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Job PVT Nouvelle-Zélande : Marinières, vos moules?

Deuxième semaine de mon PVT Nouvelle-Zélande, me voici à Drury, petit patelin industriel de campagne, tout au sud d’Auckland. Un vent puissant et sifflant en pleine face m’accueille. Aujourd’hui, c’est jour d’entretien pour le boulot.

Je rentre dans les bureaux de Sea Products Mussels Limited. Passé la porte, le vent est directement remplacé par l’odeur forte de crustacés et de haute mer, avec une pointe d’algues. Pas si mauvais, en fait.

J’ai eu droit au « j’ai oublié d’imprimer votre CV », histoire de me faire mariner-marinière mon anglais (c’est le cas de le dire), les coquins. On me présente le contrat pour les 3 prochains mois. Que je signe direct.

Mussel Opener

Le boulot parfait du backpacker. Ouvrir et trier des moules.

  • Durée de 3 mois extensible à jusqu’à ce que je veuille arrêter (1 semaine de préavis).
  • Aucune charge lourde
  • Aucun effort à produire (si ce n’est manier un couteau)
  • En intérieur.
  • Boulot de jour de 7h à 15h30.
  • Tout l’équipement est fourni donc rien à acheter.
  • Paie au rendement, à partir de 16.50 de l’heure (au-dessus du salaire minimum à 15,75)
  • Comme je suis en PVT, j’ai un bonus gouvernemental de 1$ par heure. Donc le 16,50 passe à 17,50.
  • Plus je vais vite plus je suis payé : une fois habitué au boulot, je peux être capable d’être payé autour de 22$ de l’heure.
  • Bonus de 8% par heure pour les vacances (compensation car je n’aurai pas le temps de bosser assez pour les avoir).

Et ce n’est pas fini.

Pour 130$ par semaine seulement, j’ai un logement tout inclus (partagé avec d’autres travailleurs de l’usine), à 15 minutes à pied de l’usine, et près d’un petit centre commercial.

La maison ! Pur style campagne néo-zélandaise.

Premier contact

Prénom : Tawera. Taille : 1m90. Poids : 130 kilos. Porte les t-shirt de l’équipe de rugby de Papatoetoe. Signe distinctif : bras et torse recouverts de tatouages Maori. Nombre de moules ouvertes par jour : 15.000 en moyenne. Record personnel : 17.500.

« Tu prends la moule, comme ça (geste fictif de la main gauche). Tu prends le couteau, comme ça (geste fictif de la main droite). ET TU BUTES LA PUTAIN DE GUEULE DE LA MOULE ! (grand coup de poignard fictif) Et tu recommences. Et vlan ! Vlan! Vlan ! (grands gestes dans tous les sens). ».

Voilà le premier collègue rencontré, le lundi à 6h40 du matin, dans le vestiaire de Seafood Products. J’ai de la chance, il est dans le top 5 des meilleurs ouvreurs, 3 ans d’expérience. Parfait conseiller, quoique un peu bourrain.

Tawera est Maori, comme près de la moitié des employés. 40% sont asiatiques : Chine, Japon, Malaisie, Thaïlande. 10% sont des gens des îles du Pacifique. Et moi je suis le seul français, le petit Gaulois venu de nulle part. Je retrouve ici le mélange de cultures qu’il y avait à mon boulot au Canada, et j’en suis très heureux.

Une ambiance totalement improbable

Ouvrir des moules, voilà qui est original. Encore plus improbable est l’ambiance.

Ici, on vient pour le pognon, point barre. Les meilleurs sont payés jusqu’à 32$ de l’heure. Nous sommes 40 ouvreurs, mais en vérité 40 compétiteurs. Dans l’atelier, croyez-le ou non, c’est ambiance salle des ventes de Wall Street, les billets verts remplacés par les moules, les téléphones et écrans remplacés par les couteaux.

Fameux couteaux dont il veut mieux être le premier à arriver pour en avoir un des mieux aiguisés. Ils s’arrachent et se volent comme des petits pains.

Je suis tout de suite dans mes baskets, même si j’apprends encore après un mois passé ici. L’ambiance procure une motivation extrême, et ces « grandes gueules » blagueuses de Maoris mettent la patate dès le matin.

Aussi car moi aussi je suis là pour les sous. Il me faut faire des économies pour acheter une voiture et parcourir le pays.

Pendant la journée, c’est le combat seul contre tous. Mais pendant les pauses, j’arrive à chopper quelques astuces en discutant un peu, que je me magne de reproduire au mieux possible les heures suivantes. Le long des convoyeurs, on est des vrais chiens, mais en dehors, on est une vraie équipe.

Ligne d’opening

Je vous propose un résumé d’une journée classique

Arrivée 6h40, vestiaire blindé de Maoris, ou de rugbymen, la différence est difficile. Ça blague et ça gueule dans tous les sens. Les types sont déjà survoltés, comme si ils avaient sniffé de la coke avant de venir. Les asiatiques restent dans leur coin, bien sagement, et font mine de rien.

Un s’amuse à allumer et éteindre la lumière, l’autre se met à jouer des scènes de film tout seul au milieu du vestiaire. Ça improvise des combats de catch depuis les bancs du vestiaire. Un autre arrive avec la musique à fond sur son téléphone. Un dernier se met à rapper des rimes improvisées sur les moules… Une ambiance de taré.

Puis le dernier arrive, toujours le même. Il s’appelle Losito, 1m95, 180 kilos facile, et s’amuse à pousser tout le monde avec son gabarit de Sébastien Chabal, l’embonpoint en plus. Signe distinctif : a quelques dents recouvertes de couronnes en or.

À force de les côtoyer, je prend la vague de l’ouvreur de moules taré, à commencer par placer au minimum un gros mot par phrase, et à insulter chaque chose et truc possible et imaginable.

David m’aide le matin dans le vestiaire. C’est lui le recordman de la phrase la plus longue (une vraie phrase) avec un nombre de gros mots d’une variété impressionnante. Il devrait se lancer dans une carrière de rapeur.

On se change, ce qui prend du temps car il faut tout un attirail complet de la tête aux pieds, et toute une série de procédures de nettoyage. Certains se font une petite séance d’étirements et d’échauffement des articulations (je suis de ceux-là).

Puis on attends devant la porte d’entrée de l’atelier. « Ready to kill the mussels ? » (prêt à buter les moules ?), entend-on à gauche et à droite.

Le superviseur arrive, créant le silence le plus complet. On passe un à un devant lui, nous indiquant où nous placer sur le long des convoyeurs. La porte de l’atelier s’ouvre, et tout le monde se rue sur le meilleur couteau. Le meilleur est le couteau, le plus vite on peut aller. Les retardataires n’ont qu’a se lever plus tôt.

6h55, 5 minutes avant l’heure H.

La concentration est à son comble. On entend les couteaux claquer sur l’inox, en signe d’une attente interminable. La première moule arrive enfin. Des « YEAAEAEEH !! », ou encore « BRING THE MUSSELS !! »(amène les moules) surgissent.

Nous prenons position tels des athlètes au départ d’un 100 mètres sprint. Jambes légèrement écartées, pied gauche légèrement devant le pied droit. Main gauche au-dessus du convoyeur, prête à attraper les moules. Main droite empoignant fermement le couteau, pointe à 45 degrés vers le haut, coude collé au corps.

Et nous nous jetons tels des rapaces affamés sur les moules qui nous passent devant. Non pas pour les bouffer, mais pour les buter. Enfin, elles sont déjà cuites avant d’arriver à nous de toute façon.

40 ouvreurs, des centaines de moules défilant sur les convoyeurs. Le claquement des coquilles sur l’inox se multiplie par milliers, créant un boucan infernal. On croirait un orage de grosse grêle sur une plaque de verre, toute la journée durant.

Les très bons jours, nous sommes capables d’ouvrir à nous tous jusqu’à 400.000 moules. 300.000 serait une bonne moyenne.

La course est lancée !

Les 2h30 avant la première pause, c’est la course au rendement. Tout le monde n’a qu’un but : buter le plus de moules possible, rien que pour se targuer d’être le meilleur. Il faut faire le trou, tout de suite.

Les 2h30 suivantes sont un peu plus relax. On joue sur la distance, l’endurance. Ça se relâche. On prend même le temps de se raconter une blague, tout en butant des moules. D’autres font quelques pas de danse, toujours en butant les moules.

Buter les moules, ça, ça ne s’arrête jamais. Ici, une moule est une moule comme un centime est un centime, point barre.

Ligne d’ouverture de moules. Photo d’entreprise

De temps en temps, la machine à cuire les moules rame devant les rapaces que nous sommes. Cela arrive que les moules n’arrivent plus pendant 2 ou 3 minutes, nous laissant sans rien dans les mains. Alors ça gueule dans tous les sens et ça tape les couteaux sur l’inox !

Et le superviseur arrive en courant, complètement affolé pendant qu’on le hue comme des cinglés échappés de l’asile, et fonce voir ce qu’il se passe dans la salle de cuisson. Comment on fait tourner le compteur, nous ? Hein ?

Et les dernières 2h30, c’est le sprint. Les moules volent dans tous les sens entre les mains, à la vitesse des jambes d’Usain Bolt.

Les anciens se balancent des coquilles vides pour se déconcentrer et prendre un avantage de temps. Ça fuse un peu dans l’atelier. Ça se vanne, ça rigole. Les plus susceptibles balancent avec rage les mauvaises moules ou les moules ratées à la benne, voire les éclates à même le sol.

Et à 15h30, tout le monde se rue sur les compteurs, tels des ados qui regardent si ils ont le bac ou pas. Et ça crie de victoire, et ça chambre, et ça hurle encore. La seule question qui a lieu d’être en ce moment est : « combien t’as fait de moules? ». Si tu dis autre chose, c’est la porte, haha !

Bien sûr, la compétition entre nous, l’ambiance, gueuler, huer, et tout ça, c’est très bon enfant ! On s’éclate surtout !

Les experts

Il y a trois façon d’ouvrir les moules : la tranquille à la maison, la industrielle, et la bourrain. C’est un peu les trois niveaux. Facile, intermédiaire, expert. De 500 à 3000, de 3000 à 9000, puis 9000 et plus par jour.

J’ai démarré à 3400 pour mon premier jours, j’en suis à 8600 après 1 mois. À la fin du mois prochain, je devrais être capable des 10.000 et plus.

Les experts se reconnaissent entre mille. Sous leurs gants, ils ont les doigts bandés comme des boxeurs, et ont tous leur petite technique ou détail différent. Souvent, ils ont leur propre couteau, taillé pour eux, et le manche fait à leur main.

J’aime voir Edward : il se positionne de profil par rapport au convoyeur, et fait un mouvement circulaire avec tout le haut de son corps, accompagnant incessamment chaque prise et relâche de moule. Tout est dans le rythme.

Les experts, ils en sont à un niveau tel que je n’arrive même pas à distinguer leurs gestes. Une moule ouverte en un peu moins de 2 secondes, chrono en main. Inhumain, mais pourtant réel.

Tongara, le meilleur ouvreur de l’usine, a lui passé la barre des 19.000……. Pour la énième fois…. Il veut passer les 20.000. Il y arrivera. Il faut que les conditions soient réunies.

Imaginez-vous ouvrir une moule en moins de 0,8 seconde, de la prise à la relâche……….

Le voir est extraordinaire, bluffant ! Ses bras se déplacent tel un mirage, et ses mains sont littéralement invisibles. Même une machine n’irait jamais aussi vite. Il faut réellement une caméra haute vitesse pour voir ce qu’il se passe !

Nous ouvrons les « Greenshell Mussels », reconnaissables à leur couleur verte. On les trouve dans tous les grands supermarchés en Nouvelle-Zélande.

La technique

Toujours est-il qu’il faut la souplesse d’un gymnaste olympien (le calme aussi), la précision d’un tireur de ball trap, et le coup de couteau vif et net d’un boucher de 40 ans de métier. Bon à savoir: on utilise plus la main gauche que la main droite. Je vais finir ambidextre.

Voici, en gros, et selon les préférences de chacun, comment on fait :

  • Prendre la moule main gauche côté plat vers le haut, coté arrondi dans le creux de la main, ouverture vers soit.

  • En même temps, coincer la barbe de la moule en la maintenant avec le pouce gauche contre la coquille et en la poussant vers l’extérieur. Ne jamais lâcher la barbe !

  • Rentrer la pointe du couteau dans l’ouverture, par le haut.

  • Lame rentrée d’environ 1 à 2 centimètres suivant la taille de la moule, il faut impérativement que la lame suive parfaitement la forme intérieur de la coquille pour trancher le frein, sinon c’est poubelle car ça abîme la chair.

  • Un coup de couteau sec de haut en bas, décrivant un arc de cercle, passant en-dessous de la moule.

  • Ouvrir la moule avec la pince pouce et index de la main droite, sans jamais poser le couteau (!) d’un autre coup très vif et rapide, tout en maintenant la barbe avec le pouce gauche, qui s’arrache alors toute seule. Si on va trop lentement ou qu’on fait des a-coups, la moule s’arrache de la coquille, et c’est poubelle.

  • Séparer les deux coquilles, en pivotant celle supérieure de 90 degrés par rapport à l’autre, toujours d’un coup sec, de la main gauche.

  • Exactement pendant ce temps là, on sélectionne du regard sur le convoyeur la prochaine moule que l’on va prendre.

  • Mettre la partie vide à la poubelle, et la partie moule dans le petit tunnel qui descend dans un autre convoyeur.

  • Prendre la moule suivante, repérée plus tôt, et on recommence!

Un travail polyvalent !

Chez Seafood Products, je ne fait pas que d’ouvrir les moules.

J’ai donc aussi fait du grading, c’est à dire le tri du produit fini. On enlève les coquilles vides, les moules qui se trimballent en dehors de la coquille, les moules abîmées, ou les coquilles fissurées, avant que ça parte au congélateur.

Chaque déchet a son bac. Et là il faut se transformer en Mickeal Jordan pour bien viser, et sortir ses lunettes bioniques car tout est dans le détail. Il faut aller très vite ! On est de 5 à 9 rien que pour ce poste.

Pour le grading, je suis avec les asiatiques, ça change des Maoris. Ils sont plus fins, on va dire. Ils sont aussi super sympas, moins rustres.

Je fais aussi du packing, l’emballage. Poste plutôt sympa, le plus calme de tous. Aussi celui où on fait le plus d’heures, jusqu’à 3 supplémentaires par jour. Parfait pour arrondir la paie.

Il arrive aussi que j’aille aider à l’extérieur de l’usine, pour charger les cartons remplis de moules fraîches dans les containers qui partent aux quatre coins du monde.

En bas et à gauche, partie de la ligne de grading.

En résumé

Super entreprise à la super ambiance et où tout le monde est là pour la même chose. Rien ne nous arrête.

Facile de faire des heures supplémentaires, en naviguant entre les postes pour aider en cas de coup de bourre, et même pour le ménage le soir. Il suffit juste de dire que tu veux rester un peu et on te trouve de la place dans la minute !

Si proche du congélateur, 8 à 10 degrés. Si proche de la salle de cuissons 16 degrés. Il faut rester habillé sous les vêtements de travail.

La suite

Il faut dire, ça devient presque une obsession ces moules. Vais-je vraiment finir aussi taré que mes collègues ? Les records, les chiffres, le salaire, les records, les chiffres, le salaire…

Un jour, les collègues se sont mis à chanter l’hymne national néo-zélandais, sans aucune raison, avec une voix de tête et un rythme digne des chœurs de chorale… à en mourir de rire ! Si je connaissais les paroles, j’aurais suivi volontiers ! Haha !

Tous les jours des trucs bizarres se produisent. Par exemple, le gars en face de moi s’amuse à jongler avec les moules de temps à autre, un autre qui se met à rire tout fort tout seul, un autre qui se met à danser…

Bref, les moules et les chiffres, ça rend fou.

Je vais faire mes 3 mois tout de même ! Et je verrai selon les économies si je continue encore un ou deux mois ou pas !

En espérant que le reportage vous aura plu !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

1 mois en Nouvelle-Zélande !

Déjà 1 mois en Nouvelle-Zélande ! Que le temps passe vite… Il s’en est passé des choses, et que des positives.

Dès mon premier jour, j’ai rencontré Raji à mon auberge. Originaire de la région montagneuse du Nord de l’Inde, il est installé en Nouvelle-Zélande depuis 2 ans, et est en vacances à Auckland.

Je commence donc directement la visite de la ville avec lui, ainsi qui du quartier chic de Mission Bay, et ses maisons à plusieurs millions avec vue sur la baie d’Auckland. J’apprends aussi les premiers bons plans comme la carte de bus AT HOP, permettant des réductions de 25 à 50% sur tous les transports en commun de la ville.

Premières impressions sur le coût de la vie

Je savais la Nouvelle-Zélande chère à vivre. Ce n’est pas un mythe. Je n’ai jamais vu des prix aussi élevés, à commencer par les transports.

Bus, ferry, train de banlieue.

Compter 1$ la minute de ferry ou le kilomètre de bus, en plein tarif… Le train de banlieue, le AT METRO, est le moins cher.

En échange, on a droit à un service au top du top, un réseau tentaculaire hyper étendu, tous les équipements sont neufs, et toujours pile poil à l’heure.

Pour le transport terrestre, le réseau fonctionne selon un système de zones. Chaque zone a une tarification différente. En plein tarif, un ticket de bus coûte 5,50$ dans le centre-ville, 3,50 dans la banlieue la plus éloignée. Si on doit traverser 2 ou plusieurs zones, les tarifs de ces-dites zones s’accumulent.

AT METRO, le train de banlieue d’Auckland, en gare de Britomart.

Nourriture

Je n’ai jamais vu de nourriture aussi chère qu’ici ! Tout est importé, sauf quelques fruits et légumes, ou encore le lait et certaines viandes. Mais même pour ces produits cités, c’est cher.

Si je prends l’exemple des fruits : 7$ le kilo de kiwi néozélandais, 4$ le kilo de pommes néo-zélandaises. Même les bananes, connues comme le fruit le moins cher du monde, sont à 2,50 le kilo si ça vient d’Equateur, 3,50 si c’est d’Australie, pourtant à coté !

Pour résumer, les prix les plus bas sont similaires à ceux du Canada, comme les pâtes à 2,50 les 500 grammes. Les prix moyens sont similaires à ceux de l’Australie, comme le lait, le poisson ou la viande. Et les prix hauts sont totalement hors de prix, tout ce qui est « à l’européenne », ou nourriture bio/éthique etc.

Si on vient avec des Euros, ça passe encore, avec le taux de change (100$ NZD = 60 Euros).

Premier mois de visites

Pour se consoler, il y a les paysages et le style de vie néo-zélandais. Même en pleine ville, on est servi.

J’ai fait le Coast to Coast Walkway, promenade « historique » traversant la ville du Nord au Sud sur 16 kilomètres, en passant par le fameux Albert Park ou encore les cratères du Mont Eden et de One Tree Hill, offrants des vues à 360 degrés.

Vue sur la banlieue d’Auckland depuis One Tree Hill

Je suis également allé à Devonport, une petite péninsule résidentielle très calme en face de la grande ville. Belles vues depuis North Head.

Vue sur Devonport et le centre-ville d’Auckland

J’ai posé les pieds à Rangitoto Island, un paradis volcanique de 15 kilomètres de diamètre, vieux de seulement 600 ans, à la nature ultra protégée.

Dans les dédales volcaniques de l’île de Rangitoto, golfe d’Auckland.

Comme pour tous ses visiteurs, il faut nettoyer ses chaussures à l’eau savonneuse, brosser tous ses vêtements, et tout mettre dans des sacs hermétiques. Nombre de visiteurs limités, distillés par le petit nombre de ferry qui se rendent à l’île. Interdit de perturber l’écosystème !

Une journée de randonné au Hunua Ranges Regional Park. Très beau parc, à la Jurassic Park, donnant vraiment l’impression d’être perdu même si très bien balisé. Très sauvage, c’est un vrai havre de paix. Asseyez-vous sur un banc à un point de vue, regardez le paysage avec les chants tropicaux des Tui en fond sonore.

Hunua Ranges

Points négatifs : pas assez de point de vue, et les lacs, qui se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau, donnent l’impression qu’on est toujours au même endroit. Tout ne peut pas être parfait.

Toujours est-il que ce parc est encore une fois un exemple en terme de protection de la nature. Par exemple, aux croisements de sentiers, il y a des portiques où l’on doit s’arrêter pour brosser les chaussures et passer un désinfectant biodégradable sur les semelles. La propreté est exemplaire. Les néo-zélandais respectent absolument leurs espaces sauvages et veulent absolument les maintenir en l’état.

Auckland

Auckland, c’est là où vit et travaille 1/3 de toute la population du pays ! Quand on sait qu’en superficie totale c’est similaire à la France, ça fait très bizarre.

Quartier des affaires oblige, c’est aussi la ville la plus riche et la plus chère pour ce qui est d’y vivre. L’immobilier est aussi cher qu’en Australie, mais moins que dans une ville comme New York. Au centre-ville, aucune collocation potable en-dessous de 250$ par semaine. Un loyer ou une propriété, n’en parlons pas.

Pourtant, ils sont loin d’être pauvres. Au centre-ville, les hommes et femmes en costard défilent dans leurs voitures de luxe. Il est courant de voir des Lamborghini et Aston Martin passer dans les rues.

Salaire moyen à Auckland : 55.000$ par an (2015). Salaire minimum 16,50, soit 32.000$ par an à 40 heures semaine. Et on paie moins d’impôts qu’en France. Eh oui, c’est un autre monde !

Autre monde également pour ce qui est de la propreté et de la sécurité. C’est vraiment frappant. Et tellement plus agréable.

La Nouvelle-Zélande est classée 5ème pays du monde où il est le plus sûr à vivre.

Coté géographie, la ville est très, très étendue. C’est un peu le Los Angeles du coin, la verdure et les parcs en plus, bien sûr ! Centre-ville de 3 kilomètres par 3, et le reste s’étend sur des dizaines de kilomètres à la ronde.

Le centre-ville d’Auckland vu depuis le Mount Eden

Deuxième semaine : recherche de boulot et de voiture.

Je voulais refaire du Pedicab (vélo-taxi), comme j’avais fait en Australie. Pour l’ambiance ultra cool, l’énorme liberté que procure le boulot, et bien sûr le côté sport et dépassement de soi. J’avais déjà contacté le manager et le patron de la société, et j’étais attendu.

Une fois sur place, j’ai découvert la réalité du terrain en parlant avec les « riders » déjà présents. Résultat : mauvaise saison. Les touristes commencent déjà à quitter les lieux, la pluie va se faire plus intense avec l’hiver qui arrive ici. Bon pour les 2 premiers mois, puis les 5 mois suivants, juste assez pour manger et se loger.

Du coup, je me suis rué sur les sites d’annonces pour le boulot et une voiture.

J’ai pu tester quelques breaks (histoire de pouvoir dormir confortablement dans le coffre pendant mon roadtrip). Très spécial de conduire à gauche, volant à droite. Heureusement, il n’y a ici quasiment que des boîtes de vitesse automatique, ça aide à se concentrer sur la route.

Le Nissan Wingroad, version 2006, un des modèles que j’ai le plus retenu. Se trouve de 3000 à 5000 dollars (1800 à 3000 Euros) selon moteur et kilométrage.

Trouver du boulot en 4 jours ?

En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup moins, que dis-je, énormément moins de PVTistes qu’en Australie. Et il y a encore plus de boulot qu’en Australie ou au Canada.

J’ai trouvé un site gouvernemental qui répertorie tous les sites de recherche de boulot et toutes les boîtes de recrutement. Une véritable mine d’or sortie de la magie d’Internet. Et là, croyez-moi, il y a le choix. La liste est d’une longueur interminable…

Là où il y a le plus de travail, c’est dans la construction, les centres d’appel, le Data Entry (entrer et manager des données sur Xcel, entre autre). Beaucoup de réceptionnistes / serveurs / vendeurs / représentants en vente sont cherchés. Et bien sûr dans le fruitpicking et fruitpacking, début de la saison des kiwis oblige.

Nettoyeur de voiture pour une agence de location, trieur de déchets métalliques en déchetterie, éboueur dans un quartier paisible de la ville, ouvreur de moules en usine… Ce sont ceux qui ont le plus retenus mon attention parmi une bonne dizaine auxquels j’ai postulé au total.

Certains recruteurs ne me parlent que par SMS, assez drôle. D’autres que par mail, sans me donner un numéro pour appeler. Une recruteuse m’a même proposé un rendez-vous dans un café en ville pour faire l’entretien. Je ne sais pas si on ferait ça chez nous.

En 4 jours, j’ai trouvé un boulot !!

Ouvreur de moules (mussel opener)

Le boulot parfait du backpacker. Ouvrir des moules.

  • Durée de 3 mois extensible à jusqu’à ce que je veuille arrêter (1 semaine de préavis).
  • Aucune charge lourde
  • Aucun effort à produire (si ce n’est manier un couteau)
  • En intérieur.
  • Boulot de jour de 7h à 15h30.
  • Tout l’équipement est fourni donc rien à acheter.
  • Paie au rendement, à partir de 16.50 de l’heure
  • Comme je suis en PVT, j’ai un bonus gouvernemental de 1$ par heure. Donc le 16,50 passe à 17,50.
  • Plus je vais vite plus je suis payé : une fois habitué au boulot, je peux être capable d’être payé autour de 22$ de l’heure.
  • Bonus de 8% par heure pour les vacances (compensation car je n’aurai pas le temps de bosser assez pour les avoir).

Et ce n’est pas fini.

Pour 130$ par semaine seulement, j’ai un logement tout inclus (partagé avec d’autres travailleurs de l’usine), à 15 minutes à pied de l’usine, et près d’un petit centre commercial.

Du coup, pas besoin de voiture !

En tout cas, je peux confirmer que trouver du boulot facilement en NZ, ce n’était pas une légende. Si très fluent en anglais et baraqué, absolument toutes les portes sont ouvertes, on peut bosser vraiment partout.

Première semaine de boulot

Ouvrir des moules, voilà qui est original. Encore plus improbable est l’ambiance.

Ici, on vient pour le pognon. Les meilleurs sont payés jusqu’à 32$ de l’heure. Nous sommes 40 ouvreurs, mais en vérité 40 compétiteurs. Dans l’atelier, croyez-le ou non, c’est ambiance salle des ventes de Wall Street, les billets verts remplacés par les moules, les téléphones et écrans remplacés par les couteaux.

Mes collègues sont Maoris, asiatiques, ou encore des îles du Pacifique. Multiculturel, tout comme j’adore !

! L’article complet spécialement dédié à ce job !

Ligne d’ouverture de moules. Photo d’entreprise

Chez Seafood Products, je ne fait pas que d’ouvrir les moules. Seuls les meilleurs ouvreurs ne font que ça. Les autres tournent à tous les postes en attendant de prendre de l’expérience. On nous place où il y a besoin de mains.

J’ai donc aussi fait du grading, c’est à dire le tri du produit fini. On enlève les coquilles vides, les moules qui se trimballent en dehors de la coquille, les moules abîmées, les crabes coincés, ou les coquilles fissurées, avant que ça parte au congélateur.

Je fais aussi du packing, l’emballage. Poste plutôt sympa, le plus calme de tous. Mais aussi là où il fait le plus froid (8 degrés) car près du congélateur à -25.

Super entreprise à la super ambiance et où tout le monde est là pour la même chose. Rien ne nous arrête. Et ça fait franchement plaisir.

Les trucs chiants : on est debout tout le temps. Suivant où on est dans l’atelier, il peut faire frai. Si proche du congélateur, 8 à 10 degrés. Si proche de la salle de cuisson 16 degrés. Il faut rester habillé sous les vêtements de travail.

Voilà donc un premier mois très chargé.

Pas une seule seconde pour m’ennuyer !

Ayant un boulot pour au moins 3 mois, je passe du mode voyage au mode économies. Économies qui me serviront à acheter une voiture et faire mon roadtrip dans le pays. Cela m’évitera d’utiliser mes Euros.

Voilà qui promet pour la suite. Je suis maintenant sûr à 100% que je pourrai rester en Nouvelle-Zélande une année complète !

Vous avez déjà fait un PVT en Nouvelle-Zélande ou autre pays? Comment s’est passé votre recherche de travail? Vous avez trouvé dans quel domaine?

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
Qui suis-je?

Projet 2018 : PVT Nouvelle-Zélande (présentation)

2018 est pour moi un nouveau tournant.

Après près de 2 ans de vie au Canada, 3 mois en Australie et 1 mois en Asie du Sud-Est, j’ai choisi de faire de ma vie un voyage. Après une année à revenir dans la routine du travail en France, j’ai définitivement compris que ce choix était meilleur pour moi.

Dans le livre de ma vie, je tourne une nouvelle page. Cette nouvelle page est la page 2018, et le chapitre s’intitule :

« Nouvelle-Zélande »

La suite est blanche, car nul ne peut prédire le futur. J’ai aussi compris, à travers mes précédentes expériences de voyage, qu’il ne faut pas trop préparer. Cependant, les projets, les envies, l’ambition et la volonté sont là. C’est ça que j’aime quand on va vers l’inconnu : on ne sait jamais ce qu’il va se passer.

Pourtant, je suis une personne qui aime contrôler sa vie. J’aime faire des listes, être organisé, justement savoir à l’avance ce que je vais faire et comment ça va se passer avec le plus de précision possible. C’est là tout le contraste de ma personne.

Je pense que ce qui me motive le plus, c’est de repousser ces limites relativement rigides que j’ai naturellement. Car pour avancer dans la vie, il faut sortir de sa zone de confort, il faut se pousser un peu, voire beaucoup. J’aime apprendre, j’aime bouger, j’aime découvrir. J’ai un côté aventurier.

La Nouvelle-Zélande est le pays qui m’attend en 2018. Et comme je sais qu’en voyage tout est possible et tout peut se passer, je n’ai pas de projet concret, si ce n’est rester toute la durée de mon Visa, soit un an. Ce sera ma priorité numéro 1 !

Mon Visa sera le PVT, le Permis Vacances Travail, qui permet de travailler légalement dans le pays mais aussi de voyager dans ou en-dehors du pays. Sa durée est d’une année, à partir du moment où j’y pose les pieds.

J’ai déjà une courte expérience du PVT lorsque j’étais en Australie. Pour une première fois, j’ai bien sûr fait des erreurs. Tout d’abord, j’avais un budget de départ un peu limite. Ensuite, lorsqu’il m’a fallut trouver un deuxième travail, je n’ai pas cru en moi, j’ai trop réfléchi et j’ai donc forcément trop hésité.

Je voulais trop être sûr, et je voulais trop que cela soit « parfait ». Comme toute la réussite dépend de trouver un travail sur place pour équilibrer les dépenses ou faire des économies pour continuer le voyage (ou avoir un énorme budget au départ), j’ai décidé de rentrer.

Cette fois sera différente.

Tout d’abord, je pars avec un budget 40% plus élevé. Cela pourra me permettre, par exemple, de louer ou même acheter un véhicule pour être plus mobile et étendre plus largement les possibilités pour la recherche de travail. Cela me permettra surtout de pouvoir vivre normalement pendant plus longtemps sans travailler. Le temps de faire les papiers administratifs sur place et le temps de trouver du travail, cela peut varier de une semaine à quelques mois pour les pires cas.

Avec mon expérience précédente, je maîtrise mieux l’anglais, je sais mieux comment ça se passe et comment me préparer, je suis plus à l’aise et donc moins stressé. Aussi, j’ai compris que ça ne servait à rien de se prendre la tête et que de se faire un réseau sur place est très important.

Je sais que pour avoir toutes ses chances avec les annonces sur internet, il faut se lever avant tout le monde. Je vais aussi m’inscrire dans des agences d’intérim qui pourraient m’offrir de très grosses opportunités, bien plus intéressantes que du travail saisonnier par exemple.

Ensuite, je vais laisser libre court à mes rencontres, à mon budget à l’instant « t », à mes envies et à mon imagination.

Une ambiance unique à Mossman Gorge, Australie !

Mes envies au pays des kiwis

Parmi ces idées, en grand fan de nature, j’espère avoir la chance de faire toutes les « Great Walks », des randonnées classées parmi les plus belles du monde. Pour beaucoup d’entre elles, il faut réserver sa place à l’avance. Si j’arrive à faire au moins les 5 meilleures (selon moi), ce serait déjà géant ! :

  • Abel Tasman Coastal Track
  • Tongariro Alpine Crossing
  • Milford Track
  • Queen Charlotte Track
  • Banks Peninsula Track

Tongariro Alpine Crossing

Refaire du Pédicab, comme en Australie. Un super boulot que j’avais adoré !

J’aimerais aussi m’acheter un vélo (de type randonneuse ou VTT) pour traverser une des deux îles dans le sens Nord-Sud ou inverse. Un bon trip d’environ 1.000 kilomètres, avec tente et sac de couchage. Un voyage alternatif et minimaliste assez poussé !

Dans le même style mais encore un peu plus poussé, j’aimerais longer une côte en kayak pendant quelques jours, en installant ma tente dans des criques inaccessibles par la terre pour bivouaquer.

M’intéresser au rugby, son histoire, ses joueurs historiques, aller voir un match avec des fans… Une bonne opportunité de le faire vu que je serai dans le pays du rugby !

M’intéresser à la culture Maorie et à l’histoire du pays.

J’aimerais m’essayer à des réseaux tel que Woofing, Helpx ou Workaway. Cela pourrait aussi être une bonne idée pour me faire une petite expérience avant d’aller travailler dans une grande ferme.

Faire un saut en parachute, du parapente, voyager à bord du mythique train « Tranzalpine », voir le Mont Cook, marcher sur les glaciers de l’île du Sud, faire du ski sur les pentes d’un volcan,… Pour le reste, qui vivra verra. Être sur place devrait me donner encore plein d’idées !

 

Mais au fait, pourquoi la Nouvelle-Zélande ?

Il est vrai que j’ai hésité avec des pays d’Amérique du Sud : Chili, Argentine ou Colombie ?

Mais comme dit précédemment, toute la réussite du PVT repose sur le fait d’avoir un boulot (car je n’ai pas un budget de 20.000 Euros et plus). Mais pour trouver un boulot, c’est mieux de parler la langue locale, n’est-ce pas ? En espagnol, je suis niveau 0. Je ne l’ai jamais appris. Devenir fluent en espagnol en 3 mois ou même 6 est un défi beaucoup trop important et stressant pour moi.

Il me restait aussi le Canada. Mais pour celui-ci, le PVT s’obtient suivant un tirage au sort qui se fait toutes les semaines. Donc, il faut être disponible pour les démarches pour une durée de plusieurs mois. Ce n’est pas mon cas, et en plus, au bout de tout ce temps d’attente, peut être que je ne serai toujours pas sélectionné et qu’il faudra remettre ça à 2019. Une perte de temps énorme selon moi.

C’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers un pays anglophone et plus simple d’accès.

 

Le sac à dos !

Je suis de plus en plus fan du minimalisme. Point de valise ici, mais un sac à dos de 50 litres.

Pouvoir aller partout avec le minimum, mettre sa vie dans le sac le plus petit et le plus léger possible, à quel point toute la masse que nous possédons ne sert pas à grand chose au final… Tout cela me fascine. J’étais parti en Australie avec un sac de 6.7 kilos (8 kilos avec ce que j’avais sur moi). C’était mon premier essai, concluant !

J’ai déjà travaillé sur la liste de mes affaires. Cette fois, je ne pars pas dans un pays très chaud (climat tempéré et océanique). Pire encore, la période à laquelle je devrais arriver sera entre l’automne et l’hiver (sur place). Les affaires seront donc un peu plus lourdes et encombrantes.

J’ai poussé mes recherches encore plus loin, j’ai utilisé toute mon expérience précédente, ainsi que celles d’autres voyageurs minimalistes. Ce mix presque impeccable m’a permis d’estimer le poids de mon sac pour la Nouvelle-Zélande à 7.6 kilos, 9.5 avec ce que j’aurai sur moi, malgré les contraintes climatiques ! (matériel photo et ordinateur compris !) Il me reste encore quelques affaires à acheter.

Voici la liste complète de ce que j’emmène !

Vêtements:

  • 2 t-shirts
  • 1 chemise
  • 1 pull polaire
  • 1 pull à capuche
  • 1 jogging passe-partout
  • 1 pantalon de randonnée transformable en short
  • 1 collant polaire
  • 1 ceinture
  • 2 paires de chaussettes
  • 2 sous-vêtements
  • 1 paire de basket type running
  • 1 k-way
  • 1 manteau

Électronique :

  • 1 ordinateur de voyage
  • 1 appareil photo avec 2 objectifs / 3 cartes SD / filtres / chiffon / 3 batteries
  • 1 smartphone
  • 1 disque dur externe
  • 1 clé USB
  • Tous les câbles qui vont avec
  • 1 lampe frontale à piles

Hygiène:

  • 1 kit de médicaments classique
  • 1 pain de savon
  • Dentifrice + brosse à dents
  • 1 rasoir à piles
  • 1 serviette microfibre

Divers:

  • Portefeuille + papiers de voyage + passeport
  • Monnaie locale
  • Protection pluie pour le sac
  • Mon sac est bien sûr à droite ! 😉 (Australie)

Départ : 25 Mars 2018 !

Vous serez tenu au courant des avancées et du déroulement du projet !

Aymeric LECOSSOIS – Pictures From The World
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