelle, contrairement à un groupe de 5.

 

C’est donc aussi être plus vulnérable.

Eh oui, comme toujours, il n’y a pas que des avantages. Ce serait trop beau. On peut plus facilement vous arnaquer, vous voler, vous embêter. Il faut être prêt à ça avant de partir en solo et savoir se défendre.

C’est là que toute la partie en amont du voyage est extrêmement importante pour le voyageur en solo. J’en parlais au début de cet article, je ne compte plus le nombre d’heures que j’ai passées avant de partir à n’importe quelle destination où je suis allé!

Apprenez-en un maximum, prenez des notes. De cette manière, vous arriverez sur place en connaissant déjà l’environnement dans lequel vous allez évoluer. Cela vous évitera un nombre énorme de mésaventures possibles et imaginables.

Faire ces démarches, c’est assurer au maximum sa sécurité, c’est se préparer à toute éventualité. Évitez absolument d’y aller trop à l’aveugle. Vous devez mettre la sécurité et la santé dans le haut de votre liste.

« Les pickpockets adorent les touristes ».

 

Voyager seul, c’est aussi sortir de sa zone de confort et s’ouvrir.

S’ouvrir aux autres, s’ouvrir au Monde.

Il ne faut pas se renfermer, il faut passer outre sa timidité et/ou ses complexes. Car non seulement vous le regretterez plus tard, mais en plus, vous finirez par vous sentir tellement seul malgré le nombre d’opportunités de communiquer, que vous risquez la déprime ! Il faut garder à l’esprit de toujours aller vers les gens, de toujours être ouvert à la moindre petite discussion.

Et en parlant de regrets, je pense que tout le monde en a ! Mon dernier en date : ne pas avoir communiquer avec des artistes aborigènes dans le désert australien !

Il y a beaucoup de manières de voyager seul sans se sentir seul, mais cela demande un minimum d’efforts. Ce serait dommage de passer tout son voyage seul. N’hésitez pas a aller au contact des gens. Cela peut être très simple: commencez par un simple bonjour !

Voyager seul est un excellent moyen de se sortir de sa zone de confort. Cela vous fera grandir et prendre conscience de beaucoup de choses de la vie courante.

 

On a pas le temps de tomber dans la routine.

Vous êtes beaucoup plus libre car vous décidez vous-même et à tout instant où vous voulez aller et quelles activités vous voulez faire. Vous n’avez aucune limite. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, où vous voulez. Vous n’avez rien à attendre de personne. Vous n’avez à vous occuper de personne. Vous êtes un électron libre.

Quand on fait un long voyage avec quelqu’un, il faut être capable de supporter cette personne tout ce temps, et ce n’est pas toujours facile ! Vous devrez parfois vous plier à des exigences que vous n’aimerez pas.

 

Vous apprenez à vous débrouiller seul et à être plus responsable.

Vous serez obligé de compter sur vous-même, ou sur l’avis ou les conseils des personnes que vous rencontrerez. Si vous savez vous débrouiller seul dans n’importe quelle situation en voyage, vous saurez vous débrouiller seul dans tous les domaines de votre vie courante, que ça soit à la maison, au travail, ou dans toute autre situation.

Vous serez obligé de tout faire tout seul !

Planifier les journées, savoir comment vous allez vous déplacer, où vous allez manger, où loger par rapport aux activités que vous voulez faire, gérer les réservations, gérer les horaires… C’est un peu comme si vous étiez le patron d’une entreprise où vous devez tout gérer tout seul ! Il n’y aura personne pour vous aider, pour ranger vos affaires, pour vous dire où aller. Il faut penser à tout.

Un petit panel de ce que vous avez a penser quand vous voyagez seul.

 

Mais le voyage en solo n’est malheureusement pas pour tout le monde…

Si vous êtes le genre de personne qui aime être tout le temps accompagné ou qui déteste la solitude, le voyage en solo n’est pas vraiment conseillé. Car voyager en solo, c’est accepter la solitude.

Malgré tout ce que vous pourrez faire, il y aura beaucoup de moments où vous serez seul, et vous ne pourrez pas toujours vous intégrer aussi facilement que vous le pensez. Dans les pays et les endroits les moins touristique, la tâche sera encore plus difficile.

Il est tout de même possible d’y remédier: ayez toujours quelque chose à faire. Occupez-vous par tous les moyens que vous pouvez. Envoyez un petit message ou discutez avec vos proches qui sont certainement morts de trouille à vous savoir seul à l’autre bout du Monde.

Les rencontres que vous ferez seront la plupart du temps très éphémère et souvent superficielles. Vous n’aurez jamais une personne en laquelle vous aurez suffisamment confiance pour raconter vos soucis personnels. Tous les jours vous verrez et connaîtrez des nouvelles têtes qui disparaîtrons quelques minutes, quelques heures ou quelques courtes journées après !

 

En voyageant seul, vous apprenez aussi a confronter vos peurs.

Vous n’aurez personne sur qui vous reposer, vous serez obligé d’aller de l’avant, de trouver des solutions vous-mêmes. Faites confiance à votre instinct. Si vous le sentez, faites-le, sinon, ne le faites surtout pas!

Voyager en solo, c’est se retrouver seul avec soi-même.

C’est apprendre à s’écouter, à se faire confiance. C’est apprendre à connaître des forces et des faiblesses que vous ne saviez pas. C’est en apprendre encore plus sur soi-même et sur les autres d’une des plus belles manière.

 

Je conseille vivement à tout le monde de voyager en solo au moins une fois dans sa vie !

Si vous ne l’avez jamais fait, je vous conseille de faire le pas !

C’est une expérience unique à vivre, et à revivre !

 

Aymeric LECOSSOIS
Qui suis-je ?